Les Chambres rouges
Note moyenne
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170 critiques spectateurs

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Aubert T.
Aubert T.

143 abonnés 159 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 avril 2024
J'ai grandement apprécié le malaise souterrain que secrète ce film, qui a l'élégance de garder hors-champ les scènes les plus obscènes.
Climax
Climax

10 abonnés 295 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 novembre 2023
Un film difficilement classable qui créé le malaise par sa froideur, par les atrocités commises par le psychopathe dont on suit le procès et surtout par la fascination qu'il suscite auprès de deux jeunes femmes qui viennent assister à son procès. L'une est convaincue de son innocence, l'autre mène sa propre enquête sur l'accusé. Le jeu trouble de Juliette Gariepy intrigue le spectateur jusqu'au bout du film, on sent que sa fascination pour le tueur la fait sombrer dans la folie. Un film intéressant sur cet intérêt malsain pour le monstrueux, pour l'horreur, que l'on retrouve à chaque fait divers surmédiatisé où le public veut en savoir plus, avoir davantage de détails sur l'accusé, davantage de détails sur les atrocités commises.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 mars 2026
Le film débute dans le pur film judiciaire, dans une atmosphère aussi anxiogène qu'austère, très codifié et très didactique qui impose un style et une volonté d'être réaliste sur un sujet très difficile, mais une première partie demeure néanmoins trop longue et très-trop sur-explicative. On constate surtout que le film a très peu de moyen, des décors minimalistes dont une salle d'audience étonnamment immaculée forcément plus proche d'un film d'anticipation que d'un véritable tribunal. Mais surtout on n'a bien du mal à comprendre le réalisateur-scénariste, en effet il annonce "Sans vouloir trop cantonner ma protagoniste dans un diagnostic psychiatrique, Kelly-Anne penche néanmoins vers le côté sociopathe du spectre ; vers l'hybristophilie (la paraphilie de quelqu'un qui est stimulé par des crimes atroces)." Mais dans le récit Kelly-Anne/Gariépy n'a rien de psychologiquement instable, alors qu'au contraire, Clémentine/Babin est justement l'incarnation de ces femmes "groupies" au centre de la réflexion originale du cinéaste. Ainsi où comment et pourquoi Pascal Plante veut-il nous amener ?! Ne semble-t-il pas perdu dans son propre scénario ?! Plus on avance dans le film et plus tout devient confus, décousu pour ne pas dire hors-sujet... SPOILERS voir site !... Ainsi le film offre un sursaut d'intérêt avec l'arrivée dans le récit du le Dark Web mais une arrivée presque par magie qui n'a finalement d'intérêt que le fantasme qui entoure cette entité du web. A oublier et à ne pas conseiller.
Site : Selenie
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 décembre 2024
J'aime lorsqu'un film sort des sentiers battus, lance des fausses pistes et se trouve être finalement assez inqualifiable. Les chambres rouges c'est un peu ça. Le film commence comme un film de procès sur un tueur en série, on a un long plan séquence où l'ont suit la plaidoirie du procureur, puis de l'avocat de la défense, c'est long, on en oublie presque que le film s'ouvrait sur une jeune femme qui dormait devant le tribunal et qui assiste à l'audience et que par conséquent elle est sans doute le personnage principal de toute cette histoire.

Juste un bref mot sur le décor du tribunal, qui je suppose est le vrai tribunal de Montréal, il est parfait, tellement à l'oppose des vieux tribunaux en bois qu'on a l'habitude de voir dans les films, là tout est blanc, moderne, froid. Le décor est immédiatement planté.

Et le début donne envie, on a envie de voir ce procès, de voir comment la défense va pouvoir instiller le doute dans l'esprit des jurés sur la culpabilité de l'accusé. Mais le film s'en désintéresse pour nous montrer un début d'amitié entre deux femmes qui assistent à ce procès. On nous dit immédiatement que l'une d'elle pense que l'accusé est innocent, mais l'autre on ne sait pas du tout ni ce qu'elle pense, ni pourquoi elle est au procès...

Le spectateur peut explorer plusieurs hypothèses, peut-être qu'elle veut la culpabilité de l'accusé car elle a un lien avec cette histoire, peut-être qu'en fait elle pense aussi qu'il est innocent, peut-être que c'est une groupie comme il y en a souvent pour les tueurs en série ? En plus le personnage est mystérieux, c'est une hackeuse, froide, calculatrice (un peu très d'ailleurs ça fait par moment limité cliché). Disons que plus le film avance plus on est perdu parce que le personnage principal nous échappe totalement. Disons que c'est assez rare de proposer ça dans un film et donc c'est d'autant plus intrigant.

