Est-ce du Wes Anderson, ou est-ce du Wes Anderson qui pastiche Wes Anderson pastichant Wes Anderson? En tous cas c'est saoulant! Je me suis à moitié endormie -ce qui n'a pas amélioré ma compréhension d'un scénario déjà incompréhensible... Ajoutons que la traduction française des dialogues en sous ou sur titres est très souvent illisible.
Et pourtant, dieu sait si je suis au départ une fan du cinéma déjanté d'Anderson!
Anatole "Zsa-zsa" Korda (Benicio Del Toro, plutôt inattendu), industriel et parfaite crapule monte un nouveau projet autour de la "Phénicie", une région laissée à l’abandon; il lui faut donc beaucoup de sous et beaucoup de partenaires, malheureusement la plupart d'entre eux, qu'il prospecte en compagnie de sa fille (Mia Threapleton, une nouvelle venue), religieuse en attente de prononcer ses voeux (plus maquillée qu'une voiture volée), et de son conseiller (Michael Cera) -un faux jeton-, ses collaborateurs potentiels et putatifs donc ne rêvent que de le zigouiller...
Il a déjà survécu à six accidents d'avion, et on le revoit émerger d'une carcasse démantibulée, un peu amoché mais pas trop, un peu répétitif le truc... Entre chaque péripétie, il rencontre Dieu (Bill Murray méconnaissable)
Alors oui, on peut le dire, si on veut vraiment défendre le film, ça reste brillant et imaginatif, avec des cadrages déments, des décors délirants, un casting de fou (on y voit passer, souvent juste quelques minutes et tellement déguisés qu'on ne les reconnait pas: Tom Hanks, Mathieu Amalric, Scarlett Johansson, Benedict Cumberbatch, Willem Dafoe, Murray Abraham et même parait -il Charlotte Gainsbourg!
Quand on ne se souvient pas du passage d'une de ces pointures, ca veut dire quand même qu'il y a un problème.
Alors, peut être devrais je aller le revoir pour vérifier qu'il ne s'agit pas uniquement de quelque chose de vain, d'un exercice de style sans queue ni tête qui tourne à vide. Mais... non merci!