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Shiro666
8 critiques
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1,5
Publiée le 10 avril 2025
Aux vues de la note globale et des 4 et 5 étoiles en pagaille, je me demande, est-ce que j'ai vu le même film que les autres ou est ce que les votants sont des spectateurs de TF1 habitués au rythme d'ehpad? C'est lent, c'est vide, c'est mou, il ne se passe strictement rien, on se surprend a souffler a maintes reprises tellement c'est lent et sans substance, a voir avec sous titre surtout, car compliqué de comprendre une bonne partie des dialogues. Le film est classé horreur et crime, je n'ai vu ni l'un ni l'autre dedans, c'est juste un slice of life lent et ennuyeux où on suit une ''heroine'' insipide, incompréhensible, pas attachante, incohérente au possible, dont on ne comprend pas les motivations ni les origines avec un procès de tueur en série en fond, dont les seuls éléments intéressants (les vidéos, le tueur, le darkweb, etc...) sont eludés, mis off screen... Le scénario...si on peut dire, n'a aucun intérêt, aucun plot twist, une ''happy end'' pas crédible pour un sou et qui termine le dernier espoir de voir quelque chose de pertinent, intéressant ou original.
Une première partie immersive, une atmosphère lourd et anxiogène dans une mise en scène glaçante. On est plongé dans l'horreur de façon presque malsaine, grande réussite.
En voulant présenter les deux opposés quant à ces groupies de l'extrême, le réalisateur tombe dans la caricature et m'a sorti à plusieurs reprises de son récit.
Impossible de ne pas penser à Videodrome avec ce choix fort d'explorer ce domaine extrêmement effroyable.
Les Chambres Rouges a le mérite d'aller au bout de sa folie et de sa malsanité quitte à choqué. Je regrette vraiment cette inégalité qui en aurait fait un très grand film.
Un très bon thriller policier, vu il y a quelques mois, entre le tribunal et l'enquête parallèle, on est embarqué dans une histoire prenante et bien interprétée par les 2 personnages principaux, une bonne surprise
On apprécie la grande lançée du canada dans le cinéma, de l'autre côté, celui de la réalisation. L'amérique du nord ,en tout cas dans cette partie, se dévoile, avec un scénario qui nous plonge dans la noirceur et ce qui peut avoir de plus vil dans l'humain. Le sujet profond que le scénario développe reste relativement pudique et réservé mais laisse entrevoir et l'horreur des hommes cachés derrière leur écran , et leurs comptes en banque relutants, ce qui leur ouvre tous les droits ... et la souffrance presque lissée volontairement des victimes. De toutes évidences le doute existe entre ce que recherche l'auteur, a faire un film noir ou une histoire de haker pour un thriller grand publique.
Un film qui ne decolle jamais, des jeux d'acteur trés moyen, c'est long et platement réalisé. Je me suis royalement ennuyé en esperant un twist final qui releverait l'ensemble... mais il en sera rien...
Une première partie assez lente. Par contre la 2e partie beaucoup plus rythmée, ce film nous laisse avec beaucoup de questions et assez peu de réponses.
