Miroirs No. 3
Note moyenne
3,4
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71 critiques spectateurs

5
1 critique
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Régine T
Régine T

30 abonnés 88 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 septembre 2025
Habiter un personnage pour un autre. Sortie indemne d'un accident de voiture, une jeune femme est recueillie par une femme mûre qui la prend en affection et la protège. Son petit ami qui a péri dans l'accident est vite oublié par les égards de la protectrice vis-à-vis de la jeune femme. Cette affection excessive cache un secret, celui de remplacer une enfant disparue.
Excellent.
ancarlafernandes
ancarlafernandes

4 abonnés 57 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 septembre 2025
Film lent où il ne se passe pas grande chose, mais dont l'ambiance est assez chargée émotionnellement. Elle est là toute la force de ce film qui parle deuil et dépression.
Emile C.
Emile C.

4 abonnés 126 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 septembre 2025
Une jeune femme victime d’un accident trouve refuge au sein d'une famille elle-même traumatisée. Nous sommes invités à observer l’évolution de cette rencontre, dans une ruralité allemande où les mots sont comptés. L’image est belle, lumineuse, le rythme assez lent, la situation prenante. Rien de transcendant mais une réalisation réussie.
Jipéhel
Jipéhel

102 abonnés 627 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 septembre 2025
Une barque sur l’océan

Depuis 2012 et son excellent Barbara, je suis avec beaucoup d’intérêt la carrière de l’allemand Christian Petzold. Ces opus suivants, Phoenix, Transit, Ondine et Ciel Rouge n’ont fait que confirmer mon opinion, c’est un excellent cinéaste. Ce nouveau drame de 86 minutes est dans le droit fil de sa filmographie. Lors d'un week-end à la campagne, Laura, étudiante à Berlin, survit miraculeusement à un accident de voiture. Physiquement épargnée mais profondément secouée, elle est recueillie chez Betty, qui a été témoin de l'accident et s’occupe d’elle avec affection. Peu à peu, le mari et le fils de Betty surmontent leur réticence, et une quiétude quasi familiale s’installe. Mais bientôt, ils ne peuvent plus ignorer leur passé, et Laura doit affronter sa propre vie. Pour moi, ce drame du silence n’est pas, et de loin, le meilleur Petzold, même si, quoi qu’il en soit, le film reste attachant mais ça ne suffit pas à en faire un grand film.
Il y a une petite vingtaine d’années, on a vu poindre avec intérêt un nouveau souffle dans le cinéma européen – autre que le français qui s’est toujours bien porté -, venu d’Espagne, de Scandinavie et bien sûr d’Allemagne. Hélas, il n’en reste aujourd’hui que quelques noms dont celui de Christian Petzold. Dont on dit souvent qu’ils « ont la carte », à savoir bénéficier définitivement de l'attention des critiques, ce qui en veut pas dire éloge en boucle, mais une bienveillance qui leur évite le pire. C’est ici un peu le cas, car il faut avouer que, au-delà d’incontestables qualités, la matière dramatique est bien maigre et que même, si on en comprend trop rapidement le fondement. Le scénario tarde étrangement à énoncer, le pourquoi du comment, alors qu’il ne fait rien de ce délai, ne proposant en définitif rien, pour expédier le film ensuite de façon troublante. C’est beau, c’est doux, c’est pudique, c’est solaire et c’est… tout.
Heureusement, il y a la lumineuse Paula Beer pendant une heure et demi à l’écran et ça nous console de bien des déceptions. Barbara Auer, Matthias Brandt, Enno Trebs, l’entourent fort bien mais dans des rôles trop convenus pour surprendre. Certes, le film est jalonnée de touches allégoriques – souvent fort discrètes -, comme ce titre, Miroirs n°3 – Une barque sur l’océan de Ravel, qui est à peine entendue à la fin du film… Mais pourquoi pas Prélude n°4 de Chopin également interprétée – hélas en partie seulement – par l’héroïne ? Force est de constater qu’à force de faire dans l’allusif et le non-dit, le film perd de sa force dramatique et donc de son intérêt. Petzold demeure le cinéaste du deuil et de l’absence, mais il nous doit une revanche avec une œuvre un peu moins en apesanteur.
lionelb30

543 abonnés 2 924 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 septembre 2025
Pas de veritable intérêt pour cette histoire. Pas vraiment credible , reste des acteurs correct , le genre de film qui laisse indifférent au final.
Ninideslaux
Ninideslaux

