Derniers Avis : La Jeune femme à l’aiguille - Page 2
La Jeune femme à l’aiguille
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capirex
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4,0
Publiée le 14 avril 2025
Très bon film de Magnus von Horn à l'ambiance malaisante et glauque enveloppée dans un sublime Noir & Blanc qui embrasse beaucoup de sujets : la misère de la condition ouvrière, les rapports de Classe, le retour des gueules cassées après la Première Guerre Mondiale, l’avortement , l’Instinct Maternel et un volet Historique avec la présence d’un personnage qui a réellement existé , Dagmar Overbye , une tueuse en série Danoise, à qui on attribue l’assassinat d’une vingtaine d’enfants entre 1913 et 1920 ! C'est là un film amoral , cruel et impitoyable mais saisissant malgré tout !
Ce nouveau film du réalisateur suédois Magnus von Horn est d'une noirceur absolue, tout comme un de ses films précédents, que je n'avais pas aimé du tout (Le lendemain).
Je ne pense pas avoir déjà vu un film de cette facture. Le contraste est saisissant entre le pessimisme fondamental du propos (pauvreté, mutilation de guerre, oppression de la femme, trafic d'enfants) et la recherche d'une esthétique très léchée (format 4/3, noir et blanc expressif, décors proprets, mise en scène élégante).
La jeune femme à l'aiguille est un film d'un autre temps, qui lorgne du côté de Dickens pour la forme mais qui pourtant procure des sensations très "modernes" (l'embryon d'une attirance sexuelle entre les deux femmes, la pure violence de certaines scènes, presque horrifiques).
J'ai été surpris par ce combo improbable de film d'époque / thriller psychologique / chronique romanesque au long court, par moment charmé, et aussi un petit peu déçu par la dernière partie du film.
En tout cas, une découverte pour les aventuriers cinéphiles !
Film vu à Cannes et qui m'avait mis franchement mal à l'aise car flirtant avec le gore et le noir et blanc le rend encore plus désespérant. L'image est néanmoins superbe et l'histoire mérite d'être vue mais il vaut mieux être bien accroché
Ce film est tiré d'une histoire vraie. La première heure du film était bien et intéressante mais pour la seconde partie du film. Il y avait beaucoup de longueurs. Mais c'était bien de voir les conditions des femmes de la fin et de l'après guerre. Où beaucoup doivent survivre.
film très bien mené et très bien joué par tous les acteurs. l actrice principale notamment joue merveilleusement bien du début à la fin. une histoire vraie, dure mais émouvante. à voir.
Cetre aiguille , quand bien même elle ne sert qu’une fois, nous reste en travers de la gorge pour plusieurs raisons: la lenteur appliquée, la préciosité vaguement affectée d’un noir et blanc qui lorgne vers Elephant Man, et le coté lugubre de l’ensemble
Film très sombre.annee 1919, la.vie.miserable d une jeune danoise enceinte qui rencontrera une sorte de faiseuses d ange. Très belles photographies,le noir et blanc accentuant le côté" Dickens" .multi themes: misère,vie de femme, gueule cassée.,un peu les crises de folies ? Et remèdes addictifs pour tenir face au quotidien. Le son est très angoissant parfois.un film dur, édifiant parfois,mais a voir absolument. performances des acteurs:un talent évident. Je retiens le nom du réalisateur : pour son prochain chef oeuvre.
Présenté en CO Cannes 2024 et reparti la corbeille vide, " la jeune femme à l'aiguille" me semble être un raté du jury.
Univers thématique qui n' est pas sans faire penser à celui du Hongrois Bela Tarr, ce film suédois traite des conséquences psychologiques dévastatrices pour une population confrontée même de façon indirecte à la guerre.
La relation entre absence d'amour, violence et désespoir ultime est magnifiquement exposée dans ce film malade.
Filmé avec maestria, au milieu de décors kafkaïens, le suédois Von Horn nous invite enfin dans un plan final à goûter ce qu'est le bonheur de vivre : s'etreindre et s'aimer.
