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Simon Bernard
207 abonnés
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2,0
Publiée le 24 mai 2024
Sammy et Emma sont un couple déjà bien installé, ils ont un enfant et retapent un appartement parisien pour y vivre à trois. Alors que les travaux sont bruyants, leur voisin du dessous Cyril vient taper à la porte. Sammy et Cyril se rencontrent, se cherchent et commencent à éprouver un désir intense l'un pour l'autre, dans le dos d'Emma qui ne se doute de rien mais qui elle-même devient amie avec Cyril lorsqu'il propose de faire un portrait de Sammy et de son fils. Cyril a toutefois une épée de Damoclès au-dessus de la tête : il est séropositif à une époque où la réussite des traitements est aléatoire. En salle le 25 septembre.
spoiler: "Vivre, Mourir, Renaître" est au démarrage un joli récit sur le couple et le désir charnel : Sammy est un homme ouvert qui parvient à concilier son amour pour Emma et son désir pour Cyril. J'ai apprécié la première partie pendant laquelle les hommes se cherchent, l'équilibre se trouve et une sorte de famille se recrée autour des amants. Puis arrive le sida. Malheureusement, le virage tragique du scénario amène avec lui un amoncellement monstrueux de pathos. La musique change, l'ambiance change, les relations entre les personnages changent. Tout devient humide et larmoyant, le moindre dialogue se donne pour objectif de toucher la corde sensible du spectateur. Exit la subtilité, bonjour l'éléphant dans un magasin de porcelaine. Enfin, j'ai un petit souci "politique" avec le discours de Cyril, pour qui le traitement (qui fonctionne) finit par lui couper toute inspiration artistique : vraiment ? Je suis perplexe sur ce lien fait entre la disparition de la mort imminente grâce à la médecine et la mort de son art.
"Vivre, mourir, renaître" assez bien noté par la critique, est un drame français pertinent. En effet, le réalisateur Gaël Morel livre aux spectateurs une histoire touchante et sensible sur les années Sida en 1990, sous fond de triangle amoureux avec une superbe bande sonore et photographie, ainsi qu'un trio d'acteurs qui fonctionne bien à l'écran (Victor Belmondo, Lou Lampros et Théo Christine).
Film à petit budget sympathique, avec une véritable volonté artistique développée tant en termes de photographie que d’ambiance. Le sujet est intéressant et nous suivons les épreuves vécues par ce triangle amoureux : comment vivre en étant séropositif ?
L’idée du film est, je pense, bonne, mais elle souffre cruellement d'un manque de direction d'acteur et de jeu, ce qui finit par nuire au film. Par moments, on a l’impression de regarder un téléfilm de type "Plus belle la vie"… Dommage.
Une belle histoire d’amour à 4 (3 adultes et un enfant), malmenée par la présence du SIDA (nous sommes en 1990). La réalisation nous replonge dans un univers traumatique qui nous rappelle des heures noires qu’on pensait éloignées, et pourtant la situation est malheureusement toujours actuelle. BELMONDO au naturel avec ses 2 complices créent de l’émotion pure. La musique est apaisante avec des moments intenses avec une ballade italienne au bord de l’eau ou Simply Red sur la dernière exposition photo en épilogue. Touchant !
Il y a eu beaucoup de films qui ont montré le côté politique lié à l’épidémie de sida. Mais là on est dans le registre intime. Comment les corps et les esprits s’adaptent (ou pas). Comment le virus peut laisser des marques dans les esprits alors même qu’il a reflué du corps. Le film se focalise sur cet aspect et c’est tant mieux, les aspects plus politiques ont déjà été traités. Les acteurs sont tous très bons. Mon seul bémol serait la musique un chouïa trop mélodramatique par moments alors que le film essaie justement d’éviter l’écueil du tire larme.
Il en faut de l’amour et de la peine pour écrire un film aussi bouleversant. Gaël Morel rentre pour de bon dans le cour des grands et victor Belmondo bouleverse. Un film sublime.
