La Jeune femme à l’aiguille
Note moyenne
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52 critiques spectateurs

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elriad

517 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 novembre 2025
Copenhague 1918, fin de la guerre. Dans un noir et blanc remarquable, le réalisateur offre un mélodrame aussi émouvant qu'agaçant, tant les malheurs et les drames s'enchainent les uns derrière les autres. Le film s'ouvre sur un kaléidoscope de visages superposés impressionnant, et ne lâchera plus le personnage principal, présente à chaque plan. D'une justesse constante dans son jeu, Victoria Carmen Sonne, repérée dans "Godland", livre une prestation instinctive puissante, et l'on retrouve ce temps qui prend son temps particulier des films scandinaves.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 octobre 2025
À Copenhague pendant la première guerre mondiale Karoline que tout accable trouve un travail dans un centre d’adoption. Qui cache un terrible secret.
Cette Jeune Femme est un film d’horreur au sens premier du terme, une œuvre sans monstres. Quoique.
Le tout baigné dans un noir et blanc tranchant comme un scalpel et mise en musique par l’excellente et inquiétante Puce Mary.
Pierre Phdb
Pierre Phdb

24 abonnés 297 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juin 2025
Un film qui ne laisse pas indifférent.

La forme, un film en noir et blanc formellement très beau. Les faits un film noir également, une misère sociale où une jeune femme se trouve enceinte rejetée pour des questions de classes sociales de ce qu'aurait du être sa belle famille. Le tout a une époque pas neutre 1918 la première guerre mondiale déchire l'Europe. Confrontée a cette naissance non souhaitée l'héroïne trouve une entremetteuse qui met en relation des parents en recherche d'enfants avec ces enfants destinés a être abandonnés.

Une relation se noue entre les deux femmes qui va les conduire au bout de la nuit.

Très bien mais pas drôle il faut le savoir.
oloc
oloc

9 abonnés 72 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mai 2025
La jeune femme à l'aiguille de Magnus von Horn :
Dans le Copenhague de l'armistice 1918, Karoline est une couturière à la vie rapiécée. Alors qu'elle pensait tisser une nouvelle vie, le patron se défile, tout est décousu. Quand elle joue de la funeste aiguille, sa vie ne tient qu'à un fil nommé Dagmar, patronne d'une agence d'adoption.
Un film terrible, d'une horrible violence. Un film en 4/3, un format resserré pour bien encadré l'angoisse de l'histoire, en noir et blanc et noir (la couleur n'a pas sa place ici), des plans tarabiscotés pour renforcer le malaise. Et pour nous achever une musique des plus lugubres. Un film terrifiant d'une grande maîtrise .
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

33 abonnés 302 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 18 mai 2025
« Sordide»
En compétition à Cannes, ce film est d’une très bonne qualité technique et d’interprétation. Mais le sujet est tellement glauque ainsi que l’ensemble de l’ambiance que je ne peux recommander d’y passer les 2h qu’on nous y inflige et même s’il y a un peu d’espoir à la fin. (Int-12 ans)
rvrichou
rvrichou

118 abonnés 584 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mai 2025
Plongée dans l horreur, la cruauté, la lâcheté. "Le drame s ajoute au drame" pour citer un spectateur. On est asphyxié par un scénario sans concession et sans la moindre lueur d espoir. Sur le plan cinématographique, tout est parfaitement maîtrisé .
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 avril 2025
Film diffusé dans le cadre de la compétition du festival de Cannes en 2024, on y découvre Karoline, qui en 1918 vit à Copenhague et travaille dans une usine qui fabrique les uniformes de la guerre. Alors qu’elle croit son mari mort à la guerre, elle entame une relation avec le directeur de son usine, mais est rejetée lorsqu’elle tombe enceinte. Cette grossesse va l’amener à rencontrer Dagmar, une mystérieuse femme qui s’occupe clandestinement d’un réseau d’adoption d’enfants. Filmé en noir et blanc, le film est très bien réalisé, avec de beaux plans, et un spectateur parfaitement tenu en haleine. C’est puissant, efficace.
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 avril 2025
Copenhague 1918. Karoline, employée dans une usine de textile, tire le diable par la queue depuis la disparition de son mari. Son patron la prend sous sa coupe, lui promet de l’épouser. Elle tombe enceinte. Mais sa future belle-mère la jette à la rue. Désespérée, Karoline cherche par tous les moyens à avorter. Une marchande de confiseries, Dagmar, croisée dans les bains publics avec sa fille Irina âgée de sept ans à peine, lui propose une solution.

"La Jeune Femme à l’aiguille" est un film déroutant, sorti début avril sans grande publicité dans un réseau de salles bien étroit. Pourtant, il a été sélectionné en compétition à Cannes l’an dernier et a représenté le Danemark aux Oscars. Son réalisateur est un Suédois installé en Pologne dont le premier film, Sweat, avait pour héroïne une influenceuse rendue schizophrène par sa soudaine popularité sur les réseaux sociaux.

