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BLS Moviedebrief
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3,0
Publiée le 19 septembre 2025
«Chacun son deuil» Plein d’ambiguïté et de mystère, ce film raconte la rencontre de Laura, étudiante rescapée d’un accident de voiture, avec Betty qui l’héberge suite à l’accident. Des liens se nouent entre elles et on comprend petit à petit le poids qui pèse chez Betty et la raison de son accueil. J’ai bien aimé mais suis resté un peu à distance de l’intrigue, malgré la toujours rayonnante Paula Beer dont le rôle (principal) n’est pas assez défini.
il ne faut pas s'interroger sur la vraisemblance des événements qui constituent la trame... si cette histoire echappe à toute rationalité, elle est néanmoins agréablement envoûtante et on se laisse captiver par ce parallélisme des relations humaines confrontées a l absence. Le style est lent, épuré mais l ensemble est très bien écrit .
Laura perd son compagnon dans un accident de la route. Recueillie par Betty, elle demande à rester auprès de cette femme pleine de bonnes attentions à son égard. Mais ces bonnes intentions cachent en réalité un drame, un traumatisme dont elle se soigne en recueillant Laura. Cette rencontre est une thérapie à deux sens, c’est plein de tendresse, de délicatesse comme toujours avec Christian Petzold.
Bon film qui navigue sur les sentiments d'une famille déchirée par le suicide de leur fille. Laura, en week end à la campagne, est victime d'un accident qui coute la vie à son ami. Elle, s'en sort miraculeusement. Peu à peu, elle prend la place laissée vide par la fille de la famille. Betty, la mère, s'accommode très bien de la situation mais le reste de la famille s'inquiète pour elle. En proie à des problèmes psychologiques, Betty va t elle affronter la séparation inévitable avec Laura. On Vit la profondeur des sentiments de l'une pour l'autre mais la vie reprend son cours. A voir
Pas terrible, ça me va! Franchement Pedzel a fait mieux, l'argument ici est très très faiblard ; l'accident à la base de toute l'histoire, commandé par nécessité, sinon pas de film! Même les comédiens ont l'air ailleurs.. Je ne comprends pas l'enthousiasme de la critique française qui semble avoir perdu ...tout esprit critique !!!
La délicieuse ,et trop rare en France, Paula Beer, est épatante en fille déboussolée qui cherche une famille d’accueil, qu’elle va trouver dans une maison bien trop tranquille. Histoire dramatique mais très bien jouée .
Un bon petit film allemand qui mets en exergue les rapports entre une femme qui revoie sa fille au travers d'une improbable rencontre. Bons jeux d'acteurs même si les dialogues sont peu nombreux.
Le cinéaste allemand nous propose un huis clos psychologique familial ou presque... Son film est indéniablement d'une grande délicatesse et d'une grande subtilité, aidé pour cela par deux actrices lumineuses. Le film manque par contre cruellement de scènes majeures et émouvantes pour emporter notre totale adhésion à la différence du "Valeurs sentimentales " de Joachim Trier par exemple.
Une jeune berlinoise, Laura, sort indemne d'un accident et s'échoue dans une famille rurale où la mère l'entoure et l'aide à se remettre de l'évènement. Beaucoup de sobriété et de finesse dans ce film, qui autopsie des relations intrafamiliales perturbées par un deuil inacceptable. On ne sait pas grand-chose de cette jeune femme réservée voire mutique qui cherche maladroitement un sens à sa vie d'adulte dans l'authenticité. La rencontre avec cette famille improbable lui donne de l'espoir mais elle découvre une vérité qui compromet cette espérance. Bouleversant !
Un film avec une ambiance assez particulière mais ce n'est pas déplaisant. C'est au fur et à mesure de l'avancement du film que l'on finit par comprendre pourquoi cette famille parait si "étrange". La fin est je trouve assez brutale, mais en même temps c'est peut être ce qu'il y avait de mieux à faire pour conclure une histoire si spéciale. J'ai trouvé ce quatuor d'acteurs très convaincant.
« Les hommes vivent, les femmes survivent, et le cinéma s’intéresse à ceux qui survivent », disait Claude Chabrol. Fidèle à cette doctrine, Christian Petzold réalise des films dont les personnages principaux sont toujours des femmes. Miroirs n°3 raconte ainsi la rencontre fortuite entre Betty (Barbara Auer) et Laura (Paula Beer). Sur une petite route de campagne, Laura a un accident de voiture juste devant la maison de Betty, qui va la recueillir et prendre soin d’elle comme de sa propre fille…. Pourquoi une spontanée et étrange affection s’installe immédiatement entre elles ? C’est tout le propos de Christian Petzold. Avec un scénario minimaliste, parfois à la limite du vraisemblable, il explore les thèmes de l’identité et du deuil entre noirceur et douceur. La campagne calme et bucolique constitue le cadre de cette rencontre de hasard qui se révèlera réparatrice pour oublier les démons qui hantent les deux femmes. Si sa mise en scène est fluide et classique, elle développe une forme de radicalité et de psychologie minimaliste. Alors entre l’émotion et l’onirisme des situations, il n’est pas impossible qu’ennui ou désarroi s'installent….
