Émouvante évocation de la sexualité masculine et, à la marge (ou plus), celle de la création artistique.
Pour beaucoup, Théo Christine c'est Suprêmes (2021), superbe en JoeyStarr ; Victor Belmondo c'est encore personne ; Gaël Morel c'est Les Roseaux Sauvages de Téchiné (1994), acteur. Aujourd'hui, ce dernier filme Théo et Victor. Ses trente dernières années lui permettent de filmer le mieux et le pire en matière d'amusement, de sexualité et de maladie, ayant démarré sa vie (active) dans ces extraordinaires années 90, sans parler des années 80 où il a grandi.
Et de fait, il en parle bien, comme presque de l'intérieur : années 90, homosexualité, bisexualité, SIDA, taux de lymphocytes T4... Il filme également bien ce que peut être l'approche, l'attirance, entre deux garçons (sans rien pour les spectateurs voyeurs). Mais ce n'est pas si original. Enfin, il travaille le personnage féminin d'une façon qui mérite considération.
Arrive alors un moment dans le film où l'on croit que tout est dit ; le film aurait pu s'arrêter là. On a alors l'impression qu'il cherche ensuite quoi dire de plus. Mais non, il en a encore à dire (d'ailleurs, le titre porte sur trois verbes).
Cinq années ont en effet passé et les progrès médicaux ont changé la donne (le milieu des années 1990 apportent les trithérapies sur le marché). Ce saut dans le temps permet au réalisateur d'évoquer une idée sur le talent artistique.
Cela fait réfléchir sur la maladie et la guérison d'une maladie. Qu'est-ce qui donne le plus d'élan pour créer ? Ce n'est pas si évident. Et où se situe la volonté de paternité dans l'idée de création ?
Le film ne manque pas d'intérêt : Victor Belmondo est un excellent comédien, sympathique, touchant, et il fait merveille dans ce rôle de composition. Mais comment se fait-il que les réalisateurs français qui font des films sur des couples gays ne soient pas capables de sortir des limites de Paris intra muros et ne peuvent envisager ces liaisons qu'entre un artiste brillant, nanti, bobo dans l'âme, et un jeune plus fruste et moins cultivé? De "120 battements par minutes" à "Plaire, aimer et courir vite", et quantité d'autres que je n'ai pas vus mais dont j'ai lu les synopsis, ce ne sont que jeunes gens nantis dans les quartiers du centre de Paris, évoluant dans des galeries d'art, passant des vacances dans de belles villas italiennes..... Les réalisateurs français feraient bien d'aller voir à l'étranger : "Viet et Nâm" récemment, "Seule la Terre", histoire d'amour entre deux paysans anglais qui ont quand même une autre originalité et une autre vérité que ces éternels scénarios qui ne savent présenter que des bourgeois bohêmes parisiens et leurs émois.
Gaël Morel réalise des films très personnels tant par leurs sujets que par sa manière de tourner et de diriger. Ce film est très abouti, sonne juste et parle d’un sujet peu traité finalement : l’impact du sida sur la génération qui a eu 20 ans dans les années 80. Quel plaisir de revoir Stéphane Rideau et Eli Medeiros. Victor BELMONDO confirme ici qu’il est promis à une belle carrière.
Film beaucoup trop classique en tout points, omniprésence de la musique et des notes de piano dramatiques qui en deviennent presque gagesques. Les acteurs jouent souvent faux, sont très lisses. L’heroine est toujours pokerface, même quand on lui apprend qu’elle va mourir. Par contre toujours coiffée maquillée très bien habillée. On dirait souvent une pub Benetton.
Gaël Morel nous brosse le portrait de trois jeunes gens dans les années 90 dans le contexte des années sida, du temps où la trithérapie n'était pas encore là et où la maladie était synonyme de mort certaine. Les Trois acteurs sont convaincants et l'histoire solide, bouleversante.
Vraiment exceptionnel ! Une véritable poésie de la vie nous guide tout au long du scénario . Des images superbes , un casting parfait, un jeu d acteur très précis . Difficile de retenir son émotion tant elle est suscitée tout au long . Du grand Gaël Morel
Vivre , mourrir et renaître de Gaël Morel .. une film d’amour autour de 3 protagonistes dans les années 90 , années sida . Ce film est d’une grande délicatesse malgré la thématique . On est pas dans le trash , on est dans l’amour et la bienveillance . Porté par un trio de jeunes acteurs incroyables qui nous emportent dans une émotion intense , le film est fort et vraiment à voir
une magnifique histoire, tragique, mais qui reflète bien cette époque et ce drame absolu qui aujourd'hui est beaucoup banalisé. à voir avec nos adolescents qui semblent méconnaître ce sujet.
