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Philippe Ricquier
1 critique
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5,0
Publiée le 25 mars 2026
Dans cette fresque intimiste sur l'adolescence et la difficulté de trouver sa place dans un monde où la performance est érigée en valeur cardinale, Valéry Carnoy nous dévoile toute sa palette de réalisateur, déjà riche pour un premier film. J'ai particulièrement apprécié spoiler: la montée progressive des sentiments contradictoires qui tenaillent Camille, jeune ado promis à un grand avenir de boxeur et qui doit (déjà) se reconstruire après un accident de renard. Les jeunes acteurs sont bouleversants de sincérité, d'autant plus qu'à l'exception de Samuel Kircher, ils ont pour la plupart été castés sauvagement. Je retiens particulièrement la prestation de Fayçal (Matteo), très touchant dans le rôle du meilleur ami se sentant trahi, et de Jacob (LPF) qui crève l'écran par sa prestance. Un grand bravo pour ce premier film, j'espère en voir beaucoup d'autres !
Magnifique opera prima du réalisateur Valéry Carnoy ! Une histoire intense, à l'image du sport qui y est mis en exergue, la boxe, et menée par de jeunes acteurs très prometteurs. La Danse des Renards explore des thèmes assez divers, tels que la masculinité et les impositions sociales, l'amitié ou encore les douleurs psychosomatiques que peuvent ressentir les sportifs. Le tout accompagné de touches plus poétiques et mythologiques, à voir sans tarder - comme tous les bons films - au ciné !
Scénario : gentil Réalisation : très beaux cadres Rythme : bien Acting : bien Ressenti : film sage
Par une conception du cadre sublime au service de la psychologie de ses personnages, Valéry Carnoy parvient à nous dresser habilement le portrait d’un adolescent prodige qui doute de ses capacités et de sa motivation. Le décor, le jeu d’acteur et la lumière participent à cette dynamique et servent le film, ce qui, malheureusement, n’arrive pas à porter le scénario ailleurs que vers une fin attendue, à laquelle est cependant prêtée une attention particulière à la structure émotionnelle de ce premier long-métrage. En effet, même si, sans grande surprise, le spectateur anticipe les situations, il n’en reste pas moins intéressé par leurs dénouements. Le tout donne un ensemble homogène, sage, auquel on aurait voulu ajouter un peu plus de vraisemblance, dans le côté médical comme dans le ‘tout possible’. Une maîtrise de la caméra sauve cette petite omission et présente tout de même une belle oeuvre.
La danse des renards m’a touchée par sa manière délicate d’approcher ce que vivent ces adolescents et les injonctions a toujours se dépasser. Tout se joue avec peu de mots mais beaucoup de regards, de non-dits qui laissent au spectateur un véritable espace. La photographie est réussie, presque sensorielle. La justesse des jeunes acteurs est également remarquable. Rien ne semble forcé : leurs présences, leurs hésitations, leurs fragilités sonnent vrai et renforcent cette impression d’intimité. On a le sentiment d’observer des fragments de vie plutôt que de regarder une fiction.
Excellent film, une mise en scène des plus intéressantes, des acteurs qui jouent avec sincérité, et un traitement de l'image qui renforce le film et le rend encore plus émouvant, je recommande fortement !
Un superbe film avec une tension dramatique constante, des acteurs hyper attachants traitant d'un sujet essentiel : la façon dont le corps est vécu dans le sport et la question de la somatisation. Beau portrait de groupe et de la jeunesse actuelle. Vous avez aimé Chiens de la casse , vous aimerez la danse des renards .
Un film profond, porté par des performances remarquables de jeunes acteurs débordant de talent. Un premier long métrage signé par un jeune réalisateur prometteur, qui donne résolument envie d’en découvrir davantage. Bravo !
Superbe film mettant en lumière la complexité de l'adolescence, le regard des autres. Très beau jeux des jeunes acteurs. Bravo à ce réalisateur qui signe un chef d'oeuvre pour son premier long métrage.
Avec “La Danse des Renards”, Valérie Carnoy signe un premier long audacieux sur le thème périlleux de l’adolescence en crise. La mise en scène est juste et la direction d’acteur excellente, offrant un regard à la fois singulier et réaliste sur la masculinité toxique dans le monde des sport-études. L’image du film signée par le chef opérateur Arnaud Guez, tout en cadrages serrés et caméra épaule, sert avec brio la narration et notre proximité aux personnages. L’acteur Samuel Kircher en jeune boxeur sensible et vulnérable, sujet à une douleur fantôme, est la révélation de ce film de boxe réalisé tout en douceur. À ne manquer sous aucun prétexte.
Camille, apprenti boxeur très doué en internat sport-études, va être contraint de revoir ses choix de vie suite à une blessure qui lui laisse une douleur sans explication médicale. Un adolescent confronté aux codes de la virilité exacerbés dans le milieu de la boxe: tenir et frapper. Sa relation intense avec son ami d’enfance, Matteo, apprenti boxeur lui aussi, y survivra-t-elle? Des acteurs époustouflants, une mise scène haletante, toute en retenue, qui n’assène jamais rien mais suggère, respectant autant les acteurs-personnages que les spectateurs: un plaisir d’une grande délicatesse, la marque d’un très grand réalisateur.
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3,0
Publiée le 16 juillet 2026
« Les gens ne m'aiment que pour ça. » On dit que ce qui ne te tue pas te rend plus fort, mais ce n'est pas le cas pour Camille. Après avoir frôlé la mort, ce jeune boxeur prometteur n'est plus lui-même. Il a perdu tout ce qui le représentait aux yeux des autres. Une perte d'identité qui lui donne l'occasion d'être celui qu'il veut être, même si ce n'est pas facile à cause de son environnement. L'entourage toxique devient un handicap au même titre que cette douleur inexplicable. Tout est lié dans ce drame sur la santé mentale où le physique et le psychique ne font plus qu'un. Valery Carnoy abuse parfois de cette métaphore qui nous accompagne tout au long, alors que l'histoire demande plus de simplicité et surtout d'humanité. Même si c'est le sujet du film, j'aurais aimé que les personnages se découvrent un peu plus. Au final, « La Danse des renards » manque un peu d'émotion et de brutalité, mais l'ensemble est pas mal.
"La Danse des renards" se déroule dans un internat sportif. Le réalisateur construit un récit d'apprentissage qui oscille entre drame psychologique et chronique adolescente, où la souffrance physique devient progressivement le reflet d'un mal-être plus profond. Camille est un jeune prodige de la boxe promis à un brillant avenir. Mais après avoir échappé de peu à un accident grâce à son meilleur ami Matteo, une douleur persistante s'installe jusqu'à remettre en cause toute son identité de sportif. Le film repose en grande partie sur la prestation de Samuel Kircher, un jeune comédien prometteur. Déjà remarquable dans "L'Été dernier", il confirme ici sa capacité à faire exister un personnage par de simples regards et une grande intériorité. À ne pas confondre avec son frère Paul Kircher, révélé notamment dans "Le Lycéen", "Le Règne animal" et "Leurs Enfants après eux". La photographie soignée et l'atmosphère mélancolique accompagnent parfaitement ce récit où la performance sportive passe progressivement au second plan. Pour autant, "La Danse des renards" peine parfois à pleinement exploiter son sujet. Son rythme contemplatif finit par étirer certaines séquences et le scénario semble hésiter entre plusieurs directions, sans toujours approfondir les enjeux psychologiques ou la relation entre Camille et Matteo.