1924 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
175 critiques spectateurs
5
17 critiques
4
66 critiques
3
52 critiques
2
28 critiques
1
10 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Fenêtre sur salle
129 abonnés
417 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 4 janvier 2025
Après American Honey, la réalisatrice britannique continue de s'intéresser à une jeunesse marginale et qui se cherche, mais en posant ici sa caméra dans une banlieue du sud de l'Angleterre.
Le film a l'originalité de coupler un drame social abordé sous un angle quasi documentaire, à un récit plus onirique, qui ose même injecter une touche de fantastique.
Bird est l'histoire du passage à l'adolescence d'une jeune fille qui doit chaque jour lutter et composer avec les lourdes chaînes de son environnement social et familial et qui y parvient en se réfugiant dans l'imaginaire, par une sorte de sublimation de son quotidien, retranscrite dans des scènes très poétiques où elle filme ce qui l'entoure avec son téléphone portable puis le projette sur le mur de sa chambre.
Mais c'est aussi un film passionnant d'un point de vue sociologique, dans la façon qu'il a de dépeindre la misère sociale des classes anglaises les plus populaires. Il serait d'ailleurs sacrilège de regarder le film en VF, tant l'accent des personnages se révèle être un marqueur social à part entière.
Le film alterne donc entre le crade, le sordide et des parenthèses d'une belle poésie où chaque détail, aussi glauque soit-il, est sublimé soit par la caméra de la réalisatrice, soit par celle du téléphone portable de son héroïne, moments durant lesquels une part belle est faite aux animaux et aux éléments de la nature.
L'on retrouve avec plaisir le toujours très intriguant Franz Rogowski, déjà repéré dans Disco Boy et Passages en 2023, acteur singulier qui vient une fois de plus marquer le film de son empreinte, ainsi que Barry Kheogan, célèbre pour ses rôles dans The Banshees of Inisherin et Saltburn. La jeune Nikiya Adams impressionne par l'intensité de son regard et de son jeu.
L'on peut reprocher au film quelques tics de réalisation comme cette caméra à l'épaule utilisée de manière excessive mais qui cherche à retranscrire toute la fougue, la rage et l'électricité de son personnage principal, ainsi que quelques longueurs.
Bird fut néanmoins l'un des coups de cœur de la sélection cannoise 2024 mais qui ne figura malheureusement pas au palmarès.
La première chose qui gêne est la correspondance physique de la jeune héroïne, la jeune Bailey est censé avoir 12 ans, la jeune actrice va sur ses 15 ans, et si ça paraît un détail à cet âge ça fait une différence non négligeable car l'actrice fait plus que son âge. Jamais le personnage ne fait ou n'agit comme une gamine de 12 ans. Prenant un point de vue légèrement plus hard que Ken Loach par exemple, Andrea Arnold poursuit avec une mise en scène très docu-fiction, accentuant le réalisme de front. Si tout semble bien écrit, bien croqué, bien mis en place, on s'aperçoit vite que le récit mène nulle part, sans enjeu véritable outre la sempiternelle idée du passage vers l'âge adulte...SPOILERS visitez site ... Tandis que le scénario alterne violence banalisée du quotidien (toute forme), et passages plus oniriques qui impose la volonté d'un "poème urbain" mais qui ne va finalement pas assez loin, ou plutôt qui ne compense pas assez la violence et la misère ambiante, sans compter quelques passages plus ou moins grotesques (la bave du crapaud ?!). Un film légèrement bancal donc mais assez riche et intéressant pour s'y attarder. Site : Selenie.fr
C'est dans un environnement de la banlieue pauvre d'Angleterre qu'A. Arnold propose le portrait d'une adolescente qui devient femme. Un mariage à venir, bave de crapaud, oiseaux de liberté jamais bien loin, rencontre improbable, ce récit fait d'errances défile, part dans tous les sens, sans vraiment de cohérence. Sa cinéaste dresse un constat social désarmant fait de violence mais ne va pas plus loin, cela manque d'engagement, de réelle profondeur et surtout d'intérêt cinématographique. Jamais les personnages sont attachants, sur des dialogues pauvres, en outre la réalisation est presque amateur, avec même des défauts incrustés dans l'image! Et que dire du passage aux airs fantastiques : absurde!
"Bird" nommé 2 fois l'an dernier aux European Film Awards est un drame social britannique coup de cœur pour moi. En effet, la réalisatrice Andrea Arnold livre aux spectateurs une histoire sur la jeunesse abandonnée du sud de l'Angleterre avec des séquences parfois âpres et difficiles pour mieux faire sentir la réalité aux spectateurs avec des acteurs pour la plupart non professionnelle qui donne le change avec la présence des excellents Barry Keoghan, Franz Rogowski et la révélation de ce film la jeune Nykiya Adams.
