Les Chambres rouges
Note moyenne
3,7
2339 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

167 critiques spectateurs

5
20 critiques
4
64 critiques
3
45 critiques
2
19 critiques
1
12 critiques
0
7 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
TUTUR29
TUTUR29

46 abonnés 1 306 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2024
Je sors tout juste du cinéma et j’avoue m’être pris une petite claque devant les chambres rouges. Il y a quelques défauts, comme le personnage de Clem qui malgré quelques bons moments ne mène un peu à rien, et un mystère autour du personnage principal qui persiste jusqu'à la fin et qui peut s’avérer un peu frustrant. Mais hormis ça, on assiste à une vraie montée crescendo avec une mise en scène la plupart du temps simpliste mais qui sait monter en gamme lors de moments purement effroyable, bien aidé par le super travail sur le son, la musique, les couleurs et aussi évidemment, les acteurs. Car tout passe par leurs émotions : le film ne tombe jamais dans le gore mais joue uniquement avec le ressenti des personnages et le dégoût pour l’humanité qu’on peut ressentir devant cette affaire. Bref, quelques petits défauts qui peuvent un peu nous perdre notamment avec une première heure de film assez molle, mais la montée en puissance est telle qu'on ne peut retenir qu’une chose des Chambres rouges : de la terreur. Un très bon film, je recommande.
Timothé G.
Timothé G.

1 abonné 44 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 février 2024
Un thriller psychologique aussi sombre que silencieux très prenant. Le film nous emporte avec une excellente scène d'introduction au sein du tribunal où le cadre est posé par le plaidoyer des deux parties au procès. L'enquête menée par le personnage principale, aussi froide que silencieuse, s'accélère en fin de film et nous saisit avec effroi.
LeBon
LeBon

19 abonnés 513 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 février 2024
L'aspect thriller n'est pas abordé de façon classique dans ce film, puisque les horreurs de l'histoire ne sont jamais montrées, aucune scène choquante n'est filmée, mais l'on ressent la tension et les émotions des personnages sont bien retranscrites.
Shawn777

786 abonnés 3 861 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2024
Le Québec est à l'honneur au cinéma en ce début d'année 2024, enfin du moins en France puisqu'il est sorti durant l'été 2023 au Canada, avec ce film qui fait pas mal parler de lui, notamment avec ses nombreuses récompenses et ses critiques très positives. Personnellement, je n'attendais pas grand-chose du film, je n'avais d'ailleurs pas vu la bande-annonce, juste lu le synopsis en diagonale mais après un an à parler d'un film de procès ("Anatomie d'une chute", qui reste excellent au demeurant) et de quelques autres (je pense notamment au "Procès Goldman"), j'en avais un peu marre du genre surtout que je n'en suis pas vraiment fan. Mais bref, j'ai finalement été happé dès les premières minutes du film qui s'ouvre dans un tribunal d'un blanc immaculé - en opposition avec les fameuse chambres rouges - dont les murs ne demandent qu'à être salis par les différents propos qui s'y tiennent. Cette scène prend d'ailleurs beaucoup son temps mais parvient à fasciner notamment avec les argumentaires des deux avocats, chacun défendant évidemment son camp. Mais cette fascination vient également des actes de l'accusé qui aurait mis en ligne des vidéos le montrant torturer et tuer des jeunes filles ; vidéos qui sont ensuite mises aux enchères sur le dark web. Eh oui, il y a toujours une fascination morbide pour ce genre de choses, le succès des nombreux documentaires Netflix (qui n'ont d'ailleurs rien inventés puisque les émissions concernant les affaires criminelles et tueurs en série existent depuis longtemps à la télévision) le prouve par exemple. Et ici, le film s'intéresse justement à deux femmes qui sont fascinées par cette affaire, l'une qui est en faveur de son inculpation et l'autre qui pense qu'il est innocent. C'est très intéressant car, à la manière des avocats au début du film, nous avons deux interprétations de cette histoire et on se rend alors compte qu'il est si facile de se laisser manipuler par des mots, des preuves, des accusations et des argumentaires. Néanmoins, je dois bien avouer que je me suis quelques fois ennuyé. En effet, je trouve que le film n'arrive pas à captiver son spectateur sur la durée, étant quelques fois trop flou dans ses intentions. Comme la relation entre les deux femmes qui ne sert pas à grand-chose si ce n'est à cerner un peu plus le personnage principal mais était-ce vraiment nécessaire ? Néanmoins, j'ai beaucoup apprécié le fait que le film ne tombe pas dans le sensationnalisme avec des effets racoleurs en racontant la violence plutôt qu'en la montrant. Et je pense par exemple aux scènes du tribunal où les faits sont expliqués mais également à la scène durant laquelle les deux femmes regardent les vidéos en question, seuls le son et leur regard suffisent à presque dégouter le spectateur. Car l'imagination est bien-sûr toujours plus forte que les images. Du côté du casting, nous retiendrons surtout Juliette Gariépy au physique aussi mystérieux et froid que son personnage et puis Laurie Babin qui joue également très bien. "Les Chambres rouges" est donc un film particulier, quelques fois envoutant, quelques fois choquant mais également quelques fois un peu ennuyant.
🎬 RENGER 📼

8 825 abonnés 8 072 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 février 2024
Le procès hypermédiatisé du serial killer surnommé le "Démon de Rosemont" vient de commencer. Chaque matin, on se bouscule pour y assister, notamment deux jeunes femmes qui semblent être totalement fascinées par ce monstre accusé d’avoir filmé la mise à mort de trois adolescentes.

