Oklahoma Honey
Note moyenne
3,9
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157 critiques spectateurs

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Zola Ntondo
Zola Ntondo

88 abonnés 139 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 septembre 2026
Il existe des films du lundi soir. Ceux auxquels on ne demande pas de bouleverser le cinéma, ni même de nous accompagner longtemps après la projection. Il y a peu de sorties, on dispose de deux heures, on aime le cinéma : on entre donc dans une salle avec cette bienveillance particulière qui fait parfois pardonner beaucoup de choses à un film simplement parce qu’il nous aura fait passer un bon moment. J’avoue même volontiers pouvoir, dans ces circonstances, ajouter mentalement une demi-étoile à une œuvre moyenne mais sympathique.
C’est dans cet état d’esprit particulièrement favorable que je suis allé voir Oklahoma Honey. Matthew McConaughey, de la musique, une communauté rurale américaine, quelques personnages hauts en couleur, des abeilles aussi, pourquoi pas. Je m’attendais, probablement sous l’influence de la bande-annonce, à ce que la musique occupe une place assez importante. Peu importe finalement : un film possède parfaitement le droit de ne pas être celui que son spectateur avait imaginé.
Et pendant un moment, la proposition fonctionne.
Le film est beau. La photographie est soignée, les acteurs sont excellents et Matthew McConaughey possède cette présence suffisamment rare pour donner immédiatement une densité à ce qui l’entoure. La musique, la communauté, cette Amérique rurale et légèrement décalée composent un univers dans lequel on accepte volontiers d’entrer. Quelque chose semble devoir se construire. On attend.
Puis on attend encore.
Et une question extrêmement élémentaire commence progressivement à se poser : qu’est-ce que nous sommes exactement censés vouloir ?
La question peut sembler naïve. Elle est pourtant au fondement de presque toute dramaturgie. Un personnage désire quelque chose ; quelque chose l’en empêche ; et, d’une manière ou d’une autre, le spectateur est progressivement conduit à désirer avec lui. Le cinéma peut ensuite compliquer, déconstruire, inverser ou pulvériser cette mécanique autant qu’il le souhaite. Encore faut-il qu’une autre forme de nécessité apparaisse à sa place.
Or Oklahoma Honey semble progressivement perdre son centre de gravité. La musique était là. La communauté aussi. Les abeilles prennent une importance croissante. Les directions se déplacent. Très bien. Mais le déplacement d’une intrigue ne constitue pas encore son approfondissement.
C’est alors qu’intervient un instrument critique auquel je préférerais généralement ne pas avoir recours : mon téléphone.
Le premier jugement porté sur un film n’est pas toujours intellectuel. Parfois, c’est la main qui se dirige vers la poche avant que l’esprit ait encore complètement formulé son ennui. Quelle heure est-il ? Encore combien de temps ? Puis on recommence quelques minutes plus tard.
Il y a quelque chose d’assez préoccupant lorsqu’un objet rectangulaire que l’on transporte toute la journée dans sa poche commence à exercer davantage d’attraction que l’écran de plusieurs mètres pour lequel on vient précisément de payer une place.
Puis quelque chose se passe.
Je relève la tête.
Et je découvre, avec une certaine stupéfaction, que le film vient soudainement de déplacer son centre de gravité.
Voilà qui, au moins, réveille.
La décision est audacieuse. Pourquoi pas ? Un récit possède parfaitement le droit de rompre avec ce qu’il semblait jusque-là installer, de déplacer son personnage central, de modifier brutalement sa dynamique ou de demander au spectateur de reconsidérer ce qu’il croyait être en train de regarder.