Ai vu le film anglais « Bird » de la réalisatrice Andrea Arnold qui figurait dans la Sélection Officielle du Festival de Cannes 2024. Film ayant d’indéniables qualités et des défauts insupportables de débutant. La grande qualité du film est ses personnages très attachants dont aucun n’a le comportement et les agissements de son âge. Le père (Barry Koeghan) sur-réagit à ses pulsions comme un adolescent, l’adolescent n’a qu’une envie c’est d’être père et Bailey 12 ans (Nykiya Adams) est la plus mature de tous. Elle passe son temps à s’échapper de la misère sociale qui l’entoure et à laquelle ses «parents » la condamne en filmant avec son téléphone des insectes et des oiseaux jusqu’à l’apparition onirique de Bird (magnifique et intense Franz Rogowski). Les décors sont tous très originaux, (le squat dans un immeuble bourgeois, la plage avec sa rambarde en forme de vague, pont en forme de cage…) Mais hélas Andrea Arnold ne fait jamais confiance à son scénario et encore moins au spectateur d’où un montage brouillon et sempiternellement répétitif et redondant (dès que Bird est dans le cadre, le plan suivant nous montre un oiseau, dès que Bailey s’enferme dans ses pensées le plan suivant nous explique où est son esprit et quelles sont ses préoccupations avec des images flash-back…) la bande sonore est insupportable tant elle prend toute la place en passant d’une chanson à une autre sans discontinuer, sans silence, sans respiration. Il ne suffit pas de mettre de la musique à fond et de secouer la caméra dans tous les sens pour donner du rythme. Quel dommage car André Arnold horripile le spectateur à plus d’une occasion, il lui a manqué une production plus exigeante pour la canaliser dans son travail. Les sujets de la parentalité et de la filiation sont très beaux même s’ils ne sont pas vraiment aboutis. Je ne connaissais pas cette réalisatrice et j’étais persuadé de voir un premier film d’une jeune femme débutante. Tout comme ses personnages Andréa Arnold , la soixantaine et une longue filmographie, n’a pas les qualités de maturité.
Andréa Arnold ( la réalisatrice) lorgne du côté du cinéma indépendant américain, on pourra penser en voyant ce film à une version anglaise de Kelly Reichardt, marraine du « slow cinema »…. Du moins pour le champ de caméra, et l’atmosphère du film… Ici le film est un tableau parfois angoissant de la société marginale, le peuple d’en bas , les pauvres si ce terme veut dire encore quelque chose de nos jours..Pour moi c’est moins prévisible que Ken Loach…..Plus rythmé aussi, plus proche des acteurs???? Bravo à la jeune Nikiya Adams qui incarne Bailey, héroïne du film et qui tente de ne pas se noyer dans un entourage que d’aucuns qualifieraient de délétère….. J’avais oublié ma montre et le film a passé plus vite…..Bird est un personnage réel mais proche du fantasme, d’où son nom ( oiseau)…..Le film laisse un message ambigu su la notion d’humanité, mais peut être touchant ….Je conseille sans insister sauf fan du cinéma social britannique…...
D'emblée le ton est donné avec une musique rock et un rodéo à trottinette à travers un quartier défavorisé au Nord du Kent. Il faut un moment pour rentrer dans ce film tellement celui-ci dépeint une situation précaire et violente. Au milieu de tout cela, Bailey, jeune adolescente androgyne de 12 ans voit son père totalement immature lui imposer sa tenue pour son mariage avec sa nouvelle copine. Au milieu de tout ce marasme, il y a Bird (magnifique Franck Rogowski) qui va (surtout dans la deuxième partie) amener sa sensibilité jusqu'à une forme de grâce. Et Bailey se redonner le droit de rêver en se sentant plus légère comme avec cette sortie à la mer. Un ensemble qui remue autant qu'il bouleverse avec une BO géniale. Une réussite.