Les chambres rouges est un film vraiment original. Il traite de la fascination que peut avoir la société sur les tueurs en s'attachant plus particulièrement à deux personnes et surtout une, de façon à dresser un portrait psychologique. Et j'avoue avoir du mal avec le portrait final que nous avons. [spoiler] Notamment avec la scène du déguisement, je ne suis pas sur de bien comprendre sa façon de penser alors que j'ai tous les éléments. Oui l'aliénation à cause de la solitude croisé à la technologie, ça on comprend bien. Mais pourquoi être à la fois sous le choc comme elle l'est devant les vidéos et agir de la sorte, sans doute pour croiser son regard et se convaincre de la culpabilité du tueur. Et aussi fasciné qu'elle soit elle fait tout pour récupérer la dernière vidéo, prouver sa culpabilité et jouer la justicière tordue.[spoiler]. C'est très curieux, mais sans doute rassurant pour moi. Enfin, intéressant tout de même mais à réserver aux sensibilisés au concept du snuff movie
Angoissant, terrifiant, oppressant de bout en bout, un film au style et à l'esthétique unique qui nous interroge pleinement sur notre rapport à cette dépendance vis à vis de la technologie et des réseaux. Une dépendance qui nous enferme sur nous-même, nous rend seul, nous conforte dans notre folie. Pourtant, je ne suis pas fan des jeux de cartes mais il faut dire que cette partie de poker est extrêmement réussie de la tension jusqu'au bout. On est tenu en haleine, on est dans un questionnement en continu pendant près de 2h
Ma note est mitigée pour ce film car seule la dernière demi-heure est intéressante. Le sujet est intéressant mais on s’ennuie le reste du temps, c’est lent, il ne se passe rien, beaucoup de scènes longues et inutiles (les séances de sport par exemple). Je trouve dommage que le reste du film ne soit pas à la hauteur des 30 dernières minutes, autrement, on aurait eu un film vraiment prometteur. Sinon, l’actrice principale est très convaincante.
C'est phénoménal. Incompréhensible mais c'était waw. C'est terrifiant tout en restant simple. J'ai aimé le film. La musique waw. Des scènes qui vont me rester dans la tête. J'ai eu vraiment peur. Cette nuance dans le scénario cette incompréhension c'est vraiment incroyable. Je suis marqué.
Les chambres rouges est certainement un des films les plus étonnants de 2024.
Le réalisateur québécois Pascal Plante assume un pari osé : nous présenter le personnage d'une jeune femme, Kelly-Anne, fascinée par un tueur en série ayant sadiquement exécuté trois jeunes femmes en filmant ses actes pour les diffuser sur le dark web (au sein des mystérieuses chambres rouges).
Inutile de dire que l'empathie vis à vis de Kelly-Anne n'est pas forcément naturelle, d'autant plus qu'elle ne s'exprime que très peu, vit dans un appartement dépouillé et ne semble pas savoir elle-même ce qui la fascine chez le tueur.
On se demande où le film va nous emmener, tout au long de péripéties intrigantes qui laisse planer le doute sur les motivations réelles de l'héroïne. La mise en scène est d'une froideur assumée, à l'image de l'appartement qui abrite Kelly-Anne. L'ensemble est glaçant et finit par distiller dans l'esprit du spectateur un peu de la folie obsessionnelle qui est montrée à l'écran, tout en interrogeant habilement certains des travers du monde contemporain (l'omniprésence du numérique, l'interchangeabilité des images, les flux incontrôlés d'informations).
La tension va grandissante jusqu'à une accélération finale à laquelle on ne s'attend pas et qui conclut le film en en retournant (en partie) la perspective.
Du bel ouvrage, dérangeant et intrigant, très bien filmé, quelque part entre Seidl et Chabrol.
