Voilà un film qui ne ressemble qu'à lui-même. C'est l'avantage d'aller voir Oklahoma Honey avec le minimum d'informations. Sa réussite n'en est que plus évidente. Le retour de McConaughey est un argument mais j'étais plus curieux de voir le second long d'Andrew Patterson, auteur de The Vast of Night, variation sensorielle ingénieuse autour du phénomène OVNI. Ce n'est pas étonnant qu'il ait tapé dans l'œil de l'acteur texan, le personnage de l'apiculteur philanthrope Amziah King est un rôle en or. Une sorte de réponse au nihilisme saveur Lone Star du Rust Cohle dans la série True Detective. Il semble se fondre dans l'état américain, une présence quasi-mystique vouée à unir les marginaux et in fine rapprocher ses semblables telle une reine attirant un essaim d'abeilles pour fonder un nouveau nid. Il est le point cardinal d'un récit imprévisible, tenant autant du western agricole que du poème humaniste. Car Patterson a autant envie de célébrer les "petits" qui luttent pour leur survie face au mastodontes de l'économie carnassière que leur état d'esprit. La première heure s'échine à raconter cet amour pour la communauté à travers les coups de main aux copains, les concerts de bluegrass improvisés, la transmission d'un savoir ou lors d'une mission de service public. Patterson pêche légèrement par excès avant que l'intrigue prenne une nouvelle direction, mais il serait malhonnête d'occulter la profonde chaleur qui s'en dégage. La seconde moitié part sur une ligne autrement plus noire mais sans se départir d'une authentique humanité pour les protagonistes. En premier lieu la courageuse et espiègle Kateri, incarnée par une Angelina LookingGlass dont on peine à croire que c'est le premier rôle tant la jeune actrice envoûte la pellicule. Elle vole littéralement la vedette mais sans écraser les autres, et dieu sait qu'il y a un parterre de seconds-rôles en or. Parmi lesquels, le toujours super Scott Shepherd dans un second-rôle à l'accent impayable, les impeccables Bruce Davis et Rob Morgan sans oublier Jake Horowitz (déjà croisé sur The Vast of Night) et le monument Kurt Russell. Mais que voulez-vous, LookingGlass capte l'attention comme seules les révélations peuvent le faire. Alors que la fable prend sa forme, Patterson s'assure qu'elle soit unique par son rythme, son découpage et un montage qui semble s'accorder avec le rythme des mélodies. Jusqu'à ce que la réalité devienne autre chose, comme par exemple lors d'une traversée en radeau-pirate dans la nuit. Nous voilà donc face à un curieux objet, fascinant par son rythme atypique qui sait prendre son temps (peut-être un peu trop) et accélérer sans prévenir, manier la dureté et l'insolite (parfois en même temps). Voilà un voyage qui n'a ressemblé à aucun autre.
Un scénario original, une histoire peu vue au cinéma, quelques longueurs, une actrice peu convaincante,, des seconds rôles masculins interprétés à merveille, et évidemment Matthew McConaughey au top de sa forme
après une dizaine de minutes possiblement fracassantes (en mode kill bill), je me suis fadé 110 mn de soufflé au miel. c'est loooong... et assez inconsistant hélas. Beaucoup de bons sentiments en réalité assez moches, un oeil pour oeil dent pour dent en vrai. Des scènes d'une lenteur à mourir (tout est telllement trasparent, prémaché...), mais qui ont visiblement fait plaisir au réalisateur comme celle de la rivière. C'est bien dommage car la scène de l'école était tordante. Je suis navrée de le dire mais le fond du problème c'est que le film n'a pas de sujet
OKLAHOMA HONEY d’Andrew Patterson démarre franchement bien. La première moitié du film est super sympa, rythmée et plutôt efficace. On se laisse facilement embarquer par l’histoire et on passe un bon moment.
Mais malheureusement, dès qu’un événement scénaristique majeur vient bouleverser la vie du personnage principal, le film change complètement de rythme.
Et pas forcément pour le meilleur.
Le film ralentit énormément, devient progressivement moins intéressant et surtout… beaucoup trop long. Avec 2h10 au compteur, cette deuxième partie donne vraiment l’impression de s’étirer inutilement. Là où le début fonctionnait grâce à son rythme et son énergie, la suite peine à maintenir notre attention.
C’est dommage, parce qu’il y avait clairement quelque chose à faire avec cette histoire. Mais le film finit par perdre ce qui faisait son principal intérêt dans sa première moitié.
Au final, OKLAHOMA HONEY reste très moyen, sans pour autant être médiocre. Il y a de bonnes choses, mais l’ensemble est trop déséquilibré pour vraiment convaincre.
Excellent divertissement Un rythme effréné sur une musique entraînante Dans le monde magique des abeilles Des personnages attachants On rit de bon coeur et les acteurs sont géniaux
Un film surprenant, à la fois documentaire sur le métier d'apiculteur en Oklahoma nourri au bluegrass et polar vengeur. La première partie est magnétique bien que sans aucun fil conducteur narratif. La seconde partie est rythmée et bien construite, avec une vraie narration mais beaucoup moins de poésie. Un film qui laisse des sentiments un peu mitigés mais pas indifférent.
Un très bon film qui balaye un pan de la société américaine, vivant, de très beaux personnages, de la bonne musique locale. Une très belle joie de vivre et d'entraide que nous avons du mal à conserver dans notre vieux continent.
