Quel dommage… Ce film avait tout pour être une aventure palpitante, mais il manque cruellement de saveur, de punch et de rires. Ce qui aurait pu être un trip haletant se transforme en un récit figé, presque réduit à un tas de vieux os, on plonge dans la fatigue et la tristesse hormis les petites scènes d'entrée et de sortie qui essaient de faire oublier le désastre.
On s'attache avec personne, tout est figé, on pourrait mettre ce film en fond dans un stand automobile ou pour attirer les jeunes a devenir mécano dans un garage, en coupant la moitié des scènes inutiles.
Tout s’annonçait pourtant plutôt bien au départ : un décor glacial, une mécanique dramatique qui semblait prometteuse, un héros qu’on aime suivre. Mais très vite, le récit dérape et vire au canular de série B, où même MacGyver passerait pour un amateur. On nous sert des scènes improbables, où l’on prétend survivre et maîtriser la mécanique en plein froid, sans nourriture ni soins, comme si de rien n’était avec l'adjudicateur du World Guinness record prêt a valider...La péripétie, au lieu de captiver, devient forcée et maladroite avec ses scènes d'action périmées.
Et que dire des ennemis ? Présentés comme des menaces, ils ressemblent davantage à une bande de fêtards baba cool, sortis d’un zouk à cinq heures du matin, encore embrumés par l’alcool et la fumée de chanvre. Difficile de trembler face à des antagonistes qui semblent plus prêts à danser qu’à se battre.
Pourtant, il y avait de quoi séduire : une musique entraînante, un thème prometteur, des paysages magnifiques. Mais les choix narratifs, bancals, gâchent tout et laissent une impression de tristesse et de déception. Et les scènes d'action finales... n'importe quoi.
On aime Liam, bien sûr, mais franchement, il mérite mieux qu’un rôle enfermé dans une histoire qui ne lui rend pas justice. Mais ça va
il s'en tire bien le bougre avec une "happy end".
Et le rôle du meilleur acteur revient à l'autocar
qui ne bronche pas et tiens le coup jusqu'au bout.