Bird
Note moyenne
3,8
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175 critiques spectateurs

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BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

34 abonnés 312 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 janvier 2025
« Poésie rugueuse»
Un peu de mal au début pour s’immerger dans la vie de Bailey, jeune ado métissée anglaise qui vit dans un monde dur et ultra-défavorisé, chez son père dans un squat, qui se remarie, et une mère en couple avec un alcoolo violent. La rencontre avec Bird, déboussolé mais libre, puis spoiler: l’irruption soudaine du fantastique sur la fin
nous emmène vers l’espoir, qui rend très attachante cette histoire. La Bande originale est top !
frederic T.
frederic T.

30 abonnés 266 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 janvier 2025
Un montage ultra nerveux, une bande-son explosive, des images tournées caméra à l’épaule qui s’entrechoquent en permanence dans des cadrages improbables, on entre dans le film secoué, déboussolé, agressé…. C’est cette forme cinématographique oppressante qu’Andréa Arnold choisit pour nous faire partager la violence permanente dans laquelle vit cette communauté de marginaux-squatters dans des quartiers du Kent que l’on va découvrir par sa fable poétique et radicale. On suit les pas de Bailey, adolescente de 12 ans qui cherche sa voie dans ce monde qui semble sans repère, quasi déshumanisé, et pourtant …. Le film est âpre et surprenant, et l’on pourrait craindre d’assister à un nouveau Ken Loach sous LSD. Mais très vite Bird se détache de la simple chronique sociale misérabiliste pour basculer dans un univers fantastique avec des moments de répits contemplatifs ou oniriques, et nous dire qu’il existe toujours une forme d’humanité bien plus forte même dans les situations les plus toxiques ….
Pierre Phdb
Pierre Phdb

24 abonnés 297 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 février 2025
Un film sympathique une jeune fille dans un milieu pas vraiment favorisé dans l'adolescence doit gérer se situation sociale, des relations familiales un peu compliquées, le remariage de son père par exemple. Elle rencontre "Bird" être réel, fantasmagorique et sa vie est changée par cette rencontre.

Un film a voir si on accepte une part de rêve dans ce monde.
cédric l.
cédric l.

23 abonnés 143 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 janvier 2025
Rien de tel qu'un film coup de poing, pour commencer l'année !... Dans ce long-métrage Andrea Arnold filme la misère dans un coin paumé du Royaume-Uni. Franz Rogowski, incarne un personnage : "BIRD"... qui est libre comme l'air, et symbolise un "Etre Providentiel" sensé redonner de la chaleur et du bonheur, à ce "Monde" froid et brutal. Une petite surprise, qu'est ce film !
Pseudofile
Pseudofile

14 abonnés 507 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 juin 2025
Il semble loin le temps des vraies chroniques sociales anglaises. Il y avait de la matière, un environnement, des personnages forts. Et on comprenait le pourquoi du comment. Rien de tout cela ici, On balance le spectateur dans une tambouille suburbaine malsaine, au milieu de gens exécrables, particulièrement les hommes d'ailleurs, dans une proximité que l'on assimilera à un squat, où tout n'est que délabrement, graffitis et forcenés ne songeant qu'à boire, se droguer, dormir, hurler et frapper. On ne sait rien de ces familles laminées, mais on se dit tout de même qu'ils sont bien responsables de leur état, tant cela semble être de leur nature.
Et dans tout ce fatras vient à contrepoint la présence plus ridicule qu'onirique d'un personnage qui se prend pour un oiseau (ou qui en est un) et qui se nomme - ou que l'on nomme - "Bird" (oiseau) voilà qui est plutôt puéril. Personnage qui n'apporte absolument rien à l'histoire si ce n'est un peu de tendresse détachée - et totalement hors propos - dans ce monde phagocyté.
De mémoire, ne reste qu'une série de saynètes d'un quotidien grotesque tant les traits y sont forcés et avec des situations normalisées qui paraissent impensables dans un pays civilisé à notre époque et qui plus est incohérentes (par exemple ces gens ne mangent jamais et ont toujours des vêtements propres alors qu'aucun ne fait quoi que ce soit en termes de vie domestique). Trop d'actions des protagonistes donnent dans le carrément n'importe quoi. On se dit rapidement que ce film n'a pas été pensé, juste esquissé sur du pathos pour une population qui franchement ne dégage aucune empathie à très peu d'exceptions.
On s'attarde juste sur le fait que tout le monde a des enfants très jeune avec n'importe qui et se lamente sur son sort sans faire son auto-critique, s'en prenant au premier bouc-émissaire venu
L'ensemble est tourné caméra à l'épaule, ce qui pour vouloir donner dans le réalisme documentaire augure surtout d'un désagréable mouvement permanent de la prise de vue. Un film vain.
ENVIE DE POISSON
ENVIE DE POISSON

