Bird
Note moyenne
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175 critiques spectateurs

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traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mai 2024
Le Bird d'Andrea Arnold ne deviendra peut-être pas aussi célèbre que le jazzman éponyme du long-métrage de Clint Eastwood mais il a des arguments à faire valoir et, en premier lieu, celui d'être incarné par le génial Franz Rogowski, toujours aussi étrange et pénétrant. A part cela, il s'agit bien d'un film qui porte la signature, désormais familière, d'une cinéaste britannique qui prend toujours le social à bras-le-corps, dans l'âpreté et sans nulle mièvrerie pour décrire la vie d'exclus de la société, en toute dignité. Dans Bird, s'y ajoutent une touche de fantastique et une B.O énergisante, dans une démarche qui reste sincère, honnête et humaniste. Des oiseaux, petits et gros, il y en a une foultitude dans le film, comme des symboles d'une liberté que ses personnages ont bien du mal à conquérir, dans un contexte de violence et de dénuement. Il y a une spontanéité chez l'adolescente qui tient le rôle principal et chez tous les personnages qui l'entourent, qui ne peut être que le fruit d'un énorme travail et d'une direction d'acteurs impeccable, de manière à ce que la vérité émerge, dans sa nudité la plus réelle, sans verser pour autant dans un quelconque misérabilisme. Il s'agit seulement de la vie, lorsqu'elle est dure et sans concession mais pas dénuée espoir d'amélioration, non plus.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 868 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 novembre 2024
Vu à Montréal.

On avait laissé nos souvenirs d’Andrea Arnold avec le magnifique « American Honey » tourné aux USA et sorti il y a déjà bientôt une décennie sur les écrans. Une déflagration faite film qui plongeait au milieu des oubliés du rêve américain en plein cœur de l’Amérique profonde et qui transcendait son cinéma social et ultra réaliste de manière flamboyante avec un très beau road-movie. Depuis, elle a tourné des séries et un documentaire (« Cow »). La cinéaste britannique revient ici à sa terre natale d’Angleterre pour une nouvelle œuvre de fiction dans la même veine que « Fish Tank » mais en beaucoup moins réussi. Le jury de Cannes ne s’y est pas trompé avec celui-ci puisque le film n’a pas marqué les esprits et est reparti bredouille de la compétition officielle. Et, en effet, ce long-métrage restera probablement parmi un opus mineur de sa filmographie.

Pourtant, fait rare pour la réalisatrice, elle prend deux acteurs connus pour entourer les novices. Barry Keoghan, un acteur qui monte de plus en plus et qui nous a livré deux prestations de taille complètement dingues les deux années précédentes (l’une en simplet d’un petit village irlandais au début du siècle passé dans le chef-d’œuvre « The Banshees of Inisherin » et l’autre en jeune loup - et rôle principal - faisant le chien dans un jeu de quilles au sein de l’aristocratie du début de ce siècle dans le magistral « Saltburn »), est ici encore une fois exemplaire et investi. On attend sa prestation en Joker impatiemment dans les prochains « Batman » de Matt Reeves. Quant à l’acteur polyglotte Franz Rogowski, pourvu d’un handicap guttural reconnaissable, il est parfait dans ce rôle étrange et presque onirique. À l’instar de la jeune actrice principale du film qui se révèle d’un naturel désarmant. D’ailleurs, si elle continue dans la voie de la comédie, on devrait entendre reparler de Nykiya Adams. Vous l’aurez donc compris, ce sont les acteurs qui font le sel de « Bird » et limitent la casse.

Certes, Arnold sait toujours aussi bien filmer le prolétariat et le milieu défavorisé mais version trash, loin des classes sociales pauvres filmées par son compatriote Ken Loach. Il y a un regard bourré d’acuité et même d’empathie envers ces laissés pour compte d’un monde capitaliste de plus en plus féroce. Mais « Bird » ne se veut pas un film social, plus un récit d’apprentissage déguisé en œuvre sociale. Cependant, le film est long, beaucoup trop long, pour ce qu’il a à raconter et il manque indubitablement d’un fil narratif et d’enjeux clairs. Il aurait, malgré cela, pu être sympathique mais l’incursion d’une sorte de fantastique entre l’onirisme et le féérique dans la dernière partie achève de faire du nouveau long-métrage d’Andrea Arnold, un film tout à fait dispensable et pas spécialement mémorable. Et il faut avouer que parfois, entre deux séquences plus prenantes, on est au bord de l’ennui poli...

