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3,0
Publiée le 24 mars 2024
Rien ne se perd dans le désert... Un homme qui était venu photographier une éclipse solaire a la mauvaise idée d'aider un jeune garçon et se retrouve piégé dans un canyon où se trouve une maison habitée par une femme... Si l'on pense immédiatement à "The Hills Have Eyes" pour son cadre ou la gueule des personnages, "The Seeding" n'est pas un film très graphique avec une violence principalement psychologique avec l'érosion mentale d'un homme coincé dans une prison à ciel ouvert. C'est glauque et bizarre avec une ambiance claustrophobique et paranoïaque, mais le récit est un peu trop linéaire et n'essaie jamais de nous tromper en explorant de fausses pistes. Que ce soit au niveau de la métaphore ou du scénario, l'écriture manque de subtilité. Quelques frustrations donc, mais seulement à la fin du visionnage, car ce premier long-métrage de Barnaby Clay est pas mal et engageant jusqu'au bout.
Parti en plein désert pour photographier une éclipse, un homme se retrouve coincé dans une immense fosse dans laquelle une femme semble vivre à l'abri du monde extérieur depuis de nombreuses années. Alors qu'elle reste mutique sur ce qui l'a amené à vivre dans cette cabane cernée de parois rocheuses infranchissables, l'homme tente de s'échapper mais ses tentatives se heurtent à des présences extérieures visiblement menaçantes...
Après un rapide prologue sur un curieux goûter, "The Seeding" dévoile son titre sur une merveille de plan, où le tracé d'une route épouse à l'image toute la symbolique de son appellation et de la funeste destinée qui attend son héros. On passera sur les évènements qui amènent ce dernier à se retrouver captif du trou perdu au milieu du désert (la naïveté dont il fait preuve devant eux est au moins aussi importante que la taille de cette cage à ciel ouvert) ou ce silence trop facilement maintenu pour entretenir une aura de mystère permanente sur ce qui est en train de s'y jouer (au-delà du mutisme de la femme sur le sujet, le photographe mettra encore une fois un temps fou à faire certaines connexions pourtant pas si difficiles à établir) et on prendra "The Seeding" pour ce qu'il est avant tout: un petit film misant plutôt intelligemment sur son ambiance singulière, très souvent soutenue par de bonnes idées de mise en scène pour maximiser l'aspect anxiogène de ce "Neverland" malsain autour de ses décors désertiques, les sons qui en émanent, les silhouettes de ses assaillants (ou leurs présences parfois plus proches) et les portes de la folie qui s'y entrouvrent via l'esprit de son héros. Ainsi, même si le brouillard énigmatique sur les raisons de cette captivité forcée ne sera sans doute pas aussi épais que voulu sur la durée, le film de Barnaby Clay aura le mérite de maintenir en permanence notre attention au fil de sa progression plutôt bien orchestrée, jouant sa partition autant sur d'appréciables fulgurances autour de l'intimité croissante entre l'homme et de la femme ("Je regretterais le silence qu'on a partagé", sublime réplique) que sur le danger quasiment omniscient toujours plus prêt à l'entraver.
Peut-être pas assez consistant ni surprenant pour qu'on puisse le recommander de façon indispensable, ce premier long-métrage plante néanmoins suffisamment de graines de talent pour que l'on ait envie d'en voir plus de la part d'un réalisateur capable de véhiculer une atmosphère aussi étrange et atypique. On sera là pour voir ce qu'il en germera à l'avenir.
Emprisonné au cœur d'un abîme entre désert et horde d'enfants, le protagoniste se voit confronter à son incapacité à agir. La narration se concentre sur sa paranoïa, tout en laissant planer le regret que la cruauté enfantine ne soit pas l'épicentre narratif.
Il faut reconnaître que l'intrigue est forte puisque rapidement on ne sait pas pourquoi cet homme ne peut remonter de ce gouffre et pourquoi cette femme qui l’accueille est si mystérieuse. Les jeux d'acteurs sont à la hauteurs, il règne beaucoup d’interrogations et de tension. L'environnement, le désert est un atout, perdu au milieu de nul part, peu de chance de retrouver ce photographe parti admirer une éclipse. Je reprocherai pourtant de grosses lenteurs qui cassent le rythme de l'intrigue, on ne sait pas où le réalisateur veut en venir. La fin est finalement à la hauteur de cette intrigue mais on ne peut s’empêcher de ressentir une certaine déception globale.
Pas mal sans plus. Le plus gros problème c'est le manque de réponse. Mais dans l'ensemble c'est assez bien réalisé, assez realiste et plein de mystère.
Même si le titre de ce film est évocateur quant au destin de cet homme coincé au fond d'un gouffre avec une femme mystérieuse en plein désert, c'est tout de même assez bien fait. Avec ce personnage principal, on va progressivement plonger dans sa folie par petites touches. Malgré quelques longueurs, ce succédané de "La colline a des yeux" se démarquera de ce genre de métrages (le survival avec des dégénérés souvent consanguins) car : il prend plus la forme d'un huis clos, est beaucoup plus psychologique que graphique (à part pour une scène) et offre même quelques séquences magnifiques, comme celle d'un dîner où la jeune femme se montre plus diserte qu'à l'accoutumée. Il vaut donc le coup pour un premier film de la part d'un réalisateur qu'on suivra à l'avenir.
Un film sorti directement en vod, qui paye pas de mine mais qui petit à petit en découvrant le déroule du scénario, devient intriguant, tellement qu on est assez tendu par ce qui arrive à cette homme perdu dans le désert et qui trouve refuge dans une maison au milieu de ce désert. L intrigue nous fait penser au mythe des sirènes, je n en dit pas plus pour que vous découvriez vous-même les tenants et aboutissants de ce long métrage.
Vu a Nantes au Katorza. Ce n'est pas un film qui fait peur , mais joue sur son ambiance et ces décors Cravenien et très psychologique ( 0 jumpscare) bravo. Une séquence improbable , comment ont t'il fait pour attacher le jeune (casquette) entre les 2 falaises....techniquement impossible. Peut-être une colorimétrie un peu trop pépère.
Ce film est un petit bijou original et surprenant ! J’ai été agréablement surprise. Le scénario est vraiment pas mal, l’ambiance est angoissante et malsaine, on se pose beaucoup de questions. Des personnages pour le moins bizarres, on se laisse totalement prendre dans la descente aux enfers du personnage principal. Il est de plus en plus rare de trouver des films d’horreur récentes et convaincants et The Seeding a été une belle expérience. Je recommande à 100% !!
THE SEEDING est un film d'horreur captivant et visuellement saisissant, où l'isolement du désert intensifie la terreur psychologique. Des performances fortes et une atmosphère oppressante en font un must pour les amateurs de frissons.
Dommage que l’on ne puisse pas mettre zéro. Je n’al jamais eu l’impression dans ma vie de perdre du temps pour rien, mais là je peux dire que ça m’est hélas arrivé devant ce film. À fuir à tout prix si vous aimez le bon cinéma.