1130 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
144 critiques spectateurs
5
22 critiques
4
72 critiques
3
32 critiques
2
13 critiques
1
3 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Proxima
2 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 17 juin 2026
Vu dans le cadre du super Ciné club nordique au Grand Action à Paris. Petit concentré d'humour noir, toujours sur la brèche, entre trash et burlesque et magnifiquement écrit.
Excellent, que ce soit l’humour, les parties plus sérieuses, le jeu des acteurs, la façon dont est ficelé le scénario. Petite longueur très légère ça et là mais vraiment excellent. Très bonne façon de traiter de sujets très durs
Film sorti depuis un mois en Belgique. Comique, dense et touchant, The Last Vikings est un film loufoque qui se fout de lui-même. Le scénario, bien ficelé, touche à plusieurs thèmes propres à l'être humain tels que les traumatismes, le lien familial, le passé, etc. À voir, définitivement !
J'ai vu ce film en Estonie le 10 octobre 2025. Peut-être que j'aime trop le cinéma danois, mais ce film, malgré sa simplicité, m'a semblé plus touchant que Valeur sentimentale.
C'est indéniablement mon coup de cœur de l'été ! Les acteurs sont formidables, l'intrigue est accrocheuse, on rit beaucoup, on est émus, on se prend d'amour pour tous ces personnages plus attachants les uns que les autres. C'est à la fois sombre, dramatique, jubilatoire, bienveillant et drôle. Un grand bravo et un grand merci à toutes celles et ceux qui ont permis de faire exister ce film que je recommande à 100% et qui, je pense plaira à un large public de cinéphiles !
Comme toujours chez Thomas Anders Jensen on adore retrouver son équipe d'acteurs fidèles, on savoure un style assez unique qui lorgne du côté des frères Coen avec un côté humour noir et cynique plus caustique et une absurdie plus ancrée dans un style "réaliste". Le mix et l'équilibre entre humour noir et violence brute est sur l'ensemble parfait, mais il est vrai que les virages sont abruptes, passant allègrement de la réplique hilarante au passage hyper violent en quelques secondes ce qui peut désarçonner légèrement. Constamment dans la tragi-comédie le scénario alterne d'un extrême à l'autre, une séquence a tout de la comédie satirique hyper drôle puis la suivante semble tiré d'un polar sombre. C'est à la fois ce qu'on aime et ce qui ne fonctionne pas toujours, le gouffre entre certaines parties imposent parfois un malaise difficilement explicable. Sur cette histoire on aurait aimé un équilibre rire-émotion-violence bien plus assuré au tiers chacun alors qu'on est plutôt à un 30-20-50. La dimension psychologique est intéressante surtout quand se révèle le twist final d'ailleurs. Les acteurs sont une fois de plus impeccables. Ca reste un très bon moment, mais sans doute pas le meilleur film du réalisateur. Site : Selenie
Anker (Nikolaj Lie Kaas) a passé quinze ans sous les barreaux pour un hold-up qui a mal tourné. À sa libération, il compte bien récupérer le magot qu’il avait confié à son frère. Mais Manfred (Mads Mikkelsen) souffre de trouble dissociatif de l’identité et refuse de dire à son cadet où il a enterré le trésor.
Le Danois Mads Mikkelsen mène une étonnante carrière, entre Hollywood qui lui confie souvent des rôles de tueur psychopathe (le méchant de "Casino Royale", la série "Hannibal"…) et le Danemark où il revient tourner avec ses potes des petits films sympathiques, dont "Drunk" reste le modèle indépassable au succès légitime.
"The Last Viking" appartient, sans prétention, à cette seconde catégorie. Il est l’œuvre d’Anders Thomas Jensen dont j’avais particulièrement aimé l’humour macabre des "Bouchers verts" (2003) un film sorti dans l’anonymat et devenu culte.