15 abonnés 42 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 janvier 2025
J'ai entendu parler du film à travers les bons échos de la presse
Et du public
J'avais vu la bande annonce
Pas mal
Il y a l'acteur de la mise à mort du cerf sacré
Et des Banshees
Donc je me décide
Le film débute
Le gros plan sur la mouette
Elle joue mal
Les tatouages la trottinette électrique et la musique "on est vivant et on crie notre envie de vivre même si on est peut-être un peu malheureux"
Et cette façon de filmer à l'épaule
Pour faire vrai et coller à l'énergie des personnages
Tout est artificiel
Forcé
Peu crédible
Du coup impossible de rentrer dans le film
Il devient indigeste
Mal fagoté
Juste après la projection je me suis dit :
Mais que c'est mauvais !
Les acteurs ont des bonnes têtes
Les images ça va
Surtout les images prises par la jeune fille en projection sur le mur
Il y a une certaine délicatesse
Mais quel saveur ?
Entre une chronique sociale de la misère en Angleterre
Un brin surnaturel
Et un film poétique sur la puberté
Comme l'impression de manger un pudding tartiné de beurre de cacahuète trempé dans du ketchup
Arthur Brondy

302 abonnés 1 490 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mars 2025
Bailey n’a que 12 ans et pourtant elle semble très sûre d’elle même et débrouillarde, un peu délaissé par son père avec qui elle vit. Elle rencontre alors Bird, un jeune homme marginal, en quête d’informations sur son passé et ses origines. Le film nous embarque dans un univers poétique, envoûtant et même fantastique. Une belle histoire d’amitié pleine de tendresse.
Cadreum
Cadreum

62 abonnés 808 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 décembre 2024
Andrea Arnold s'ancre dans le réalisme social pour scruter, comme à son habitude, la rudesse et la beauté des classes populaires, avec une caméra qui respire l’immédiateté et la sensibilité en nous dévoilant les marges. Pourtant, avec Bird, Arnold opère un basculement audacieux vers le fantastique, un langage qui explore des vérités inaccessibles au naturalisme.

L'homme qui aide Bailey, énigmatique et ancré dans le fantastique, fonctionne comme un contrepoint symbolique au réalisme oppressant. Son existence dans le registre du fantastique reflète l'idée que l'aide ne viennent pas des institutions réelles (famille, société économie) mais d'une échappatoire quasi-magique, irréelle.

La transformation de Bird en oiseau est une métaphore puissante, à la fois aspiration et tragédie. Elle suggère une transcendance, mais aussi une fuite désespérée : dans un monde verrouillé, l’envol est une victoire ambivalente. Arnold ne donne pas de réponse facile. Elle laisse planer l’idée que, pour échapper à leur condition, ses personnages doivent se détacher, au risque de se perdre. Bird est l'incarnation d'un espoir silencieux, toujours là malgré l'indifférence apparente du monde.

Bug, brillant d'interprétation (comme chacun des comédiens), est une allégorie des blessures générationnelles. Il est à la fois un produit et une victime des dysfonctionnements de son environnement. Sa nature ambivalente, à la fois vulnérable et mystérieusement destructrice, évoque les liens familiaux, où l'amour et la toxicité coexistent.

