Ils ne sont pas si nombreux les films qui tentent de capter notre attention pour nous montrer des personnages résolument antipathique.
C'est ce que propose ici le talentueux Mike Leigh, en dressant le portrait de Pansy, profondément inadaptée au monde (jusqu'à un point thérapeutique), et qui passe son temps à s'engueuler avec absolument tous ceux qui l'entourent, mari, fils, soeur, nièces et quidams.
Il faut l'indéboulonnable bienveillance de sa soeur Chantal, aussi solaire que Pansy est ténébreuse , pour petit à petit amener la pauvre femme à fendre l'armure.
Si le début du film est assez intéressant (tout est fait pour qu'on déteste l'héroïne, et cela marche jusqu'à en devenir comique), sa deuxième partie m'a laissé plus perplexe. A partir du moment où Pansy devient mutique, le ressort principal du film (détester celle qui nous énerve) se casse, et l'aspect un peu programmatique des autres personnages devient alors trop visible.
On se perd un peu dans un enchevêtrement de scènes dont on ne comprend plus trop le fil directeur. C'est dommage, car Deux soeurs proposait jusqu'alors une expérience hors du commun, poussant loin les curseurs dans le domaine de la malaisance.
Pansy est une femme en proie à une profonde détresse physique et mentale. Son quotidien est marqué par la colère, l'anxiété et une hypersensibilité qui la coupent du monde. Seule sa sœur, Chantelle, coiffeuse chaleureuse et mère de deux filles, parvient à maintenir un lien avec elle.
Deux sœurs explore avec finesse les dynamiques familiales complexes, les effets du deuil non résolu et les troubles psychologiques comme la dépression.
Le film met brillamment en lumière la difficulté de communiquer au sein d'une famille et la manière dont les traumatismes peuvent façonner les relations.
Peu initié au cinéma de Mike Leigh, j'ai été frappé la sobriété de la mise en scène, d'un style naturaliste, et qui offre une immersion profonde dans le quotidien de ses personnages, sans artifice ni jugement, avec une caméra toujours à bonne distance. La qualité des silences est également à souligner.
La performance de Marianne Jean-Baptiste, quelques temps pressentie pour une nomination aux Oscar, a suscité des réactions contrastées. Certains saluent son interprétation intense de cette femme rongée par la douleur et la colère. D'autres estiment que son jeu peut parfois sembler excessif, ce qui conduit à percevoir son personnage comme caricatural, rendant difficile toute empathie envers elle. Ce mal être et cette agressivité constante peuvent rendre le visionnage éprouvant pour certains spectateurs. J'y ai pour ma part vu l'expression d'une souffrance immense ainsi que la détresse de tout ceux qui ne sont pas accompagnés pour apprendre à mettre des mots sur leurs maux.
Beaucoup risquent également d'être déroutés par l'absence d'intrigue plus conséquente et de reprocher au film de tourner assez rapidement en rond.
Néanmoins Deux Soeurs nous offre une réflexion poignante sur la souffrance liée à la question si actuelle de la santé mentale.
Assez déroutant et exigeant émotionnellement. Le personnage principal manifeste sa colère avec une exubérance qui est parfois difficile à supporter. On en vient à comprendre ses proches réduits à subir ses récriminations en silence et à attendre que ça passe. Dans une deuxième partie cependant, ce même personnage parvient à nous émouvoir profondément à mesure que l'on comprend sa détresse spoiler: et les déchirements qui restent de son enfance, alors que l'on assiste aux tentatives de sa sœur pour l'aider à sortir de sa dépression . On est également saisi par la détresse de sa sœur, par l'incapacité de son fils à nouer des relations sociales, tout cela étant amplifié par le contraste entre l'ambiance qui règne dans les deux familles (joyeuse et solidaire d'un côté, sombre et pleine de non-dit de l'autre). Cependant, je suis restée un peu sur ma faim par manque de clés pour comprendre les personnages, notamment le mari de Pansy.
L'héroïne irrésistible dans la première partie du film devient ensuite exaspérante et emporte film et spectateurs dans l'ennui. Les scènes sont de plus en plus longues et pesantes. Si les acteurs ont du talent, le scénariste manque d'imagination ou pêche par prétention.
quelle performance d’actrice, j’en suis resté epoustouflé. certains personnages m’ont un peu laissé sur ma faim et certaines scènes n’apportent pas grand chose, justement autour de ces personnages secondaires. mais quelle intensité.
