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Un visiteur
3,0
Publiée le 30 décembre 2012
Malheureusement, "To be or not to be" a sacrément vieilli, certains moments sont d'une lenteur plus permise de nos jours. Cependant, d'autres sont vraiment bien trouvés et contiennent des ressorts comiques d'une efficacité indéniable, et les acteurs sont largement à la hauteur. Le scénario est remarquablement bien écrit. On peut aussi reprocher le film de ne pas aller totalement au bout des choses, la critique de la dictature hitlérienne n'étant pas assez poussé à mon goût ! En même temps, à cette époque, le nazisme était à son apogée... Il était déjà assez risqué de faire un film comme ça ç
Bref, bien que le film paraisse vieillot (notamment sur le rythme), il a tout de même un assez grand intérêt historique (mais aussi comique!) Cependant, je préfère quand même "The Dictator" de Charlie Chaplin.
Dois-je me sentir coupable parce que je n'ai pas ri une seule seconde ? Dois-je encenser un film sous prétexte qu'il est sorti en 1942 pour dénoncer les vilains nazis ? Voilà les questions que je me pose, après avoir vu autant de quatre étoiles parmi les critiques. Ce qui me rassure, c'est que j'avais déjà ressenti une déception similaire après avoir vu le version de Mel Brooks. Et finalement, sa reprise n'est pas si mal a posteriori. Dans les deux cas, je me suis emmerdé avec un grand "A" comme dirait l'autre.
(VIDEO) C'est terriblement bien écrit. C'est formidablement mis en scène. Il manque juste à ce film de parler de vrais gens, de parler du coeur des hommes. C'est peut-être cette légèreté face au régime nazi qui déconcerte un peu.
Il me fallait bien voir un jour le film le plus réputé de Lubitsch, ce berlinois devenu américain. Le noir et blanc est théâtral, la mise en scène alerte et élégante, les décors extérieurs sentent à plein nez le studio façon Hollywood: on est fixé dès la musique pompeuse du générique. Le scénario est alerte et même astucieux. Le mélange entre la vie personnelle des protagonistes, le jeu d’acteurs de théâtre qu’ils sont, et leur implication dans un réseau de résistance à Varsovie, permet de multiples rebondissements, allers et retours, quiproquos en cascade. Il faut s’accrocher un peu pour suivre en VO, mais le montage est une réussite pour emmener le spectateur au bout de l’épopée sans qu’il perde le fil. Hitler et la Gestapo sont gentiment tournés en dérision. On se soucie peu de vraisemblance: tout le monde parle anglais et comme au théâtre, un bon costume suffit à se faire passer pour un autre et à tromper la vigilance de l’ennemi. Tarantino a certainement visionné ce film avant de tourner Inglorious Basterds en prendra le contrepied dans la fameuse scène de confrontation en sous-sol entre espions anglais déguisés en allemands et de vrais nazis. (Dans cette scène, un seul geste banal trahit la vraie nationalité de l’un des anglais, et déclenche une fusillade générale.) Lubitsch, au sommet de sa carrière, maitrise le mélange entre le ton de la comédie (l’éternel mari trompé, l’acteur cabotin, l’admirateur naïf) et la réalité de la guerre dans laquelle sont immergés les personnages. Son cinéma est caractéristique de la génération d’avant-guerre. Dans la même veine, Le dictateur de Chaplin me parait cependant plus percutant, et inventif dans la critique du régime nazi. Le jeune Robert Stack est déjà intrépide et incorruptible! Carole Lombard resplendit en femme fatale, et parfaite infidèle. Ce sera son dernier film. DVD septembre 2015
Revu en grand écran lors du Festival Lumière 2020: vraiment une des meilleures comédies Toute la salle, pleine, a apprécié ce film vieux de 70 ans!
Une troupe théâtrale tente de piéger des officiers allemands et servir ainsi les intérêts de la Résistance. Un film de 1942 ! Un scénario brillant (dont Tarantino reprend les grandes structures pour la fin de "Inglourious Basterds"), des dialogues précis et superbement écrits servis par des acteurs excellents. Et c'est tellement drôle... Une modernité incroyable, des scènes jubilatoires... Lubitsch signait là un chef d'œuvre.
Parce qu'il n'y a pas que Chaplin pour parler de la guerre en temps de guerre (même si il fut le premier), voici un autre classique tourné au début des années 40, au scénario particulièrement bien troussé et riche en rebondissements. Une petite merveille d'humour et de subtilité, rythmée, plein d'idées et indémodable... à voir absolument !
