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Simon Renou
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0,5
Publiée le 15 février 2026
La bande annonce fait croire qu'il y aura un peu d'humour dans ce film. C'est faux. C'est une suite de séquences plus malaisantes les unes que les autres, avec une musique des plus désagréable. Spoiler : il n'y a pas d'évolution de la situation, donc pas la peine d'attendre la fin. Il ne se passe tout simplement rien. Le film devrait s’appeler L'angoisse et être diffuser dans un musée d'art moderne.
les personnages sont vraiment fouillés, surtout Pansey dont les tirades acides sont parfois très drôles, mais le film n'a pas vraiment d'histoire, le rythme ralentit peu à peu et devient deceptif
Un psychodrame familial sensible mais trop dépressif et épuisant autour de deux sœurs que tout oppose, l’une pleine de vie et l’autre rongée par un mal être. 2,25
Un film qui aurait pu être touchant, mais qui est gâché par la prestation sans nuances de l'héroïne. Pendant une heure le malheureux spectateur n'a droit qu'à un déferlement d'une logorrhée furibarde d'une femme aigrie et dépressive. En face, dans un autre registre, ce n'est pas tellement plus subtil. La soeur et les deux nièces surjouent la joie de vivre à grands coups de rires stupides et de trémoussements twerkés. Seuls surnagent les personnages du mari, qui mériterait une audience royale a Buckingham, et du fils gros nounours paumé et hébété sous les coups de la mégère sous Prozac. Bref Mike Leigh n'est pas Cassavetes et Deux soeurs une femme sous influence.
On ne peut certes pas reprocher a l’actrice principale de mal jouer son rôle de femme acariâtre. Le problème c’est qu’elle le joue si bien que la répétition de ses incessantes jérémiades finit pas nous être autant insupportables qu’aux autres personnages du film, et cela devient donc vite assez lassant …
Je ne comprends pas trop ce qu’a voulu faire Mike Leigh qui pendant plus d’une heure rabâche le mal être d’une femme qui enchérie les injures, et voue à la terre entière une haine incompréhensible. Sa sœur qui tente de l’amadouer est bien évidemment tous son contraire, mais le réalisateur n’en fait pas un viatique. Blessante et lunatique Passy pourrit la vie de son entourage immédiat qui maintenant l’ignore. Par trop de plaintes et de délires excessifs, son mari se réfugie dans le travail, son fils s’abandonne à des sorties solitaires. Le montage est assez sec, abrupt et enchaîne sans suite apparente des séquences détestables et répétitives. A ce stade on passe à autre chose ou l’on tente de comprendre Pansy qui entre l’angoisse et la peur, cache une parano maladive. Passy est bien malade, et Mike Leigh, autrefois grand cinéaste, n’est pas devenu spécialiste. AVIS BONUS Mike Leigh tente à nouveau de nous imposer son héroïne Pour en savoir plus :
Pourtant adepte des films dramatiques, c'est un film film pesant. La personnage principale est détestable à souhait et on a beaucoup de peine pour les victimes collatérales que sont le mari et le fils. Ca finit en queue de poisson. C'est violent. Je regrette de l'avoir vu.
Certains films sont des expériences. C'est le cas de "Deux soeurs". N'y cherchez pas du cinéma, il n'y a pas matière à s'émerveiller ; la réalisation et la mise-en-scène sont d'une extrême platitude. Par contre, tentez l'expérience de subir la colère d'une drama-queen pendant 1h37. C'est tellement insupportable que Disney, Europapark et le Futuroscope ont refusé l'expérience immersive. Je crois que même Gaspard Noë a été choqué en voyant le film. Pour ceux qui n'ont pas 1h30 à perdre à voir et entendre les râles d'une vieille femme acariâtre : fuyez !!!
Et là une déception portrait d'une femme qui n'est que dans l'agressivité les décibels. Cela est nécessaire sans doute pour camper le personnage mais cela dure très, trop longtemps. C'est répétitif sans construction sur le personnage. La répétition sans progression génère l'ennui et rend ce film sans grand intérêt.