Gaël Morel a superbement filmé les années sida. Loin de la grandiloquence militante et immodeste des 120 battements par minute de Robin Campillo, cette histoire d'amour simple, triangle amoureux déjà vu au cinéma, donne beaucoup de corps à la violence sentimentale de l'époque. L'attachement que l'on ressent pour les personnages nous flanque leurs tourments et leurs peurs en plein visage. La passion se mue en tragédie. Mais l'idée la plus intéressante de Gaël Morel est d'avoir mis un photographe (joué très sobrement par Victor Belmondo) au coeur du triangle. La photo est une promesse non-tenue d'éternité. Et c'est la tragédie du film : d'accélération du temps par la maladie, l'arrivée impromptue de la mort à un âge voué à l'amour, un temps qui s'échappe et que l'on ne peut retenir autrement que par la photo. Un film au budget modeste mais parfaitement joué et réalisé.
Emma et Sammy sont heureux ensemble. Lorsque Sammy rencontre Cyril, son cœur balance entre les deux. L’arrivée du VIH dans leurs vies va venir chambouler leur insouciance et paisible vie. Un film puissant sur le sida porté par un casting étincelant. La réalisation est forte, et réussie.
Nous sommes à Paris au début des années 90. Emma (Lou Lampros) et Sammy (Théo Christine) vivent en couple et viennent d’avoir un petit garçon. Leur nouvel appartement est situé juste au dessus du studio de développement de Cyril (Victor Belmondo), un photographe talentueux en pleine ascension. Irrésistiblement attirés l’un par l’autre, Sammy et Cyril ont une liaison. Mais Cyril est séropositif.
Les tons de l’affiche de "Vivre, mourir, renaître" m’ont rappelé ceux des "Nuits fauves" de Cyril Collard. L’association d’idée doit sans doute beaucoup au sujet commun des deux films tournés à plus de trente ans de distance : les amours contrariées au temps du Sida, avec la mort qui rode.
Que ce film-ci soit signé par Gaël Morel n’est pas anodin. Inconnu du grand public, Gaël Morel est né en 1972 et fut choisi en 1994 par André Téchiné pour jouer le rôle principal des Roseaux sauvages, le portrait largement autobiographique d’un adolescent faisant la découverte de son homosexualité sur fond de guerre d’Algérie. Gay lui aussi, Gaël Morel traversa les années Sida avant de se tourner avec succès vers la réalisation ("À toute vitesse", "Prendre le large"…). Il reste très engagé dans le combat pour les droits LGBT.
"Vivre, mourir, renaître" pourrait être un marivaudage bisexuel, un Jules et Jim AC/DC (pour reprendre la jolie traduction croate de « à voile et à vapeur ») s’il n’était lesté de l’ombre portée par la menace du Sida. En voyant sa bande annonce, je maugréais in petto, lui faisant le procès de tout nous dévoiler du film. J’avais tort de ronchonner : l’histoire qui y est racontée n’est pas celle que j’avais présagée. Sa construction, ses rebondissements, ses bifurcations m’ont rappelé par leur richesse et les surprises qu’il ménage le dernier Ozon que j’avais vu juste avant.
Le trio d’acteurs qui porte le film m’inspire des sentiments contrastés. Ils sont tous plus beaux et plus séduisants les uns que les autres. Au point de soulever un questionnement métaphysique : le cinéma a-t-il le droit (ou le devoir) de filmer des acteurs aussi beaux ? Ne risque-t-il pas ainsi de se couper de la réalité ? Depuis que le cinéma existe, il a toujours mis sous les feux de la rampe les acteurs et plus encore les actrices les plus photogéniques. À cette aune, la stupéfiante Lou Lampros est à couper le souffle. Mais il faut reconnaître que Victor Belmondo, qui toute sa vie devra se battre pour faire oublier son patronyme, et Théo Christine, avec ou sans T-shirt, sont pas mal non plus….
Très beau film une histoire qui nous fait le début des anneees sodas aujourd’hui av l évolution des traitements des acteurs magnifiques un très très bon film on n e mn ressort pas idem