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LeBon
23 abonnés
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3,5
Publiée le 5 février 2024
L'aspect thriller n'est pas abordé de façon classique dans ce film, puisque les horreurs de l'histoire ne sont jamais montrées, aucune scène choquante n'est filmée, mais l'on ressent la tension et les émotions des personnages sont bien retranscrites.
Il y a bien une chose aussi troublante que les tueurs en série, ce sont leurs "groupies". Pour ce film, Pascal Plante nous immerge dans la tête de Kelly-Anne. Afin d'être au maximum au côté de cette femme, le point de vue sera totalement subjectif. On voit comment sa curiosité au départ malsaine, est en réalité morbide. Son profil est bien particulier. Elle se donne à fond dans toutes ses activités, que ce soit le mannequinat, le poker, ou la navigation sur les bas-fonds d'Internet. Lorsqu'elle commence à être obsédée par le tueur en série, elle ne fera pas les choses à moitié. Un profil atypique qui ne la rend pas facile à cerner. Ça va d'ailleurs être une des choses fascinantes avec ce thriller. Pour cela, l'actrice Juliette Gariepy est envoûtante. Le choix de mettre le tueur en second plan permet de se concentrer entièrement sur elle.
Un film extrêmement maîtrisé et très abouti du réalisateur Pascal Plante. Je ne connaissais pas du tout ce cinéaste mais je dois dire qu’au fil du film j’ai été de plus en plus bluffé par le talent extraordinaire qui s’exprime dans le film. Déjà le scénario est brillant, les retournements sont toujours justes, parfaitement délivré et ont un impact énorme sur le spectateur. Je l’ai déjà vu deux fois et Les Chambres Rouges ne lassent jamais. Le discours est fort, la violence n’est jamais montrée visuellement mais on ressent totalement l’horreur qui est dépeinte. La musique est extraordinaire ! Tout le casting joue avec justesse, l’actrice principale rayonne de noirceur ! Vraiment je recommande ! Film très complexe, troublant et qui hante bien après la séance ! A voir et revoir vite !
Le procès hypermédiatisé du serial killer surnommé le "Démon de Rosemont" vient de commencer. Chaque matin, on se bouscule pour y assister, notamment deux jeunes femmes qui semblent être totalement fascinées par ce monstre accusé d’avoir filmé la mise à mort de trois adolescentes.
Les Chambres rouges (2023) détonne totalement dans le paysage cinématographique et s’avère être un brillant et passionnant thriller où l’on se retrouve confronté à la psychologie dérangée d’une belle jeune femme aux deux visages. Kelly-Anne est mannequin le jour et lorsque la nuit tombe, spoiler: elle se mue en une sociopathe atteinte d’hybristophilie (une paraphilie qui rend l’individu sexuellement attirée par une personne ayant commis un crime).
Pascal Plante dresse le portrait d’une jeune femme fascinante et déroutante, obnubilée par le tueur et ses victimes. On se retrouve littéralement plongé au coeur de son univers et de ses névroses. Il réalise ici un thriller à la fois psychologique et technologique, en nous immisçant dans le monde feutré des “red rooms” (ces sites malveillants sur le dark web où sont diffusés (parfois en direct) des mises à mort, des viols et divers sévices).
On se retrouve de plein fouet dans une société déshumanisée et terriblement ancrée dans la réalité (avec Guenièvre, cette I.A. omniprésente), un univers glacial où la solitude prédomine. La mise en scène nous offre des plans remarquables (le huis clos du procès avec cette caméra qui alterne les travellings et les panoramiques, c’était brillant). De même que les interprétations sont toutes convaincantes, à commencer par Juliette Gariépy qui porte littéralement le film sur ses épaules, face à la jeune Laurie Babin. Les Chambres rouges (2023) nous happe d’entrée de jeu sans jamais relacher la pression et ce, jusqu’au dénouement final (saisissant gros plan de Kelly-Annespoiler: lorsqu’elle parvient enfin a voir la vidéo du 3ème meurtre et où l’on devine son léger rictus de satisfaction).
Un film froid à l'ambiance très étrange qui met en scène un personnage singulier, solitaire, avec ses manies. L'interprétation est convaincante mais le film peine à maintenir la tension.
