Matthew McConaughey en apiculteur à l'ancienne, gardien d'une nature qu'il refuse de voir disparaître, entouré de ses copains musiciens : voilà le point de départ d'un film qui joue clairement sur deux tableaux. La première partie, comédie dramatique musicale, a des accents à la Coen — ce mélange d'Amérique rurale, de personnages hauts en couleur et de tempo un peu décalé. Le rythme y est lent, parfois trop, mais cette lenteur n'est pas gratuite : elle pose les bases et prépare intelligemment le basculement qui arrive.
Et le basculement est radical. Deuxième partie, McConaughey disparaît de l'écran — surprise totale — et c'est Kurt Russell qui prend le relais dans un thriller social cette fois, bien mené, bien filmé, avec une tension et une mise en scène qui tranchent nettement avec la douceur contemplative du début. Le pari du diptyque aurait pu casser le film en deux morceaux mal recollés ; ici, ça fonctionne, porté par cette toile de fond peu vue au cinéma : la fabrication du miel et les rivalités feutrées de ce petit monde apicole.
Un film bicéphale qui surprend par son culot de construction, plus que par une histoire renversante. Je recommande
Une surprise mêlant chronique rurale et enquête, porté par un excellent duo d’acteurs et une immersion réussie dans l’Oklahoma. Malgré un scénario parfois trop appuyé, son originalité séduit.
Très très bon film divertissant, une interprétation habitée de tous les acteurs, beaucoup d’humour (noir), une BO très entraînante et omniprésente, ce qui participent à une bonne qualité globale en terme de réalisation et de mise en scène. L’histoire est plus tôt originale malgré ces emprunts aux films de braquage ; ceci dit un cliffhanger a mis chemin m’a totalement dérouté. C’est inattendu et déstabilisant. J’ai passé un excellent moment et je pense que ce film peut devenir culte.
J’ai adoré. Le trio d’acteurs, Russel, McConaughey et la jeune LookingGlass, est vraiment très plaisant à l’écran. Ils sont vraiment bons dans leurs rôles.
Et cette histoire est vraiment originale. Je suis assez friand de quand on est plongé dans cette esthétique des États-Unis ruraux, je dois l’admettre. Et le fait de filmer ça en rajoutant du grain, avec des couleurs vives, bah ça me plaît de fou, mais c’est purement personnel.
Il est vrai que la première partie du film est un peu lente, mais je trouve qu’elle raconte quand même quelque chose d’intéressant à travers les deux personnages principaux.
Sans parler des musiques, c’est vraiment beau à écouter, et à les regarder s’amuser à faire cette musique entre eux donne presque des airs de comédie musicale au film par moments.
La seule chose que j’aurais à lui reprocher, c’est le comportement de Kateri dans la seconde partie du film et cette improvisation en meurtrière ?
Je viens de le voir au cinéma et j’ai hâte de le revoir quand il ressortira.
Impression mitigée pour ce polar porté par un très bon M Mac Conaughey qui disparaît assez vite malheureusement. L’intrigue dans le monde des apiculteurs est originale et la bonne ambiance musicale avec banjo et mandoline est plaisante. Pour le reste, on reste sur sa faim avec des facilités dans le scénario, on a peine à trouver crédible cette jeune indienne qui sort de nul part et qui va se muer en justicière. Le film est trop long aussi et cède assez vite aux bons sentiments. Surtout il ne se passe pas grand chose et j’ai un peu fermé l’œil par moment. Moyen
Très bonne surprise. Un film souvent musical, plein d'entrain, roots, un peu polar sur le milieu apicole (assez western dans ses mœurs) On suit toutes ces péripéties avec délectation. Excellent film
C'est la douce candeur et la liberté constante qui font le charme de ce "Oklahoma Honey". Un thriller rural qui parcourent les genres pour nous accoucher de 2h et quelques de bonheur. La petite pépite de l'été.