106 abonnés 285 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 septembre 2025

Encore un film qui s'attache à explorer avec délicatesse les relations si complexes entre les être humains. Deux êtres qui vont mal: Laura (Paula Beer, égérie de Petzold!) est étudiante en piano; sa vie sentimentale bat de l'aile. Son encore petit ami se tue dans un accident de voiture où elle est elle même blessée, et dont elle est indirectement responsable...
         Elle est recueillie, soignée puis hébergée chez Betty, une charmante, souriante, amicale (excellente Barbara Auer) dame. Non non, ce n'est pas Misery! 
        Entre ces deux là se nouent une amitié forte, spontanée, une complicité qui semble partie pour durer, très, très longtemps. Ce n'est pas très plausible, très réaliste tout ça? En effet, ça ne l'est pas du tout       
         Et Betty, nous découvrons avec Laura qu'elle a un mari, Richard (Matthias Brandt)  et un fils, Max (Enno Trebs), qui n'habitent pas avec elle, et qu'ils font une drôle de tête en  voyant Paula.
             C'est un film qui traite de choses très graves -le deuil, la solitude, avec délicatesse, sans emphase et sans pathos, un film qui magnifie les petites choses de la vie, faire la cuisine, repeindre une clôture, parce que la vie c'est ça: des grands deuils et des petits bonheurs.

Pascal
Pascal

256 abonnés 2 479 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 août 2025
Sur un scénario austère qui paraît d'une grande simplicité ( ce qu'il n'est pas du tout ) , le cinéaste allemand Christian Petzolt propose ( selon moi ) un regard sur le puissant pouvoir cathartique et de reconnexion émotionnelle que peut produire la musique après l'expérience du trauma.

" Miroirs 3" pièce pour piano ( il existe une version orchestrale ) aussi intitulée " une barque sur l'océan", composée par Maurice Ravel traduit le paysage intérieur de l'homme face aux difficultés, à la solitude.

La difficulté de son interprétation, sorte de morceau de bravoure pianistique, est ( peut-être) à la fois le symbole de la tragédie humaine mais aussi de la résilience possible face aux aléas douloureux de l'existence.

On pourra reprocher le caractère brumeux dont Petzolt entoure son propos sous une apparente banalité. Mais certains actes de la vie quotidienne qui nous paraissent anodins ne le sont pas toujours. Ils sont même parfois porteurs d'explications profondes qu'il ne nous serait pas inutile de comprendre .

C'est peut-être à ce décryptage que nous invite Petzolt. Pour nous et bien sûr, pour son film.
Mincealors
Mincealors

4 abonnés 15 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 31 août 2025
Un scénario cousu de fils blancs, des acteurs insipides. Le film se traine en longueur...gros plan sur une barrière, gros plan sur un vélo, gros plan sur le lave-vaisselle et bien sûr gros plans sur les visages torturés des acteurs qui surjouent des sentiments, un mystère et une intrigue que l'on a compris depuis le début tant elle es téléguidée. On dirait un film de ciné club des années 60 . Bref, le spectateur est pris d'un ennui qui heureusement prend fin au bout d'une heure 30, au terme de laquelle il est prié d'imaginer la fin...tellement prévisible aussi.
Economisez votre temps et votre argent en faisant l'impasse sur ce pensum
capirex
capirex

189 abonnés 820 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 août 2025
L'Allemand Christian Petzold réalise là un intéressant film , profond et mystérieux, sur l’absence , le deuil ! Véritable film sur les fantômes dans lequel n’apparait aucun fantôme, mais il n’empêche qu’y règne en permanence une grande tension et le spectateur, pris par ce qu’il devine petit à petit, ne cesse de se demander ce qui va arriver à Laura !
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 417 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 août 2025
 MIROIRS - Christian Petzold | ⭐ 7/10

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Un film au rythme lancinant et au dépouillement qui peut déconcerter, qui évoque les questions du deuil et de l'absence.

Si très tôt dans le film, un dialogue, assez maladroitement écrit, fait comprendre au spectateur les enjeux de la relation qui va se nouer entre les deux héroïnes, le réalisateur parvient malgré tout à insuffler ambigüité et mystère.

