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JUJUBE20
36 abonnés
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3,5
Publiée le 7 février 2024
"Les chambres rouges", le dernier film de Pascal Plante, vaut le coup pour trois raisons. D'abord, il témoigne de la bonne santé et de la créativité actuelles du cinéma québécois (Simple comme Sylvain, Testament...), et cela procure du plaisir de découvrir une géographie originale du cinéma. Ensuite, il illustre le renouveau du film de procès, qu'on en juge au succès d'Anatomie d'une chute de Justine Triet ou le Procès Goldman de Cédric Kahn. Et la façon dont le réalisateur contourne justement le genre est très maline. Enfin, il apporte une nouvelle preuve d'un retour à la grande mise en scène glaciale (Tar, May-December, etc.), pas seulement avec le tour de force du plan-séquence au tribunal au début, somptueux, mais pendant tout le récit qui évite le gore, le sensationnalisme, les effets grossiers, au profit d'une terreur progressivement distillée grâce à la musique terrifiante et des plans minutieux (formidables gros plans, plans américains, etc. sur l'héroïne fascinée par un tueur en série sadique). Le mystère des motivations entretient l'angoisse. La sobriété finit par se révéler éprouvante. Juliette Gariépy, en mannequin pro du dark web suscite inquiétude et fascination, grâce à un jeu pourtant neutre, en adéquation parfaite au style du film. Fond et forme se rejoignent pour créer un impact maximal. Une réussite à suivre...
"Les chambres rouges", ou quand la frénésie en surface émane de tout ce qui grouille en profondeur.
Un film sur le fil, toujours à la limite, qui déploie son univers crépusculaire, urbain, lancinant, mais aussi abrupt, où tout est évoqué en nuances : alors que nous sommes transportés à la lisère de situations extrêmes, Pascal Plante, au croisement entre Fincher, Lynch et Villeneuve, ne se focalise ni sur le noir ni sur le blanc. C'est bien toute la palette de gris qui relie ces deux polarités qui l'intéresse.
En ce sens, jamais le portrait Ludovic Chevalier, bourreau présumé, ne sera brossé en détail, de façon putassière afin d'assouvir les pulsions voyeuristes du spectateur. Et même si l'appréhension du verdict reste en toile de fond, ce n'est pas le véritable sujet du métrage. Ce dernier se réinvente à mesure que son intrigue progresse : nous passons du film de procès au thriller psychologique, en passant par le drame social pour aboutir in fine, à un character study.
Plusieurs intrigues vont alors se côtoyer :
- L'affaire judiciaire bien sûr, moteur principal et fil rouge de l'action. - Le réalisateur va ensuite porter son regard sur la constellation des points de vue, sur le bagage émotionnel des hommes et des femmes qui vont graviter autour de cette affaire : de la famille des victimes au simple citoyen informé par les terribles événements jugés ici, "Les chambres rouges" réussit avec une efficacité féroce à retranscrire l'engouement médiatique ainsi que les rouages du tribunal populaire dans toute leur mécanique et complexité.
Aucun personnage n'est unidimensionnel, ici les frontières sont poreuses. Et c'est dans toute leur ambiguïté que ces acteurs délivrent des performances variées et d'une justesse assez déconcertante.
Quel meilleur environnement pour évoquer le délicat, mais ô combien capital sujet qu'est la Justice ? Ou comment la réalisation de ce principe fondamental côtoie à la fois les plus grandes détresses que les plus vils instincts.
Jurés malgré-nous, chaque retournement, chaque parole, chaque geste devient signifiant et apporte son lot de réflexions tant au-delà de la forme, le fond déborde de richesse thématique.
Autant d'éléments qui en font l'un des thrillers récents, qui arrive à capter et à jouer de façon pertinente avec les codes de son époque sans tomber dans le pastiche ou dans la facilité.
Un film qui s'impose dans les mémoires, et ressurgit par fragments, sensations, images, sons.
Le personnage principal m'a fortement fait penser à celui de Lisbeth Salander de Millenium : froide et très à l'aise en informatique au point de résoudre en quelques minutes une question capitale que la police semble bien incapable de réussir, voire même seulement de concevoir. Mais le réalisateur y a ajouté des éléments qui n'étaient pas du tout présents dans la trilogie de Stieg Larsson. En effet, dans Les chambres rouges, Kelly-Anne semble fascinée par le prévenu, accusé de viols, torture et meurtres, tout autant que par le sort réservé aux victimes. Elle en vient à se travestir en fillette habillée exactement comme l'étaient les victimes. On ne sait pas exactement si elle souhaitait ainsi provoquer une réaction de l'accusé dans le but de le confondre, ou s'il s'agissant de se mettre dans la peau d'une victime pour assouvir un fantasme morbide. D'où un malaise lancinant qui parcourt le film. Le personnage de Kelly-Anne, très froid, est heureusement poussé hors de sa zone de confort par Clémentine, une vagabonde qui est son exact contraire. D'autre part, le film montre le fonctionnement terrifiant du dark web, où tout se monnaye, y compris et surtout le pire. Pour terminer, la mise en scène, faite notamment de longs plans fixes ou plan-séquence, ne m'a pas totalement convaincu.
