Un braqueur est embarqué malgré lui après sa sortie de prison par son frère à qui il avait demandé de cacher le buttin. Ça pourrait s'arrêter là si le frangin n'était pas atteint de troubles psychiatriques. En effet, ce fada qui passe son temps à essayer de se suicider où de voler des chiens se prend pour John Lennon. J'ai eu un peu de mal au départ avec la langue, mais on est tout de suite happé par l'histoire familiale complètement déjantée qui cache un trauma d'enfance délivré à la fin du film. Ça commence comme un thriller, ca vire en drame, et ça finit en comédie comme dans un conte viking. Tout se passe (encore) presque en huit-clos dans l'ancienne maison familiale perdue dans une superbe forêt danoise. Les dialogues hilarants, et les situations (parfois ultra-violentes) sont improbables. Cette excellente comédie grinçante nordique me fait penser à l'humour noir tout aussi absurde du cinéma des frères Cohen.
Merci à certains amis de leur encouragement à voir The last viking, une véritable pépite qui mériterait un plus large public face aux locomotives américaines qui ont trusté les écrans ces derniers jours. Cette première découverte du cinéma de Un mélange des genres osé, thriller, comédie (faussement gore), déviances familiales nordiques, on y retrouve les habituels acteurs du cinéma danois, avec un Mikkelsen en grande forme. Si vous avez aimé Les banshees d'Inisherin, ou Un ours dans le Jura, on pourrait même citer La nuit du chasseur ou les frères Coen! Alors oui, vous aimerez le cocktail et prenez une dose d'humour nordique, épicée de traumas à la suédoise, vous m'en direz des nouvelles. Et puis terminer par une chanson des Beatles voilà qui nous rajeunit! cinéma vo - aout 2026
Quand je vais voir une comédie je veux juste qu'elle soit drôle. Or celle-ci ne l'est pas et pour cause : elle est hilarante.
Derrière la psychiatrie comme prétexte, les protagonistes embarquent dans une épopée délirante qui ferait s'esclaffer le plus coincé des coincés.
De plus la vérité sur cette "maladie" est révélé et la culture populaire ferait bien de s'emparer de cette état de fait.
En mauvaise note au tableau rien de gênant sinon une petite incohérence spoiler: qui est que le journal ne révèle l'évasion que trop tard.
Une merveille devant laquelle s'ennuyer est tout à fait impossible.
Projet séduisant sur le papier, un peu décevant à l'écran. On a bien le mélange promis d'humour noir et de violence saignante, sur fond d'histoire familiale aux accents malheureux. Mais ce mélange n'est pas toujours... heureux. La formule paraît artificielle et bancale entre un bon sens du décalage, du loufoque, voire de l'absurde, et une fibre émotionnelle appuyée, d'autant que les personnages principaux n'inspirent guère d'empathie et que les ressorts psychologiques liés à des traumas d'enfance sont un peu "gros". Le film souffre par ailleurs d'une petite surcharge en éléments narratifs (le couple d'hôtes dans la forêt, la "reconstitution des Beatles", le retour du complice ultraviolent...) et d'un manque général de cohérence et de vraisemblance. On retiendra cependant quelques propos intéressants sur la réalité vécue et la réalité "reconstruite", quelques scènes bien burlesques et la composition étonnante de Mads Mikkelsen.
Comme toujours chez Thomas Anders Jensen on adore retrouver son équipe d'acteurs fidèles, on savoure un style assez unique qui lorgne du côté des frères Coen avec un côté humour noir et cynique plus caustique et une absurdie plus ancrée dans un style "réaliste". Le mix et l'équilibre entre humour noir et violence brute est sur l'ensemble parfait, mais il est vrai que les virages sont abruptes, passant allègrement de la réplique hilarante au passage hyper violent en quelques secondes ce qui peut désarçonner légèrement. Constamment dans la tragi-comédie le scénario alterne d'un extrême à l'autre, une séquence a tout de la comédie satirique hyper drôle puis la suivante semble tiré d'un polar sombre. C'est à la fois ce qu'on aime et ce qui ne fonctionne pas toujours, le gouffre entre certaines parties imposent parfois un malaise difficilement explicable. Sur cette histoire on aurait aimé un équilibre rire-émotion-violence bien plus assuré au tiers chacun alors qu'on est plutôt à un 30-20-50. La dimension psychologique est intéressante surtout quand se révèle le twist final d'ailleurs. Les acteurs sont une fois de plus impeccables. Ca reste un très bon moment, mais sans doute pas le meilleur film du réalisateur. Site : Selenie
Film au délire jubilatoire, comique mais aussi tragique, une belle histoire de fraternité, un dénouement inattendu, séquences musicales à mourir de rire, pourquoi un tel film a-t-il si peu d'exposition alors qu'on nous vend sans cesse des films sans intérêt (L'odyssée par exemple).
Une violence qui n'évite pas la complaisance, un humour voulu décalé mais qui tombe souvent à plat et des flash back lourds, ce mélange de comédie noire, de drame familial et de polar peine à convaincre malgré le charisme de Mads Mikkelsen.
Excellent polar à la fois tragique et burlesque, dans lequel le magot à récupérer compte moins que le sujet parallèle, sur les traumatismes familiaux et la folie. Une merveille.
Originalité, profondeur, humour, thriller, noirceur porteuse de sens. D'où 5 étoiles. L'histoire familiale choquante et non resolue jusqu'au dénouement, l'aspect psychiatrique apporté avec autant d'humour que d'humanité, le message final spoiler: nous sommes tous "différents" et ces "différences" ont un sens profond spoiler: . La relation entre les frères, et avec leur soeur, est nuances, tout comme le couple qui loue son Airbnb. Tout entre dans la même danse, on se moque des humains avec sympathie et cela sonne juste, cela nous ébranle au fond de l'âme.
un film fou, déjanté et trash, mais bouleversant par certains aspects... on ne s'ennuie pas dans cette farce/ fable grotesque avec des effets sanglants tarentinesques..
Un braquage, un butin perdu et une échappée sanglante…. Il y a forcément un peu du cinéma de Tarantino et des Frères Cohen dans cette farce déjantée dans un chalet qui n’est pas sans rappeler la maison de Psychose de Hitchcock , et où se mêlent violence et compassion, grotesque et émotion, …. Anders Thomas Jensen mélange les genres avec malice, nous emportant du thriller loufoque et brutal au poignant portrait de famille, tout en convoquant légendes vikings et jolie brochette de personnages tous plus brindezingues les uns que les autres ! D’abord engagé sur les voies de la comédie noire, l’intrigue se resserre peu à peu sur le lien fraternel à la fois fragile et puissant mais résolument inaliénable, qui unit Anker (la brute) et Manfred (le doux dingue), pour révéler un terrible secret d’enfance. The Last Viking, un véritable ocni (objet cinématogrphique non identifié) : bizarre, complètement déjanté, mais aussi profondément humain