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Jan Feig
Jan Feig

10 abonnés 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 janvier 2025
Andrea Arnold n'est pas une jeune réalisatrice mais ses films mettent toujours un gros coup de frais. Dans "Bird" il y a une ado qui pousse comme une herbe folle dans un quartier pauvre de petites maisons, un personnage énigmatique un peu queer et un peu volatile, des adultes qui s'inventent des vies dans un monde sans paix, et des enfants en dangers. Il y a un groupe de jeunes miliciens contre les agresseurs sexuels, il y a des animaux, cheval, chien, oiseaux, qui sont des vrais personnages, il y a le punk-rock de Fontaine DC, il y a les prairies et la mer pas loin. La mise en scène, ultra-maîtrisée, est au service d'une histoire magnifique pleine de colère et d'émotion, et où le fantastique n’est pas très loin. A peine 2025 commencée que j'ai déjà mon film préféré de l'année.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 janvier 2025
Andrea Arnold est une réalisatrice avec qui il faut compter. Bird est un film incroyable, il arrive à la fois à s'inscrire dans une réalité sociale dure, tangible, avec limite un côté naturaliste et à verser dans le fantastique en même temps, par petites touches inattendues. Le mélange n'avait aucune chance de fonctionner et pourtant ça marche tellement bien. La mise en scène nerveuse et le montage font tout... insérer des flash comme ça dans le quotidien, des souvenirs, des idées, des impressions... Malgré le côté nerveux on a l'impression de planer, d'enchainer grande violence et poésie... Bird est un film sensoriel, qui fait ressentir ce qu'il a à dire par l'image, par le montage...

On suit l'histoire d'une gamine qui vit une vie franchement pas terrible dans une banlieue anglaise avec son père qui veut se marier avec une femme qu'il vient de rencontrer.
La caméra tremble tout le temps, il y a un aspect pris sur le vif qui permet immédiatement de croire aux situations et en même temps on a donc ce personnage de Bird, qui est là, qui parle bizarrement, qui se comporte bizarrement, dont on n'a aucune idée de comment il peut vivre, d'où il vient, de ce qu'il fait réellement là, mais qui est là. Ce mec pour le moins louche devient petit à petit une présence rassurante... Encore une fois tout est dit par l'image... On ne saura rien sur ce gars, comment il est devenu ce qu'il est devenu, on n'a aucune explication et on n'en a pas besoin...

C'est ça qui est fabuleux dans le film c'est cette alternance entre violence et profonde tendresse entrecoupée de moments qui semblent hors du temps et hors de la raison... une sorte de fantasme... de rêve...

En fait ce qu'il faut retenir c'est que ce drame social aurait pu être lourdingue, il aurait pu se vautrer totalement, mais il bénéficie d'une telle énergie vitale, d'un tel rythme, de tellement d'idées de cinéma (encore une fois le montage insérant des flash des préoccupations, des visions de la gamine, ça fonctionne tellement bien) qu'il évite tous les écueils du genre. Il survole. Nous avons certains de plus beaux moments de tendresse qui soient : le père avec sa fille et son fils à la fin, Bird et la gamine à la maison de sa mère à la fin. Cette tendresse permet de supporter la violence des conditions de vie de cette fille, ça rend sa vie supportable.

En tous cas grand film et j'ai hâte de compléter la filmographie d'Andrea Arnold.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 janvier 2025
Andrea Arnold nous propose, venu d'Angleterre, le portrait d'une jeune adolescente issue d'un milieu familial qui louvoie entre délinquance et marginalité.

Cherchant à s'évader de son univers maltraitant qui reproduit génération après génération les tropismes négatifs, vecteurs de traumatismes profonds, elle fait la rencontre de Bird, un jeune homme rejeté par ses géniteurs.

Le scénario tire du côté de la chronique sociale ou les vraisemblables anciennes victimes sont devenues des adultes bourreaux.

Si les scènes entre les deux personnages principaux sont largement les plus réussies, elles sont malheureusement trop peu nombreuses, dans ce titre qui a du mal à se relancer après l'exposition effectuée de ses enjeux principaux.

