L'Ultime braquage
Note moyenne
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FaRem

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2,5
Publiée le 28 mai 2025
Kasper est un boxeur qui veut réussir avec ses poings, mais le chemin vers le sommet est semé d'embûches, ce qui le pousse à choisir la voie de la facilité, mais aussi la plus dangereuse... Contacté par Slimani, incarné par un Reda Kateb qui est même charismatique en anglais, il rejoint une bande de braqueurs ambitieux. Inspiré d'une histoire survenue en 2008, "De lydløse" est un film de casse qui se veut proche de la réalité dans les limites du possible étant donné les circonstances. Ce que je veux dire, c'est que Frederik Louis Hviid évite le sensationnalisme et les rebondissements sortis de nulle part. Le problème, c'est que son film manque d'intensité et de tension, ce qui est très surprenant pour le genre. La mise en place est extrêmement longue et ce n'est même pas pour montrer spécifiquement la préparation du plan. Quand on voit la puissance de la scène d'ouverture et le reste, on dirait deux films différents. L'histoire se concentre plus sur les personnages, leur moralité et la raison de leur passage à l'acte plus qu'au casse lui-même, mais même si le casting est sympa, c'est loin d'être suffisant. Au final, un film de casse basique et très loin de mes attentes.
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 mai 2025
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes :
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Braquer quoi, sinon le réel ? Kasper ne vole pas des billets, il tente d’arracher un contour à l’effondrement. L’Ultime braquage n’en est pas un. C’est un refus. Une contorsion. Un homme tire sur les jours comme sur une manche trop longue. On s’attend à l’explosion ; Hviid offre l’abrasion. Ça racle. Lent, plat, presque droit — jusqu’à ce que ça glisse, sous la peau, entre les silences.

Un plan fixe devient soupçon. Une coupe sèche déplace le cœur. Le rythme ? Inexistant, ou alors c’est nous qui avons perdu l’aiguille. Ça ne pulse pas, ça veille. Kasper, redevenu variable anonyme après les cellules, s’agrippe à l’ombre d’un job, d’une chance, d’un camouflage. Slimane recrute, le système digère. On croyait regarder un thriller : on mate une lente noyade.

Et puis cette lumière. Ni jour ni nuit. Un gris comme un oubli. Le Danemark déteint sur les visages, les visages se dissolvent dans le décor. Gustav Giese joue en apnée. Amanda Collin ferme les portes sans faire de bruit. Tout le monde attend que quelque chose craque. Rien ne craque. Juste un long couinement existentiel.

Le casse devient une idée plus qu’un acte. L’attente devient stratégie. Mais stratégie de quoi ? Survivre ? Se souvenir ? Se perdre ? Ce n’est pas vraiment clair, et c’est tant mieux. On rature les genres, on fuit le climax. Le polar devient contemplation, le drame évite l’intime. Hviid fait du bruit avec du vide.

La caméra tremble sans main. On sent le froid jusque dans les silences. Les dialogues ? Fins comme des coupures de papier. Chacun parle comme s’il avait oublié comment. La musique n’en est pas une : pulsations, respirations mortes. Un écho sourd de ce qui aurait pu.

On sort secoué, pas bouleversé. Pas touché, mais piqué. Un peu de sel sous la peau. Un film saboteur, qui refuse l’adhésion facile. Un objet sans manche. Ni spectaculaire ni raté. Un entre-deux, instable, fragile. Pas vraiment un film à voir. Plutôt un film à porter.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 mai 2025
Que L'ultime braquage soit inspiré de faits réels, survenus au Danemark, en 2008, n'exonère pas le film d'approfondir quelque peu les préparatifs du grand casse qui a choqué le Royaume et de donner un peu de densité à ses protagonistes principaux. Sur les deux aspects, le long métrage de Frederik Louis Hvild est loin d'être une réussite, en tous cas à mille lieux de la célèbre Ultime Razzia de Kubrick, puisque le titre choisi pour l'exploitation française semble y faire référence. Quoiqu'il en soit, passé une première scène glaçante et impressionnante, mais somme toute hors sujet, le restant du film n'innove en aucun point dans ce genre balisé, ce qu'on ne lui demandait pas nécessairement, mais se révèle surtout confus dans ses scènes d'action et morne dès qu'il s'agit de placer l'attention sur des personnages précis qui ne possèdent guère d'étoffe psychologique. Reda Kateb, déjà habitué de ce genre de rôles virils, ne démérite pas mais n'a guère à forcer son talent tandis que la principale touche féminine du casting ne semble avoir été ajoutée que pour ne pas être taxé de film de mâles, ce qu'il est cependant, indubitablement. L'ultime braquage séduira peut-être les amateurs du genre, mais avec une satisfaction limitée, eu égard à son manque de caractère spécifique, au moins, ou d'humour, ce qui l'aurait rendu un peu plus personnel et excitant. Mieux qu'un casse d'école, en tous cas.
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 359 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mai 2025
Manquant cruellement de finesse et de construction, LOUIS HVIID donne tout de même lieu à un polar prenant et haletant, qui manque juste de profondeur pour tenir pleinement la route
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