Vol à haut risque : turbulences, bastons et parano de luxe
Tu te poses dans ton fauteuil, tu crois que tu vas voir un petit thriller aérien sympa, genre "tension mais pas trop", avec Mark Wahlberg en pilote mystérieux et Mel Gibson qui fait ses classiques. Erreur. On est clairement dans la version aérienne de Piège de Cristal, sauf qu’au lieu de pieds nus et de bris de verre, t’as des échanges de regards tendus et des coups de crosse de pistolet entre deux secousses.
Marky Mark est là, impeccable, prêt à balancer la sauce. Mais est-il là pour atterrir ou pour foutre le feu ? Bonne question. Pendant tout le film, le mec donne l’impression d’avoir un plan diabolique derrière son sourire Colgate, comme si c’était un Sith infiltré dans un remake de Top Gun. Le problème, c’est qu’on capte vite le délire, et ça enlève le twist. Dommage.
Le Mel qu’on adore, celui de Braveheart et de Hacksaw Ridge, n’est pas venu au rendez-vous. À la place, on a un Mel fatigué qui semble faire ce film pour payer les impôts. Il balance trois regards nerveux, mais c’est du recyclé. On aurait presque envie qu’il pète un câble façon Mad Max pour remonter la pression. Mais non, il reste dans son siège, ceinture attachée.
Le huis clos en avion, c’est efficace… jusqu’à ce qu’on en ait marre de voir les mêmes couloirs étroits et les mêmes cabines exiguës. On est censé se sentir claustro, mais au bout d’un moment, ça devient juste chiant. Tu te dis que t’as déjà vu ce film quelque part, et effectivement, Passager 57 ou Non-Stop ont fait exactement la même chose, avec plus de panache.
Ah, les bons vieux complots américains où le gouvernement est méchant, les méchants sont très méchants et les gentils doivent jouer aux MacGyver. On coche toutes les cases : fausses identités, taupe dans l’avion, coup de feu dans la cabine, et dialogues du style « Qui est vraiment en contrôle ici ? ». Si t’aimes les scénarios pré-mâchés, c’est cadeau.
Vol à haut risque, c’est le vol low-cost des films d’action. Ça te transporte d’un point A à un point B, mais tu ne seras ni émerveillé ni satisfait. Si t’es fan de Mel Gibson et que tu veux lui donner une chance, fonce. Sinon, mate un vieux Air Force One : au moins Harrison Ford savait comment foutre une raclée en altitude.
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