Défendu largement par la critique, " Bird" me semble beaucoup trop inégal, ne comporte pas une véritable originalité ( on a déjà vu dans le cinéma anglais la même chose en beaucoup mieux réalisé) pour (me) convaincre tout à fait.
Corinne33.
Corinne33.

5 abonnés 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 mai 2024
Film très tendu dans son rythme, mais magnifique par la rencontre de ces 2 éclopés, rescapés par la poésie, dans un univers de violence crasse.
Bienvenue avec la beauté et les rêves d'oiseaux
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 janvier 2025
Si vous cherchez bien, vous trouverez à coup sûr une connaissance qui vous parlera de Ken Loach à propos de ce film, à moins que vous ne tombiez sur une critique dans un journal qui vous fasse le même rapprochement. Après tout, Andrea Arnold et Ken Loach ne sont-ils pas anglais tous les deux et leur cinéma n’a-t-il pas en commun de prendre pied dans le réalisme social. Et pourtant, on peut être certain que Ken Loach, sur le sujet traité dans "Bird", aurait fait un film très différent de celui d’Andrea Arnold. Film sur des familles recomposées vivant dans la précarité et, pour l’une d’entre elle, dans la violence, Bird a été tourné à Gravesend, ville du Kent située au bord de la Tamise à quelques miles à l’est de Dartford, le lieu de naissance de la réalisatrice, Si on se montre conquis par le jeu de Barry Keoghan, l’interprète de Bug, et celui de la débutante Nykiya Adams, l’interprète de Bailey, on l’est beaucoup moins par la réalisation qui se veut très « speed » avec une caméra à l’épaule qui n’arrête pas de brinquebaler et qui, pourtant, génère un film à la vision duquel on a plutôt tendance à s’ennuyer. critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-express-bird/
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 janvier 2025
Film qui n'apporte pas grand chose de nouveau. Filmé caméra à l'épaule, assez insupportable. Encore une transformation animalière qui tire sur le fantastique. On peine à croire à la réalité de l'existence de ces enfants livrés à eux mêmes.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mai 2024
Plusieurs fois récompensé à Cannes, Andrea Arnold revient en compétition avec "Bird", qui suit le portrait d'une adolescente issue d'une famille recomposée et métissée dans une banlieue anglaise défavorisée. Entre son père qui va se marier avec une femme qu'il connaît depuis trois mois, un frère qui traîne dans les magouilles et une mère qui élève ses autres sœurs avec un nouveau petit copain violent, l'adolescente devient peu à peu adulte. La rencontre avec "Bird", énigmatique homme en quête de sa famille, participe à son émancipation. Un film joliment mis en scène et porté en toute justesse par son actrice envoûtante.
Sylvain P

387 abonnés 1 429 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 janvier 2025
Beaucoup de longueurs dans ce poème urbain. Les personnages de cette famille atypique (le père vingtenaire, ses enfants adolescents livrés à eux-même, sa fiancée, son ex-femme martyrisée par un conjoint violent...) sont bien croqués mais l'histoire filandreuse peine à convaincre.
Critiques d un passionné
Critiques d un passionné

138 abonnés 263 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 janvier 2025
C’est l’histoire de Bailey, 12 ans, qui vit avec son frère et son père, seul à les élever dans un squat du nord du Kent.
Fascinée par les oiseaux, elle rêve de s’envoler ailleurs, jusqu’au jour où elle croise la route d’un marginal qui se fait appeler Bird…

Dans BIRD, Andrea Arnold dresse un portrait poignant d’une adolescente, mais surtout de cette jeunesse livrée à elle-même dans les quartiers populaires du sud de l’Angleterre. Avec un réalisme bluffant, elle capte la pauvreté et la misère qui gangrènent ces banlieues, où les rêves semblent s’éteindre avant d’éclore.

Dans la lignée du cinéma de Ken Loach, on est face à un cinéma social qui adopte un regard brut et sans concession sur l’âpreté de la vie quotidienne.
Caméra à l’épaule, elle filme ses personnages au plus près, nous plongeant au cœur de cette précarité brutale, mais aussi dans la beauté des instants de solidarité et des éclats de rêve.

