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Corinne76100
87 abonnés
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2,5
Publiée le 29 mars 2026
San démérité avec une réalisation pourtant dynamique, on n'entre pas dans les personnages qui ne sont pas assez profonds. On reste en surface avec des situations prévisibles et la cohérence du film est parfois difficile à suivre
Valéry Carnoy est belge et c’est son 1er film. Et le moins que l’on puisse dire c’est que ces 94 minutes sont une réussite. Dans un internat sportif, Camille, un jeune boxeur virtuose, est sauvé in extremis d’un accident mortel par son meilleur ami Matteo. Alors que les médecins le pensent guéri, une douleur inexpliquée l’envahit peu à peu, jusqu’à remettre en question ses rêves de grandeur. Cette autopsie d’une chute est absolument passionnante et portée par un casting de jeunes très prometteurs. Une très belle découverte. Dans ce drame sportif, le cinéaste analyse l’instant fragile où tout bascule dans une vie. Ici, en l’occurrence dans la vie d’un jeune sportif de haut niveau plus que prometteur. Le cinéaste ne filme pas les séquelles irréversibles de l’accident. Ce qui l’intéresse, ce sont ces états psychiques et poétiques, ces suspensions nerveuses qui, silencieusement, infléchissent une trajectoire, a priori, toute tracée. On suit pas à pas la métamorphose du héros à travers le récit d’une initiation au changement, à cette perturbation intérieure que le trauma révèle. Cette transformation est maintenue tout au long du film, d’une énergie subtile et tendue, portée par une mise en scène tour à tour vigoureuse et délicate, naturaliste et poétique. Mais voilà, dans l’univers normé de la compétition, les souffrances névrotiques n’ont pas leur place… Second fils de Jérôme Kircher et Irène Jacob et donc frère de Paul, le jeune Samuel Kircher, après L’été dernier et L’engloutie, confirme qu’il a plus que du talent. A ses côté, Faycal Anaflous, Jef Cuppens, Anna Heckel, Jean-Baptiste Durand, Raphaël Thiéry, sont tous parfaits. Un film plein de grâce qui oscille entre entre élan vital et fragilité d’être. La mise en scène, sans effets appuyés, accompagne la mutation du jeune garçon en opposant la frontalité du ring à des espaces plus incertains, où les corps et les âmes échappent aux cadres. A voir.
Présenté à la Quinzaine des cinéastes, La Danse des renards fait d’abord craindre de suivre le chemin balisé des films de sport (et plus précisément ici, du film de boxe), avec toutes les figures imposées du genre : dépassement de soi, victoire, chute, rédemption... Mais Valéry Carnoy choisit heureusement un autre chemin.
Le film suit un jeune boxeur en sport-études, incarné par un Samuel Kircher très convaincant, qui confirme ici tout ce que L’Été Dernier laissait entrevoir. Son visage, tour à tour sûr de lui, blessé, perdu, devient le point de focal du film.
Ce qui frappe, c’est la manière dont Carnoy évite assez habilement les clichés du film de boxe. Le sport n’est pas ici une simple mécanique dramatique mais le révélateur d’une masculinité adolescente sous pression, écrasée par l’impératif de performance, la compétition permanente et le regard du groupe. Le film parle autant de la violence des structures sportives que de celle, plus insidieuse, des modèles virils imposés.
Visuellement, le film est traversé par de belles respirations poétiques : les renards du titre, quelques séquences presque oniriques. Ces touches empêchent le film de basculer dans un naturalisme pur et lui donnent une vraie singularité.
Malheureusement, l'on sent parfois les limites d’un premier long métrage : tout n’est pas parfaitement maîtrisé. Certaines situations restent un peu programmatiques, quelques ressorts narratifs semblent un peu trop démonstratifs et le film ne parvient pas à maintenir l'intérêt du spectateur de manière constante.
Mais il y a ici une vraie sensibilité, une modestie assez rare, et surtout une émotion qui finit par saisir. La Danse des Renards n’est pas le coup de poing imaginé, mais il tire son épingle du jeu de par sa singularité et l'intensité de jeu de son jeun interprète.
Camille, apprenti boxeur très doué en internat sport-études, va être contraint de revoir ses choix de vie suite à une blessure qui lui laisse une douleur sans explication médicale. Un adolescent confronté aux codes de la virilité exacerbés dans le milieu de la boxe: tenir et frapper. Sa relation intense avec son ami d’enfance, Matteo, apprenti boxeur lui aussi, y survivra-t-elle? Des acteurs époustouflants, une mise scène haletante, toute en retenue, qui n’assène jamais rien mais suggère, respectant autant les acteurs-personnages que les spectateurs: un plaisir d’une grande délicatesse, la marque d’un très grand réalisateur.