Deux soeurs est un très beau film qui clive sûrement les cinéphiles par son scénario qui montre une femme d'une aigreur maximale qui pourrait faire apologie de la misanthropie. Selon moi, c'est le contraire car ce personnage si malheureux qui en veut à la terre entière et à tel point névrosé qu'il en devient touchant et même presque drôle, sans l'apport de la moindre caricature. Superbement joué par le film ne se résume pas à un numéro d'actrices. Mike Leigh, dont c'est le grand retour en forme, sait aussi brosser une certaine image de la société britannique d'une façon bien plus subtile que son plus fervent opposant cinématographiquement Kenneth Loach. Le film est superbement photographié au moyen d'une lumière qui transfigure les lieux et les situations alors qu'un climat glauque et pluvieux aurait accentuer un certain misérabilisme. La photographie est lumineuse et expose en plein jour ses situations d'une grande tristesse d'où émerge un réel espoir (la névrose, la souffrance physique, le harcèlement). Un grand moment de cinéma humain et intelligent qui prend aux tripes et qui parvient, in fine, à faire sourire sans aucun mépris de la part du cinéaste anglais.
Son Secrets et mensonges de 1996 reste son chef d’œuvre. Il s’agit de Mike Leigh, qui après deux incursions dans le film historique, revient avec ces 97 minutes à l’époque contemporaine. Pansy est rongée par la douleur physique et mentale et son rapport au monde ne passe que la par colère et la confrontation. Son mari Curtley ne sait plus comment la gérer, tandis que son fils Moses vit dans son propre monde. Seule sa sœur, Chantal, la comprend et peut l’aider. Les mots me manquent pour faire partager l’émotion que j’ai ressentie durant cette projection. Le portrait tendre et implacable d’une femme en colère. Somptueux ! Mike Leigh a 82 ans mais ses films, hélas trop rares, ne prennent pas une ride. Rares, car rien depuis 2010, Another year puis 2014, Mr Turner. Il nous bouleverse à nouveau avec ce drame contemporain, sur les dissensions d’une famille issue de la communauté africaine-américaine, au lendemain de la pandémie de Covid-19. Mike Leigh pense visiblement « théâtre » quand il prépare ses films avec ses comédiens. Ici, ils ont répété en costumes pendant quatorze semaines en amont du tournage, au cours desquelles ils créent ensemble les personnages en inventant leur passé, leur univers, leurs expériences vécues, à partir de leurs propres vies. Au résultat, on obtient une véritable tragi-comédie. On rit beaucoup durant la 1ère moitié du film devant cette nouvelle Tatie Danielle. Mais le ton change pour virer au drame jusqu’au pathétique quant on s’interroge sur la difficulté de vivre. On touche le sublime. Et le casting n’y est pas pour rein. Avec l’extraordinaire Marianne Jean-Baptiste, qui avait débuté avec notre cinéaste du jour en 1996. Elle porte le film et compose un personnage ahurissant de colère à la limite du syndrome Gilles de la Tourette, donc sans filtre. Mais les David Webber, Michele Austin, Tuwaine Barrett et tous les autres sont également parfaits. Le titre original, Hard Truths, - bien meilleur une fois de plus que le titre français -, en dit plus que tout ce que je pourrais encore ajouter. Allez le voir. Mike Leigh est le roi du portrait de l’âme humaine.
Il n'y a pas de gens méchants, il n'y a que des gens malheureux! C'est ainsi que l'on pourrait résumer la vie de Pansy (formidable ou agaçante Marianne Jean-Baptiste), atteinte d'une misanthropie aiguë la poussant à "s'embrouiller" avec tout le monde. Sa soeur, elle, est épanouie avec ses deux filles. Pour son dernier film, le cinéaste britannique, Mike Leigh filme brutalement la dérive d'une femme à bout, au risque de lasser parfois le spectateur avec ces joutes verbales si elles n'étaient pas drôles pour la plupart. Le film prend tout son sens quand notre "hystérique" fend enfin la carapace et laisse libre court à ses émotions. Une analyse de l'âme humaine autant fine que brutale mais touchante, à l'image du fils obèse et oisif.
Très bien joué, les acteurs excellents mais film ennuyeux, on ne sait pas où va cette histoire. Le principal intérêt est la vie d'une famille moyenne anglaise noire en VO anglaise.