Les Chambres rouges (2023) détonne totalement dans le paysage cinématographique et s’avère être un brillant et passionnant thriller où l’on se retrouve confronté à la psychologie dérangée d’une belle jeune femme aux deux visages. Kelly-Anne est mannequin le jour et lorsque la nuit tombe, spoiler: elle se mue en une sociopathe atteinte d’hybristophilie (une paraphilie qui rend l’individu sexuellement attirée par une personne ayant commis un crime).


Pascal Plante dresse le portrait d’une jeune femme fascinante et déroutante, obnubilée par le tueur et ses victimes. On se retrouve littéralement plongé au coeur de son univers et de ses névroses. Il réalise ici un thriller à la fois psychologique et technologique, en nous immisçant dans le monde feutré des “red rooms” (ces sites malveillants sur le dark web où sont diffusés (parfois en direct) des mises à mort, des viols et divers sévices).

On se retrouve de plein fouet dans une société déshumanisée et terriblement ancrée dans la réalité (avec Guenièvre, cette I.A. omniprésente), un univers glacial où la solitude prédomine. La mise en scène nous offre des plans remarquables (le huis clos du procès avec cette caméra qui alterne les travellings et les panoramiques, c’était brillant). De même que les interprétations sont toutes convaincantes, à commencer par Juliette Gariépy qui porte littéralement le film sur ses épaules, face à la jeune Laurie Babin. Les Chambres rouges (2023) nous happe d’entrée de jeu sans jamais relacher la pression et ce, jusqu’au dénouement final (saisissant gros plan de Kelly-Anne spoiler: lorsqu’elle parvient enfin a voir la vidéo du 3ème meurtre et où l’on devine son léger rictus de satisfaction).


● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
ffred

1 974 abonnés 4 216 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2024
J’en avais entendu parlé en bien ou en mal selon...J’ai donc voulu me rendre compte par moi même. D’entrée on est mis en apnée et on en ressortira pas. Le propos est âpre, violent, insoutenable. Le personnage principale est aussi énigmatique que pas très aimable. On ne s’attache pas à elle, d'ailleurs ce n’est pas vraiment le but. On ne s’aura jamais vraiment ses motivations. Le tout est solidement mis en scène et scénarisé avec soin. Rien n’est montré, tout est suggéré. On en ressort avec un certain malaise. Mais, paradoxalement, je l’ai très vite oublié alors que l’ensemble est parfaitement dérangeant. Il manque donc pour moi un petit quelque chose pour en faire un grand film. Un peu trop long et lent peut être. Toutefois bien glauque et assurément éprouvant, à ne pas mettre devant tous les yeux...
Fe6ombat
Fe6ombat

8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 février 2024
Excellent thriller sur la thématique sordide des reds rooms, légende urbaine du dark net. En écartant toute représentation explicite de violence ou d'horreur à l'écran, le film pousse le spectateur à se questionner sur sa propre curiosité et sur le besoin de violence dans la société.
Pierre842
Pierre842

38 abonnés 437 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 décembre 2024
J'étais complètement captiver durant le film.
Suivre le procès d’un tueur en série qui à mis en scène ses méfaits sur le Darkweb.
A travers le regard d'une jeune femme qui va tous les jours au tribunal pour suivre le procès.
Qui est fasciner du tueur et qui nous fascine aussi car intriguer pourquoi elle est intriguée de lui. Elle sera en sorte accompagnée d'une autre personne qui soutient l'accuser.
Le procès risque bouleverser sa vie.
MesangeBleue
MesangeBleue

25 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2024
Un thriller psychologique hypnotisant...et donc réussi !
Le personnage principal est une jeune femme étrange, aussi sombre que son appartement bien rangé, qui assiste au procès d'un serial killer. Pourquoi est-elle présente ? La question tient en haleine tout le film.
J'ai trouvé la thématique du dark web plutôt originale.
Quelques mentions spéciales : la scène d'ouverture de procès qui met remarquablement bien dans l'ambiance. Juliette Gariepy, qui joue à la perfection son personnage mystérieux. Les accents québécois qui m'ont transporté à Montréal.
Où comment décrire l'horreur sans la montrer.
Cinéphiles 44

1 656 abonnés 4 527 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2024
Au-delà de la réussite du film de procès, "Les Chambres rouges" est un thriller qui fait froid dans le dos. Juliette Gariepy porte un rôle éprouvant dans une intrigue qui trône sur tout ce qui se fait d'illégal sur le dark web.
Younsiz T.
Younsiz T.