Des longueurs... arrets sur image intempestifs pifometriques, plans fixes qui arrivent au milieu d'une scène, MMcC fait du MMcC dans un rôle où sa meilleure prestation est celle de sa fin (je ne spoile pas). Il y a bien les discours sur les abeilles, mais votre apiculteur sur le marché sera moins lyrique et plus crédible. Le réalisateur a visiblement flashé sur sa jeune actrice avec un plan sur son petit sourire toutes les 5 mns. Et la caméra tourne autour, et retourne... Pitié !
Quant à l'histoire, dont l'humour rural est poussif, elle est pleine d'invraisemblances qui discréditent un mignon scénario mince comme une feuille de maïs. Certes il reste un peu de musique, mais on ne va pas au ciné pour assister à des concerts d'Indi ou de blue grass.
Film qui met du temps à commencer mais qui nous transporte dans un univers totalement irréel. Très contemplatif au début, on suit dans la 2eme partie une enquête charmante et drôle. Une pépite !
Plongée dans l’Amérique rurale de l’Oklahoma et du commerce du miel dans cet état. Un monde sans pitié. Qui pourrait être le sujet d’un reportage de Bernard De La Villardiere. Et oui les gars qui tiennent les ruches n’ont peur de rien, pas même d’un joueur de bluegrass, interprété par un Mc Conaughey totalement en roue libre. C’est un film a l’image d’une partie de l’Amérique : un film stupide.
Le film débute avec un générique et une première scène qui donne le ton, entre les frères Coen et Tarantino et évidemment quelques bons ingrédients sudistes dont le Bluegrass. Le soucis est qu'on flirte avec le conte moderne façon "O'Brother" (2000) des frères Coen justement mais sans assumer complètement, et que le scénario faussement alambiqué au montage faussement nerveux est à des années-lumières de Tarantino. On est pas franchement séduit par l'apiculture à l'américaine très industrielle et à grande échelle bien loin de chez nous et de nos petits apiculteurs artisans, jusqu'à ce passage surréaliste de sauvetage d'un essaim dans une école. C'est une première heure sympa mais sans jamais savoir où tout ça va nous mener. La transition entre les deux parties est un peu facile, attendue, et amène à des petits détails qui prêtent à sourire par leur maladresse. Plein de petits détails certes pas tous importants mais accumulés finissent par gêner, et surtout, au fur et à mesure le manque de crédibilité. Même le côté musical on a du mal à y croire, sur certains plans on voit bien que McConaughey ne joue pas, et certains du groupe semblent avoir été mal doublés. Un film plein de bonnes petites idées, un potentiel certain, des personnages attachants, dommage que tout ça manque de panache, de tension et/ou de réelle décalage fantaisiste. Site : Selenie
on dirait un reportage télé, mais avec un gros budget pour cnews, sur le milieu agricole et avec un discours passéiste et même rétrograde. Les personnages, pourtant bons comédiens par ailleurs, sont ici archetypaux, même M. McG surjoue - et les autres jouent mal. La musique, elle, qui est censée être un élément central du film, est plus proche d'une accompagnement pour un pub d'assurance que du bluegrass : arrangements boursouflés, mélodies niaises, très loin des thèmes de la musique populaire locale. La mise en scène est poussive, umière dorée et filtres partout.
Quant à l'intrigue, franchement tirée par les cheveux, il semble qu'on y ait intégré des rebondissements bien forcés, histoire qu'il y ait du suspense. Quand je regarde un film, j'ai toujours qu'il me faut comprendre l'intention du film, le message de ses auteurs. Or dans ce film, on normalise l'horreur : des crimes gratuits, lâches et arbitraires commis par le personnage principal pour remettre la main sur ce qu'il lui appartient. Des crimes sur des coups de tête, des crimes par caprice. Et on devrait continuer à l'aimer ? Non, ça ne prend pas. Rien ne prend. Il n'y a rien de plausible dans cette histoire, rien de beau, et rien de soutenable moralement.