Christian Petzold est devenu en un peu plus d’une dizaine d’années, l’un des cinéastes allemands contemporains les plus côtés au sein des festivals internationaux. Il alterne œuvres dans la présent et films d’époque avec ses deux muses : Nina Hoss pour les personnages plus murs et Paula Beer pour ceux plus jeunes. Celui qui nous intéresse sera avec cette dernière. Après son intéressant dernier opus en date, « Ciel Rouge » qui parlait d’éco-anxiété d’une manière singulière, le voilà déjà de retour avec ce « Miroirs » qui, lui, aborde des thèmes tels que le deuil et la dépression. Et on peut dire qu’on est moins emballé tant ce nouveau film nous apparaît atone et sans grand intérêt narratif. Le titre peu commun du film vient d’une pièce de piano impressionniste de Maurice Ravel (le compositeur du fameux « Bolero ») qu’on entendra d’ailleurs forcément ici. Seuls les connaisseurs comprendront ce qui se cache derrière ce titre ou alors il faudra en chercher la signification en amont ou en aval du visionnage du film. Ce que l’on a dû faire...
On fait donc référence ici aux miroitements des vagues, l’autre appellation du morceau étant « Une barque sur l’océan », allégorie sur la mort au sein d’une famille. Voilà bien tout un sous-texte qu’il faudra clairement décortiquer avec peine dans ce film minimaliste en tous points. Quatre acteurs, un lieu quasi unique pour le déroulé de l’action, très peu de dialogues et une durée vraiment courte (moins d’une heure et demie) font de ce « Miroirs » une œuvre étrange, pas spécialement mémorable mais pas dénuée d’intérêt non plus. Le film étant plutôt lent, il faut saluer qu’il ait le mérite de ne pas s’éterniser, ce qui empêche le spectateur de s’ennuyer lors de ce qui frôle l’exercice de style parfois poseur.
Les acteurs font le travail dans ce petit théâtre une nouvelle fois loin des villes après « Ciel rouge ». D’ailleurs, Petzold semble apprécier travailler à la campagne puisqu’il remet le couvert ici avec un nouveau contexte rural et champêtre autour d’une petite maison. On apprécie autant cet aspect bucolique qui donne du charme à ce « Miroirs » qu’on a du mal à saisir le formalisme de l’ensemble. On a vite fait de comprendre les tenants et les aboutissants de cette partition à quatre nous parlant de l’absence, du suicide et d’identité ce qui enlève le peu de suspense qui aurait pu rendre cette œuvre plus mystérieuse. À moins qu’il y ait des significations cachées qu’on n’a pas vu ou des métaphores plus ténues à décrypter, voilà une œuvre qui se regarde agréablement par sa simplicité mais qui nous apparaît parfois aussi vaine qu’inutile.
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Un film plutôt contemplatif dans lequel les regards parlent plus que les mots eux-mêmes.
On est sur la rencontre de deux êtres meurtris qui tentent de se reconstruire et d'avancer ensemble. Une rencontre fortuite mais qui va sonner comme une évidence : la première a perdu son conjoint et la seconde c'est sa fille, qui reconnaît un peu d'elle en cette étrangère.
Le début m'a fortement décontenancé, et, même si l'intrigue se devine assez facilement, je voulais en savoir davantage.
Mais j'ai regretté que les émotions soient suspendues à un fil invisible : cela permet de ne pas plonger la tête la première dans le gouffre. Tout est traité avec délicatesse et sous-entendu : je pense que c'est cela qui m'a perturbé. J'aurai aimé un peu plus de profondeur dans le traitement des personnages et en savoir un peu plus sur leur vécu et leurs pensées.
Cela reste un beau film mais je suis restée sur le bord de la route....
Vu Miroirs N°3 de Christian Petzold. Après un accident de voiture qui a coûté la vie à son petit ami, Laura (jouée par l’incontournable Paula Beer) est aidée par le piano, véritable personnage secondaire qui contribue aussi à la reconstruction de sa famille d’accueil. J’ai cru reconnaitre Ondine, le premier mouvement de Gaspard de la nuit de Maurice Ravel. Je n’étais pas loin. « Miroir no 3 » est une pièce de Ravel également connue sous le nom « Une barque sur l'océan ». Vagues et miroitements ont continué à me faire aimer Christian Petzold.