1 abonné 9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 janvier 2024
Quel film! Quelle actrice! Quelle histoire! Quel choc!
Ça faisait longtemps que je n'avais pas eu de tels frissons au cinéma.
Aubert T.
Aubert T.

142 abonnés 151 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 avril 2024
J'ai grandement apprécié le malaise souterrain que secrète ce film, qui a l'élégance de garder hors-champ les scènes les plus obscènes.
Yves G.

1 814 abonnés 3 946 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 janvier 2024
Le procès de Ludovic Chevalier, accusé d’avoir kidnappé, violé, filmé et tué trois mineurs, s’ouvre au palais de justice de Montréal. Dans l’assistance prennent place deux groupies de l’accusé : Kelly-Anne, mannequin, geek et hackeuse, propriétaire au sommet d’une des plus hautes tours de Montréal d’un immense appartement avec vue panoramique, et Clémentine, d’une origine beaucoup plus modeste, une Québécoise pur jus débarquée à Montréal.

Après "Les Faux Tatouages", inédit en France, et "Nadia, Butterfly" (que je pensais avoir aimé mais dont la critique que j’en ai écrite à la sortie est mitigée, preuve que le souvenir qu’on garde d’un film fluctue avec le temps), Pascal Plante sort son troisième film.

Son sujet est aussi original que stimulant : qui sont ces groupies qui s’entichent de criminels dangereux inculpés des actes les plus horribles, qui leur écrivent des lettres d’amour en prison, qui prennent courageusement leur défense ? Le sujet aurait mérité une étude approfondie, qui emprunte à la fois à la psychologie, à la criminologie et à la sociologie.

Hélas, Pascal Plante nous livre un plat thriller, tourné comme un téléfilm. Il alterne les joutes oratoires du procureur et de la défense au palais de justice et les plongées périlleuses qu’effectue dans le dark web Kelly-Anne, dont les intentions transparentes sont entourées d’un inutile voile de mystère. Ses actrices sont horriblement mal dirigées. Son héroïne, une top model dont c’est le premier film, n’a guère que sa plastique parfaite à faire valoir.
Valamande
Valamande

13 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 janvier 2024
Un film, pour ma part, magnifiquement joué et amené...
On s'interroge, on angoisse pour l'héroïne, on la juge et on fini par la comprendre. Ne cherchez pas d'action, il n'y en a aucune, mais il n'en est pas moins intense.....
Je recommande pour ceux qui aiment les films où la psychologie règne.....
Theo
Theo

34 abonnés 1 056 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 février 2025
Pascal Plante signe ici un thriller fascinant, oscillant entre une atmosphère oppressante et une étude clinique de l’obsession. Loin des schémas classiques du film de procès, Les Chambres rouges prend un parti audacieux : celui de l’ambiguïté. En suivant Kelly-Anne, une jeune femme hantée par le procès d’un tueur en série, le film explore la fine ligne entre la curiosité morbide et l’obsession maladive, sans jamais tomber dans le sensationnalisme facile.

Dès les premières scènes, la mise en scène captive. Plante adopte un style froid et minimaliste, renforçant la sensation de malaise grandissant. Chaque cadre est composé avec une rigueur chirurgicale, où le moindre détail semble pesé pour accentuer l’inquiétante lenteur du récit. La photographie de Vincent Biron sublime cette approche, jouant sur des contrastes subtils entre des espaces aseptisés et des zones d’ombre où se cache l’indicible.

Juliette Gariépy porte le film sur ses épaules avec une performance tout en nuances. Son interprétation de Kelly-Anne est d’une complexité saisissante : ni héroïne, ni anti-héroïne, elle intrigue autant qu’elle dérange. À ses côtés, Maxwell McCabe-Lokos incarne un Ludovic Chevalier glaçant, dont la présence à l’écran, bien que mesurée, suffit à instaurer une tension palpable.

Le film brille dans sa capacité à maintenir un malaise constant. Plante évite les clichés du genre et préfère distiller une tension diffuse, presque imperceptible, qui s’infiltre progressivement sous la peau du spectateur. Pourtant, cette approche a aussi ses limites : certains passages s’étirent en longueur, ralentissant le rythme et diluant l’intensité du récit. À vouloir trop miser sur la retenue, Les Chambres rouges frôle parfois la froideur excessive, empêchant une immersion totale.

Le scénario, bien que solide, laisse volontairement des zones d’ombre qui peuvent frustrer. L’étude psychologique est maîtrisée, mais elle ne pousse pas toujours son propos jusqu’au bout, laissant une sensation d’inachevé. C’est un choix artistique, qui renforcera chez certains le sentiment d’un film intelligent et subtil, tandis que d’autres y verront un manque d’aboutissement.

En somme, Les Chambres rouges est une œuvre intrigante, portée par une atmosphère troublante et une mise en scène d’une précision remarquable. Si le film parvient à captiver par sa maîtrise formelle et ses performances d’acteurs, il souffre également d’un rythme inégal et d’une distance émotionnelle qui limitent son impact. Une expérience cinématographique singulière, qui marquera sans doute les esprits, mais qui aurait pu aller encore plus loin pour véritablement s’imposer comme un incontournable du genre.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse