Derniers Avis : La Jeune femme à l’aiguille - Page 3
La Jeune femme à l’aiguille
Note moyenne
3,8
219 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
52 critiques spectateurs
5
4 critiques
4
22 critiques
3
23 critiques
2
2 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
LCDC YT
147 abonnés
359 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 12 mars 2025
Intense et prenant, la forme que VON HORN donne à son long métrage, ne suffit pas forcément à faire tenir un scénario assez classique, qui reste très impactant quand à son message, son fond, et son interprétation centrale
La Jeune Femme à l'Aiguille plonge le spectateur dans un monde où deux femmes luttent pour échapper à la pauvreté et aux contraintes sociales de leur époque. L’histoire, située à Copenhague en 1918, suit Karoline, une jeune ouvrière confrontée à un quotidien difficile, qui croise la route de Dagmar, dirigeante d’une agence d’adoption clandestine. Ensemble, elles doivent naviguer dans un environnement où leurs choix sont limités et où l’espoir d’une vie meilleure semble incertain. Le film aborde la complexité des luttes féminines tout en montrant comment les conditions sociales d’une époque influencent le destin des individus.
Un des éléments marquants de ce film est la photographie de Michał Dymek, qui, par le choix du noir et blanc, crée une atmosphère intense, à la fois sombre et pleine de tension. Ce choix visuel renforce l’impact émotionnel des scènes et met en lumière la difficulté des situations vécues par les personnages. La bande-son de Frederikke Hoffmeier (Puce Mary) contribue également à l’atmosphère du film, avec des compositions psychédéliques et un duo piano-violon qui accentuent les moments de tension. Les répétitions de certaines mélodies ajoutent à la sensation d'étouffement, créant un lien fort avec les luttes intérieures des protagonistes.
Le film rappelle certaines œuvres du cinéma expressionniste allemand, tant dans sa mise en scène que dans son traitement des thématiques sociales et psychologiques. Bien que l’intrigue se déroule à Copenhague, l’esthétique du film, avec ses jeux d’ombres et de lumières, évoque des influences d'un cinéma du début du XXe siècle. La manière dont Magnus von Horn aborde les problèmes sociaux et personnels des personnages donne au film une portée qui dépasse son cadre géographique et temporel, offrant ainsi une réflexion universelle sur les luttes humaines.
Un film d'une beauté rare dont le noir et blanc sublime de nombreux plans, mais d'une âpreté particulière qui rend le visionnage un tant soit peu difficile.
Une jeune femme dont le mari est parti à la guerre tombe enceinte de son patron qui lui promet le mariage. Entretemps, son mari fini par revenir et là, les choses se compliquent…
Vu en avant-première. L'esthétique noir et blanc et les cadrage millimétré de ce film sublime le sordide et le glauque de chaque scène, de chaque décors. Ce décalage provoque le malaise mais ça fonctionne pour raconter cette tragédie au crépuscule de la 1er guerre mondiale.
10 571 abonnés
11 456 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 30 janvier 2025
« Le monde est un endroit horrible, mais on a besoin de croire l'inverse. » Dans une période de l'histoire qui ne laisse pas beaucoup de place à l'espoir, Karoline mène une vie de misère. Alors qu'elle se trouve dans une situation désespérée à la suite de plusieurs désagréments, elle fait la rencontre de Dagmar, une femme forte à la vie stable. "Pigen med nålen", c'est le genre de film sinistre qui arrive toujours à aller plus loin dans le glauque alors que l'on ne s'y attend pas forcément. En plus d'être difficile, la vie est également très cruelle... Au-delà de l'histoire de cette femme, Magnus von Horn évoque aussi les conséquences psychologiques et sociales de la guerre sur la population à travers des gens marqués mentalement ou physiquement comme les gueules cassées. Une horreur du quotidien accentuée par une atmosphère lugubre, une superbe cinématographie et une solide reproduction d'époque. Ce n'est peut-être pas aussi puissant que ça pouvait l'être, mais c'est un vrai bon film porté par deux superbes actrices.
(Vu à l'étranger) Ce nouveau film de Magnus von Horn me tiraille beaucoup entre ses forces et ses faiblesses.
Sa qualité majeure est clairement visuelle et sonore. L'utilisation du noir et blanc et d'une bande-sonore angoissante renforce la création d'une atmosphère glauque qui marche franchement bien et fait presque penser à la noirceur de Béla Tarr.
Mais ce qu'il manque à ce film, contrairement aux oeuvres du réalisateur précédemment cité, c'est une certaine radicalité. L'histoire s'enferme dans une volonté de choquer, un certain sentimentalisme et une sur-utilisation de la musique, ce qui brise le potentiel nihiliste. Plus encore, le traitement des diverses thématiques (condition de la femme, maternité, misère...) laisse à désirer, et passe clairement au second plan par rapport à l'envie de mettre en scène quelque chose de monstrueux, qui est certes prenant, mais manque de fond.
À Copenhague, Karoline, une jeune femme enceinte, accepte de devenir nourrice auprès d'une femme plus âgée, Dagmar, pour subvenir à ses besoins. Dagmar gère une agence d'adoption clandestine sous couvert d'une confiserie, aidant les mères défavorisées à placer leurs nouveau-nés non désirés dans des familles d'accueil. Karoline se rapproche de Dagmar, mais elle est bientôt confrontée à la réalité cauchemardesque dans laquelle elle est entrée sans le savoir.
Si le nouveau film de Magnus Von Horn s'avère assez classique sous plein d'aspect, c'est la construction de son monde à la frontière entre le réalisme et le fantasque et son héroïne fascinante qui captive et émeut pour un film choc et éprouvant.
La jeune fille à l'aiguille ou le portrait d'une ouvrière à la fin de la Grande Guerre. Entre retour du mari, pauvreté extrême et espoir d'un changement de statut social. Ce film dépeint un après guerre chaotique ou chacun fait au mieux pour survivre, ou plutôt au pire. Acceptant le pire pour un peu d'argent, préférant le silence au dur poid des mots. Malgré une histoire et un contexte historique passionnant, ce film se perd dans certaines longueurs. Mêlant plusieurs histoires en une, on aimerai parfois qu'il n'y en aie aucune.