Mais une telle décision contracte immédiatement une dette : ce qui vient après doit justifier ce qui vient d’être abandonné.
C’est précisément là que Oklahoma Honey m’a définitivement perdu.
Le film demande désormais au spectateur de transférer son attention vers une autre dynamique, d’autres enjeux et une autre forme de récit. Et je me suis retrouvé confronté à une question dont la brutalité m’a presque gêné : pourquoi devrais-je désormais vouloir savoir ce qui va se passer ?
Le problème n’est évidemment pas que le récit change de sujet. Le cinéma peut rendre absolument tout passionnant. Une conversation peut suffire. Une porte qui ne s’ouvre pas peut suffire. Un objet banal peut devenir le centre d’un monde entier.
Mais encore faut-il transformer l’objet en enjeu, l’enjeu en désir et le désir en nécessité.
Ici, je ne l’ai jamais ressentie.
On pourra naturellement défendre la singularité du film, son caractère hybride, sa liberté de ton, sa manière de passer de la chronique musicale et communautaire à quelque chose de plus sombre et de moins conventionnel. Et certains spectateurs trouveront probablement précisément leur plaisir dans cette imprévisibilité. Ils auront raison de l’aimer pour cela.
Mais « briser les codes » est devenu une formule beaucoup trop commode pour absoudre rétrospectivement n’importe quelle rupture narrative. L’absence de convention n’est pas encore une forme. Changer de direction n’est pas nécessairement surprendre. Et remplacer ce qui intéressait le spectateur par quelque chose qui l’intéresse moins n’est pas, en soi, une audace.
C’est même ici que le paradoxe de Oklahoma Honey devient assez cruel : il ne manque ni de moyens, ni de comédiens, ni d’images. Il est suffisamment bien fabriqué pour que son incapacité à rendre son intrigue nécessaire en devienne presque plus incompréhensible.
Et peut-être faut-il finalement parler de ce que le cinéma utilise sans jamais pouvoir nous le rendre : le temps.
Le temps du spectateur n’est pas une matière gratuite.
Un film possède parfaitement le droit d’être lent. Il peut être contemplatif, opaque, expérimental, frustrant. Il peut refuser le divertissement et même organiser volontairement l’ennui. Mais il lui appartient alors de donner une forme à cet ennui, une nécessité à cette attente, quelque chose qui justifie les minutes de notre existence que nous acceptons de lui confier.
Ce lundi soir, Oklahoma Honey a fini par ne plus réussir à me convaincre de lui en donner davantage.
Je suis donc sorti avant la fin.
Cela impose évidemment une limite à cette critique : je ne peux pas juger la résolution d’un film que je n’ai pas vue. Peut-être est-elle formidable. Peut-être réorganise-t-elle rétrospectivement tout ce qui précède. Ceux qui auront été suffisamment captivés pour l’atteindre pourront en juger mieux que moi.
Mais il existe un verdict peut-être plus sévère encore que celui que l’on porte sur une mauvaise conclusion : arriver à un point du récit où connaître cette conclusion ne constitue même plus une promesse suffisante pour rester assis.
J’étais pourtant venu voir un film du lundi soir. Je ne lui demandais pas de changer ma vie. Je ne lui demandais même pas d’être un grand film. J’étais disposé à apprécier une œuvre moyenne, peut-être même à lui pardonner quelques défauts pour le simple plaisir d’une soirée au cinéma.
Il existe aujourd’hui, dans une salle, sur Netflix, Prime Video, Paramount+ ou ailleurs, une quantité presque vertigineuse d’histoires auxquelles nous pouvons confier deux heures de notre existence. Cette abondance rend peut-être la règle plus cruelle qu’autrefois.
Un film n’a pas besoin de changer une vie.
Mais il doit au moins donner une raison de rester jusqu’à la fin.
Flavcritique
Flavcritique

