Voilà encore un exemple de numéro 2 qui détruit ce que l’on avait tous aimé dans le numéro 1. Tout y est raté, aucune tension, aucun suspense, aucun twist, aucune empathie pour les protagonistes, de la violence pour la violence, et une énorme dose de spiritualité et de métaphores qui perd le spectateur dans un méandre de gloubiboulga lors de sa dernière partie, là même où le premier opus avait su nous tenir en haleine jusqu’à un final qui ouvrait la voie à la réflexion et à des théories plus ou moins réalistes.
Bref, je ne comprenais pas l’intérêt d’un 2 avant même sa sortie, sauf s’il avait eu pour but d’enfin démonter cette fosse infernale et de clore le chapitre, mais en l’état, on pourrait nous sortir un 3 dans la même veine que je ne serais même pas surpris, Netflix ayant l’habitude d’user d’un bon filon tant qu’il rapporte encore et encore, quitte à en perdre son sens et oublier son essence.
Encore une fois ça n’a aucun sens quoi. On dirais que le film commence en plein milieu, pas d’histoire. On en tire rien, franchement je ne comprends pas l’engouement.
Malgré le nombre de critiques du film, j’ai pour ma part adoré et j’espère spoiler: un possible plateforme 3
Plateforme 2 est plus sanglant que le premier, l’anarchie encore plus violente et les concepts auxquels réfléchis plus fort.
Ne vous attendez pas à une suite du premier car il est en fait une suite d’événement se déroulant avant le premier plateforme.
Enfin, je vous conseille de lire l’interview du réalisateur une fois le film fini car il vous permettra de mieux comprendre votre visonnage et d’apprécier ce très bon film.
Film totalement incompréhensible qui n’apporte absolument rien. Une suite sans aucun intérêt ou on apprend rien de plus sur cette fameuse plateforme. Dommage
Un film intéressant, bien réalisé mais pas à la hauteur du 1e volet que j'avais personnellement beaucoup aimé. Ici tout semble plus confus. Le réalisateur ne perd pas de temps à reposer le contexte, il est donc préférable pour une compréhension plus limpide d'avoir vu le 1e film sans quoi celle-ci restera possible mais moins intuitive. Après avoir surtout questionné métaphoriquement les différents systèmes politiques dans le 1e opus (critique d'ailleurs pas mal nihiliste du capitalisme), cette fois le réalisateur nous confronte en supplément aux dérives d'un fanatisme religieux toujours plus odieux et sans vergogne nous faisant au passage constater l'extrême étroitesse du fossé entre égalitarisme et totalistarisme. Alors que le 1e opus s'ouvrait sur une Fosse individualiste et violente où régnait le chaos mais où émergea ensuite l'espoir d'une équité dans la répartition des mets (nous laissant imaginer une situation future plus viable), ce volet ci démarre alors que spoiler: des lois sont déjà instaurées par les prisonniers de la Fosse concernant cette répartition . Contraste complet avec le 1e opus puisque c'est ici spoiler: la bestialité et l'égocentrisme qui prônent ensuite sur l'équité après avoir réfuté l'efficacité d'un système égalitaire et commencé à reprendre le dessus sur des lois imposées contre sa volonté . Concernant la fin, à nouveau libre d'interprétation, elle peut sembler étonnante spoiler: bien que constituant un echo évident à la clôture du film précédent. J'ai pour ma part apprécié ce film bien que considérant la trame de l'histoire un peu brouillon, je conseillerais donc davantage le visionnage du 1e film qui selon moi se suffit à lui-même, même si sa suite ne demeure pas désagréable à voir.
Cela fait maintenant près de 10 ans que je ne visionne quasiment plus de films d'horreur, fuyant la violence. Hier soir je suis suis laissé happer par les retours positifs de La Plateforme, ce film espagnol inclassable sorti en pleine pandémie en 2020. Puis le second volet venant de sortir avant hier j'ai succombé à le voir dès le premier terminé.
Je préviens c'est dur à appréhender par sa sauvagerie et son côté parfois glauque mais, grâce aux aspects plus que positifs et surtout faisant réfléchir sur notre société actuelle, j'ai continué. Bien m'en a pris. La véhémence du propos traduit la brutalité sociale d'aujourd'hui et le caractère de plus en plus individualiste des peuples. Une critique acerbe sur le fait avéré que l'homme dessert probablement sa propre survie en ne voulant jamais vraiment adhérer à des valeurs d'entraide qui pourraient peut-être le sauver.
La fin du premier film divisera c'est certain car elle est loin d'être limpide mais néanmoins intéressante. Le second volet est plus fouilli et abscon mais cependant très bien réalisé avec des acteurs aux petits oignons tant d'ailleurs dans ce second opus que dans le premier.
A la fin de La Plateforme 2 on réfléchit beaucoup au sens que le réalisateur a voulu y donner et ce ne sera pas aisé pour tout le monde d'y trouver une signification lumineuse. Il m'a été nécessaire pour ma part d'aller rechercher dans des blogs (attention spoileurs dans ces derniers) où l'on peut y trouver quelques explications et éclaircissements.
Pour conclure : si vous avez le cœur bien accroché n'hésitez donc pas à visionner ces deux films, vous ne devriez pas le regretter.