Mise en scène aussi rigoureuse, qu’intelligente, sans fioriture et parfaitement maîtrisée par Pascal Plant qui nous plonge dans l’horreur humaine à l’aide d’un dispositif esthétique froid et précis.
Parmi tous les films sur un tueur en série, Les Chambres Rouges est original puisqu'il se concentre sur deux jeunes femmes obsédées par lui. L'une adoratrice, l'autre mystérieuse. Sur un rythme un peu lent, un film fort avec une interprétation troublante de Juliette Gariépy.
Un réquisitoire terrifiant lance le film , l’accusé et effrayant mais il a le droit à la présomption d’innocence, on se dit alors qu’on va assister à quelques chose de fort , une bataille entre La Défense et l’avocat général, mais pas du tout, le film va ensuite suivre une jeune geek qui assiste au procès et qui essaye de trouver des pièces manquantes. Sans intérêt.
DARK WEB QUÉBÉCOIS 2 jeunes femmes subjuguées qui suivent le procès d’un sadique tueur d’ado blondes aux yeux bleus. Thriller haletant et dérangeant (Int-12ans) mais on cerne mal le personnage principal et ses intentions.
Un thriller extrêmement tendu au cordeau, malsain et dérangeant, perturbant et terriblement prenant. L'actrice principale est terrifiante de vérité. Son personnage est mystérieux jusqu'au bout. La BO est excellente et ajoute à la tension ambiante. Une belle réussite.
L'hybristophilie est une perversion qui se traduit par l'attirance sexuelle envers les criminels coupables de crimes à caractère sexuel.
C'est l'illustration de cette perversion, assortie d'un regard sur les utilisateurs du Dark web que propose " les chambres rouges" au travers de l'exemple d'une jeune mannequin.
Porté par une réalisation sans fioriture, ce vrai-faux thriller québécois, consiste à montrer du doigt et de manière plus large, la part de responsabilité considérable qu'ont les utilisateurs et consommateurs de "produits" illégaux dans la commission de certaines activités criminelles.
Il faut préciser à l'intention du spectateur éventuel que le film se garde de montrer d'images scabreuses.
Bon thriller psychologique dans l'ensemble... Ressemble un peu à Millénium ou à Mr Robot dans ce côté cyber hacker éthique... Côté cyber que je ne trouve pas assez concrètement développé dans le film... Le film se concentre plus sur la psychologie de 2 femmes obsédées par le procès d'un tueur en série vraiment vilain qui vend ses exploits criminelles sur le dark Web... L une est émotive et amoureuse de l'accusé qu elle pense innocent... L autre est plus froide et a la conviction qu'il est coupable... Certaines scènes sont vraiment bien pensées... Je pense aux différentes scènes du procès et à une scène où une des filles met une perruque et des lentilles etc... Une ambiance malaisante plane tout le long du film... Bref j ai bien aimé et j aurais peut-être plus aimé si j avais vu une version sous titré car je comprenais pas tout lorsqu'ils parlaient avec l accent canadien...
Un thriller bien ficelé où l'héroïne principale Kelly-Anne, interprétée par Juliette Gariepy, est remarquable. Le procès d'un monstre ayant assassiné trois jeunes filles se tient avec juge, avocats, jury et auditeurs libres. Les descriptions des meurtres sont abominables et il manque une dernière vidéo pour confondre avec certitude le meurtrier. On suit le parcours presque solitaire de Kelly-Anne, accompagnée de façon improbable par une Clémentine fane du meurtrier qu'elle croit innocent. L'adrénaline est là entre jeux, silences et actions. A voir !
Les chambres rouges, un thriller psychologique avec une ambiance anxiogène et troublante qui provoque davantage de mal-être et d'horreur que la plupart des films d'horreur de notre époque. Pourtant, c'est un film très lent, mais ultra bien maîtrisé, une expérience cinématographique malaisante, intense et déroutante. Le scénario est magnifique et très bien posé et ambigu par le réalisateur Pascal Plante. Juliette Gariépy est parfaite dans son rôle.
Absolument gargantuesque ! Un film proche du chef d'oeuvre ! Je pense que l'avenir on reparlera de ce film tellement qu'il est maitrisé de toutes pièces !
Son histoire qui est absolument bien écrite ! La mise en scène stressante ! La photographie "sombre" qui nous permet de nous plonger dans une ambiance macabre ! La musique somptueuse ! Ainsi que les interprétations des acteurs mais surtout de l'actrice principale !
Certaines scènes sont vraiment marquantes. Ces scènes là vous marque à vie ! Ceux qui ont vu le film comprennent de quoi je parle
Un thriller vraiment palpitant. J'en suis ressorti bouche bée par la qualité proposé. J'ai pas peur de dire qu'il s'agit d'un des meilleurs thrillers depuis bien longtemps, et sûrement à l'avenir le meilleur thriller de la décennie !