Grâce à une mise en scène à la fois sobre et élégante, mais d'une rigueur millimétrée, Christian Petzold distille un sentiment de malaise, sans jamais pour autant tomber dans quelque chose de grandiloquent. Ici, la vie parait simple et le temps suspendu : on repeint une clôture en bois, on répare un lave-vaisselle, on se balade à vélo... et pourtant, l'atmosphère qui se dégage des lieux provoque une forme de fascination qui reste longtemps en tête.

Et c'est finalement cette simplicité narrative et le côté minimaliste de la mise en scène qui emportera certains spectateurs (tout en en laissant d'autres sur le côté de la route) dans cette histoire de reconstruction.

Le film se clôture spoiler: sur deux séquences étrangement montée et difficiles à interpréter, qui ouvrent la porte (sans pour autant l'imposer) vers un possible twist, à la David Lynch, ou alors tout simplement vers l'idée d'une cohabitation douce entre deux solitudes, une forme de guérison qui n’annule ni la douleur ni l’absence.


헔혂혁헿헲혀 헳헶헹헺혀 헮혃헲헰 헣헮혂헹헮 헕헲헲헿 : 혓혦 혊혪혦혭 혙혰혶혨혦 et 혖혯혥혪혯혦, du même réalisateur, mais aussi 혍혳혢혯혻 de François Ozon (rôle pour lequel elle fut nommée aux César dans la catégorie Meilleur révélation féminine) et 혚혵혦혭혭혢, 혶혯혦 혝혪혦 혢혭혭혦혮혢혯혥혦.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Véronique G.
Véronique G.

3 abonnés 29 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 août 2025
L’atmosphère feutrée qui entoure l’affection qui s’installe entre Betty et Laura ne sert pas des cachotteries malsaines. Le non-dit, nous spectateurs, on nous en donne quelques clés très vite (par ex l’erreur de prénom, au tout début).
Mais c’est Laura qui se cramponne à Betty, littéralement, pas l’inverse. Betty ouvrira tout grand ses bras, naturellement..
C’est vrai qu’on attend le moment où Laura comprendra elle aussi et c’est quasiment le seul moment violent du film.
Au final, un très joli film, réconfortant.

Tiens… c’est seulement en écrivant ce petit avis que je réalise que Christian Petzold a choisi d'appeler son héroïne « Laura ».
Jean-luc G
Jean-luc G

89 abonnés 901 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 août 2025
Le dernier cru de ce réalisateur allemand n'est pas le convaincant des six derniers LM que j'ai tous vu. Il n'empêche que ce nouveau volet n'est pas intéressant pour autant, servi par quatre acteurs, dont la fidèle Paula Beer. Sa déambulation au bord des eaux d'une rivière sombre dans le prologue réussit à nous plonger instantanément dans l'ambiance morose du scénario.
La mise en place de la rencontre fortuite entre les deux femmes fait un peu artificielle, qui contraste avec le naturalisme de cette maison rurale, dont le porche et la barrière blanche font penser aux Etats-unis. Le mystère rode et "La nuit du chasseur" n'est pas loin! Mais ne rôde ici qu'un fantôme et pas un pasteur maléfique!
Apparaissent deux hommes, frustres et butés, le père et le fils. Difficile de se sentir en empathie avec eux.
Dans un scénario plus que minimal, Petzold réussit quand même, à force d'aller et retours en bicyclette, à faire évoluer les personnages.
La dépressive Paula Beer doit remonter la déprimée Barbara Auer. Est que moins par moins peut faire plus, tel sera l'enjeu de cette équation minimaliste?
Retenons qu'une nouvelle fois, le réalisateur met les femmes au cœur des histoires délicates qu'il nous propose.
cinéma - aout 2025
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 août 2025
Christian Petzold a toujours filmé des sujets difficiles et parfois tragiques. Miroirs N°3 ne se laisse pas oublier par son scénario mais surtout par une mise en scène éblouissante autant épurée, minimaliste, impressionniste qu'époustouflante. Le cinéaste parvient à instiller au récit une dose de mystère, d'étrange inquiétude qui ne se tarit jamais durant le durée assez courte du film. Il règne ainsi une permanente impression de malaise qui sourd de l'image et du jeu impeccable de tous les acteurs et actrices du film. La qualité du cadre, des images, des décors bucoliques mais mystérieux, du son des éléments naturels, de la musique seulement diégétique discrète mais émouvante font de ce film un exercice brillant d'une mise en scène sobre qui ose affronter la nature et les personnages qui s'y meuvent. Ceux ci d'ailleurs restent mystérieux, voire inquiétants. Le film est à la fois un drame, un conte naturaliste humain et aussi fantastique. Il évoque parfois Jean Renoir, Murnau avec une dose chabrolienne (Que la bête meure). Créatif, le cinéaste le prouve en choisissant comme lieu de l'histoire un garage, ce qui est peu usité au cinéma (sauf pour Que la bête meure). Et puis, Il y a tous ces incidents dans la maison de la femme en noir... ce qui est très troublant, à l'image de ces autres personnages qui apparaissent dans le cadre. Un grand film qui aurait eu toute sa place en sélection officielle du festival de Cannes de cette année et ce n'est pas la divulgation du secret, déjà vue par ailleurs, qui gâche la favorable impression du film prenant du début à la fin.
Muriel F.
Muriel F.

