Film appliqué. Un peu maladroit, assez laid. Assez ennuyeux. C’est calme et rien n’est insultant mais c’est très petit, très gentil. C’est comme un petit devoir d’élève et ça passe comme une fleur. C’est dire la pénurie dans laquelle on est !
Dans une campagne assez proche de Berlin, de nos jours, une jeune femme sort presqu’indemne d’un accident de voiture qui a coûté la vie à son petit ami. Elle est recueillie par une femme d’une cinquantaine d’années ; une relation de confiance presque charnelle se tisse entre elles. Elle les aidera à ne pas sombrer dans le désespoir du deuil et la dépression. Un sujet profond traité avec élégance, sensibilité et lumière par Christian Petzold, réalisateur délicat dont on connaît le goût pour les plans de promenades à vélo sur les routes bordant les champs, pour le son des insectes les jours de chaleur, pour des musiques marquantes, ici « The night » de Frankie Valli. Après la sublime Nina Hoss, c’est désormais Paula Beer qui est l’actrice majeure de Petzold. Une Paula Beer, tout en subtilité, en charme, en colère, capable d’exprimer toutes les émotions, en grande comédienne qu’elle est. Les autres acteurs sont aussi excellents : Barbara Auer et Enno Trebs, déjà remarqué dans « Le ciel rouge ». Ce film est un bijou !
On peut deviner le propos du réalisateur à partir de dialogues où les personnages expriment leurs angoisses. Mais la mise en scène n'est pas explicite pour nous permettre de ressentir celles-ci. Par exemple l'accident de voiture est incomprehensible. On apprend plus tard que Laura est indifférente à son amant. Quels rapports entre ces deux faits ? On peut deviner les raisons qui motivent Betty à héberger Laura, mais pourquoi celle ci insiste pour rester dans cette famille. Ainsi de toutes les réactions de Richard et Max qui ne découlent pas de la réalisation ni des émotions des protagonistes. Mais de la volonté du réalisateur. d'imposer son point de vue sans en faire la démonstration. La fin est à mon sens totalement incompréhensible. Film intéressant dans le mesure où il est un exemple d'une manipulation et non d'un propos que Petzol exprimer ait par sa caméra.
C'était un film où il de passe rien pratiquement les 3/4 du film. À la fin on a une révélation. Qui explique le pourquoi de cette histoire. Sinon c'était ennuyeux.
Ai vu « Miroirs N°3 » du réalisateur allemand Christian Petzold qui a été présenté au Festival de Cannes 2025 dans la sélection « Quinzaine des cinéastes » et dont les critiques sont excellentes. Dans les 5 premières minutes du film on nous demande de croire à un certain nombre d’invraisemblances scénaristiques qui font qu’il est impossible, pour moi, d’entrer dans le film. On peut juger de la qualité de l’interprétation, de la photographie mais absolument pas de la mise en scène, du cadrage car le scénario est totalement improbable, en plus d’être parsemé de facilités que l’on voit venir de très loin. A quoi bon !!! Laura (Paula Beer) survit à un accident de voiture qui à lieu juste en face de chez Betty (Barbara Bauer) qui en plus d’être témoin du drame, va la recueillir chez elle pour quelques jours. Betty vit seule et fait rencontrer Laura à son mari (Matthias Brandt) et à son fils (Enno Trebs). Le quatuor va reconstituer peu à peu une cellule familiale. 4 comédiens pour ce scénario cousu de fil blanc qui tourne très vite à vide. Toutes les situations sont attendues. Dommage car Paula Beer a un vrai charisme et ses scènes en duo avec Barbara Bauer sont bien jouées. Le titre est tout aussi énigmatique quand bien même il fait référence à une oeuvre de Ravel, le spectateur y projette ce qu’il veut où ce qu’il peut, mais ne connaitra jamais les intentions du metteur en scène. Le mystère de cette narration est proportionnel à l’ennui qui gagne le spectateur, c’est à dire immense.
Une ambiance calme mais prenante, des regards, des émotions, la sensibilité à chaque instant... C'est joli, bien filmé... Je regrette juste spoiler: la fin bâclée Mais que c'est intéressant le cinéma allemand !
Le film baigne dans une atmosphère étrange, subtile et assez prenante, servie par la beauté des deux héroïnes, Laura et Berry, et par l'excellence de leur jeu. Il satisfera les amateurs de non-dits, d'ellipse, de questions restées sans réponse. Je ne connais pas Petzold, le réalisateur, mais je pense que c'est un peu dans sa méthode : laisser des choses inexpliquées, faire surgir des séquences mystérieuses dont on ne saisit pas toujours la signification. Mais il me semble qu'il y a dans ce procédé des faiblesses : la jeune Laura est décidément bien peu curieuse et ne cherche pas à savoir ce qui s'est passé dans cette famille, et sa réaction, lorsqu'elle apprend une vérité qui, pourtant, devrait lui sauter aux yeux, est assez inexplicable. Mais les deux séquences finales, fort brèves, sont extrêmement réussies et nous ouvrent sur un tas de possibilités. Finalement, c'est un film dans lequel le spectateur doit aussi se faire sa propre histoire.
Il règne du début à la fin de ce film un climat de mystère, les non dits créent une ambiance étrange, comme une tension qui n’est jamais vraiment levée. J’ai un souvenir merveilleux de Barbara, un bon souvenir du ciel rouge… je ne sais pas quel souvenir je conserverai de celui-ci.
Un film très calme, sur un secret qui va être révélé lors de l’accident d’une jeune femme, et qui lui vaut d’être hébergée par une famille ordinaire ???? C’est aussi cela le drame, les familles ordinaires ont de lourds secrets….C’est très calme, quatre personnages en huit clos, une jolie lumière, de la bicyclette, des allers retours, du piano, cela fait penser à du cinéma français, pas de relief, légèrement psychologique. Pas un film pour jeunes ??? à vous de voir ???? twist subtil quand même….
Une histoire simple, tellement simple que le réalisateur se donne à peine la peine de la raconter, et dont on devine un peu à l’avance le déroulement, voire le dénouement
Christian Petzold a fait mieux par le passé : "Miroirs N° 3": un scénario mince, une impression de déjà-vu, des rebondissements qui n'en sont pas car prévisibles et prévus, une mise en scène sobre mais surtout plate, de bonnes intentions certes mais un résultat qui provoque l'ennui.
Magistral. Du grand cinéma porté par des actrices exceptionnelles Paula Beer et Barbara Auer. Peu de dialogues. Tout passe par les regards. Montage virtuose .
Nouveau film de Christian Pretzold qui nous avait offert le superbe "ciel rouge" en 2023, on y retrouve son interprète féminine fétiche, Paula Beer, dans un rôle tout en délicatesse. Elle est entouré d'acteurs issus pour la plupart du théâtre allemand, ce qui apporte une rigueur de jeu à une histoire qui tient à un fil.
Une jeune fille est recueillie suite à un accident par une femme témoin de celui ci et va - sans trop s'en apercevoir - prendre la place d'une autre au sein d'une cellule familiale disloquée par un évènement que le film nous révèle dans sa dernière partie.
Film tout en nuance et en non dit et dont la fin peut désarçonner mais m'a paru respecter l'esprit des oeuvres du réalisateur.