On est vite dans les bas-fonds post-14-18, la reconstitution est si forte visuellement qu'on pense à l'oeuvre de Emile Zola, avec un Noir et Blanc qui renvoie certainement moins à Spielberg qu'au cinéma expressionniste allemand de F.W. Murnau. Le et les tons appuie le côté sinistre d'un récit qu'on sait déjà particulièrement malaisant. La très bonne idée de choisir un personnage fictif comme ligne directrice se confirme, la pauvre Karoline/Sonne se retrouve dans une misère encore plus terrible après avoir été sans nul doute un brin naïve mais dans son malheur il y a toute un partie qui impose les conséquences physiques et psychologiques de la Première Guerre Mondiale. Des conséquences aussi déchirantes qu'effroyables qui sont aussi collatérales car les meurtres en séries en découlent peut-être ?! Deux portraits de femmes brisées qui font les mauvais choix, qui se vampirisent presque jusqu'au plus affreux des crimes. Un film aussi envoûtant que terrifiant, ne jouant pas la carte du thriller pour offrir un drame psychologique hypnotique mais qui n'est pas dénué d'un petit optimisme. Site : Selenie.fr
Ce film embrasse beaucoup de sujets : la misère de la condition ouvrière, les rapports de classe, le retour des gueules cassées après la première guerre mondiale, l’avortement, l’instinct maternel et un volet historique avec la présence d’un personnage qui a réellement existé, Dagmar Overbye, une tueuse en série danoise, à qui on attribue l’assassinat d’une vingtaine d’enfants entre 1913 et 1920. Le film est il « mal étreint » pour autant ? Sûrement pas ! L’histoire de Katerine, une ouvrière travaillant dans le textile, et de Dagmar, qui a sauvé Katerine lors d’une tentative d’avortement qui tournait mal, est certes souvent très dérangeante mais le film n’en est pas moins d’un grand intérêt et d’une perfection visuelle indéniable. Aucun des sujets abordés n’est traité avec désinvolture; Critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-express-la-jeune-femme-a-laiguille/
Une production danoise aux accents fantasmagorico-horrifiques (quelque part entre Haneke et Lynch), à l'ambiance lourde et à la photographie soignée.
Une inquiétante étrangeté, dont le style, très prononcé (et un peu plombant), vient cannibaliser son histoire, dans laquelle j'ai eu un peu de mal à m'immerger.
Un drame psychologique plus réussi quand il dévoile, dans un second temps, une maternité plus déviante et dérangeante spoiler: (et illustrée par quelques scènes assez radicales au passage) .
Un film formellement maîtrisé et bien interprété, mais dont le récit, semblant comme étriqué, m'a laissé un peu à distance une grande partie du métrage. 6-6,5/10.
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes : Pour découvrir ma critique vidéo complète, copier/coller "cinéma sans fard + la jeune femme à l'aiguille" sur YouTube ! Et s'abonner à cette chaîne Youtube où je publie régulièrement ces articles, pour n'en rater aucun !
Un escalier en bois, une main qui tremble, une chambre trop blanche. Pas un bruit, ou si peu. Et voilà, Copenhague en 1918. L’Espérance est un bâtiment gris rempli de jeunes femmes "tombées", comme on disait alors. Parmi elles, Karoline. Blonde, enceinte, silencieuse. Elle vient accoucher, mais rien ne se passe comme prévu. Enfin... si, tout se passe comme prévu, mais pas pour elle.
La Jeune Femme à l’aiguille est un film qui s’ouvre comme une lettre qu’on n’a pas osé lire depuis des années. Son noir et blanc n’est pas là pour faire joli, c’est du granit – ou du plomb. Magnus von Horn, qu’on n’attendait pas forcément dans ce registre du drame historique, filme le mutisme comme d'autres filment des batailles : chaque regard est un coup, chaque plan un piège. On pense parfois à Dreyer, un peu à Haneke, et même, allez, à la sécheresse d’un tableau de Giacometti.
Certains spectateurs râlent : trop froid, trop lent, trop muet. Mais c’est justement ce silence qui hurle. Il dit la honte, l’exclusion, le contrôle. Trine Dyrholm, impériale, incarne Dagmar, cette infirmière-matronne faussement douce et rigoureusement effrayante. Elle sourit comme on ferme une porte à double tour. À ses côtés, Victoria Carmen Sonne (Karoline, donc) traverse le film comme une ombre lumineuse, qu’on voit s’effacer lentement. Une apparition… puis plus rien.
Pas de musique qui appuie, pas de discours qui explique. Le spectateur, lui aussi, est laissé seul. C’est peut-être ça le pari : faire ressentir l’abandon autant que le raconter. Ceux qui s’attendent à un film à thèse seront déconcertés. Les autres – les rêveurs lucides, les lecteurs de Duras, les amateurs de silences pleins – y verront un uppercut au ralenti.
C’est un film qui ne vous prend pas par la main. Plutôt par l’estomac. Un film comme une aiguille dans le cœur. À peine sentie. Et puis, ça saigne longtemps.
Honnêtement c’est le plus beau film de la compétition cannoise de 2024. Ça fait un moment que je n’avais pas vu noir et blanc aussi magnifique et un jeu de lumières exceptionnel qui évidemment fait repenser à l’expressionnisme allemand ou bien à Bergman. Le voyage dans le temps est réussi c’est un film qui sort du muet. La séquence d’ouverture le démontre bien, magnifique ceci dit.
Le travail sur le son et la musique (presque expérimentale par moments) est immense. Ça rajoute une dimension angoissante et horrorifique à l’objet cinématographique.
C’est un conte choc (je ne m’attendais absolument pas à cette histoire en n’ayant juste vu le titre et l’affiche) qui prend son temps. À la fin le ”c’est une histoire inspiré de faits réels” c’est un choc supplémentaire.