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Maryane75
21 abonnés
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4,0
Publiée le 21 février 2020
Très émouvant, surtout pour les personnes de ma génération qui ont des souvenirs très clairs des baraquements "d'urgence"... le bidonville de la ville d'Orly par exemple... Force est de constater qu'il y a 60 ans les politicards étaient déjà corrompus et pourris jusqu'à la moelle. Affectueuses pensées pour l'Abbé Pierre que j'ai eu l'occasion de rencontrer lors de la grande brocante Emmaüs porte de Versailles en 2006... son dernier salon. Grand homme qui aurait mérité un film plus "prestigieux" mais c'est déjà pas si mal. ★★★★ pour l'émotion éprouvée.
Hiver 54, l’abbé Pierre est un film qui séduit évidemment par son sujet. Maintenant que vaut le traitement. Et bien il est meilleur que ce que je craignais. Pas parfait, mais meilleur. C’est certain, le film a un côté assez démonstratif dans sa mise en scène, avec des effets trop appuyés (surtout lorsqu’il s’agit d’insister sur le côté misérabiliste avec l’enfant mort sur le bureau par exemple), mais ce n’est pas foncièrement mauvais. Doté d’une ambiance hivernale réussie, baignant dans des luminosités glaciales, grises, tristes, le métrage propose aussi une belle reconstitution d’époque. J’ai trouvé le métrage élégant, réaliste, et malgré quelques effets trop appuyés, il évite relativement l’écueil du pathos excessif, et de la démonstration trop théâtrale. La bande son est convaincante, bien que les thèmes « Edith Piaf » ce soit tout de même un poil cliché. Mais enfin, rien de méchant. Doté d’une belle ambiance, le film offre une histoire intéressante. Il y a bien quelques ellipses trop marquées, ce qui donne une narration saccadée parfois, passant d’un moment important à un autre avec peu de liant. Le film manque de fluidité c’est un fait, mais cela ne l’empêche pas d’être accrocheur. Le sujet est prenant, et la durée courte du métrage fait aussi qu’il dispose d’un rythme allègre pas désagréable. Sans éviter le côté pédagogique, le film a au moins un mérite, celui d’éviter le manichéisme facile. Certes il y a des personnages tranchés, mais il n’y a pas d’un côté le gentil abbé Pierre et de l’autre le vilain monde politico-médiatique. Le film ne fait pas une fixation sur l’abbé Pierre, et évite la tonalité hagiographique. Le casting est emmené par une belle galerie d’acteurs, avec en tête un Lambert Wilson convaincant. Malgré quelques dialogues qui sont un peu récités parfois, dans l’ensemble il se glisse avec force conviction dans la peau de son personnage, et ce qui séduira c’est sa sobriété. Pas de surjeu excessif, il est très léger, et je dirai que c’est une réalité pour la plupart des interprètes. Hormis les personnages les plus « radicaux », campés par des acteurs qui en font un poil beaucoup (tant du côté des acolytes de Wilson que des politiques, genre Wladimir Yordanoff), le reste est très bon, et aux côtés de Wilson, une étonnante Claudia Cardinale. J’avais un peu peur du personnage secondaire sans grand intérêt, autre que d’imposer une personnalité féminine, mais en vérité non, elle a réellement une place importante dans le film et l’actrice est au rendez-vous. Le film est donc à mon sens un bon film. Bien que parfois un peu lourd dans sa mise en scène, dans ses dialogues un peu trop écrits, et doté d’une narration peu fluide, c’est un film plaisant car sans prétention, porté par une interprétation sincère, et évitant le manichéisme facile et le didactisme pontifiant. Je donne un bon 3.5
Bien pour l'hommage et pour la prestation assez correcte de Lambert Wilson. Hormis le fait de montrer au grand public le combat de ce grand homme, le film en soi n'est vraiment pas génial. Des dialogues clichés et académiques, des prestations très moyennes, des scènes beaucoup trop théatrales avec un manque évident de naturel et une musique insupportable qui, au lieu de nous faire rentrer dans l'ambiance vieux Paris, ne réussit qu'à nous donner l'impression d'être à la foire... L'abbè Pierre méritait quand même beaucoup mieux. Manque de moyens peut être? Ou bien de talent?...
Un film poignant et vrai sur une histoire on ne peut plus émouvante. Interprétation exceptionnelle de Lambert Wilson, qui campe un Abbé Pierre (qui vient de nous quitter, le film est repassé ce jour en hommage) plus vrai que nature. Un film très réussi.
Un beau film aux effets scénaristiques et de mise en scène sans doute un peu trop appuyés, mais qui touche le spectateur et bénéficie d'une interprétation d'ensemble de grande qualité. Illustration remarquable de cette époque dure et un beau portrait magnifié par un Lambert Wilson habité.