The Last Viking mélange les genres : film de braquage avec sa sacoche de billets et ses gangsters patibulaires (une mention particulière au personnage de Flemming), réunion façon "Vol au dessus d’un nid de coucou" de schizophrènes évadés de l’asile et habités de multiples personnalités (repérez dans le générique de fin la mention du personnage de Paul/George/ Davy Crockett/Himmler !), anamnèse familiale façon "Festen" de souvenirs traumatisants trop longtemps enfouis…
Interdit aux moins de douze ans, "The Last Viking" manie un humour trash et sanguinaire. Mads Mikkelsen y est, comme d’habitude, impressionnant dans le rôle d’un frère traumatisé, persuadé d’être la réincarnation de John Lennon en dépit de son talent médiocre pour la guitare et pour le chant. The Last Viking souffre hélas, à mon avis, d’un défaut : une fois le décor planté, les personnages caractérisés, l’enjeu autour duquel le film s’organise exposé, rien dans sa seconde moitié, qui se déroule dans la maison reculée des parents d’Anker et de Manfred/John, ne dépasse qui n’ait déjà été raconté dans sa première, y inclus son épilogue trop prévisible.
Une très jolie et subtile comédie dramatique danoise. On peut en retirer de belles leçons de vie. N’ayons pas peur de le dire « le cinéma rend intelligent » il ne faut jamais hésiter à voir un film. Chez ces gens légèrement « timbrés » ils le sont tous plus ou moins dans le film. On retire une belle leçon, que dans l’enfance en général, ces personnes ont subi des traumatismes. Dans le film on ne sait s’il faut rire ou pleurer. Les acteurs sont excellents, les cadres sont maîtrisés, et la lumière comme le son, juste parfaits. Cela fait un bon film, qui risque de vous rester en tête assez longtemps. Le sujet est original. Et les dialogues toujours alertes et bienveillants...On retiendra donc , in fine, cette bienveillance, qui fait que les humains vivent entre eux . Je conseille. Un bel en cas pour un week end au ciné..
Vive la hache à cordes... Le trublion de l'humour dark danois Anders Thomas Jensen revient après son Men and Chicken apprécié, et remet le couvert pour une comédie dramatique qui parlera au moins aux fans de la première heure. Le film s'ouvre sur un conte nordique en animation qui raconte la légende d'un chef de clan qui a mutilé tout son village pour ressembler à son fils handicapé, ce qui ne nous a pas fait marrer (du tout). Non, on n'a pas embarqué dans le délire, n'étant pas dans le public-cible de l'humour noir, mais reconnaissant la subtilité de son récit, et la perfection irréprochable de ses acteurs. Mads Mikkelsen joue un bipolaire assez touchant, se prenant pour John Lennon pour une raison inconnue, tandis que le grand frère de la famille se paye un séjour en cabane pour vol à main armée. A son retour, il est obligé de composer avec le frangin en pleine distorsion de la réalité, il le prend sous son aile en attendant les jours meilleurs, et il rencontre un groupe qui se prend pour ABBA (ça ne correspond pas vraiment à John Lennon, mais on n'est plus à ça près). Au moins, même si l'on n'a pas ri une fois, on a apprécié la BO (il y'a du ABBA, du Beatles, on prend, on prend), et encore une fois, Mads Mikkelsen est excellent en statue mutique. Ce qui est le plus percutant, dans The Last Viking (bien plus que son conte éponyme, qui ne nous a pas trop embarqué), c'est son twist final, assez bouleversant. Alors donc, le gamin cadet (Mikkelsen) a spoiler: poussé le Papounet violent et alcoolo dans les escaliers pour protéger son grand frère, lequel a couru chercher la hache pour le finir (comme un Viking), tandis que le cadet détournait son attention sur le JT qui annonçait la mort de John Lennon. Tout s'explique, et la fin où le petit frère spoiler: lâche sa hache de Viking pour une autre "hache" (une bonne vieille gratte) pour chanter Twist and Shoot, avec l'ainé fier de lui, oui, on capitule pour dire que le film a raison d'être partagé. On essaiera de ne pas penser à ce conte final (qui prolonge celui du début) qui est à la limite de promouvoir le spoiler: suicide en masse ... Ahem, l'humour noir, ce n'est vraiment pas notre tasse de thé, pardon, notre crâne rempli de sang de barbare, "greuh".