Avec ce deuxième film, Magnus von Horn change radicalement d’atmosphère. On pourrait penser que le scénario est adapté d’un de ces grands romans naturalistes, façon Charles Dickens ou Eugène Sue, dont la fin du XIXème siècle était friand. Mais c’est un scénario original, inspiré d’un fait divers macabre qui s’est déroulé à Copenhague au début du XXème siècle. L’action se met en place lentement. Le personnage de Dagmar n’apparaît qu’au milieu du film. J’ai cru un temps qu’il était interprété par Sidse Babett Knudsen ("Borgen", "L’Hermine", "La Fille de Brest") que j’ai confondue avec Trine Dyrholm ("Festen", "Royal Affair", "La Communauté").

Le film est interdit aux moins de douze ans et mérite de l’être. À raison de ce qu’il raconte. Et à raison de la façon dont il le raconte. C’est un film historique, filmé en noir et blanc, avec des décors volontairement artificieux, montrant une ville (Copenhague ?) boueuse et crasseuse. Les intérieurs suintent la misère et la saleté. Les employées de l’usine qui emploie Karoline rappellent les ouvrières sortant en foule des usines Lumière à Lyon. Une musique lancinante vient se surajouter à ce tableau déjà particulièrement lugubre.

Longtemps après le générique de fin, "La Jeune Femme à l’aiguille" laisse une trace durable. La trace d’un film original, par sa forme, par son fond, qui ne s’oublie pas de sitôt.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 avril 2025
Film dérangeant de par les multiples thèmes abordés en 2 heures (avortement clandestin, infanticide, condition féminine d'après guerre, gueules cassées... ). L'interprétation est excellente la mise en scène en noir et blanc est impeccable et rend le film encore plus malsain.
Flower 0478
Flower 0478

106 abonnés 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 avril 2025
J'ai voulu voir ce biopic par curiosité et c'est une belle surprise ça parle d'une femme qui ce fait expulsé de son domicile du jour au lendemain et qui a dû mal à joindre les deux bouts elle a une liaison avec son patron elle tombe enceinte de lui il lui promet de se marier mais sa mère n'est pas de cette avis et le menace de le déshériter du coup il cède et se mari pas avec elle, en voulant avorter elle même, elle va rencontrer une femme qui soit disant place les bébés dans une famille bien finalement elle découvre une psychopathe tueuse de bébé j'ai été choqué et en même temps attristé par la situation dire que c'est une histoire vraie.
Zabella
Zabella

2 abonnés 72 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 avril 2025
Un film à la beauté formelle indéniable qui laisse une empreinte . Le parcours de l’héroïne s’apparente à un long chemin de croix au terme duquel elle entrevoit malgré tout la lumière. Le tout manque un peu de chair et d’incarnation pour émouvoir mais cela reste un film à recommander
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 avril 2025
 LA JEUNE FEMME À L'AIGUILLE - Magnus Von Horn | ⭐️ 8/10

Avec Parthenope et Megalopolis, La Jeune Femme à l'Aiguille fut certainement le long métrage le plus mal aimé de la compétition, lors du dernier Festival de Cannes.

Sans doute car, malgré la beauté de ses images, il place le spectateur dans un inconfort permanent, et qu'il fascine autant qu'il agace. La distance avec laquelle le réalisateur déroule son histoire et son absence d'empathie envers ses personnages auront rebuté plus d'un spectateur. Amoral, cruel, perturbant, impitoyable, cauchemardesque... sont autant d'adjectifs utilisés dans la Presse pour qualifier ce film à l'atmosphère sombre, entre réalisme social et conte macabre.

La très belle photographie en noir et blanc convoque tout un tas de références. L'ambiance "monstres de foire", glauque et malsaine, évoque celle d'Elephant Man ou d'Eraserhead de David Lynch, la froideur et la distance clinique, celles du Ruban Blanc de Michael Haneke. La façon dont la souffrance est stylisée n'est pas non plus sans rappeler l'univers de Bergman.

Des effets sonores particulièrement efficaces viennent renforcer l'impact du film, qui n'hésite pas à lorgner vers les techniques utilisés par le fantastique pour distiller ses effets.

L'on pourra reprocher au réalisateur sa difficulté à dépasser l'exercice de style et la complaisance avec laquelle il met constamment son personnage principal féminin à rude épreuve, n'hésitant pas à aller toujours plus loin dans le sordide, pour, au final, ne pas raconter grand chose, si ce n'est qu'il ne croit pas beaucoup en l'espèce humaine (Ruben Ostlund, es-tu là ?). Et son message sur le droit des femmes à disposer de leur corps finit par se diluer dans une surenchère d'épisodes dramatiques quelque peu grotesques. Dommage car le film reste tout de même une sacrée expérience de cinéma !