Voici donc cinq ans après la suite de ce film d’anticipation métaphorique où un individualisme forcené et égoïste poussait certains à la surconsommation, tout comme le manque de nourriture en entraînait d’autres à se révolter et tuer pour se contenter de quelques restes. Dans cette suite, on retrouve le même principe avec une plateforme se déplaçant d’étage en étage avec un changement mensuel faisant écho à l’ascenseur social de nos sociétés rappelant que l’on peut se retrouver en bas de l’échelle du jour au lendemain ! Petite nouveauté : une sorte de solidarité semble avoir été mise en place à tous les étages pour que chacun mange à sa faim, mais il faut croire que la nature humaine n’est pas bonne… Comme chez son prédécesseur, c’est bien joué, le rythme est assez prenant et ça fait réfléchir sur la condition humaine. Toutefois, comme dans le 1, la fin est sujette à de nombreuses interprétations, alors que certains points ne sont pas clairs, ce qui en frustrera encore plus d’un. Au final, ce n’est pas aussi novateur que « La plateforme », mais c’est toujours aussi jouissif à regarder, c’est déjà ça !
Dans cette suite, La Plateforme 2 nous ramène dans l’effrayant univers de la fosse, un système carcéral vertical où les prisonniers se battent pour leur survie en fonction des restes d’un plateau repas qui descend de niveau en niveau. Ce nouveau volet explore les origines et les conséquences du système, tout en suivant de nouveaux personnages plongés dans cet enfer. Entre alliances précaires et sacrifices, chacun tente de défier un mécanisme conçu pour briser l’humanité.
Note : ★★★☆☆ - (3/5) - Bon
Gaztelu-Urrutia livre une suite fidèle à l’esprit du premier opus, avec une intensité visuelle et une mise en scène toujours glaçante. La Plateforme 2 élargit l’univers et approfondit les thématiques sociales sur les inégalités, le pouvoir et la solidarité. La tension reste omniprésente, et l’atmosphère oppressante ne laisse aucun répit au spectateur.
Cependant, bien que le film propose quelques idées nouvelles et des personnages intéressants, il souffre parfois d’un manque de renouveau dans son approche narrative. Les mécanismes de la fosse, déjà décortiqués dans le premier film, offrent moins de surprises ici, et certains passages semblent s’éterniser. Malgré cela, la force symbolique de l’œuvre et sa critique sociale percutante en font une expérience marquante.
Point fort : Une ambiance toujours aussi oppressante et une réflexion sociétale puissante.
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3,0
Publiée le 6 octobre 2024
« Plus on est haut, plus on a de responsabilités. » Cinq ans après, nous voici de retour dans ce système inégalitaire, cette étrange fosse où la peur et la faim règnent toujours en maître même si une sorte de solidarité semble s'être mise en place pour favoriser une distribution équitable et ainsi éviter les inégalités. Cependant, ce sont toujours des Hommes qui peuplent cet endroit et il y a toujours des gens qui ne pensent qu'à eux. Des comportements égoïstes qui, à chaque manquement à la loi en place, entraînent une réaction en chaîne et des punitions... Avec toujours les mêmes personnes aux commandes, "El hoyo 2" fait toujours une critique de cette société individualiste et de la surconsommation, tout en se questionnant sur le principe de liberté et de justice ainsi que sur la foi... Deux films assez similaires malgré une hiérarchisation différente de la fosse, mais celui-ci m'a semblé plus direct et plus intense à l'image de cette très bonne introduction qui met directement dans l'ambiance. Il y a toujours cet aspect philosophique et métaphorique, mais on retrouve plus de scènes brutales à travers le pire de la nature humaine. Bref, c'est encore une fois pas mal et ça se lie bien à celui de 2019.
Un huis clos qui fait forcement penser à Cube de Vincenzo Natali en beaucoup moins bien. Les ficelles sont grosses pour une métaphore sociale crédible ou intelligente. C'est souvent idiot et antipathique.
La 1er partie est bien après ça part vraiment dans tous les sens pour pas grand chose faut bien le côté baston pour satisfaire la norme made in Netflix. Dommage de la suite car on voulait plus de profondeur que le 1
Netflix revient avec sa plateforme de bouffe pour un second volet tout aussi intrigant que le premier.
Suis-je resté sur ma faim ?
Honnêtement, ce genre de film/suite me fatigue un peu. Sans pour autant être intellectuels, les messages véhiculés par cette œuvre sont encore plus implicites que dans le premier film, et encore plus imagés de façon philosophique et métaphorique.
On se retrouve donc à se demander tout le long du film ce qu’on est en train de regarder, sans avoir de réponses concrètes et avec une fin qui nous laisse encore plus sur notre faim, avec tout un tas de questions sans réponses.
Alors oui, c’est stimulant intellectuellement parlant, mais pour un film comme ça, flemme d’avoir à y réfléchir pendant trois jours pour donner un sens à ce que j’ai vu pendant 1h35, le film proposant tout un tas de lectures et d’interprétations.
Contrairement au premier, qui était beaucoup plus brutal, impactant, et montrait l’individualisme des humains et ses conséquences sur les autres de façon horrible de par le système social que cette plateforme impose, cet opus ne montre rien de plus, et aucune scène ne sera vraiment marquante.
L’ambiance par contre est fidèle à cet univers, tout aussi conceptuelle et énigmatique. C’est l’une des seules choses positives que je retiendrai.
En résumé, une suite pas vraiment essentielle, beaucoup plus molle que le premier film malgré une ambiance respectée, mais qui, je trouve, ne raconte pas grand-chose de plus.
Au final, on a moins bien que le premier volet. Ici encore, on nous questionne sur la société, sur la solidarité entre chacun. Mais c'est brouillon. Nous avons droit à plus de gore. Une image sale n'aide pas à apprécier. Enfin comme dans le premier "plateforme", la fin est décevante. Le scénariste semble encore ne pas savoir comment finir son histoire.