Tour de force scénaristique, d'une subtilité précieuse, le chef d'oeuvre de Ernst Lubitsch s'affirme définitivement comme LA comédie satirique par excellence. Bien davantage que Le Dictateur de Chaplin, To Be Or Not To Be est un réquisitoire totalement implacable, visionnaire et rudement fin contre la redoutable bête immonde. Abordant sur le mode du grotesque la figure hitlérienne, Lubitsch n'en oublie pas pour autant la fable, cette dernière épousant avec un sens de l'équilibre peu commun la mécanique du quiproquo chère au cinéaste. Sans rire aux éclats, témoin du ( bon ) vieillissement de ladite comédie, le spectateur se trouve face à un spectacle particulièrement lucide - aussi bien vis à vis de ses contemporains que de l'Homme en général. L'hommage à William Shakespeare, pleinement justifié, drôle sans être ridicule ( notamment dans la fameuse scène du soliloque interrompu ) renvoie directement au théâtre existentiel duquel " nous, hommes, femmes, nous sommes les acteurs ". Quoi de plus intelligent qu'une comédie fondée sur un tel constat philosophique, purement essentiel, surtout quand elle ne délaisse jamais l'honorable divertissement au profit de la réflexion. Film accesssible et incontournable, To Be Or Not To Be est un classique à voir ou re-voir. Excellent.
Tres drole et parfois brillante, cette adaptation libre d'Hamlet en forme de mise en abime joue la carte de la comédie satyrique sur un sujet brulant (1939 à Varsovie). Les nazis en prennent pour leur grade au fur et à mesure que les quiproquos et les tours de passe-passes s'enchainent. Certes il date un peu visuellement, mais les situations font mouche pour le plus grand plaisir des amateurs de théatre et de dialogues ciselés, tout en offrant quelques phases de suspense franchement réussies. Super film de Ernst Lubitsch.
Une idée osée mais réussie, celle de réunir une troupe de théâtre pour jouer les espions du côté des Nazis. Avec déjà une filmographie bien riche en films cultes, avec entre autres La Veuve joyeuse (1934) & La Huitième femme de Barbe Bleue (1938), Ernst Lubitsch réalise (en pleine Seconde Guerre Mondiale !!!) To Be or not to Be (1947), le pari était risqué, mais au final, on se réjouit de cette étonnante comédie où les répliques incisives fusent tout au long. Des quiproquos et des situations sans cesse hilarantes et si bien interprétés par les acteurs. Un noir & blanc qui colle parfaitement au film, cette oeuvre mérite le coup d’oeil comme les nombreux autres films du cinéaste. Tourné en 1942, trois ans plus tard, c’était au tour de Charles Chaplin de prendre le risque de se moquer du règne Nazisme (toujours en période de guerre) avec Le Dictateur (1945). A noter aussi, qu’il existe un remake du même titre que celui de Lubitsch, réalisé cette fois-ci par Alan Johnson, avec Mel Brooks, il date quant à lui de 1984.
Comédie irrésistible sur la seconde guerre mondiale revue depuis un angle drôle et satyrique. Lubitsch ose et nous régale avec un scénario bien composé et des acteurs à hurler de rire. Les bonnes idées fusent comme les bonnes répliques, les personnages sont remarquables et tout se déroule dans un rythme sans réels temps morts. Quelques libertés de montage au début sont un peu troublantes, mais tout rentre très vite dans l'ordre pour notre plus grand bonheur. Sans doute la meilleure comédie de l'époque hormis les comédies burlesques.
Le chef d'œuvre de Lubitsch qui fait preuve d'une grande audace en critiquant Hitler alors qu'il est au pouvoir. Il se place ainsi dans la lignée de Chaplin et du "Dictateur" en signant une comédie irrésistible qui est une merveille autant sur le plan du scénario et des dialogues que sur celui de l'interprétation.
Si ce chef d'œuvre est considéré comme une excellente comédie, "Jeux dangereux" est, avant tout, à la fois une preuve de courage immense du fait qu'il ait été tourné pendant la guerre, ce qui est très rare, voire inédit quand il s'agit de la seconde guerre mondiale (le meilleur exemple en la matière est évidemment "Casablanca"), et aussi, grâce à son intrigue finement écrite dont le suspense est palpable, d’un thriller de référence. Ernst Lubitsch parvient à garder son art comique en insérant d’amusants quiproquos dans cette fable philosophique rendant hommage tant à la résistance face à l’occupation nazie qu’à l’œuvre de Shakespeare.