Le film ne manque pas d'intérêt : Victor Belmondo est un excellent comédien, sympathique, touchant, et il fait merveille dans ce rôle de composition. Mais comment se fait-il que les réalisateurs français qui font des films sur des couples gays ne soient pas capables de sortir des limites de Paris intra muros et ne peuvent envisager ces liaisons qu'entre un artiste brillant, nanti, bobo dans l'âme, et un jeune plus fruste et moins cultivé? De "120 battements par minutes" à "Plaire, aimer et courir vite", et quantité d'autres que je n'ai pas vus mais dont j'ai lu les synopsis, ce ne sont que jeunes gens nantis dans les quartiers du centre de Paris, évoluant dans des galeries d'art, passant des vacances dans de belles villas italiennes..... Les réalisateurs français feraient bien d'aller voir à l'étranger : "Viet et Nâm" récemment, "Seule la Terre", histoire d'amour entre deux paysans anglais qui ont quand même une autre originalité et une autre vérité que ces éternels scénarios qui ne savent présenter que des bourgeois bohêmes parisiens et leurs émois.
une romance digne d'un téléfilm.... pas grand intérêt... il y a tant de livres et de documentaires poignants sur le sujet que ce film est, à côté, un joli navet.
Découvert en avant première hier soir à Lyon, au Comoedia, avec - en prime - une rencontre avec le réalisateur Un film plein de vie et d'amours pluriels traité avec simplicité et esthétisme
Plongée au cœur des années Sida où des milliers de jeunes personnes ont subi la peur de mourir, la nécessité de vivre avec une épée de Damoclès, du temps où il n'y a pas de traitement efficace. Cette maladie se cache car elle frappe plus durement les hommes homosexuels. Le film traite le sujet avec beaucoup de délicatesse et d'émotion au travers d'un trio amoureux un peu improbable qui va devoir affronter la dure réalité et un décès qu'il faut dépasser. Les acteurs incarnent très bien cette jeunesse qui peine à renoncer à la jouissance et à l'insouciance. Victor Belmondo exprime un talent prometteur.
Un mélo sans aucune émotion... Dialogues souvent neuneux, musique guimauve envahissante, direction d'acteurs inexistante ou à côté de la plaque. Victor Belmondo est séduisant, Théo Christine en fait des caisses. Bref j'aurais adoré aimer ce film mais c'est raté. Sur le sida, revoir 120 battements par minute et Plaire, aimer et courir vite.
Un mélodrame qui a à coeur de témoigner des ravages de l'épidémie du sida au début des années 90 puis de l'espoir retrouvé d'une vie meilleure, suite à l'apparition de nouveaux traitements.
Emma et Sammy s'aiment d'un amour sincère mais Sammy tombe également amoureux de Cyril, le voisin photographe. Les rapports amoureux entre ces trois personnages, tous formidablement interprétés, sont abordés avec beaucoup de liberté, de fluidité, et avec beaucoup plus de complexité qu'une simple histoire d'homosexualité non assumée. Leurs réactions sont toujours justes, notamment face à l'injustice de cette maladie venant stopper leur élan de vie.
L'on ne peut également qu'être séduit par les références au cinéma d'André Téchiné (pour qui le réalisateur fut acteur dans Les Roseaux Sauvages), de Christophe Honoré (comment ne pas penser à Plaire, aimer et courir vite), et par celle à la fameuse scène de danse dans la rue de Mauvais Sang de Léos Carax, sur ce morceau de Bowie repris par la chanteuse Zaho de Sagazan au dernier Festival de Cannes.
Malheureusement, le scénario est souvent trop convenu et trop souvent, l'on devine comment une scène va se terminer dès son commencement.
Et même si le film est un mélo qui s'assume complètement (un récit romanesque et tragique, une bande originale omniprésente et très appuyée qui pourrait arracher des larmes même aux plus insensibles), il en fait souvent un peu trop et à cause de plusieurs maladresses, il n'atteint malheureusement jamais la puissance émotionnelle de Prendre le large, le précédent long métrage du réalisateur, sorti fin 2017 et passé quasiment inaperçu malheureusement, pourtant bien plus subtil et offrant à Sandrine Bonnaire sans doute son plus beau rôle.
sur un sujet rarement traité,(le retour a la vie après la peur de mourir du Sida), Gaël Morel, nous trace le portrait d'une époque a cheval entre fêtes et enterrements. Si la première partie est plutôt bien vue et filmée avec finesse, comme son héros , dès que le spectre de la mort s'efface ,Morel comme ses acteurs perd malheureusement toute inspiration.
Vu en avp au festival du film francophone d'Angoulême 2024. un film qui manque clairement de fougue et qui traite son sujet, pourtant prometteur, de façon beaucoup trop lisse et conventionnelle. On s'ennuie rapidement !