On sent qu'il y a une tension qui monte, on ne sait pas trop pourquoi d'ailleurs, mais on voit bien que tout ça devient oppressant...

J'aime beaucoup les deux actrices, notamment la scène où elles font leur squash où je sais pas quel jeu de raquette, parce qu'on voit que la plus jeune des deux est totalement mal à l'aise, elle remet son t-shirt, on voit des scarifications sur ses cuisses... Aucun personnage de le mentionne dans le film, mais c'est là, ça participe à rendre le personnage crédible (même si en général les filles paumées amoureuses des tueurs en série ne les croient pas innocents).

Et puis il y a le moment qui est le point de bascule du film, le moment où cette jeune femme voit les vidéos des meurtres, sa réaction, la réaction de sa nouvelle amie, on sent qu'il se passe réellement quelque chose de pas net du tout et c'est là où le film va devenir un peu n'importe quoi. Il ne sort pas totalement de son ambiguïté mais va dévoiler la véritable nature du personnage principal (qui reste malgré tout assez insondable). On a un film qui devient encore plus angoissant et étrange... ça fonctionne très bien, c'est efficace, mais le personnage principal me dérange quand même un peu, je le trouve peut-être un peu excessif, disons que j'ai un peu plus de mal à y croire...

Alors que dans le film tout est fait pour la rendre crédible ainsi que ses actions... C'est l'un des films où l'informatique m'a l'air le moins malmené... Ils ont dû avoir un bon consultant.

Mais en sortant du film je me sens manipulé, oui j'ai aimé, oui j'ai trouvé ça angoissant, mais il y a un petit arrière goût qui me dérange un peu comme si on m'avait pris pour un con avec un film très froid, un personnage principal très classe et intrigant, pour finalement faire accepter un peu n'importe quoi sur la fin en disant : les gens interpréteront...
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2024
Au-delà de la réussite du film de procès, "Les Chambres rouges" est un thriller qui fait froid dans le dos. Juliette Gariepy porte un rôle éprouvant dans une intrigue qui trône sur tout ce qui se fait d'illégal sur le dark web.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2025
Les chambres rouges est certainement un des films les plus étonnants de 2024.

Le réalisateur québécois Pascal Plante assume un pari osé : nous présenter le personnage d'une jeune femme, Kelly-Anne, fascinée par un tueur en série ayant sadiquement exécuté trois jeunes femmes en filmant ses actes pour les diffuser sur le dark web (au sein des mystérieuses chambres rouges).

Inutile de dire que l'empathie vis à vis de Kelly-Anne n'est pas forcément naturelle, d'autant plus qu'elle ne s'exprime que très peu, vit dans un appartement dépouillé et ne semble pas savoir elle-même ce qui la fascine chez le tueur.

On se demande où le film va nous emmener, tout au long de péripéties intrigantes qui laisse planer le doute sur les motivations réelles de l'héroïne. La mise en scène est d'une froideur assumée, à l'image de l'appartement qui abrite Kelly-Anne. L'ensemble est glaçant et finit par distiller dans l'esprit du spectateur un peu de la folie obsessionnelle qui est montrée à l'écran, tout en interrogeant habilement certains des travers du monde contemporain (l'omniprésence du numérique, l'interchangeabilité des images, les flux incontrôlés d'informations).

La tension va grandissante jusqu'à une accélération finale à laquelle on ne s'attend pas et qui conclut le film en en retournant (en partie) la perspective.

Du bel ouvrage, dérangeant et intrigant, très bien filmé, quelque part entre Seidl et Chabrol.
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 décembre 2024
Dérangeant : (adj) qui dérange, provoque un malaise. Voilà pour moi la juste définition du film de Pascal Plante. Un drame singulier et violent qui ne laisse pas indifférent.
Gérard Delteil
Gérard Delteil

