Pour représenter un vice, Molière l’incarnait en un caractère paranoïaque engagé dans une évolution intérieure depuis l’exercice d’un pouvoir vers le retour de bâton, synonyme de châtiment moraliste. Aussi témoignait-il d’une cruauté, certes, mais également d’une sincère compassion à l’égard d’un personnage de plus en plus isolé et dénigré, comme l’atteste le bannissement d’Arnolphe, exilé de la scène, chassé par son entourage, dans L’École des femmes. Heureux gagnants n’a visiblement rien compris à la comédie de mœurs, s’empare de l’avarice comme d’un prétexte à l’exercice d’une cruauté autosuffisante, sous la forme d’une accumulation de séquences fatalistes et complaisantes dans la chute des fantoches ; il faut alors subir l’humiliation répétée d’hommes et de femmes qui sont victimes d’un engrenage, d’un plan machiavélique, d’une malédiction, autant de stratagèmes posés par le scénario pour établir une distance (invisible et hypocrite) entre les auteurs et leur œuvre, une distance soi-disant capable de masquer leur désir de chaos et leur haine du genre humain. Le film précipite le déclin de toute chose, confond regard satirique sur la richesse subite et blâme simpliste des nouveaux riches – qui ne sont que des pauvres, après tout, même pas foutus d’échapper à leur condition sociale ! –, regarde spoiler: un père de famille se pendre dans sa cellule depuis l’étage supérieure en ricanant, métaphore d’un point de vue omniscient des plus abjects.
Jouissif, décapant, très très drôle, ce film est une très belle réussite.J'avais beaucoup aime "Les nouveaux sauvages" dont on devine une apparente filiation, mais pour moi "Heureux gagnants" est encore plus réussi ! Bravo !
Je n'avais pas osé le voir quand il était sorti au cinéma. Vu en octobre 2024 en replay sur Canal+. Surpris de voir des notes à 5 assez nombreuses, une moyenne plutôt élevée.
Il y avait une bonne idée ; que faire quand on gagne le gros lot au Loto ? En effet, bonne idée pour faire une comédie. Mettre cela dans 4 sketchs type court métrage en revanche n'était pas - semon moi - une bonne idée. Et ne pas sortir des clichés les plus bateaux de la société actuelle, spoiler: avec les apprentis terroristes qui se font péter la gueule dans le SAS du bureau de la FDJ, la fille en mal d'amour qui se fait rouler par un jeune séducteur, les 5 collègues de l'Ephad qui croient au mauvais sort, et encore moins, le sketch du début et de la fin avec la famille dont le pére (interprété par Fabrice Eboué) looser, chef d'une famille un peu fauchée, passe proche du suicide en prison.
Et même si la réalisation de certains de ces sketchs est bien, même si l'interprétation est bonne, mieux que plein d'autres comedies françaises, sans les inévitables Dany Boon, Christian Clavier ou Didier Bourdon, c'est quand même pas très bon, pas très drôle, devrais-je dire.
Au final, je n'ai pas ri. Je ne suis pas rentré dans l'histoire, les histoires devrais-je dire. Pas rentré dedans du tout. Pas rentré dans aucune des 4. Une heure de demie pour comprendre que l'argent ne fait pas le bonheur, je crois que je n'avais pas besoin de cela. J'ai trouvé cela PAS TERRIBLE. J'ai mis la note 2.
Ma suggesrtion serait de couper cela en 4, projeter tout çà en morceau au festival de Clermont-Ferrand. Le regarder ou pas ? Vraiment si vous n'avez rien d'autres à faire.
A fuir.... C'est indiqué comédie tout public. Nous sommes allés en famille avec nos enfants de 5 à 13 ans pensant voir une comédie drôle. Pas rit une seule fois. Ils ont malheureusement vu des images qu'ils n'auraient jamais dû voir. On est parti avant la fin, quand la coupe était trop pleine...
