Ice road premier du nom tenait à peu près la route, malheureusement le 2ème part vite dans le décor, de plus que le nom du film ne fait plus vraiment sens ici. Seul consolation les paysages, le reste n'es qu'une succession de facilité scenaristique et de tours de magie, ah cette façon de réparer le bus est juste extraordinaire. Les personnages secondaires manquent tous de développement, l'histoire principale en plus d'être tiré par les cheveux, manque d'enjeux. C'est à peine passable et Liam Neeson enchaîne un énième film d'action lambda, très oubliable.
Après un premier Ice Road plutôt convenu, cette suite annonçait un vrai changement de décor : le Népal, ses montagnes vertigineuses et ses routes périlleuses, loin des lacs gelés du Canada. Liam Neeson reprend son rôle de Mike McCann dans une quête qui semblait plus ambitieuse : disperser les cendres de son frère au Mont Everest, tout en protégeant un village coincé dans les neiges contre des mercenaires impitoyables. Même Fan Bingbing ajoute une touche d’exotisme bienvenue en guide locale. Sur le papier, c’était palpitant, presque épique.  
Le décor est effectivement spectaculaire. Les sommets, la neige, les canyons escarpés — le film essaie d’ancrer son action dans une grandeur presque mystique. Mais il reste souvent en surface : l’émotion peine à s’infiltrer et le héros, malgré tout le respect que j’ai pour Liam Neeson, semble condamné à survivre plus qu’à incarner un véritable personnage.  
Le scénario ne fait pas de cadeau : les personnages secondaires manquent d’épaisseur, les mercenaires semblent plus décoratifs que vraiment menaçants, et le manque d’enjeux réels finit par peser. Le rythme est inégal, avec des séquences d’action parfois ébauchées, sans punch ni tension vraie. On a envie que ça aille plus loin, mais on se retrouve trop souvent face à des clichés pas assumés.  
Sur le plan technique, c’est du fast-food visuel : quelques panoramas impressionnent, mais les effets sont souvent datés — cette impression que le film tire du faux, du cheap. L’ensemble rappelle plus les films d’action des années 80 en VHS qu’un vrai blockbuster moderne ; un sentiment renforcé par des transitions bancales, un montage passable et cette impression que le film ne sait jamais jusqu’où il veut l’emmener.
Liam Neeson, encore lui. Infatigable chevalier fatigué, silhouette raide, voix rocailleuse, toujours prêt à affronter les éléments, les armes, le destin. Cette fois, ce n’est plus le Canada gelé. C’est le Népal, ses sommets vertigineux, ses routes suspendues entre ciel et précipice. Ice Road: Vengeance commence comme un pèlerinage : Mike veut disperser les cendres de son frère au pied de l’Everest. Mais très vite, le recueillement vire à la traque.
Un bus, des passagers, un guide de montagne. Et soudain, des mercenaires. Le film bascule dans la violence. Plus question de mémoire ou de deuil : il faut survivre. Protéger. Se battre. Neeson reprend ce rôle qu’il connaît si bien : celui de l’homme ordinaire jeté dans un chaos qui le dépasse, et qui pourtant s’y dresse, par devoir, par rage, par fidélité à ceux qu’il a perdus.
Jonathan Hensleigh filme sec, efficace, sans fioritures. Les routes étroites deviennent des pièges, les pentes de l’Himalaya des champs de bataille. Chaque détour de montagne peut dissimuler une embuscade, chaque silence annonce une explosion. L’action est tendue, brutale, presque claustrophobe malgré l’immensité des paysages.
Face à Neeson, Fàn Bīng-Bīng incarne Dhani, guide à la fois protectrice et fragile, dont le calme tranche avec la fureur environnante. Leurs échanges donnent au film une respiration, une humanité au milieu du vacarme. Michala Banas, Mahesh Jadu et Bernard Curry complètent ce théâtre de survie où chacun lutte à sa manière, entre peur et courage.
Bien sûr, le film obéit à la logique du genre : fusillades, trahisons, coups de théâtre. Mais derrière les mécaniques de l’action, demeure un fil plus intime : celui du deuil. Mike ne transporte pas seulement les cendres de son frère, il porte sur ses épaules le poids de toutes ses pertes, de tous ses regrets. Chaque coup qu’il assène, chaque souffle qu’il arrache à la montagne, semble répondre à une douleur enfouie.
Ice Road: Vengeance n’invente rien. Mais il prolonge le mythe Liam Neeson : celui d’un acteur qui, depuis deux décennies, transforme la fatigue en force, le désespoir en résistance. On vient pour l’action, on reste pour ce visage buriné qui dit tout : la lassitude, la colère, la fidélité.
Des paysages a couper le souffle, sensations fortes pour ceux qui souffrent du vertige. Un film d'action comme tant d'autre mais qui se regarde très volontiers, la présence de Liam Neeson y est pour beaucoup
Je le savais déjà à l’avance. Liam Neeson ne fait plus que des daubes comme Bruce Willis dans ses derniers jours mais je ne sais pas pourquoi quelque chose me laissait à penser qu’il y aurait encore du plaisir à regarder ce film sans doute me suis-je fait attraper par le mot vengeance, il n’y a dans ce film ni route véritablement glacée ni vengeance. Cela ne vaut pas plus qu’un papier froissé de gâteau mouillé. Les spéciaux sont honteux depuis le début jusqu’à la fin avec notamment une scène iconique sur la place de Kathmandu, qui entièrement sur fond vert, sans compter les images du bus dans la montagne, totalement factices, un bus qui n’est même pas un bus népalais pour qu’il est déjà allé au Népal. Ça se voit tout de suite. tout est en numérique… Conclusion tout est merdique.
Incroyablement ridicule et mal fait! Les scènes d'actions, les scènes d'émotions des acteurs et les effets spéciaux catastrophiques! Aucune crédibilité. On dirait une parodie des inconnus.
Le 1 ça allait, le 2 fuyez, sauf pour en rire, car s'en est comique après tout.
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2,0
Publiée le 2 juillet 2025
Après les routes glacées du Canada, Mike McCann se retrouve sur les routes étroites et accidentées du Népal où il s'est rendu pour disperser les cendres de son frère. Très vite, il se retrouve impliqué dans un conflit entre locaux, ce qui n'est évidemment qu'un prétexte pour lancer l'histoire, car les origines du différend n'ont aucune importance. Jonathan Hensleigh reprend la même formule du premier film avec des traversées dangereuses et de l'action à côté, mais le résultat est moins satisfaisant même si le film de 2021 n'était déjà pas mémorable. Dans les deux cas, la durée est excessive et les problèmes de rythme demeurent. On s'ennuie souvent dans ces montagnes sinueuses avec des méchants qui agissent par intermittence tandis que le cadre est très mal utilisé. Avec un tournage pour la majorité en Australie, c'est difficile de parler d'une immersion réussie au Népal sans parler de ces incrustations ratées sur fond vert. Certaines routes numériques sont horribles et n'apportent rien. Parfois, c'est mieux de rester simple. Bref, une suite aussi moyenne que générique qui peine à divertir avec des séquences peu inspirées et mal foutues.