Qu’il est bon de retrouver le Matthew McConaughey de Mud, toujours aussi charismatique. Le miel comme fil conducteur de ce western moderne nous régale et nous transporte dans une Amérique profonde où le banjo et la mandoline rythme l’action. Le film est sympathiquement fourre-tout et mérite d’être visionné en VO pour plus d’immersion.
si la première partie est quelque peu bruyante et la seconde plutôt brouillonne, le film a le mérite de l'originalté et ne manquera pas d'en surprendre plus d'un.
Après Jason Statham, Matthew McConaughey vient à son tour en apiculteur au cinéma, mais d'un tout autre genre. Ici il s'agit d'un film rural, d'un genre difficile à définir mais on dira principalement dramatique.
La première heure de film prend son temps pour nous présenter les personnages, des ruraux d'Oklahoma profitant de la vie, se retrouvant pour jouer du bluegrass, au milieu desquels vit Amziah King, exploitant apiculteur qui recroise le chemin d'une jeune fille pour laquelle il a été famille d'accueil avec sa défunte épouse des années auparavant. Voyant l'occasion de renouer les liens et de bâtir avec elle une entreprise familiale, il lui propose de l'aider sur son exploitation qui peine à s'en sortir face à la concurrence. On suit donc le quotidien de ces habitants de l'Amérique profonde, on rit avec eux, on passe de bons moments, et ce n'est qu'au bout d'une heure que les problèmes commencent. Le film prend vraiment un tournant inattendu à ce moment là, qu'on ne voit pas venir en regardant la bande-annonce. Pourtant tout y était, mais elle a été montée de manière assez intelligente pour que l'on comprenne de quoi va être l'intrigue sans pour autant révéler un évènement important qui bouleverse tout.
On pourrait croire en voyant la bande-annonce qu'il va s'agir d'une sorte de thriller rural, mais pas du tout. Le film est beaucoup plus simple que ça, plus réaliste. McConaughey est excellent dans le rôle de cet exploitant au grand cœur réunissant autour de lui toute une communauté, mais la jeune Angelina LookingGlass qui partage l'affiche avec lui est vraiment la révélation du film. Elle donne à son personnage à la fois une douceur et une force et illumine le film, surtout sur la deuxième moitié de celui-ci. La mise en scène est très réussie et originale. Dès l'introduction et le générique de départ, on sent une patte vraiment unique au niveau de la réalisation. Les paysages sont magnifiques, et surtout la bande-originale à base de bluegrass est vraiment excellente !
Malgré l'histoire qui ne prête pas forcément à l'être, le film respire la joie de vivre du début à la fin, et on passe un excellent moment avec ces personnages, malgré ce qu'ils traversent. Un film lumineux qui fait du bien.
Foutraque, paysager, éblouissant.... Résolument anti Maga C'est une belle surprise. Des musiques joyeuses et vraiment sympas C'est une quête irrésolue de nature et d'authenticité. Il y a des abeilles éternellement travailleuses et un amour inconditionnel des hommes pour ces petits êtres. Il y a cette idée que l'ouvrage que ies apiculteurs défont ce que les abeilles refont est un partenariat éternel. C'est une jolie fable entre paysages somptueux et musiques délicieuses, le tout sous-tendu par un trailer policier.
Superbe film. Passages musicaux formidables. McConaughey excellent dans un rôle qui lui va comme un gant. L’actrice principale est incroyable. Comédie dramatique, thriller et un peu film d’aventure, magnifique.
Oklahoma Honey est une œuvre singulière, qui surprend d'abord par sa construction en deux temps : une première partie immersive aux airs de documentaire et de comédie musicale, avant de basculer dans un thriller plus sombre. La réalisation cherche à imposer un style affirmé ; si la démarche reste louable, le résultat s'avère inégal, notamment à cause d'une photographie désagréablement surexposée à mon goût même si j’en comprends le but et d'un jeu sur la vitesse d'image un peu trop répétitif. Cependant, la vraie réussite du film réside dans sa trajectoire émotionnelle et ses personnages complexes. Kateri en est le parfait exemple, passant d'une douceur naïve à une cruauté manipulatrice déstabilisante. L'émotion ne vient pas de là où on l'attend, mais surgit par surprise, au détour d'un plan, d'une réplique ou d'une musique. De son côté, Matthew McConaughey prouve une fois de plus toute l'étendue de son talent, livré à une performance totale et habité par une vraie folie. Une proposition imparfaite mais captivante.
Un film très attachant qui aurai valu plus sans un trou d’air dans le film. La première partie est belle et bouleversante mais aussi drolatique. Matthew Mcmachî (je renonce a écrire ou prononcer son nom) est touchant solaire christique. Il y a d’ailleurs une quasi tonalité religieuse, sur l’amour et ce terme décrie de la bienveillance, de parabole des abeilles mais allégée par la musique et l’humour. Et paf on est surpris, changement de personnage principal, sortie de la bienveillance et passage a une partie plus thriller entre trafic d’abeille et vengeance. J’en ai été perplexe et l’héroïne m’a déstabilisée parce qu’elle est gentille et impitoyable, perdue et déterminée. Pour rester dans le thème religieux on voit pointer l’enfer (visible en image) et la bonne punition du méchant. C’est moins enthousiasmant. Mention spéciale pour une scène a l’école et le décalage entre la simplicité et la vaine complexité. Mention spéciale aussi pour la photo et pour la Musique et pour un montage très attachant.