Très mauvais. Une suite de tableau insipides alors que le casting semblait prometteur. On ne rit pas. On ne frémit pas. L’élaboration de situations inextricables et machiavéliques pouvait rappelé un certains cinéma italien cynique et lucide des années 70. N’est pas Dino Risi qui veut. Dommage, nous avions aimé la bande annonce.
Ce film ne m'a même pas provoqué le moindre rictus tellement la prévisibilité est présente et affligeante. Bon ben ça fera un navet de plus dans l'histoire cinématographique française.
Pas terrible, je m’attendais à mieux. N’ayant vu que des passages avec Fabrice Eboué et Audrey Lamy, je croyais que le film allait tourner autour d’eux, finalement ce fut assez bref. Toutes les histoires sont trop courte, trop superflues. J’apprécie les comédies légère, mais là il manque pas mal de choses.
Supra-nul pourtant j'adore les comedies françaises mais là c'est plutôt une série B ça vaut pas un clou , on sourit à peine de certaines situations mais si vous vous attendez à des fous rires passez votre chemin .
Tres bon film Francais, caustique, acide et amusant sur la nature humaine, la cupidité, et les comportements face a un gros gain à la loterie, une histoire a lieu avec 2 terroristes près a se faire sauter mais l'un a gagné au loto !! ambiance !! Film mieux que la bande annonce. Le casting, direction d'acteurs, lumiere, rythme, réalisation sont au rendez vous humour noir dans la lignée du "pere noel est une ordure " Devrait faire des millions d'entrées
Qui n’a jamais rêvé de gagner au loto ? Les probabilités sont minces et pourtant, on est nombreux à vouloir y croire, persuadés que notre vie changerait pour le meilleur… sauf que cette fois-ci, ce sera pour le pire.
Heureux gagnants (2024) est un film à sketchs, composé de 4 histoires ayant pour point commun, de mettre en scène des gagnants au loto. Comme bien souvent avec les films à segments, c’est toujours en dents de scie et la qualité est rarement au rdv sur toute la durée (à l’instar des Nouveaux sauvages - 2015). Alors qu’elle ne fut pas notre surprise que de constater que cette fois, c’est tout le contraire.
Le tandem Maxime Govare (Les Crevettes pailletées - 2019) & Romain Choay est parvenu à mettre en scène une succession d’histoires courtes à la fois drôles et irrésistibles d’humour noir. Ici, il est question de gens ordinaires, comme vous et moi, à qui il arrive quelque chose d’extraordinaire (gagner plusieurs millions d’€) mais qui vont malgré-eux, voir leur vie basculer du mauvais côté du jour au lendemain, à l’image d’Hugo Reyes dans la série Lost, à qui il n’arrive que des malheurs depuis qu’il est millionnaire.
Quand gagner au loto n’est plus synonyme de chance mais de cauchemar, voilà ce que vous réserve Heureux gagnants (2024), à travers une belle brochettes de personnages aussi divers et variés (une famille lambda, des aides-soignantes dans un EHPAD, des djihadistes et une jeune femme renversée par un cycliste).
L’ensemble des sketchs sont amusants et remarquablement interprétés, il n’y en a pas un qui soit en deçà de l’autre et on a même droit à quelques surprises que l’on n’avait pas vu venir (mention spéciale à celui avec les djihadistes et cette fin… vraiment inattendue). C’est irrévérencieux et drôle, sarcastique et un poil trash, c’est suffisamment rare dans le paysage cinématographique français pour être souligné.
Pas du tout ce que je croyais en voyant l'affiche et le titre....C'est un film à sketchs, quatre ou cinq, un film noir qui fait penser à Bertrand Blier, bref on rit mais surtout ça fait grincer les dents.....les sketchs se valent, les acteurs sont différents, et les histoires plutôt originales....Surprise est le mot devant ce film, cette comédie acide, qui met surtout en avant le fait , cette vérité, que l'argent ne fait pas le bonheur...Précieux théorème pour qui aime la vie....Je ne dévoile rien, vous serez juste surpris par ce film....Une curiosité que je conseille volontiers, un style italo argentin, qui fait mouche.....