Bailey est une jeune fille entre l'enfance et l'adolescence qui se sent prisonnière de sa vie, de sa famille, comme un oiseau en cage. Par hasard et suite à une dispute avec son père qui s'apprête à se marier, elle fait la rencontre de Bird, un jeune homme totalement fantasque qui est à la recherche de ses parents. Elle décide de l'aider à les retrouver en menant une enquête de voisinage. En salle le
spoiler: "Bird" est un joli conte prenant place dans un quartier très défavorisé d'Angleterre. On suit la naissance d'une belle amitié entre deux personnages hauts en couleurs qui évoluent dans une quête de liberté. Jusqu'à la toute fin de l'intrigue on se pose la question : va-t-on réellement entrer dans le genre fantastique ? J'ai été ravi de constater que la réalisatrice n'hésitait pas à y aller à pleines dents. Les personnages, même le plus border comme Bug, sont caractérisés avec respect et une belle dose d'amour. J'ai aimé la résolution finale : Bailey devient elle aussi un oiseau épris de liberté qui va pouvoir s'envoler.
Difficile de faire plus glauque, mais dans la peinture d'un milieu défavorisé, la cinéaste s'en tire avec les honneurs. La misère affective et familiale vue à travers le regard d'une adolescente de 13 ans. La gamine qui en a vu de toutes les couleurs rame pour tenir ce qui lui reste de famille à flot. Tout cela est filmé, souvent caméra au poing, de manière réaliste et poétique voire parfois, ésotérique si bien que certains aspects du film, fantasmés ou non, peuvent échapper. Mais l'ensemble, en dépit de quelques longueurs, tient bien la route et l'émotion passe. C'est important dans un film parce que si on reste en dehors on entend le réalisateur dire "action " et on regarde des acteurs jouer ce qui est assommant. Rien de tout cela ici. L'adolescente qui vit dans un genre de "squatt" sous l'autorité d'un jeune père débordé, divorcé et qui va se remarier est désabusée. Sa seule satisfaction c'est de regarder les oiseaux ( d'où le titre). Sa rencontre avec un drôle ... d'oiseau changera sa vie et lui redonnera un peu d'espoir. La peinture de cet univers pour le moins sinistre est très originale et la réalisatrice a du talent. On lui passe volontiers quelques petites embardées et on la félicite bien fort. Le film ne plaira pas à tout le monde. Mais, contrairement à ""l'ours du Jura", il emporte l'adhésion par la qualité de la réalisation. Le regard aigü porté sur une certaine humanité et l'excellence des interprètes font le reste.
Certes, du cinéma et une réalisation du qualité. Mais pour dire quoi ? Un film alambiqué, violent, mélangeant artificiellement des genres sans les faire se rejoindre : cinéma social, onirisme, symbolique. Tout m'a paru interminable et la caméra à l'épaule très fatigante.
C'est un film vraimant très puissant, qui vous laisse un peu désarmé pour en parler. Je ne pourrais citer que des anecdotes, alors qu'il parle à l'âme. L'essentiel est au delà des mots. Tout est bouleversant et si juste.
Je pense que c'est l'un des plus beau film que j'ai vu de toute ma vie. J'aurai vraiment du mal à en parler, mais l'image est si intense, tellement violente, de choses sublimes et d'autres écœurantes. C'est un film des paroxysmes, et pourtant si ancré dans la réalité et la banalité de la vie. J'ai beaucoup pleuré, pour moi c'est un chef d'œuvre. Camille
Après notamment «Fish Tank» et «American Honey», la cinéaste anglaise Andrea Arnold nous revient avec ce «Bird», et vient me reconfirmer que son cinéma ne prend clairement pas sur moi.
À travers ce nouveau long-métrage (présenté en compétition à Cannes), Arnold réutilise ses mêmes tics, qu'ils soient formels (cette caméra secouée dans tous les sens et ne se posant que trop rarement, ces effets nets-flous constants, qui en deviennent assez pénibles sur la durée) et narratifs (l'histoire se centre une nouvelle fois sur une galerie de personnages "laissés-pour-compte", irresponsables et assez antipathiques en général, ce qui n'a pas aidé lors de la projection du film).
Hormis le personnage perché incarné par l'allemand Franz Rogowski, qui amène une certaine dissonance à l'ensemble, ainsi qu'une petite touche de folie poétique, je n'ai pas trouvé grand-chose auquel me raccrocher dans ce film, devant lequel je me suis d'ailleurs assoupi vers le milieu de l'histoire.
Quant à l'aspect fantastique qui vient faire irruption dans le réalisme social : n'est pas «Le Règne Animal» qui veut (c'est peut-être dû à la bave du crapaud ^^)
Bref, vous l'aurez compris, «Bird» ne m'a pas emporté, loin de là. Mais m'a étrangement rappelé «Les Bêtes du Sud sauvage», une autre histoire d'enfance, de condition et d'évasion, mâtiné de poésie et d'imaginaire, et que j'avais particulièrement aimé lors de sa sortie.