Visuellement, Arnold signe une œuvre tactile et sensorielle. Chaque cadre (une aile d’oiseau frémissante, un regard écrasé par l’émotion) pulse d’une intensité qui capte l’âme des choses. Les flous, les cadres resserrés, les éclats de lumière percent l’écran comme des lueurs d’espoir, tout en maintenant l’étreinte d’un isolement poignant.
Mélany T
Mélany T

46 abonnés 834 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 janvier 2025
Une œuvre magistrale à l'esthétique sublime, au récit subtil, émouvant, intelligent et passionnant et aux acteur.trice.s incroyables.
Perchman.fr
Perchman.fr

26 abonnés 386 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mai 2025
Il est l'un des films sortis en 2025 et quel film ! Présenté en avant-première au Festival de Cannes 2024, la réalisatrice Andrea Arnold offre une ode du réalisme social qui met en avant les laissés pour compte avec une grande prévision et une histoire fantastique. Tout au long de ce récit, on se demande si on aime ou non ce long-métrage pour quelconques raisons. Et le générique arrivant, j'ai adoré. Malgré quelques petites faiblesses sur le rythme et une prévisibilité certaine, Bird nous embarque dans une aventure remplie d'humanité, d'injustices et une émotion qui peut jaillir à tout moment. Barry Keoghan est très fort dans ce nouveau personnage qui à la fois lui correspond totalement et à la fois lui est différent. La jeune Nykiya Adams a un jeu très sincère pour un rôle très difficile à interpréter. Et Franz Rogowski est super impressionnant. La musique de The Verve ou Blur vient accentuer chaque emotion, chaque scène tout en étant sublimé par une mise en scène exemplaire. Bird est une fable touchante, moderne et inoubliable.
Coric Bernard

461 abonnés 852 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 novembre 2024
Ce film britannique est bien réalisé et décrit avec réalisme la vie dans les quartiers pauvres du Kent en Angleterre. La réalisatrice relate le quotidien très chaotique d’une jeune fille qui vit dans un milieu familial pour le moins compliqué mais qui évolue dans sa vie de manière indépendante et très affirmée. La réalisatrice nous livre là un film qui décrit bien cet univers de laissés pour compte de la société avec parfois des éclairs poétiques et fantastiques qui donnent de la teneur à cette réalisation.

Bernard CORIC

(film visionné en projection de presse au cinéma Le Bazac le 21/11/2024)
Hors Jeu
Hors Jeu

32 abonnés 63 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2025
sortie de la rationalité, videz votre esprit et évadez-vous pour savourer ce petit chef-d'œuvre. Tout dans ce film et brut et crédible, ce qui en fait un ovni totalement décalé mais tellement touchant.
laval catherine
laval catherine

2 abonnés 12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 janvier 2025
J'adore trop bo, trop juste tous sont magnifiques et andrea arnold vraiment chortiche
C'est un vrai choc, d intelligenge et de coeur c ette puissance de réalisme et de rêves et de pensées , tout ça mixé dans le mmême bol encore et encore merci
Nitnelav
Nitnelav

15 abonnés 160 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2025
Andrea Arnold s’impose comme une réalisatrice incontournable, capable de manier des récits empreints de réalisme social tout en y injectant une subtile dimension onirique. Bird est une œuvre saisissante qui conjugue l’âpreté de la réalité avec des éclats de poésie inattendus. Ce mélange audacieux pourrait sembler voué à l’échec, mais sous la direction d’Arnold, il atteint une harmonie remarquable.

La mise en scène, nerveuse et viscérale, est l’une des grandes forces du film. Les flashbacks et visions fugaces qui surgissent ponctuent le quotidien de la protagoniste, une adolescente évoluant dans une banlieue anglaise où l’espoir semble presque absent. Ces fragments de souvenirs et d’impressions donnent au montage une texture unique, à la fois chaotique et envoûtante. Malgré le rythme saccadé, une étrange sensation de flottement s’installe, oscillant entre violence brutale et moments de grâce visuelle.

L’histoire s’articule autour d’une jeune fille confrontée à une vie difficile, marquée par les absences et les contradictions de son père, qui se prépare à refaire sa vie avec une nouvelle compagne. L’arrivée du personnage énigmatique de Bird bouleverse cet équilibre fragile. Bird, figure mystérieuse et décalée, devient peu à peu une ancre pour l’adolescente. Sa présence, bien que déroutante au premier abord, s’avère réconfortante dans un univers où tout semble hostile.

Ce qui rend le film si marquant, c’est l’alternance entre une violence crue et des instants d’une tendresse désarmante. Ces moments suspendus, hors du temps, confèrent à Bird une qualité presque rêveuse. Loin de tomber dans le piège du mélodrame pesant, Arnold insuffle à son récit une énergie débordante et un rythme soutenu qui maintiennent le spectateur captivé. Le montage, d’une richesse remarquable, évite tout sentiment de lourdeur en imbriquant subtilement les pensées et les visions de l’héroïne.