256 abonnés 2 058 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 septembre 2024
Incontestablement, ce film est scotchant et parvient à susciter l'angoisse et même un certain suspense sans jamais recourir à la violence voyeuriste. L'actrice principale a une présence impressionnante. Toutefois, il repose sur une légende urbaine qu'il accrédite. Jamais la moindre preuve n'a été apportée de l'existence de snuff movies et de "chambres rouges", c'est à dire de meurtres filmés en direct et commercialisés sur Internet ou par d'autres moyens. Ca ne signifie pas qu'il n'y ait pas pu en avoir, mais que ce genre de crime est pour le moins extrêmement rare. Sinon, certains criminels se seraient inévitablement fait prendre. Comme les pédophiles, qui sont eux assez nombreux sur le Dark web ou même l'Internet classique, et sont régulièrement démasqués. On peut comparer cette mythologie des "chambres rouges" à celle des trafics d'organe, qui n'ont pas davantage de fondements. L'une et l'autre fascinent par leur caractère horrifique. On s'interroge aussi sur la personnalité et les motivations de l'héroïne car la chute vient un peu comme les cheveux sur la soupe.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 836 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 septembre 2024
Nous immergeant d'abord dans la réalité d'un procès médiatique aux chefs d'accusation particulièrement répugnants, le récit oscille ensuite entre traque personnelle d'une vérité contestée et drame psychologique autour de deux jeunes femmes dont la fascination pour un ignoble meurtrier questionne la violence, le malaise, l'inhumanité dans une société voyeuriste où la moindre zone d'ombre laisse libre cours à tous les fantasmes. Rythmé, éprouvant, poisseux. A affronter!
Artriste
Artriste

185 abonnés 2 372 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 janvier 2025
Thriller canadien, écrit et réalisé par Pascal Plante, Les Chambres Rouges est un très grand film. L'histoire nous fait suivre Kelly-Anne, une jeune femme se réveillant chaque matin aux portes du palais de justice pour s'assurer une place au procès hyper-médiatisé de Ludovic Chevalier, un tueur en série par lequel elle est obsédée. Rencontrant une autre femme tout aussi impliquée dans l'affaire, elle va tenter par tous les moyens de mettre la main sur l'ultime pièce du puzzle, la vidéo manquante du meurtre d'une adolescente de treize ans. Ce scénario s'avère fascinant à visionner pendant toute sa durée d'un peu moins de deux heures. Après une scène d'ouverture un peu lente mais nécessaire afin de poser les enjeux, l'intrigue s'éloigne du film de procès et gagne en ampleur et en mystère petit à petit. Plus les minutes défilent et plus on est pris dans ce récit captivant qui accouche de scènes hautement marquantes utilisant très bien les outils informatiques. L'ambiance dramatique, pesante, monte crescendo en tension tout du long et change drastiquement d'une séquence à l'autre. Le ton se permet même quelques courts passages amusants, qui sont vites rattrapés par la dureté du dossier. L'ensemble est porté par un personnage féminin dont la psychologie est parfaitement creusé, tout comme son ambiguïté, interprétée par une Juliette Gariépy absolument magnétique. Son charisme à l'écran est tout simplement électrisant. À ses côtés, Laurie Babin joue un rôle tout aussi intéressant car les deux femmes ont des émotions complètement opposées, l'une étant très émotive alors que l'autre semble dépourvue de sentiments. Le reste de la distribution comporte Elisabeth Locas, Maxwell McCabe-Lokos, dans le rôle du présumé tueur, Natalie Tannous, Pierre Chagnon ou encore Guy Thauvette. À noter également les visages des trois victimes qui hantent le métrage. Tous ces individus, et notamment les deux femmes, entretiennent des rapports malsains qui procurent de fortes émotions. Des échanges soutenus par des dialogues d'une belle justesse. Sur la forme, la réalisation du cinéaste Québécois s'avère particulièrement qualitative. Si celle-ci débute de façon assez quelconque, elle gagne elle aussi en ambition et en ampleur au fil du temps et nous offre des scènes mémorables à la faveur de ses plans de caméras. Ses cadres sont extrêmement soignés et jouissent d'une très belle photographie couplée à des effets d'étalonnage donnant des couleurs spécifiques à certains passages. C'est techniquement parfaitement maîtrisé. Ce visuel hypnotisant et pénétrant est en plus accompagné par une excellente b.o. signée par Dominique Plante, le frère du metteur en scène. Ses compositions anxiogènes et inquiétantes renforcent grandement une atmosphère déjà irrespirable et prennent aux trips à chaque fois qu'elles se font entendre à des moments toujours opportuns. Ce jugement s'achève sur une fin réussie venant mettre un terme à cette œuvre hautement marquante. Car oui, Les Chambres Rouges est un film perturbant qui marquera durablement après son visionnage qui s'avère indispensable tant c'est une proposition atypique malgré son synopsis qui semble plus commun.
Guillaume
Guillaume