Il y a un goût pour la rupture de ton - chose déjà à l'œuvre sur Les Bouchers verts - qui fait de The Last Viking une vraie curiosité. Il faut croire que l'exercice périlleux du jonglage entre comédie noire et drame est un sacerdoce pour Anders Thomas Jensen. Qui retrouve ici sa petite bande composée de l'incroyable Mads Mikkelsen et Nikolaj Lie Kaas. Le réalisateur nous tricote une histoire rocambolesque d'Anker, ex-détenu retourné vers la demeure familiale pour y déterrer un magot planqué par son frère Manfred qui souffre de trouble dissociatif de l'identité. Aussi, il doit apprendre à composer avec la personnalité un rien encombrée d'un proche persuadé d'être la réincarnation de John Lennon s'il veut retrouver le trésor. Ce qui ne sera pas une mince affaire, la première heure est assez chargée en rencontres farfelues (un psy allumé, la bande d'alter-égos) et en dialogues lunaires comme le récit du tenancier sur son accident. En parallèle de cette intrigue, Jensen pose les graines de son vrai sujet à base de traumas enfouis et de notre capacité surréaliste à distordre la réalité pour la rendre plus acceptable. Se faisant, le personnage de Manfred ne parait plus si incongru au milieu de gens qui "révisionnent" leur passé ou leur histoire. C'est dommage que l'intrigue devienne à partir de là plus programmatique et que le jeu inexpressif de Nikolaj Lie Kaas bloque un peu la mécanique. Mais il reste Mads Mikkelsen, génial comme toujours, et The Last Viking a le mérite de commencer et terminer sur une belle idée, aussi belle graphiquement que parfaitement absurde.
Présenté en avant-première à Reims Polar 2026, The Last Viking débarque en salles avec un frère qui a préféré devenir John Lennon plutôt que de se souvenir où il a caché le magot d’un casse. Anders Thomas Jensen y retrouve ses complices de toujours depuis Lumières dansantes et Les Bouchers verts, Mads Mikkelsen et Nikolaj Lie Kaas, pour une odyssée forestière aussi bancale qu’attachante. On y entre pour le polar, mais on en ressort avec un petit sourire charmé qui nous rappelle que la normalité est fondée sur un peu de folie.
"The Last Viking est avant tout un film qui cherche son tempo. Le postulat est limpide : Anker veut son magot, Manfred a oublié où il l’a caché, et il faudra reformer les Beatles pour le lui rappeler. Mais Jensen a du mal à faire cohabiter ses deux registres naturels, celui du polar nerveux et celui de la comédie tendre qu’il affectionne depuis ses débuts. Le dernier tiers, où la violence reprend le dessus, peine à se raccorder à la fantaisie installée en amont, comme si le film hésitait entre deux films possibles sans jamais vraiment trancher. Ce qui étire un peu trop le deuxième acte, qui prend trop de temps à faire évoluer ses enjeux et qui tourne inévitablement en rond. On sent pourtant, sous cette bascule mal négociée, de belles pistes pour un drame plus épais, que le cinéaste a préféré ne pas emprunter jusqu’au bout."
"Manfred a d’abord revêtu les habits d’un Viking imaginaire, enfant maltraité à l’école, avant de basculer, adulte, dans une dissociation bien plus radicale. Deux costumes, deux degrés de délire, pour un seul et même réflexe de survie. Anker, en apparence solide, porte la même fracture sous une couche de muscle et de colère. Sa quête du trésor n’est jamais qu’un prétexte pour retourner fouiller la maison de son enfance, et avec elle, tout ce qui y est resté enterré. Le film prend également soin de ne jamais réduire le trouble dissociatif de Manfred à un simple ressort comique, et il rappelle sans cesse, à travers les gestes de mutilation souvent violents et la douleur de ce qu’il traverse. [...] Le résultat est souvent hilarant, sans jamais tourner ces personnages en ridicule. Ce qu’on peut gratter avec le rire révèle une touchante couche de vulnérabilité et d’humanité chez ces personnes qui semblent être « hors normes » pour la société."