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 avril 2025
Voici un film pour le moins clivant, toutes les nuances de chef d’œuvre à très mauvais selon les différents articles de presse.... « La jeune femme à l’aiguille » du suédois installé en Pologne, Magnus von Horn, présenté aux Oscars du meilleur long métrage international, après avoir figuré au dernier Festival de Cannes...Ce thriller poignant et lent a été décrit par certains comme un film d’horreur. Et dès le montage hallucinatoire d'ouverture, repris à la fin, avec ses visages déformés et lubriques qui se fondent les uns dans les autres, ce drame en noir et blanc promet des cauchemars...Il en est cependant autrement. Le film est d’abord la chronique d’une déchéance sans appel... A Copenhague en 1918, Karoline, couturière miséreuse dont le mari a été porté disparu au front, a une liaison avec son patron, se retrouve enceinte et espère l’épouser...Malheureusement la mère qui possède l’entreprise est totalement hostile à ce mariage...Karoline se retrouve mise à la porte de l’entreprise, de son logement...Son mari revient d’entre les morts, la gueule cassée, et bientôt monstre de foire...Dans un bain public, Karoline tente d’avorter avec une aiguille à tricoter...quand une dame secourable, Dagmar, accompagnée d’une étrange fillette de 7 ans, Erena, la prend en main et lui propose de se charger de son futur bébé en vue de le faire adopter....Karoline finit même par devenir nourrice des bébés suivants confiés par des indigentes, à l’adoption...jusqu’à découvrir l’innommable secret de cette supposée placeuse d’enfants...Voici donc un film noir dans l’histoire, Magnus Von Horn a choisi de déployer un superbe noir et blanc allié à des cadrages inspirés, qui évoquent à la fois le caractère grouillant des fabriques (on y pénètre comme dans un antre, monstrueux…), la saleté d’une ville aux multiples cheminées aux fumées noires comme le charbon, et le contraste entre logements insalubres et grandes demeures bourgeoises... noir dans les décors de Jagna Dobesz, et la photographie de Michal Dymek, un scénario à la serpe qui descend jusqu’au bout de la spirale du malheur, voyage terrifiant, descente aux enfers...film glauque, gothique ou tout simplement conte macabre peuplé de gueules cassées.. spoiler:
.et qui de plus s’inspire d’une affaire criminelle la plus controversée de l’histoire du Danemark , l’affaire Dagmar Overbye qui défraya la chronique à la fin de la première guerre mondiale.. spoiler:
. On ne peut qu’admirer la performance de Victoria Carmen Sonne qui incarne cette héroïne ambivalente face à Trine Dyrholm, terrifiante et désaxée... un personnage qui glace le sang, en incarnant le reflet d’une époque désespérée et jouant les entremetteuses entre femmes ne pouvant avorter. Et malgré tout cela, j’ai bien aimé !!!
Ufuk K

617 abonnés 1 719 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 avril 2025
"La Jeune Femme à l'aiguille" sévèrement noté par la presse, nommé aux Oscars cette année (meilleur film international) est un drame psychologique qui fait son effet. Magnus von Horn, le réalisateur suédois, propose un film captivant qui s'inspire d'une histoire vraie, celle de Dagmar Overbye, accusée d'avoir tué vingt-cinq enfants entre 1913 et 1920. Certaines séquences sont profondément troublantes, et le film, d'une beauté visuelle en noir et blanc, bénéficie d'une performance éblouissante de Trine Dyrholm et Victoria Carmen Sonne.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 avril 2025
A vu « La jeune femme à l’aiguille » du réalisateur danois Magnus Von Horn, film qui a été présenté en Compétition Officielle au dernier Festival de Cannes. Nominé aux Golden Globes et à l’Oscar du Meilleur film Etranger, le film en noir et blanc et à la mise en scène esthétique marque absolument la rétine. 1918 à Copenhague. Karoline (Victoria Carmen Sonne) est ouvrière et son mari Peter (Besir Zeciri) sur le front de la guerre. Karoline tombe enceinte lorsqu’elle rencontre Dagmar (époustouflante Trine Dyrholm) une femme bienveillante qui lui propose de faire adopter, par son entremise, son bébé. Entre Dickens et Zola, le film a un côté roman feuilleton tant les rebondissements sont nombreux. Le film glissera petit à petit dans un suspens étouffant, qu’accompagne avec brio la musique de Frederikke Hoffmeier. La photographie est superbe. Un très beau clin d’oeil au premier film des Frères Lumière avec une sortie d’usine cadrée et mise en scène exactement de la même façon. Les références aux films expressionnistes allemands cohabitent avec une atmosphère proche de celle des « Misérables » et de « Barnum ». David Lynch et Tim Burton ne sont jamais très loin non plus. Puis le film bascule dans le presque fantastique et l’horrifique. On ne ressort pas tout à fait indemne de la vision de cette « Jeune femme à l’aiguille » dont certaines images restent imprimées dans l’esprit et ce dès le générique de début où des visages qui se déforment sont superposés les uns sur les autres. Le film qui s’inspire d’un réel fait divers est très juste dans sa dénonciation de la condition de la femme au début du XXème siècle. Le scénario est adroitement construit et très efficace même si l’accumulation des malheurs sur le même personnage peut enlever parfois de la crédibilité. Le film n’en possède pas moins une force, une mal-aisance, une beauté formelle, une amoralité dérangeante. Intense.
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