L’un des aspects les plus mémorables réside dans la tendresse inattendue qui émerge des interactions humaines : entre le père et sa fille, ou encore entre Bird et la jeune fille dans un contexte empreint de dureté. Ces instants précieux adoucissent l’impact de la violence sociale dépeinte, rendant l’expérience presque supportable pour le spectateur.

En définitive, Bird est bien plus qu’un simple drame social : c’est une exploration sensorielle et émotionnelle qui touche par la force de ses images et l’intelligence de sa mise en scène. Andrea Arnold confirme ici son talent unique, et on ne peut qu’attendre avec impatience de découvrir le reste de sa filmographie.
Theo
Theo

39 abonnés 1 084 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 janvier 2025
Avec "Bird", Andrea Arnold s’aventure sur le terrain glissant où la réalité crue rencontre l’étrange poésie de l’imaginaire. Si le film séduit par sa richesse visuelle et son audace narrative, il n’échappe pas à certains écueils qui ternissent une expérience autrement marquante. Cette œuvre, ambitieuse mais imparfaite, vole parfois haut, mais reste souvent clouée au sol par ses propres excès.

Le cœur battant de "Bird", c’est Nykiya Adams, qui livre une performance poignante en incarnant Bailey, une jeune fille ballottée entre un quotidien dévastateur et des éclats de mystère. Adams s’impose comme une révélation, insufflant à chaque scène une intensité brute. Barry Keoghan excelle dans son rôle de père maladroit, oscillant entre affection maladroite et détresse refoulée. Franz Rogowski, dans le rôle de Bird, dégage une aura intrigante, bien qu’il semble prisonnier d’un personnage plus allégorique qu’humain. Ce casting impressionnant aurait gagné à être davantage soutenu par un scénario offrant à chacun des arcs narratifs plus aboutis.

La caméra d’Andrea Arnold capture avec brio l’essence des lieux désolés du sud de l’Angleterre. Robbie Ryan, directeur de la photographie, offre des compositions puissantes où la beauté se mêle à la décadence. Ces paysages, chargés d’émotion, deviennent presque un personnage à part entière. Toutefois, cette insistance sur le réalisme visuel alourdit l’équilibre du film, surtout face aux éléments fantastiques qui peinent à s’y intégrer harmonieusement.

Le récit de Bailey, entremêlé à celui de Bird, regorge d’idées intrigantes. Malheureusement, la densité des intrigues secondaires – comme le groupe d’autodéfense mené par Hunter ou la tension autour de Skate – finit par étouffer la trame principale. La transformation finale de Bird, qui aurait pu être un moment inoubliable, manque d’impact à cause d’un montage qui semble hésitant, alternant entre réalisme et métaphore sans trouver son équilibre.

"Bird" excelle lorsqu’il aborde subtilement les thèmes de la perte, de l’héritage familial et de la quête de liberté. Ces moments, empreints d’émotion et de sincérité, sont toutefois dilués par un symbolisme trop lourd. Bird, en tant que métaphore vivante, devient presque un outil narratif surutilisé, sapant l’effet mystérieux qui aurait pu donner au film une résonance plus profonde.

L’un des grands atouts du film réside dans sa bande sonore, composée par Burial, qui juxtapose des textures électroniques atmosphériques à des morceaux puissants de Fontaines D.C. et Sleaford Mods. Cette alchimie sonore confère à plusieurs scènes une intensité supplémentaire, rendant le film mémorable même dans ses moments les plus inégaux.

"Bird" se veut une réflexion audacieuse sur l’enfance, la résilience et les relations humaines complexes. Toutefois, sa tentative de fusionner le drame social et le fantastique ne convainc pas toujours. Andrea Arnold livre une œuvre visuellement puissante, mais son récit vacille entre excès narratif et minimalisme émotionnel, laissant une impression mitigée.

"Bird" est un film qui laisse une empreinte indélébile par son audace visuelle et ses performances impressionnantes, mais qui vacille sous le poids de ses ambitions narratives. C’est une œuvre qui mérite d’être vue, célébrée pour ses fulgurances, mais aussi critiquée pour ses faiblesses. Une expérience à la fois intrigante et frustrante, qui vole souvent haut sans toujours atteindre les sommets espérés.
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