Le procès d’un présumé serial killer amène deux jeunes femmes que tout oppose, du milieu social à leur vision diamétralement opposée concernant l’accusé (l’une le voie coupable et l’autre victime d’une machination), à se rencontrer et à partager une tranche de vie autour de cet événement. Ce serial killer ayant mis en scène et vendus sur le dark web des vidéos de crimes horribles de jeunes filles pourrait être le personnage du film. Très vite, on comprendra qu’il n’est qu’un personnage secondaire, il n’occupera que très peu de plan. Les deux femmes sont en fait beaucoup plus intrigantes ; elles sont obsédées toutes deux par cet homme. Le plus virtuose du film réside dans ses 20 premières minutes ; la caméra se ballade avec nonchalance dans la salle d’audience durant les plaidoiries. Il règne une ambiance pesante et énigmatique. Pascal Plante promènera sa caméra durant tout le film avec beaucoup de soin. Dans le dernier tiers du film, le scénario nous laisse en prise avec une seule des deux femmes dont l’obsession de faire éclater la vérité devient assez terrifiante au point de faire détourner le regard du spectateur ; ne serait-ce pas elle la dangereuse psychopathe ? Juliette Gariepy livre ici une prestation hyper inquiétante dans la seconde heure. C’est vraiment le côté malin d’un scénario malgré tout truffé d’invraisemblances et s’étirant en longueur sans avoir grand-chose à dire. Le message sur la fascination du mal dont souffre l’humanité est porté par des effets de manche quelque fois appuyés que nous inflige le réalisateur. Au lieu de faire adhérer le spectateur, c’est peut-être un repoussoir. Un thriller pas si novateur que çà avec quelques bonnes idées malgré tout mais pas suffisamment pour tenir 2 heures. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Le scénario s'attache à dépeindre deux protagonistes totalement hermétiques à la psychologie insaisissable, et les minutes défilent sans jamais qu'un enjeux un tant soit peu intéressant pointe le bout de son nez. Le film se distingue surtout par un enrobage d'artifices de forme qui masque difficilement l'absence de fond.
Kelly-Anne est une femme très particulière : mannequin talentueuse, hackeuse géniale et joueuse de poker invétérée. Elle commence à s'intéresser à un procès qui fait la une des médias du pays, mettant en accusation un homme pour le meurtre de trois adolescentes et la vente des vidéos sur le dark-web. Cet événement commence à impacter sa vie. En salle le 17 janvier.
spoiler: "Les chambres rouges" est une œuvre qu'il est difficile de visionner, tant le sujet est glaçant. Même s'il ne se permet aucune image explicite, le récit à lui-seul, aidé de sons terrifiants, permet de créer un malaise chez son spectateur et à l'inviter au cœur de l'horreur des chambres rouges. Le personnage principal est très difficile à cerner, on prend du temps à comprendre ses motivations, comment les vidéos auxquelles elle ne devait pas avoir accès ont inspiré un besoin d'agir, de se rapprocher du tueur, peut-être même de le comprendre ? Ses compétences hors du commun lui donnent un pouvoir d'agir qu'elle finit par mettre au service du bien, finalement.
J’en avais entendu parlé en bien ou en mal selon...J’ai donc voulu me rendre compte par moi même. D’entrée on est mis en apnée et on en ressortira pas. Le propos est âpre, violent, insoutenable. Le personnage principale est aussi énigmatique que pas très aimable. On ne s’attache pas à elle, d'ailleurs ce n’est pas vraiment le but. On ne s’aura jamais vraiment ses motivations. Le tout est solidement mis en scène et scénarisé avec soin. Rien n’est montré, tout est suggéré. On en ressort avec un certain malaise. Mais, paradoxalement, je l’ai très vite oublié alors que l’ensemble est parfaitement dérangeant. Il manque donc pour moi un petit quelque chose pour en faire un grand film. Un peu trop long et lent peut être. Toutefois bien glauque et assurément éprouvant, à ne pas mettre devant tous les yeux...
Après deux longs métrages, Les Faux Tatouages (2017) et Nadia, Butterfly (2020), le cinéaste canadien Pascal Plante est de retour ce mercredi 17 janvier 2024 avec un thriller glaçant : Les Chambres rouges. Un polar judiciaire qui s’intéresse aux snuff-movies et qui met en scène le procès d’un meurtrier aux techniques terrifiantes. Mais surtout le quotidien d’une femme dont l’obsession grandissante pour ce procès inquiète énormément. Plus qu’un film judiciaire, c’est un véritable film traumatique que nous propose Pascal Plante, dans une approche réaliste terriblement horrifique…
J ai adoré ce film , dès le début du film nous sommes dans une ambiance particulière, ça fait même un peu thriller . Histoire de deux femmes qui se rendent au tribunal pour suivre l affaire d un homme accusé de meurtres . Suspen jusqu’à la fin film .
le film est pas mauvais en soi, c'est réaliste et bien filmé maintenant on assiste à un procès et c'est tout donc c'est un peu déprimant et puis filmer des écrans n'est pas du tout cinématographique