155 abonnés 1 753 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 octobre 2024
"Les Chambres rouges" assument de bout en bout ce parti pris de suggérer plutôt que de montrer...
S'en suivent alors une addition de scènes à l'étouffante emprise psychologique.
Si on ne peut certes en ressortir indemne, il n'est pas improbable d'éprouver un dérangeant malaise...
Percutant, mais manquant peut-être un peu de nuance.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 janvier 2024
Le film débute par un long et magnifique plan séquence de plus de dix minutes, une scène d'ouverture de procès donnant successivement la parole aux deux avocats puis qui se termine par un très lent zoom sur une jeune femme assise dans le public, prévenant dès le départ qu'il ne s'agira pas d'un film de procès traditionnel mais plutôt de s'intéresser à ce personnage, au regard si mystérieux. Une ambiguïté cultivée tout au long du film, qui ne révélera jamais clairement les motivations de son héroïne, à part à la toute fin (et encore). Mais l'on comprend rapidement que si elle assiste tous les jours au procès, ce n'est pas par simple fascination pour ce serial killer et que sa personnalité est bien plus complexe.

En laissant la violence hors champ et en préférant faire entendre l'horreur plutôt que de la montrer, Pascal Plante parvient à provoquer l'effroi du spectateur et réveille chez lui tout un tas d'émotions, venant notamment titiller sa curiosité malsaine.

Le film a en effet le mérite de prendre à bras le corps des problématiques intéressantes ancrées dans l'ère du tout numérique que nous traversons, comme le pouvoir des images, et notre fascination pour celles-ci, mais également notre rapport à la vérité dans un monde où l'intelligence artificielle se développe.

Si l'atmosphère est réussie, grâce à une mise en scène glaciale et impressionnante de précision, le scénario n'est pas toujours à la hauteur lorsqu'il fait s'enchaîner des scènes à la qualité tout à fait irrégulière (l'on pense à une émission de télévision particulièrement ratée, aux scènes avec l'autre "fan" toutes très caricaturales, et à trop de moments où l'on se surprend à se demander : "Mais qu'est ce qu'elle est en train de faire ?" ou "Mais pourquoi fait-elle cela ?").

Le film devient même un peu trop tapageur lorsqu'il progresse vers son dénouement et qu'il cherche à construire une tension par tout un tas d'effets de manche plus ou moins réussis. Cette surenchère mène à une certaine forme d'outrance, voire de ridicule (la scène de la perruque 樂), à la limite de faire basculer le film dans le mauvais thriller pour ados sur Amazon Prime.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
floramon
floramon

119 abonnés 1 522 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2025
Les Chambres rouges est un film captivant, percutant et intelligent, avec une mise en scène originale qui sort des standards habituels. Son style, peut-être typiquement canadien, offre une expérience unique et mémorable.
T-rhy
T-rhy

94 abonnés 354 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 décembre 2024
Un thriller glaçant à la mise en scène d'une efficacité redoutable, très bien écrit, et porté par une actrice impressionnante. On n'en sort pas indemne, et les images resteront longtemps en tête. a voir absolument, mais à vos risques.
gregbutton
gregbutton

41 abonnés 1 016 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 février 2025
Les chambres rouges est un film vraiment original. Il traite de la fascination que peut avoir la société sur les tueurs en s'attachant plus particulièrement à deux personnes et surtout une, de façon à dresser un portrait psychologique. Et j'avoue avoir du mal avec le portrait final que nous avons.
[spoiler] Notamment avec la scène du déguisement, je ne suis pas sur de bien comprendre sa façon de penser alors que j'ai tous les éléments. Oui l'aliénation à cause de la solitude croisé à la technologie, ça on comprend bien. Mais pourquoi être à la fois sous le choc comme elle l'est devant les vidéos et agir de la sorte, sans doute pour croiser son regard et se convaincre de la culpabilité du tueur. Et aussi fasciné qu'elle soit elle fait tout pour récupérer la dernière vidéo, prouver sa culpabilité et jouer la justicière tordue.[spoiler].
C'est très curieux, mais sans doute rassurant pour moi. Enfin, intéressant tout de même mais à réserver aux sensibilisés au concept du snuff movie
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