70 abonnés 328 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 août 2025
Une rencontre inattendue entre deux femmes. L'une jeune et l'autre mûre. Un attachement mutuel sous le non dit que cache la plus ancienne avec les douleurs qui semblent s'estomper pour reprendre goût à la vie. Des scènes ordinaires de la vie à la campagne filmées avec simplicité. A voir !
Yves G.

1 856 abonnés 4 065 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 août 2025
Étudiante en musique à Berlin, Laura (Paula Beer) échappe de peu à la mort lors de l’accident de voiture qui tue le petit ami dont elle était en train de se séparer. Betty (Barbara Auer) la prend sous sa coupe et l’héberge chez elle le temps de sa convalescence. Le mari de Betty et son fils Max, qui travaillent ensemble dans un garage clandestin, accueillent l’inconnue avec réticence.

Christian Petzold est devenu depuis quelques années le porte drapeau du cinéma allemand à l’étranger. Il y occupe la place laissée vacante par Wim Wenders depuis que le réalisateur de "Paris, Texas" s’est perdu dans des chemins de traverse.
Christian Petzold a eu longtemps pour égérie Nina Hoss qu’il fit tourné dans six de ses films de 2001 à 2014. Il lui a substitué Paula Beer, à l’affiche de "Transit", d’"Ondine", du "Ciel rouge" et de ce "Miroirs n° 3" qui doit son titre à une pièce de Ravel qu’elle interprète sans doublure au piano. Le réalisateur aime à s’entourer d’acteurs fidèles puisqu’on retrouve à l’affiche Barbara Auer, Matthias Brandt et Enno Trebs qu’il avait déjà fait tourner.

"Miroirs n° 3" a enthousiasmé Cannes où il était projeté à la Quinzaine des cinéastes, et la critique qui l’a élu sans hésitation film de la semaine sinon du mois ex aequo avec Valeur sentimentale. Si je cite le film scandinave couvert d’éloges, c’est parce que j’ai éprouvé la même déception devant ces deux films, accrue du sentiment d’être passé à côté de deux grandes oeuvres unanimement acclamées.

En effet, je reconnais volontiers à ce film-ci comme à Valeur sentimentale, ses qualités, sa direction d’acteurs, la sensibilité des thèmes évoqués, qui traversent d’ailleurs toute l’oeuvre de Petzold : la présence obsédante de la mort (qui hante la première scène où Laura déambule au bord du parapet d’un pont avant de croiser au bord de l’onde la route d’un macabre nautonier), les familles brisées, le travail de deuil, la possibilité d’une seconde chance….

Mais j’ai trouvé sa langueur vite désagréable, voire un brin poseuse. Le scénario de ce film aurait pu tenir en dix pages et en trente minutes. J’ai eu l’impression que le réalisateur/scénariste diluait la sauce pour tenir une heure trente.

Deux points du scénario m’ont posé problème. Le premier est le caractère hautement improbable de la rencontre entre Laura et Betty. Comment peut-on raisonnablement imaginer que la première, après avoir échappé de peu à la mort, s’installe chez la seconde sans qu’un ami (notamment ce couple qu’elle a laissé quelques minutes plus tôt à un embarcadère) ou un parent ne s’inquiète de son sort ?
Le second est le secret de famille que taisent Betty, son mari et son fils. Un oeil à la bande-annonce ou quelques minutes dans le film suffisent à le deviner. On n’imagine pas que les producteurs n’en aient pas eu conscience et aient accepté que le film soit tout entier construit autour de ce faux secret. Pourquoi donc le taire ? Parce que Paula serait la seule qui n’en ait pas conscience ?
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