"The Last Viking est un film sincère, chaleureux, parfois maladroit dans ses ruptures de ton, au point que l’émotion et la tension se dissipent aussitôt qu’elles apparaissent, mais qui a l’élégance de préférer le voyage collectif à l’introspection solitaire. Un conseil, avant d’y aller : révisez vos disques des Beatles, mais gardez aussi de l’ABBA sous le coude. On ne sait jamais dans quel groupe on finit par atterrir."
Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Une histoire de butin et de frangins, de traumas dissociatifs et de singularités affichées et revendiquées, pouvant compter sur une galerie de personnages pour le moins décalés, mais pas seulement.
Une tragi-comédie noire et loufoque, concoctée par le réalisateur danois du très bon «Riders of Justice», qui reprend ici une grande partie de son casting (à commencer par le toujours talentueux Mads Mikkelsen).
Une curiosité atypique s'assumant en tant que telle, à découvrir.
Excellent polar à la fois tragique et burlesque, dans lequel le magot à récupérer compte moins que le sujet parallèle, sur les traumatismes familiaux et la folie. Une merveille.
Peut-être le film le plus étrange sur l'imaginaire et les psychopathologies. On aime la progression menant au climax. Le choix des souvenirs écrans et des blackout pour ne pas garder en mémoire l'insupportable. La dynamique entre les différents personnages est intense et progressivement on sombre dans une forme d'inquiétude… Qui dit vrai ? Qui a toute sa tête.
The Last Viking appartient à ces œuvres qui utilisent l'humour noir pour explorer des sujets profondément humains sans jamais les réduire à une simple mécanique dramatique. Anders Thomas Jensen imagine le retour d'Anker après quinze années de prison. Son unique piste pour retrouver un ancien butin repose sur son frère Manfred, désormais convaincu d'être John Lennon. Cette situation volontairement absurde devient rapidement le point d'entrée d'une réflexion bien plus vaste sur la mémoire, la construction de l'identité et les récits que chacun fabrique pour survivre à ses propres blessures.
Le film avance constamment sur une ligne de crête entre comédie et malaise. Les situations prêtent souvent à sourire, pourtant une inquiétude diffuse s'installe progressivement. Les souvenirs paraissent incomplets, les certitudes vacillent et la frontière entre réalité et reconstruction mentale devient de plus en plus poreuse. Sans jamais transformer son personnage principal en cas clinique, le récit évoque avec subtilité des mécanismes comme le déni, la dissociation ou la réécriture du passé. La musique occupe une place essentielle dans cette progression, non comme simple référence aux Beatles, mais comme déclencheur émotionnel capable de réveiller une mémoire longtemps inaccessible.
L'intérêt du film réside également dans son regard sur notre époque. L'histoire trouve son origine dans une réflexion sur une société davantage tournée vers elle-même qu'autrefois, là où l'attention semblait davantage portée sur le monde environnant. Cette idée irrigue discrètement tout le récit et nourrit une interrogation sur la manière dont chacun construit son identité sous le regard des autres. Les personnages évoluent alors dans un univers où les apparences, les croyances et les souvenirs possèdent parfois davantage de poids que les faits eux-mêmes.
Porté par un duo remarquable composé de Mads Mikkelsen et Nikolaj Lie Kaas, entouré d'une distribution fidèle au cinéma d'Anders Thomas Jensen, The Last Viking confirme la singularité de cette collaboration. Derrière son humour absurde, le film questionne finalement notre rapport à la normalité. Lorsqu'un imaginaire ne détruit ni les autres ni soi-même, faut-il systématiquement chercher à le faire disparaître ? Cette interrogation, qui rappelle parfois certaines figures populaires du cinéma et de la télévision jouant sur l'identité fantasmée, accompagne durablement le spectateur bien après la projection et constitue l'une des plus belles réussites du film.
En quittant la salle, une autre idée persiste. On repense autant à Manfred qu'au patient de Mon pote Michael Jackson dans Les Simpson, deux personnages persuadés d'être une icône sans pour autant semer la violence autour d'eux. Le film pose alors une question rarement formulée au cinéma, faut-il toujours ramener quelqu'un à notre réalité lorsque son imaginaire continue de lui permettre d'aimer, de créer du lien et d'émerveiller ceux qui l'entourent ?