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GLEP86
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5,0
Publiée le 25 mars 2026
Un film profond, porté par des performances remarquables de jeunes acteurs débordant de talent. Un premier long métrage signé par un jeune réalisateur prometteur, qui donne résolument envie d’en découvrir davantage. Bravo !
La danse des renards m’a touchée par sa manière délicate d’approcher ce que vivent ces adolescents et les injonctions a toujours se dépasser. Tout se joue avec peu de mots mais beaucoup de regards, de non-dits qui laissent au spectateur un véritable espace. La photographie est réussie, presque sensorielle. La justesse des jeunes acteurs est également remarquable. Rien ne semble forcé : leurs présences, leurs hésitations, leurs fragilités sonnent vrai et renforcent cette impression d’intimité. On a le sentiment d’observer des fragments de vie plutôt que de regarder une fiction.
Beaucoup de critiques relèvent à juste titre l'observation attentive des relations d'adolescents engagés dans la compétition par la force et la technique de combat : réaction bravache, grégaire, passionnée lucide selon le cas. Également les parfaites interprétations, subtile évocation des intermittences des sentiments dans l'amitié et la bonne construction du récit. Cependant j'ai été personnellement marqué par la violence physique, morale, sociale du film. spoiler: Comment oublier le visage défiguré de Camille lors de son dernier combat ? Les cris l'encourageant à cogner de sa mère ? La carrière sans doute courte et douloureuse qui attend tous ces jeunes ? L'incapacité du groupe de sportifs, adultes compris, à respecter le basculement du personnage, allant jusqu'à l'attaquer à plusieurs, à l'humilier devant sa nouvelle amie ? Dominer la douleur en frappant violemment le bras blessé ? spoiler:
Y a-t-il une volonté en filigrane du cinéaste de dénoncer cette/la (?) pratique de la boxe qui abrutit des jeunes de milieux populaires et abîme leur vie ou au contraire une fascination un peu niaise ?
Globalement bon. Les thématiques de la superficialité, des relations toxiques et intéressées, la question de savoir si la notoriété rend heureux, les personnages bien écrits et la cohérence font que le film est bon.
Par contre les dialogues sont d'une nullité navrante et ne reposent que sur de la grossièreté.
Ai vu « La danse des renards » du réalisateur belge Valéry Carnoy dont c’est le premier long métrage. Ce film a été présenté au Festival de Cannes 2025 dans la sélection « La Quinzaine des Cinéastes ». Dans une école sport-étude, Camille (excellent Samuel Kircher) est un jeune espoir de la boxe. Il doit très prochainement commencer à faire valoir ses talents lors de combats européens. Mais Camille est victime d’un accident grave. Il s’écroule et ses rêves sont remis en question. Son drame va attirer la compassion mais aussi une opportunité inespérée pour ses camarades. Une douleur inexpliquée va envahir de plus en plus Camille sous le regard dubitatif de son entraîneur (Jean-Baptiste Durand). Le film collectif qui bénéficie d’un casting homogène de jeunes acteurs (Fayçal Anaflous, Hassan Aili, Jef Cuppens…) nous surprend assez régulièrement par des événements totalement inattendus et bienvenus qui amènent un peu de poésie dans cet univers de la boxe et d’une certaine violence en dehors du ring. Un film sur l’amitié, la douleur, le doute, l’adolescence. Le projet est modeste mais suffisamment maitrisé pour être remarqué dans la longue liste des films sur la boxe. Avec sensibilité, le réalisateur évite les scènes déjà vues et sait amener si ce n’est de l’émotion, tout du moins une sensibilité. Les personnages principaux sont loin d’être monolithiques. Samuel Kircher déjà révélé dans le très moyen « L’été dernier » de Catherine Breillat est ici d’une jolie intensité mixée d’une complexité qui tient le film de bout en bout. On remarque également la jeune Anna Heckel en camarade sportive et trompettiste. Un premier film honnête qui joue avec les symboles sur les blessures de l’adolescence et de l’apprentissage.
Camille (Samuel Kircher, frère de) étudie la boxe anglaise dans un lycée sport études perdu au fond de la forêt ardennaise. Tout semble lui sourire : couvé par son entraîneur, il est entouré d’amis fidèles et multiplie les victoires à l’approche des championnats d’Europe. Mais une chute accidentelle du haut d’une falaise l’oblige à une immobilisation forcée et lui porte un coup sérieux au moral. Même lorsque ses blessures se sont cicatrisées, Camille ne retrouve pas la niaque qui l’avait jusqu’alors porté.
La sororité est en ce moment à la mode au cinéma. Le terme s’est récemment vulgarisé et fait désormais florès. Il ne se passe pas de semaine sinon de mois sans qu’on le lise dans les critiques cinéma y compris les miennes : "La Chambre d’à côté", "Les Femmes au balcon", "All We Imagine as Light", etc.
La sororité a éclipsé la fraternité, ou plutôt l’a dé-genrée, si l’on m’autorise l’expression. L’amitié entre femmes a éclipsé l’amitié entre hommes, immédiatement suspectée de nos jours d’être viriliste et toxique. Pourtant certains films s’y sont frottés avec succès, évoquant les amitiés masculines qui se nouent entre des hommes adolescents, ou jeunes adultes, en quête d’identité : "Chien de la Casse", "La Pampa"…
"La Danse des renards" ne se hisse pas à ce niveau-là et c’est bien dommage. Ce film avait pourtant pour lui tous les ingrédients nécessaires à sa réussite, à commencer par la plongée dans un milieu rarement filmé : un internat de jeunes sportifs pratiquant la boxe à haut niveau. Mais hélas, son scénario se révèle trop pauvre, le détour qu’il prend dans une forêt magique peuplée de renards et l’histoire d’amour qu’il ébauche entre Camille et une autre pensionnaire s’avérant de fausses bonnes idées. Reste la description, convenue et sans surprise, d’un "coming-of-age" comme on en déjà vu treize à la douzaine.
Beau film que cette histoire d'un jeune boxeur doué, entouré d'une belle bande de copains dans un internat sportif, qu'un accident va provoquer chez lui toute une série de questionnements qui pourraient remettre en cause sa vocation. C'est magnifiquement interprété par de jeunes acteurs vraiment convaincants même si la séquence finale me pose questions ! Une belle surprise au demeurant.
Très belle évocation d’un sujet très peu traité . La boxe chez les jeunes en formation. Kirchner nous surprend encore. Il pourrait devenir un grand comédien. Les seconds rôles sont à la hauteur et la tension nous tient en haleine tout du long.
Un beau film, très poétique sur comment se construire à un âge où on mélange encore trop souvent violence et tendresse. Les renards du titre nous permettent de sortir du récit social et apporte une étrangeté, un mystère presque fantastique !
Avec “La Danse des Renards”, Valérie Carnoy signe un premier long audacieux sur le thème périlleux de l’adolescence en crise. La mise en scène est juste et la direction d’acteur excellente, offrant un regard à la fois singulier et réaliste sur la masculinité toxique dans le monde des sport-études. L’image du film signée par le chef opérateur Arnaud Guez, tout en cadrages serrés et caméra épaule, sert avec brio la narration et notre proximité aux personnages. L’acteur Samuel Kircher en jeune boxeur sensible et vulnérable, sujet à une douleur fantôme, est la révélation de ce film de boxe réalisé tout en douceur. À ne manquer sous aucun prétexte.
Excellent film, une mise en scène des plus intéressantes, des acteurs qui jouent avec sincérité, et un traitement de l'image qui renforce le film et le rend encore plus émouvant, je recommande fortement !