Au cœur du récit, on assiste à un véritable parcours initiatique. Bailey, entre enfance et âge adulte, cherche sa voie dans un monde qui ne lui offre aucune échappatoire.
Bien que ce synopsis puisse sembler familier, ce qui fait toute la force du film, c’est la manière dont Andrea Arnold le transcende grâce à des personnages d’une puissance et d’un magnétisme rare.

Bailey est interprétée par une impressionnante Nykiya Adams, dont la maturité et la sensibilité donnent une profondeur inoubliable au personnage. Son personnage devient le symbole de cette jeunesse à la dérive qui cherche sa voie.
À ses côtés, Barry Keoghan est bluffant dans le rôle du père maladroit, hanté par ses propres échecs. Il parvient à mêler narcissisme irritant et une tendresse insoupçonnée.
Enfin, Franz Rogowski est fascinant dans le rôle énigmatique de Bird. Son magnétisme naturel et sa gestuelle subtile confèrent au personnage un charisme rare.
Ce trio porte le film avec une intensité saisissante, ancrant leurs personnages dans nos mémoires bien après le générique final.

Mais c’est surtout la relation entre Bailey et Bird qui donne au film toute sa dimension. Une relation sublime, faite de complicité, d’apprivoisement et d’entraide, où chacun trouve en l’autre un écho à ses propres blessures. L’oiseau, omniprésent, devient une métaphore centrale : celle d’un désir de liberté viscéral, jusqu’au prénom de ce compagnon marginal qui montre à Bailey une autre voie.
La réalisatrice nous fait constamment basculer entre le désespoir et l’espoir, pour en faire ressortir une ode à la liberté.
Malgré la noirceur du récit et son ambiance pesante, le film est baigné d’une musique et d’une poésie qui en font une œuvre feel good, offrant des moments oniriques et profondément sensibles.

BIRD est une fable moderne, aussi surprenante que touchante. Une expérience émotionnelle inoubliable, et sans aucun doute mon premier coup de cœur de l’année.

https://www.critiquesdunpassionne.fr/cinema-1/bird
Pierre842
Pierre842

41 abonnés 480 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 janvier 2025
Avis mitigé pour moi. Le film montre la pauvreté dans un coin de l’Angleterre. Pour moi, vers la fin du film. Une copie d'un film français "Le règne animal". Mélange deux genres dans un film. Pour moi, ça ne colle pas. J'ai trouver le film, bien longue à la fin.
LNKRDRN
LNKRDRN

12 abonnés 765 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 janvier 2025
Un film vraiment barbant.

Je veux bien croire à un sens caché qu'aborde le film mais je me suis quand même pas mal ennuyé.

Nous suivons le quotidien d'une protagoniste qui, certes, vis dans une cité mais le film arrive à rien en faire.

J'ai trouvé le personnage principal un peu vide et les dialogues sans grand intérêt.

À fuir.
philippephilou
philippephilou

7 abonnés 46 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 janvier 2025
A voir absolument !
Excellent film, du vrai cinéma, comme on voit rarement !
De l’action de l’émotion de la force de la poésie… de l’amour, tout est excellent : ce que ça raconte sur la vie, sur l’âme, sur l’adolescence, les sentiments, sur les femmes, sur l’Angleterre, sur la violence et la misère, sur la force de vie..
La mise en scène est excellente, le scénario, les dialogues, la caméra aussi, les Comédiens incroyables de vérité et de justesse, le montage est superbe, etc.
Une vraie œuvre, pas loin du chef-d’œuvre…
( d’où ma note alors je suis obligé de rétrograder bcp d’autres)
Une œuvre complète Parce qu’elle a une dimension universelle parce que elle raconte ce dont je vous laisse la surprise…
Un film qui mérite des prix très loin devant beaucoup d’autres.
Un film aussi qui a plusieurs niveaux de lecture avec beaucoup de références cinématographique et littéraires si on veut les voir… à ne pas manquer, allez-y, sans réfléchir, vivrez un moment fort !
Didier Albessart
Didier Albessart

7 abonnés 77 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 janvier 2025
Fish Tank fut un vrai choc... C'était il y a longtemps... Quoiqu'en disent les critiques, c'est un film inutilement long, filmé mode film de vacances, une sorte de néo réalisme New age, qui s'attarde sur la misère, sur des enfants livrés à eux-mêmes... C'est vide. C'est creux. C'est répétitif. Un film de Festival pour bobos. A éviter.
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