Le moment de solitude !!! Ce film me tentait pourtant beaucoup (et depuis des années !!) et je me suis enfin lancé et bien je m'en mords encore les doigts !! J'ai passé une soirée interminable et je ne sais toujours pas comment j'ai fait pour tenir jusqu'au bout !! Ce grand Homme qu'était L'Abbé Pierre méritait tellement mieux que ce film soporifique et brouillon !! Un raté de compétition !!!
Raté. Et ce n'est même pas dommage. Juste excusable. Comment faire un grand film avec une tonne de bons sentiments? L'équation reste à résoudre. Visiblement, Denis Amar n'a pas résolu le problème, mais il n'est pas le seul. Bref, on est loin du génie de Capra qui savait mieux que quiconque manier les bons sentiments pour les porter à l'écran.
Un film beau... Simple... Joli...Frais. Les décors et les vapeurs sont ceux et celles de Balzac. Que l'on soit d'accord ou pas avec les idées de l'Abbé (qui frôlent parfois le communisme exacerbé et c'est très étrange pour un homme d'église) on ne peux demeurer insensible à l'oeuvre d'une vie, aux convictions d'un homme, à sa forme de "sainteté" qui interpelle la conscience. Au plus fort de l'appel radiophonique, la caricature du ministre de l'époque donne des envies de meurtre et de légitimes violences sur sa personne (on se demande si il est réellement Français ou bien si il a conservé quelques mauvaises manières issues d'un passé peu glorieux...). Mais comme dans toutes les bonnes histoires, les fins sont heureuses. En fait, ce n'est que le début...
Un beau film qui retrace pourtant un véritable problème humain et social avant d'être un film sur l'abbé Pierre. Déjà, il est astucieux de ne pas avoir fait un biopic sur cette personnalité hors norme et s'être concentré sur l'épisode clef de l'hiver 54 qui a été une étape importante de son combat et un moment décisif pour emmaeus. Le film ne tombe aucunement dans le culte de la personnalité de l'abbé. On le découvre dans toute son humanité, ses faiblesses, ses doutes mais sans occulter son charisme. Autant évoquer tout de suite que Lambert Wilson livre une étonnante composition en se fondant parfaitement dans le personnage et tout en apportant une touche plus personnelle. Les seconds rôles ont plus de mal à se distinguer même si la sincérité des différents interprètes n'est pas en cause. Le film aborde le problème du mal logement sous un angle froid et lucide, laissant émerger une sincère indignation. En ce qui me concerne je n'ai décelé aucun pathos dans cette 1ère partie. Certains passages sont assez sombres et désespérants, dur au mal. La seconde partie s'attache à montrer l'élan de solidarité qui a eu lieu et est intéressante en montrant ainsi que cette troisième valeur du tryptique républicain (souvent oublié) peut encore trouver son sens. Si l'ensemble aurait pu être encore plus incisif, le film ne fait aucune concession. Il ne démontre pas seulement l'impuissance des pouvoirs publics en matière de politique logement mais encore pire : la manière dont ils fermaient les yeux volontairement sur ce problème. Certaines scènes illustrant le décalage entre le faste de la haute société parisienne et les conditions de vie des sans abris sont particulièrement évocatrices. Quand on pense que l'on était pourtant dans la période des 30 glorieuses ou tout allait officiellement bien, le film rapporte une certaine vérité et est donc important pour la mémoire. Et si les solutions sont trop brièvement exposées, le combat de l'abbé Pierre constitue un indispensable témoignage pour qui croit que les avancées sociales furent faciles à l'épôque.
Un portrait grandiose de l'abbé Pierre et au delà une peinture puissante, terriblement émouvante du combat de cet homme contre la pauvreté et la précarité dans le rude hiver de 1954 jusqu'à son fameux appel radiophonique. Une oeuvre superbe, parfaitement magnétique avec un Lambert Wilson qui apporte toute son énergie et son charisme à son interprétation, Claudia Cardinale, dans un rôle pourtant mineur, amène une incroyable touche de grâce altière. Un film à la mise en scène extrêmement sobre mais un message humaniste diablement bouleversant, direct. Purement et simplement une claque.
Excellente mise en scène de ce film assez peu connue du grand public mais qui retrace parfaitement bien la période de vie de l'abbé Pierre et de l'hiver 1954, film très touchant et très réaliste à voir !
Lambert Wilson est très juste et très touchant dans le rôle de la magnifique personne qu'était l'abbé Pierre. Doté d'une très belle photographie, le film raconte assez bien son histoire et sait nous toucher en nous montrant tous ces pauvres et SDF qui gèlent la nuit. Les personnages et acteurs pour la plupart sont attachants et le film est assez intéressants malgré qu'il soit un peu lent et répétitif (pourtant il ne dure qu'une heure quarante) que les personnages parlent tout le temps et tous en même temps et que ce soit un peu manichéen (on ne nous explique pas beaucoup les motivations des antagonistes). Une histoire comme ça aurait mérité d'être racontée avec plus de pep et d'émotions mais c'est déjà pas si mal. Quand à la musique, on a connu Philippe Sarde plus en forme qu'avec son espèce d'accordéon crevé.