Thriller canadien, écrit et réalisé par Pascal Plante, Les Chambres Rouges est un très grand film. L'histoire nous fait suivre Kelly-Anne, une jeune femme se réveillant chaque matin aux portes du palais de justice pour s'assurer une place au procès hyper-médiatisé de Ludovic Chevalier, un tueur en série par lequel elle est obsédée. Rencontrant une autre femme tout aussi impliquée dans l'affaire, elle va tenter par tous les moyens de mettre la main sur l'ultime pièce du puzzle, la vidéo manquante du meurtre d'une adolescente de treize ans. Ce scénario s'avère fascinant à visionner pendant toute sa durée d'un peu moins de deux heures. Après une scène d'ouverture un peu lente mais nécessaire afin de poser les enjeux, l'intrigue s'éloigne du film de procès et gagne en ampleur et en mystère petit à petit. Plus les minutes défilent et plus on est pris dans ce récit captivant qui accouche de scènes hautement marquantes utilisant très bien les outils informatiques. L'ambiance dramatique, pesante, monte crescendo en tension tout du long et change drastiquement d'une séquence à l'autre. Le ton se permet même quelques courts passages amusants, qui sont vites rattrapés par la dureté du dossier. L'ensemble est porté par un personnage féminin dont la psychologie est parfaitement creusé, tout comme son ambiguïté, interprétée par une Juliette Gariépy absolument magnétique. Son charisme à l'écran est tout simplement électrisant. À ses côtés, Laurie Babin joue un rôle tout aussi intéressant car les deux femmes ont des émotions complètement opposées, l'une étant très émotive alors que l'autre semble dépourvue de sentiments. Le reste de la distribution comporte Elisabeth Locas, Maxwell McCabe-Lokos, dans le rôle du présumé tueur, Natalie Tannous, Pierre Chagnon ou encore Guy Thauvette. À noter également les visages des trois victimes qui hantent le métrage. Tous ces individus, et notamment les deux femmes, entretiennent des rapports malsains qui procurent de fortes émotions. Des échanges soutenus par des dialogues d'une belle justesse. Sur la forme, la réalisation du cinéaste Québécois s'avère particulièrement qualitative. Si celle-ci débute de façon assez quelconque, elle gagne elle aussi en ambition et en ampleur au fil du temps et nous offre des scènes mémorables à la faveur de ses plans de caméras. Ses cadres sont extrêmement soignés et jouissent d'une très belle photographie couplée à des effets d'étalonnage donnant des couleurs spécifiques à certains passages. C'est techniquement parfaitement maîtrisé. Ce visuel hypnotisant et pénétrant est en plus accompagné par une excellente b.o. signée par Dominique Plante, le frère du metteur en scène. Ses compositions anxiogènes et inquiétantes renforcent grandement une atmosphère déjà irrespirable et prennent aux trips à chaque fois qu'elles se font entendre à des moments toujours opportuns. Ce jugement s'achève sur une fin réussie venant mettre un terme à cette œuvre hautement marquante. Car oui, Les Chambres Rouges est un film perturbant qui marquera durablement après son visionnage qui s'avère indispensable tant c'est une proposition atypique malgré son synopsis qui semble plus commun.
Film très surprenant .. qui me pousse à rédiger mon premier commentaire pour une critique cinéma.
Les Chambres Rouges est un thriller saisissant qui explore les recoins les plus sombres de l'âme humaine, notamment à travers l'obsession malsaine d'une jeune femme, Kelly-Anne, pour un tueur en série, Ludovic Chevalier, dont les crimes sont diffusés en direct sur le dark web. Réalisé par Pascal Plante, le film évite soigneusement les scènes de violence explicite pour plonger dans une terreur plus insidieuse, basée sur l'angoisse psychologique. À travers une mise en scène minimaliste et une tension croissante, Les Chambres Rouges s'attaque à des thèmes puissants comme la monnaie virtuelle, le dark web, le voyeurisme et la fascination morbide pour les tueurs en série.
Le personnage de Kelly-Anne, incarné avec brio par Juliette Gariépy, est au cœur du récit. Son comportement ambigu, oscillant entre admiration et rejet pour le tueur, crée une tension palpable qui tient le spectateur en haleine. Les relations qui se tissent autour d'elle, notamment avec Clémentine, une autre admiratrice du tueur, ajoutent encore à l'intrigue, faisant de ce film une réflexion perturbante sur le phénomène des "groupies de tueurs". Le scénario parvient à capter l'essence de cette obsession moderne, en exposant la manière dont les images violentes se propagent et altèrent notre perception.
Jusqu’où peut-on aller pour avoir une clé permettant de comprendre une affaire (ou par fascination malsaine pour un tueur du dark web) ? Plutôt intéressant et bien joué.
Les Chambres rouges est un film captivant, percutant et intelligent, avec une mise en scène originale qui sort des standards habituels. Son style, peut-être typiquement canadien, offre une expérience unique et mémorable.