Je rejoins l'avis d'une autre personne " Tout ça pour ça !" J' ai attendu patiemment,supporté la méchanceté, la folie, pour comprendre, trouver le pourquoi, enchaîner sur des perspectives, mais au final pour rien....mon dieu ....Je déconseille ce film qui est complètement décevant, éprouvant et long long long. Je sors épuisée.
Le propos est radical et hermétique. On ne nous donne pas les clés pour rentrer dans cet univers de drame, de secret, de répétitions qui nous mènent vers une sorte de grand vide.
Voici un film décevant. Pansy est le personnage principal de ce film. Elle vit avec son mari Curtley et son fils Moses, dans un pavillon de la banlieue de Londres. Épuisée physiquement et mentalement, son rapport aux autres n’est que violence. À son domicile, elle se sent incomprise, a l’extérieur elle se sent agressée. Sa sœur Chantal, qui fait aussi les frais du mal être de celle ci est malgré tout là pour l’aider. Ce film est éprouvant à voir, tellement il ne dégage absolument rien de positif. Les silences sont pesant, les dialogues éprouvant, à tel point que le mal être du personnage de Pansy est inaccessible pour le public.
Double portait senteur naphtaline Pansy est d’une agressivité sans limite pour tous ceux qui l’entourent ou qui croisent son chemin ; les premières victimes sont son mari et son fils obèse et totalement inhibé de 22 ans. Les deux en ont pris leur parti, la communication est rompue avec ce roquet insupportable ; leur famille est dysfonctionnelle. A côté de cela, Pansy a une sœur, Chantelle. Dans ce film choral, on va faire des va et vient entre les deux familles. Et chez Chantelle, tout n’est que joie, partage et amour entre elle-même et ses deux filles de plus de 20 ans. On boie des coups en rigolant en dandinant du popotin sur des musiques entrainantes. Comment faire plus caricaturale pour bien mettre l’accent sur les dégâts causés par le manque d’amour, de communication et surtout la maladie mentale ? Etant aller voir le film sans lire le pitch comme à mon habitude ; le personnage de Pansy débitant sa hargne et sa rage telle une mitraillette, jouée par une Marianne Jean-Baptiste habitée, m’a fait rire dans les premières scènes puis m’a rapidement épuisée par ces répétitions de scènes sans avancée narrative. Le premier problème est que la maladie mentale était la dépression ; pendant longtemps on pense surtout à des problèmes cognitifs bien plus graves. Ce sont les échanges entre les deux sœurs qui nous font comprendre le mal être de Pansy, mais bien difficile d’y adhérer. Mike Leigh, le génial réalisateur de « Secrets et mensonges », Palmé à Cannes il y a 30 ans sait toujours bien filmer la sororité par contre. Un autre problème majeur du film est que sous couvert d’éviter tout cynisme et de rester assez naturaliste ; rien ne bouge durant 1h35 ; les personnages restent murés comme plonger dans la naphtaline. Ce n’est pas parce que certaines personnes sont difficiles à aimer qu’elles n’ont pas besoin de notre affection ; on perçoit bien le message du film mais pour toutes les raisons ci-dessus, on reste à l’écart à regarder de bons numéros d’acteurs. C’est au moins çà.
Mmh dommage... Le personnage principal, perdu dans ses cris hurle un mal-être que l’on comprend déjà. Trop fort, trop souvent,si bien que l’on cesse de l’écouter. Le chagrin ne se crie pas toujours parfois, il chuchote, et ce sont ces murmures-là que j’aurais voulu entendre. La différence de mode de vie entre les deux sœurs est joliment imagés et bien construite mais pourquoi nous montrer furtivement la vie de tous les personnages secondaires ? Ça n'apporte rien, et nous fait perdre du temps encore une fois. C'est un film qui m'a touché mais je trouve le sujet mal exploité, j'aurais pu être bouleversée avec un rythme différent.
Une musique lancinante. Un personnage principal détestable au possible. Mais au fil des minutes, on se prend de tendresse pour elle, on sent sa profonde solitude qui la ronge, qui crée un fossé entre elle et les autres surtout sa famille. La puissance de l'absence de mots qui créent des îlots de solitude
La dernière scène puis le générique venus, j'ai dit "tout ça pour ça". Franchement "tout ça pour ça". Avoir subi durant 90 minutes les vociférations d'une mégère exaspérante pour en arriver là. Quel ennui ! passez votre chemin !
Film très touchant sur le mal-être d'une famille. La prestation de l'actrice principale est très impressionnante (à crier et râler tout le temps). Mais on reste sur la fin
Je l’ai trouvé trop dur, sans douceur alors que tout le monde souffre. Ok perçoit la souffrance de cette femme, de son mari ainsi que du fils mais on ne sait pas vraiment pourquoi ?