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4,5
Publiée le 2 mars 2026
film vu en avant première lors d'une séance film surprise. film qui transmet beaucoup d'émotions : on passe de la brutalité à la douceur et au calme. manière de filmer les scènes intenses très intéressante
J’ai découvert ce film lors d’une avant-première en présence du réalisateur. Les premières minutes m’ont laissé une impression mitigée : je redoutais un récit convenu sur l’adolescence, accumulant les clichés du genre. Pourtant, le film déjoue rapidement ces attentes en empruntant une voie moins prévisible, et nettement plus personnelle.
L’œuvre se distingue par un jeu de contrastes subtil, mêlant des éléments que l’on voit rarement associés, sans jamais vraiment perdre en cohérence ni en vraisemblance. Elle aborde des thématiques peu exploitées, notamment les troubles psychosomatiques, avec une réelle délicatesse. Le traitement évite soigneusement l’écueil du pathos ou de la facilité narrative, préférant une approche nuancée et profondément humaine.
La mise en scène, particulièrement soignée, parvient à restituer avec finesse l’intériorité du personnage principal, au point de donner parfois l’impression de percevoir le monde à travers son regard. Les interprétations sont justes et sensibles, tandis que la musique accompagne l’ensemble avec élégance.
En définitive, une œuvre sincère et pleinement maîtrisée. Ce film offre une représentation d’une rare justesse de la vie, dans ce qu’elle a de mouvant et d’imprévisible. Il met en exergue la complexité des mécanismes de l’esprit humain et questionne avec finesse l’écart entre l’image que l’on se forge d’autrui et les attentes normatives que l’on projette sur lui ; cette idée implicite de la manière dont il « devrait » penser, ressentir ou réagir.
Par une approche à la fois délicate et rigoureuse, le récit explore ces aspérités de l’existence qui peuvent déconcerter, précisément parce qu’elles échappent aux schémas convenus. Loin de les lisser, le film choisit de les embrasser, révélant ainsi que c’est dans ces dissonances, ces fragilités et ces écarts à la norme que se loge la véritable beauté du réel, dans toute sa singularité.
Un premier film réussi avec beaucoup de justesse dans les sujets traités et une mise en scène intéressante (nottament toutes les scènes avec Yass). De nombreux sujets abordés avec finesse et subtilité
Samuel Kircher, révélé dans le magnifique "Été dernier" de Catherine Breillat, continue son très beau parcours avec par exemple ce film belge présenté à la dernière Quinzaine des cinéastes cannoise et qu'on pourrait classer dans la vaste catégorie des récits d'apprentissage. Un récit qui brasse large : fragilité de l'âge adolescent, amitié et trahison, premier émoi amoureux, volonté de se confronter aux autres, question de la santé mentale et injonction de réussite dictée par la société et le regard des autres. Bref ça veut probablement trop raconter comme souvent les premiers films mais ça a l'intelligence de placer l'action dans ce contexte de la compétition sportive, à la fois intéressante intrinsèquement et révélatrice de la pression qui pèse aujourd'hui sur la jeunesse. Au-delà du scénario la mise en scène sait se faire discrète sans tomber dans la banalité, l'interprétation quant à elle est la plus grande force du film, avec une brochette de jeunes remarquable accompagnée par Jean-Baptiste Durand qui s'est fait un nom en tant que réalisateur grâce à "Chien de la casse" mais qui est également formidable devant une caméra.
Film nerveux qui parle des douleurs psychotraumatiques à travers un boxeur qui avait tout pour lui mais qui perd confiance du jour au lendemain. Les acteurs nous plongent bien dans l’ambiance et la réalisation es vraiment pas mal !
Vu au festival Quiff de Quimper en Bretagne le 6 février 2026.
Valéry Carnoy est un jeune réalisateur belge formé à l’INSAS. Son film de fin d’études Ma planète gagne le prix du Meilleur film au Tallinn Black Nights Film Festival. En 2021, il tourne son deuxième court métrage Titan, sélectionné dans une centaine de festivals internationaux et récompensé par une trentaine de prix. Long métrage de 92 min, ce film pour la Caméra d'or à la Quinzaine du festival de Cannes en mai 2025.
Une film qui permet d'appréhender toute la difficulté du sport de haut niveau dès l'adolescence. Un jeune homme qui se construit, des amitiés empreinte de rivalité dans un monde où seul le meilleur remportera la médaille. Et bien entendu, une dimension psychologique complètement absente de la pratique mais qui fait toute la profondeur du film qui est magistralement interprétée par tous ses protagonistes.
À l'adolescence, nul ne l'ignore, l'appartenance à un groupe reste pratiquement indispensable à l'identité sociale, quel que soit le milieu concerné. A fortiori dans l'internat d'un sport-études comme celui dans lequel évoluent les adolescents du premier long métrage du jeune cinéaste belge Valéry Carnoy. Une notion exacerbée, en l'occurrence, par la recherche de performance et la compétition, en parallèle avec la découverte de l'amitié, voire de l'amour, si l'occasion se présente. Injonctions à la virilité et santé mentale sont également des aspects développés par le scénario de La danse des renards, qui ne hoquette jamais et semble d'emblée placé sur les bons rails, avec une facilité presque déconcertante. Bien aidée par ses jeunes interprètes, très talentueux, la mise aux poings (la boxe est le sport concerné) est efficace et sensible, admirablement rythmée dans et en dehors du gymnase, notamment dans une forêt, d'où la présence des goupils. Ce n'est pas un film prometteur, mais déjà une réussite accomplie, dans le créneau très fréquenté du récit d'apprentissage, mais contextualisé et adapté à des situations bien précises dans lesquelles la détresse psychologique ou toute autre faiblesse identifiée signifie un risque de survie très menacée.
vu en avp au festival du film francophone d'Angoulême 2025. A voir pour la belle energie d'un jeune casting très juste. Histoire et thématique pas novatrice mais on passe un bon moment devant ce film.
Vu ce film à Cannes cette année. J’ai rencontré le réalisateur belge dont c’est le premier long métrage lors d’une avant-première au cinéma le Club à Grenoble. Après cette deuxième projection mon enthousiasme est intact! Sur plus de 35 films vus à Cannes en Mai , ce film est un petit bijou. Tout est construit en finesse, les relations entre adolescents,leurs rapports avec les adultes, avec la nature, se déroulent autour d’un scénario très solide et conduit. Les acteurs et actrice dont plusieurs non professionnels ( elle) sont d’une justesse remarquable. Le film sortira en salles en France courant mars 2026. Un film avoir absolument
Vu en avant-première au cinéma Le Club de Grenoble, en présence du réalisateur Valéry Carnoy et de Jean-Baptiste Durand. Très belle découverte de ce premier long-métrage d’une grande délicatesse. À la fois puissant et pudique, le film touche par la justesse de son regard et la sincérité de sa mise en scène. Un moment rare, où le cinéma redevient un lieu vivant de partage et d’émotion. Merci aux auteurs, et merci au Club pour cette belle soirée !
Vu en avant première à Grenoble. Film excellent, je recommande. Très touchant, assez déroutant, surprenant, les acteuresses sont toustes très bons, il n'y a rien de mauvais dans ce film, tout est bien, c'est la classe.