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beautifulfreak
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3,5
Publiée le 1 octobre 2011
Après avoir vu "L'Apollonide" de Bertrand Bonello, j'ai repensé à ce film de Louis Malle. Malgré un sujet qui aurait pu être graveleux et tomber dans le misérabilisme ou le voyeurisme malsain, il se dégage une énergie enthousiasmante de ce joyeux bordel, filmé avec sensibilité par Louis Malle. Les pervers pépères n'ont plus qu'à retourner squatter Internet, ils ne trouveront pas grand chose dans cette oeuvre pour les faire baver de concupiscence. La bonne idée du réalisateur, c'est que nous sommes face à la perception d'une enfant, et en dépit des désagréments inhérents au commerce des corps, la maison close reste un terrain de jeu et les prostituées des sortes de nounous pour la gamine. Si "La petite" évite le scabreux, l' ambiance rétro et la sensualité qui se dégagent de ces tableaux empêchent le film de sombrer dans la mélancolie dépressive et le puritanisme.
Les sujets sulfureux n'ont jamais fait peur à Louis Malle. Ici, il s'attaque à l'un des plus délicats à savoir la prostitution enfantine. Fidèle à ses habitudes, le réalisateur français se garde bien de juger ses protagonistes. Il se contente de les regarder évoluer dans un monde qui leur est propre et de chercher à comprendre les mécanismes qui les poussent à rester. C'est un des points fort du film car la non-aliénation des personnages permet de mieux les comprendre et les apprécier. Louis Malle, probablement conscient que son sujet à lui seul allait faire scandale, filme ses protagonistes avec une relative pudeur (il y a bien quelques scènes de nudité, mais Malle évite de filmer frontalement des scènes trop dures). Il ne parvient cependant pas à éliminer totalement le sentiment de malaise qui saisit le spectateur face aux agissements de la petite et au comportement des adultes. Certaines scènes sont très fortes comme celle où le dépucelage de l'héroïne est mis aux enchères. Malle parvient aussi à reconstituer l'ambiance de la Nouvelle Orléans durant la 1ère guerre mondiale, cette univers si particulier qui voit se côtoyer liberté d'action, puritanisme et légendes vaudou. La Petite doit aussi beaucoup à ses acteurs tous excellents. Keith Carradine, l'acteur des duellistes, joue à merveille ce personnage complexe de photographe torturé par ses sentiments envers une enfant lui qui n'a rien d'un obsédé sexuel (il refuse de coucher avec les prostituées qu'il photographie). A noter que son personnage, le photographe Bellocq à réellement existé. Brooke Shields faisait là des débuts prometteurs qui ne seront pas vraiment suivi des faits. Film courageux par son sujet et subtil par son approche, La Petite est un film comme on en fait plus qui mérite d'être vu.
Un bon film dont le principal intérêt réside tout de même dans la reconstitution d'interdits moraux. Pas de parti pris dans la dramaturgie, ce qui créer un certain malaise en le regardant. Des scènes fortes tout de même, comme celle où l'on prépare Brooke Shield pour l'enchère pour son dépucelage.
Grandir dans une maison clause n'est pas facile. Ce film est l'histoire d'une enfant d'une fille de joie qui découvre la vie sous des formes vraiment particulières. Film vraiment bien réalisé.
LE film à scandale de la période américaine de Louis Malle. La révélation de Brooke Shields (13 ans à l'époque) et Susan Sarandon au début de sa carrière. La version française télé dessert un peu le film. Mais il reste fort et politiquement incorrecte. Pas sûr qu'on puisse faire ce genre de film de nos jours. En tout cas l'un des chefs d'œuvres de son auteur. Magnifique.
Louis Malle met à plat la prostitution dans "La petite" et fit scandale en son temps. Brooke Shields y faisait ses premiers pas et son interprétation, à 12 ans, est d'un pur régal : on frôle le plus-que-parfait. Dans le rôle de la mère, Susan Sarandon (avec Louis à la ville) montre son talent d'actrice. Et pour couronner le tout, Keith Carradine (vu dans "Les duellistes") va imprégner la jeune Brooke dans la vraie vie. Une histoire banale qui mérite d'être vue pour le sujet de la prostitution difficilement abordable au cinéma.
Pretty baby film produit par des américains, réalisé par Louis Malle, dérangeant comme le serait un Lolita, traite de la prostitution et raconte l'histoire de cette gamine qui grandissant dans le milieu s'y complait comme dans un milieu tout à fait normal. Le malaise qui s'installe dans l'esprit du spectateur contraste avec le naturel qui régne dans le découpage des scénes où la jeune fille progresse dans l'apprentissage des plaisirs de la chair. Le film parfaitement réalisé met une claque au fond de commerce puritain de l'époque et joue habilement avec les préjugés intrinséques à l'époque de sa sortie.