6 abonnés 139 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 août 2026
ce film est une bonne surprise , on'as de la joie de vivre avec sa première partie avec les partis chanter la passion de hamzai ainsi que son métier apiculteur on ressent bien la passion quand il nous montres ses deux choses la quand il explique a la fille , ce film est assez bien rythmé est un peu drôles es a la fois touchant es beaux , c'est un film assez original sa change un peu , les acteurs jouent bien leurs rôles des plans sympas a voir ainsi que les décors plutôt sympas aussi , ce film il étais bien voir vraiment bien , j'ai bien aimer , je vous conseillerais bien ce film , ce n'est que mon avis faites le vôtre merci d'avoir lu cette critique à la prochaine ciao !.
Ufuk K

627 abonnés 1 766 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 août 2026
"Oklahoma Honey" assez bien noté par la critique, est un thriller dramatique moyen dans l'ensemble. En effet, le réalisateur américain Andrew Patterson livre aux spectateurs un sujet rare au cinéma : l'apiculture. Le casting est intéressant avec la présence de Matthew McConaughey, de Kurt Russell et de la révélation de ce film, Angela LookingGlass. Le film oscille entre légèreté et gravité, me faisant découvrir le milieu de l'apiculture que je connaissais très peu ; cependant, le scénario peine à décoller et je n'ai pas toujours compris les intentions du réalisateur. Bref, vite oublié à la sortie de la salle.
Alain N
Alain N

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 août 2026
tres beau film servi par 2 acteurs fantastiques, la poésie de la musique et le bourdonnement des abeilles sont tellement apaisant.
Mm K
Mm K

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 août 2026
Un vrai petit bijou de cinéma ,l'image est magnifique l'acteur et l'actrice principale sont au top niveau, la bande originale ajoute à la note, on apprend beaucoup aussi sur le monde des apiculteurs que le conseil vivement un pur moment de poésie
Cedric G.
Cedric G.

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 août 2026
2h10 de pur plaisir ! Aimer un film (en tous cas la 1ere heure) sans trop savoir pourquoi. Juste parce que l’histoire est belle est les comédiens charismatiques au point que les rétines semblent scotchées à l’écran. Puis arrive l’intrigue. J’en ai presque été déçu tant j’aurais voulu continuer à suivre sans raison les personnages et l’ambiance toute particulière du film. Puis, bon, on est aux Etats-Unis, il faut bien une narration. Tant pis, ce ne sera « que » une des meilleurs films de l’année !
Dm25
Dm25

3 abonnés 51 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 août 2026
Excellente surprise que ce film qui fait beaucoup penser aux freres Cohen.
La première partie du film est particulièrement réussie et rythmée , mélange de film documentaire sur le monde de l'apiculture et de comédie musicale avec une bande son sublime, Mathew y est phénoménal.
La seconde partie retombe plus sur du thriller classique mais on suit l 'enquête menée tambour battant par angelina lookingclass belle revelation !
un trés trés bon film !
Maxime Dartis
Maxime Dartis

2 abonnés 134 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 août 2026
Oklahoma Honey séduit par son mélange inattendu entre exploitation apicole, western et musique, un assemblage qui pourrait paraître disparate mais qui finit par trouver sa propre cohérence. Découpé en deux parties bien distinctes, le film avance avec une vraie liberté de ton, et c’est précisément ce côté non conventionnel qui le rend aussi attachant. L’interprétation est à la hauteur de cette singularité, notamment celle de Matthew McConaughey, parfaitement en phase avec son personnage. Original, dynamique et généreux, le film ne cesse d’embarquer son spectateur sans jamais perdre en plaisir. Bref, une belle surprise.


insta : maxfaitsoncinema
Céline Ange
Céline Ange

10 abonnés 49 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 septembre 2026
Un. film inhabituel de par son sujet et sa structure.. Il se compose de deux actes. J'ai une préférence pourle premier acte mais le film reste très bon. Quel bonheur de revoir Matthew Mcconaughey ! ❤️ Cet acteur a un charisme dingue ! L'ensemble du casting est excellent également et la bande son très sympathique qui sent bon l'Oklahoma.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

