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4,5
Publiée le 27 janvier 2025
Dans Cow, documentaire sorti en 2021, la réalisatrice invitait le spectateur dans le quotidien d'une vache laitière. “Quand je regarde Luma, notre vache, c’est notre monde que je vois à travers elle.” disait la réalisatrice. Bird, son dernier long-métrage, est l’expression de ce même amour pour le trivial sublimé. Le trivial - dans le sens du banal - ce sont ces hommes et femmes qui s’évertuent à trouver du beau dans le tragique, à créer des cercles d’outcasts dans une société qui les méprise.
Tous et toutes ont leur monde intérieur, de la fille, Bailey (Nykiya Adams), fascinée par les êtres volants, du père célibataire (Barry Keoghan), romantique naïf qui s’efforce de faire de son mieux, au demi-frère (Jason Buda) qui veut être un bon père pour sa petite-copine enceinte, jusqu’à la mère de Bailey (Jasmine Jobson), dont les premiers traits sont cruels mais qui a sans doute ses raisons d’avoir écarté sa fille de son toit.
Film d’auteur hybride entre le drame et le fantastique, Bird a une odeur, une texture (notamment parce qu’il est entièrement filmé à la pellicule) et une partition onirique. Andrea Arnold nous convie, comme son héroïne, à attraper les petits signes de la vie, à se saisir des messages tagués, apprécier le vivant qui nous entoure; choisir le verre à moitié plein.
Andrea Arnold aime à filmer les gens en marge de la société, la précarité. Elle le fait avec sensibilité dans un style fiévreux et contemplatif. Le scénario est taillé pour elle, autour de la vie d'une ado plus responsable que les adultes qui l'entoure dans un mélange de joyeux bordel et dysfonctionnement grave. Le film pas toujours bien troussé, et parfois complaisant avec le malheur, a des percées poétiques qui lui donne sa valeur. Les oiseaux, papillons, symbolisent la liberté que les personnages cherchent ou arrivent à acquérir. Ils ouvrent les portes de l'imaginaire pour des humains sans cesse ramenés au plancher des vaches. Inégal mais vibrant
Andréa Arnold capte le spectateur dès les premières minutes de son film en imposant la musique, le son et cette manière si vive de filmer ses personnages. Le reste du film est au même niveau, aucune perte de rythme, aucun misérabilisme, des personnages qui pourraient être marginaux mais dont la normalité est juste autre. Et cette dose de fantastique qui est assumée, mais quel plaisir. L’un des meilleurs films de super-héros de cette dernière décennie.
Ce film, par son ambiance, fait penser à l'univers de Ken Loach : pauvreté, famille "décomposée"... On ne s'ennuie pas grâce à la présence de la jeune actrice principale mais le côté fantastique vers la fin du film m'a déconcerté.
Une intéressante découverte qui nous plonge dans une Angleterre populaire. On y suit une adolescente livrée à elle-même, qui va faire la rencontre de Bird, un homme mystérieux en quête de ses origines. Cette croisée des destins les réunit autour d’une recherche commune : celle de leurs géniteurs, et plus largement d’un besoin d’appartenance.
J’ai beaucoup apprécié l’atmosphère réaliste et sensible du film, portée par la mise en scène d’Andrea Arnold.
Je regrette toutefois l’introduction d’une dimension surnaturelle, qui, selon moi, enlève de la profondeur au récit. Bird aurait pu rester une figure plus énigmatique, laissant au spectateur la liberté de se construire son propre imaginaire autour de ce personnage.
J’ai adoré l’expérience immersive procurée par Bird et permise par une réalisation originale (caméra embarquée, subjectivité du scénario, flash-back express, sons « in situ »). Les lieux et le casting savamment choisis rendent d’autant plus authentique l’histoire. Émouvant et poétique, ce film m’aura même fait rire à plusieurs reprises, et ce malgré la dureté des épreuves vécues par Bailey. Chapeau a l’actrice pour son premier film !
jlai beaucoup aime le côté fresque sociale, du moins en apparence réaliste. La fin laisse perplexe cependant. j’ai apprécier tout du long puis je suis resté avec la question: "pourquoi?" au vu de la conclusion. non pas que ce ne soit pas intéressant mais ca tranche beaucoup avec le reste .
Au final il ne se passe pas grand chose, mais le film est porté par son esthétisme, sa bande son, ses personnages, et apporte une autre image de ces jeunes un peu marginaux, et un peu délinquants, mais qui finalement sont attachants, par contre trop de caméra embarquée, faut pas trop en abuser.
Beaucoup aimé le filmage d'Andrea Arnold et le rapport qu'entretiennent les personnages du film avec l'espace naturel. Sa manière de filmer le bord de mer, les paysages péri-urbains m'a beaucoup plu, c'est sensoriel et puissant. Le film décolle dans quelques séquences de réalisme poétique très originales, très osées.
Oui le film dispose d’une mise en scène intéressante, oui les acteurs sont bons, là-dessus je suis raccord avec les critiques positives du film.
Cependant, le film ne me passionne jamais réellement, je ne ressens pas grand choses pour eux, je n’arrive pas à rentrer dans l’histoire, j’ai du mal à savoir pourquoi…