Louis Malle tourne pour la première fois aux Etats-Unis avec ce film au sujet tabou de la prostitution enfantine. Un sujet des plus sulfureux, qui ne pu surement voir le jour qu'à la faveur du succès du cinéma érotique naissant des années 70. Dans le contexte actuel, je doute fort qu'un tel projet puisse aboutir de nos jours. Evidement scandale il y eu à la sortie du film. Scandale de principe, car au final il n'y a rien de très choquant et Louis Malle reste très discret avec sa caméra. Il s'attache principalement à dépeindre l'univers de cette maison close du point de vue de la jeune Violet qui n'y voit que son esprit familliale dans une vie où elle ignore les valeurs exterieures à celle-ci. On imagine l'enfer du casting pour trouver des acteurs acceptant les rôles principaux, d'ailleurs le nombre interminable de noms prestigieux ayant refusé le film en témoigne. C'est finalement la troublante et encore inconnue Brook Shields qui avait l'age du rôle à l'époque qui obtint le rôle titre et dont se fut la révélation.
Louis Malle tourne pour la première fois aux Etats-Unis avec ce film au sujet tabou de la prostitution enfantine. Un sujet des plus sulfureux, qui ne pu surement voir le jour qu'à la faveur du succès du cinéma érotique naissant des années 70. Dans le contexte actuel, je doute fort qu'un tel projet puisse aboutir de nos jours. Evidement scandale il y eu à la sortie du film. Scandale de principe, car au final il n'y a rien de très choquant et Louis Malle reste très discret avec sa caméra. Il s'attache principalement à dépeindre l'univers de cette maison close du point de vue de la jeune Violet qui n'y voit que son esprit familliale dans une vie où elle ignore les valeurs exterieures à celle-ci. On imagine l'enfer du casting pour trouver des acteurs acceptant les rôles principaux, d'ailleurs le nombre interminable de noms prestigieux ayant refusé le film en témoigne. C'est finalement la troublante et encore inconnue Brook Shields qui avait l'age du rôle à l'époque qui obtint le rôle titre et dont se fut la révélation.
Louis Malle signe une mise en scène soignée, marquée par une imagerie et des tableaux charnels et oniriques : festin de maison close ou déjeuner sur l‘herbe. Le sujet cruel et tabou de l’innocence forcée à devenir le plus tôt corrompue pour être consommée, distille le trouble puisqu’il est canalisé avec finesse et désinvolture… À l’image de sa jeune actrice principale, authentique coquelicot, bon petit soldat, malmené d’une vie à l’autre par des précipitations d’adultes et des rappelles à l’enfance instables.
Louis Malle est incroyable... Et c'est une production américaine !!! Ce film est audacieux de tout point de vue. La prostitution d'une fillette de 12 ans dans une maison close ou travaille déjà sa mère. Le choix d'un réalisme donne une sensation de mal à l'aise assumée notamment dans des scènes qui aurait pu être scabreuse mais Louis malle à l'intelligence d'insuffler une dose de comédie bienvenue. Précisons que 3mn du film (notamment la scène ou on voit Brooke Shields nue) ont été coupée pour la copie américaine lors de sa sortie. En tous cas la reconstitution est remarquable et jamais Malle ne dévie de son propos. Déception pourtant pour l'omission d'un traitement approfondie de la relation mère-fille, une pute qui semble ni aimée ni touchée par sa petite fille de 12 ans qui va suivre ses pas dans un bordel de Louisiane reste une bizzareté surtout au vu de la fin. A voir au moins pour l'audace d'un tel film dans l'Amérique puritaine.
Un très bon film, choquant et dérangeant. Les acteurs sont géniaux et l'ambiance de la Nouvelle-Orléans de 1917 correspond très bien à la force de l'histoire.
J'ai trouvé ce film vraiment interressant. Je ne sais pas décrire l'ambiance mais je ne me suis pas lassée de l'histoire du début à la fin: le réalisateur a eu une bonne idée de mettre en scène cette vision des maisons closes...
Je le conseille à tout le monde, pour Brooke Shields avant tout, même si il y a des passages assez lents dans ce film...
Après La souffle au coeur et Lacombe Lucien entre autres, Louis Malle continue de réaliser des films infiniment personnels avec Pretty baby aux US. Le film fit également scandale, et on comprend aisément pourquoi. Ce qui dérange le plus dans ces films de L.Malle, ce sont moins les thèmes, tabous absolus et probablement éternels, que leur traitement. Refusant tout jugement, il filme son héroïne avec énormément de pudeur, décrit une enfance horrible... sauf pour Violet, qui a toujours vécu dans cet univers (l'Homme s'adapte à tout), bien qu'elle-même ait un regard sans concession sur la prostitution. Ce qui met mal à l'aise, contrairement à certains films récents qui cherchent le scandale à tout prix avec maintes provocations, c'est que le film n'est pas tourné avec un regard extérieur. En ce sens la réalisation de L.Malle, merveilleuse de fluidité, chaque scène trouvant sa place et apportant des éléments importants à l'édifice, ne se départit pas de certaines caractéristiques de documentariste génial de l'auteur. Si le film ne porte jamais de jugement de valeur, le dernier plan, inoubilable de dureté, est là pour rappeler l'effet dévastateur de l'enfance de Violet, visible seulement lorsqu'elle en sort...
A noter l'interprétation magnifique des acteurs, et surtout de Brooke Shields, troublante de crédibilité, qui prouve une fois de plus le talent sans limite de L.Malle pour la direction de jeunes acteurs. Courageux, révolutionnaire dans son traitement, passionnant et captivant. Un bijou d'intelligence. Respect infini.