189 abonnés 617 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 août 2026
Ai vu « Oklahoma Honey » du réalisateur américain Andrew Patterson donc c’est le premier film au cinéma. Iil avait signé auparavant un film pour une plateforme de tv. Il n’y a aucun doute Patterson sait absolument manier une caméra et maitrise le montage à la perfection. Parfois il peut se laisser aller à des affèteries gratuites, mais la plupart du temps on reste étonné par sa maitrise de la grammaire cinématographique. Tous les plans sont « cinéma » et toujours réjouissants. Ce western contemporain autour du miel et des abeilles est à la fois écologique et musical tout en maniant un humour cynique mais hilarant. La bande son et les chansons folks sont très efficaces, magnifiquement filmées. Elles nous baignent dans le sud américain le plus dépaysant soit-il même si parfois il comporte des allures de cartes postales. Le scénario nous surprend toujours même s’il est un peu trop touffu et généreux. Et que dire de l’interprétation sidérante, une fois de plus, de Matthew McConaughey, méconnaissable et intarissable dans cette performance supplémentaire. « Oklahoma Honey » nous vaut aussi de découvrir LA révélation féminine américaine de ces dernières années en la personne d’Angelina Lookinglass, jeune actrice amérindienne au charisme fou. Amziah (McConaughey) est apiculteur au fin fond de l’Oklahoma. Il emploie toute une bande de marginaux très attachants qui ont tous un talent fou pour le folk. Amziah retrouve par hasard Kateri (Angelina Lookinglass) une jeune femme qu’il a eu en garde alors qu’elle était enfant. Tout irai pour le mieux, si une nuit toutes les ruches d’Amziah ont été volées, ce qui va mettre tout le fébrile équilibre en péril. On s’attache immédiatement à l’univers très original du film et à tous ses personnages anticonformistes. Le film est aussi emprunt d’une certaine poésie qui s’harmonise très bien avec la beauté de certaines images. Un film inclassable par son originalité et sa grande générosité. Une très belle surprise.
sara ABA
sara ABA

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 31 août 2026
Film tres tres nul....perte du temps .....je ne le recommande surtout pas .1h30 juste que des betise et du va et viens ...le film commence au 30 dernier minute .
Flocon
Flocon

16 abonnés 215 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 août 2026
Un film étonnant et inattendu par la multiplicité de ses variations : musical, champêtre, policier, vengeance, aventure, empli de ruptures de rythmes - arrêts sur image, ralentis, ellipse, dès l'introduction avec des personnages qui ressemblent à des bras cassés entre un improbable accident, des hasards très appuyés et un début de récit un peu lent suivi de tribulations pas très morales en dépit d'un raccrochage à la communauté d'amis, le soutien des entre-sois face aux épreuves et défis au modèle d'une ruche.

Une belle brochette de comédiens et comédiennes mais tant de revirements que l'émotion n'est pas vraiment au rendez-vous.
Clotilde Le Yaouanc
Clotilde Le Yaouanc

6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 août 2026
Ça commence assez léger, une bande de pote, de la musique, un mec un peu zinzin et puis ça pare en thriller avec la même légèreté et une fille bad ass et de l’émotion. J’ai adoré
Auré
Auré

33 abonnés 128 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 août 2026
Même si le film est un peu inégal , je lui laisse une bonne note parce qu'au final j'étais vraiment contente de l'avoir vu. J'ai bcp aimé la 1ere partie, drôle, entraînante, musicale, avec un Matthew McConaughey excellent. Ensuite, sans spoiler, un évènement arrive et dans cette 2eme partie on a l'impression d'être dans un autre film. Là, j'ai été un peu déçue. C'était bcp moins dynamique, moins drôle. Heureusement, la 3eme partie redevient intéressante.
En tout cas, c'est très bien filmé, et intéressant à voir
Marcgrabo3
Marcgrabo3

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 août 2026
Ca nous tire en longueur pendant 1 heure pour finalement pas grand chose. Dommage l’histoire semblait pas mal, je me suis vraiment ennuyé. Un film que j’oublierai très rapidement.
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