Claude Lelouch a un style bien particulier. C'est simple, avec lui, ça passe ou ça casse. Comme pour ses films précédents, il faut avoir une certaine motivation pour réussir à rentrer dans cette histoire alambiquée.
Bien qu'il soit difficile d'accrocher à l'écriture de son personnage, le jeu de Kad Merad est des plus solides. On peut aussi noter la bande originale en point fort. Néanmoins, ça ne nous avance pas à grand chose quant au bout d'une heure de film, on se demande ce qu'on fait encore dans la salle.
Déception énorme, ce dernier film a de bonnes intentions, un très belle distribution, mais force est de constater que rien ne tient dans cette histoire. On s'accroche, on s'ennuie, bref, 2h qui en paraissent 4 Finalement
Accompagné par ses acolytes, un Lelouch nostalgique mais sentant le réchauffé qui met en scène la crise existentielle d’un avocat qui décide de tout quitter. 1,75
Pas particulièrement client du cinéma de Claude Lelouch, " Finalement" se regarde avec plaisir malgré sa durée de 2 heures, grâce à un joli scénario métaphorique sur la vie et ses désillusions. Kad Merad est très juste, entouré d'une bande d'acteurs tous impeccables, les va et viens dans le temps ou l'imagination de l'avocat Merad pour se mettre à la place de ses clients reste claire, les chansons sont légères et bien écrites. Ce nouveau cru du réalisateur octogénaire est une jolie surprise.
Claude Lelouch est ce bonimenteur à qui il est difficile de résister. toujours capable d'être consternant et d'offrir de vrais moments de grâce. Il se répète, rabâche mais avec style. C'est auto complaisant, parfois demago, assez perché mais aussi généreux, enchanteur, fluide. Kad Merad dans le role d'un homme sans filtre et qui plaque tout, comme on en voit souvent dans la filmo de Lelouch, est plutôt convaincant, et on découvre avec plaisir les talents d'actrice de Barbara Pravi.
Du Lelouch qui fait du Lelouch dans un joyeux bor*del très français, très musical, la mise en scène reste très Lelouchienne, très formalisée. Casting de haute voltige pour des envolées lyriques tantôt fraiches, tantôt ennuyantes. Pour les fans éventuellement.
Le film est vraiment authentique et très bien joué. Mais son histoire est inintéressante au possible, plus le scénario évolue et moins il est intéressant au point d'en devenir soporifique
Un homme décide de partir seul en voyage en France sans destination particulière. Il faut reconnaitre à Lelouch pour ce film un scénario original. On déambule avec Kad Merad de lieu en lieu et de personnages en personnages, c'est fluide et agréable. Il y a toujours des scènes de pur acting dans des dialogues dont il a le secret. On découvre peu à peu les raisons de la déambulation de notre héros. A voir.
C'est un bon Lelouch, mais comme d'habitude chez lui, il veut en faire trop, et le film dure 25 minutes de trop, la fin s'étre en longueur, dommage. Néanmoins c'est un bon cru donc les fans de Lelouch seront plutôt comblés, et Kad Merad donne beaucoup d'épaisseur à son personnage (il joue le fils de Lino Ventura du film La Bonne année).
« Le passé éclaire le présent. Le futur c’est la mort. Le présent c’est l’incertitude » comme le disait Claude Lelouch après la projection. Dur de ne pas spoiler l’histoire tellement le réalisateur joue avec nous et nos certitudes dès le début avant de nous emmener dans ce cheminement et ce parcours. Allez-y, retournez-y. Certains disent que Claude Lelouch tourne en rond et recycle ces films mais finalement il en conclue aussi certains avec cette belle histoire et ces images revenues du passé. Je ne voulais pas spoiler et finalement je l’ai fait. Alors allez-le voir au cinéma et faites vous votre propre idée (en vous disant que seul l’acteur principal connaissait toute l’histoire avant le tournage). « Si un acteur sait qu’il va mourrir en s’en sortir il ne joue pas de la même manière c’est la spontanéité que je cherche chez les acteurs. Je veux faire des films comme la vie. On ne sait pas quand la fin est là dans la vie… »
Bof ! Au départ, on ne comprend pas grand chose. Puis on finit pas saisir le problème de Lino. Melting pot, sans doute de références filmographiques, mais la ligne directrice est difficile à cerner. Mention spéciale à Kad Merad qui est à l'image tout le long du film. Film pas top !
Ce rôle principal chez Lelouch, c'est un peu son bâton de maréchal de comédien pour Kad Merad en même temps que son itinéraire d'enfant gâté, lui qui joue Lino (hommage appuyé et redondant à Ventura), un avocat qui plaque tout, métier et famille, pour errer dans nos campagnes en racontant n'importe quoi à ceux qui le prennent en stop. La mise en scène de Lelouch est toujours faite pour casser la linéarité, créer l'effet de surprise et brouiller le récit. Mais le cinéaste, toujours plus tourné vers son passé, n'en finit plus de raconter la même histoire, de tourner le même film et, à chaque fois, de proposer son film-testament. Lelouch recycle ses aphorismes sur la vie, rencontre à nouveau Jésus, fait l'éloge de la prostitution au nom de l'amour du prochain, rappelle, dans une séquence entre impudeur et pathétisme, le malheur de la Déportation ou explique que l'amour, c'était bien quand on était jeune...Tout relève, dans la forme comme sur le fond, d'un romanesque cuit et recuit. Si le cinéaste entend parler de la vie, faire le bilan de la sienne, il devrait enfin délaisser l'artifice dramatique qui fait son style pour plus de simplicité et de sincérité. Le personnage de Kad Merad, affublé d'une maladie appelée "la folie des sentiments", est tellement complaisant dans le procédé du type qui plaque tout pour se recentrer sur l'essentiel qu'il en devient parfois dérisoire. Et puis, encore une fois, Lelouch fait trop long!