Un superbe film avec une tension dramatique constante, des acteurs hyper attachants traitant d'un sujet essentiel : la façon dont le corps est vécu dans le sport et la question de la somatisation. Beau portrait de groupe et de la jeunesse actuelle. Vous avez aimé Chiens de la casse , vous aimerez la danse des renards .
Magnifique opera prima du réalisateur Valéry Carnoy ! Une histoire intense, à l'image du sport qui y est mis en exergue, la boxe, et menée par de jeunes acteurs très prometteurs. La Danse des Renards explore des thèmes assez divers, tels que la masculinité et les impositions sociales, l'amitié ou encore les douleurs psychosomatiques que peuvent ressentir les sportifs. Le tout accompagné de touches plus poétiques et mythologiques, à voir sans tarder - comme tous les bons films - au ciné !
Un jeune boxeur prometteur. Un accident en forêt. Une blessure physique mais surtout morale. Le doute remplace peu à peu l'assurance... Pour son premier long-métrage, le belge Valéry Carnoy ne démérite pas avec cette immersion dans le monde de la boxe amateur, il manque tout de même quelques ingrédients clés pour parvenir à captiver et surtout émouvoir. Les réactions de certains personnages face aux événements ne sont pas toujours cohérentes ou compréhensibles facilement. Je reste donc bien mitigé face à cette danse des renards : bof bof ! Site CINEMADOURG . free . fr
Superbe film mettant en lumière la complexité de l'adolescence, le regard des autres. Très beau jeux des jeunes acteurs. Bravo à ce réalisateur qui signe un chef d'oeuvre pour son premier long métrage.
La première m’a laissé une impression de déjà-vu : de jeunes lycéens gouvernés par leur testostérone, un internat, une histoire d’amitié et une forêt. On ne sait pas trop si le film veut se diriger : vers la reconstruction pour un futur champion suite à un accident ? Vers une histoire d’amitié ? Vers la masculinité ? Vers une passion pour les renards ? Le fil rouge reste l’amitié malmenée entre 2 amis d’enfance. La dernière 1/2 heure nous tient en haleine et fait que ce film vaut la peine d’ˆêtre vu !
Vu le jour de sa sortie, un premier film que j'ai trouvé très intéressant et poétique, avec une certaine rugosité. j'ai particulièrement aimé le travail du son. tout le monde joue très bien
Dans cette fresque intimiste sur l'adolescence et la difficulté de trouver sa place dans un monde où la performance est érigée en valeur cardinale, Valéry Carnoy nous dévoile toute sa palette de réalisateur, déjà riche pour un premier film. J'ai particulièrement apprécié spoiler: la montée progressive des sentiments contradictoires qui tenaillent Camille, jeune ado promis à un grand avenir de boxeur et qui doit (déjà) se reconstruire après un accident de renard. Les jeunes acteurs sont bouleversants de sincérité, d'autant plus qu'à l'exception de Samuel Kircher, ils ont pour la plupart été castés sauvagement. Je retiens particulièrement la prestation de Fayçal (Matteo), très touchant dans le rôle du meilleur ami se sentant trahi, et de Jacob (LPF) qui crève l'écran par sa prestance. Un grand bravo pour ce premier film, j'espère en voir beaucoup d'autres !
Très bon film sur un sujet pas facile...beaucoup de rythme, de tension et d'intensité pour un film vaste qui va de la boxe Très hard à la recherche de soi même
Un superbe premier long métrage rempli d'émotions fortes. Une atmosphère prenante qui donne de la place a l'expression de sentiments d'amitié et de bienveillance.
La danse des renards est un film d’une intensité exceptionnelle, une œuvre qui ne laisse aucun répit émotionnel et qui marque profondément bien après le générique de fin. Dès les premières minutes, on sent que l’on s’engage dans un récit dense, traversé par une multitude de thèmes, chacun exploré avec une profondeur remarquable. Le film aborde des sujets complexes avec justesse et sensibilité, sans jamais les simplifier. Tout s’entrelace pour offrir une réflexion forte et profondément humaine. Mais ce qui frappe le plus reste son impact émotionnel : on est totalement happé par ce que vivent les personnages. La fin est d’une puissance incroyable. Impossible de ne pas être submergé! Un film qui touche droit au cœur et qui reste longtemps en mémoire.
Excellent premier long-métrage! Un film "coup de poing" donné par une main de fer dans un gant de velours. Tout est maîtrisé: casting 100% réussi, structure narrative tout en finesse, superbe réalisation... Ce réalisateur belge a réussi à éviter tous les clichés qu'on voit trop souvent dans le cinéma d'aujourd'hui qui parle des "challenges" de l'adolescence et du passage à l'âge adulte.