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Un modèle de comédie où l’intelligence de l’écriture est magnifiée par la virtuosité de la réalisation. Sa liberté de ton surprend encore aujourd’hui : Lubitsch en état de grâce !
Brillante satire sur Hitler, ce film m’a totalement conquis du début à la fin, enchaînant les scènes d’espionnage intenses et les moments comiques parfaits, extrêmement bien écrits et splendidement joués. Lubitsch filme avec maestria ce pur chef-d’œuvre et se permet une superbe mise en abîme du théâtre en même temps qu’il nous fait rire et frissonner, offrant dans pratiquement toutes ses scènes des dialogues et des situations comiques particulièrement intelligents et hilarants avec une tension il faut bien le dire très réussie, car au plus près de l’ennemi la plupart du temps, se jouant et se moquant de lui d’une manière inégalable et inégalée.
Tout le film joue avec les comiques de répétitions, répliques superbes et autres excellentes mimiques. La mise en scène n’est pas reste, parfaitement maîtrisée. Tout ça est en plus joué par un casting exceptionnel, chaque acteur maîtrisant parfaitement son rôle pour notre plus grand plaisir, Carole Lombard nous enchante de sa sublime présence.
Un pur bonheur qui ne peut que mettre de bonne humeur, en plus d’offrir un pur moment de cinéma et de cinéphile.
Tout le film joue avec les comiques de répétitions, répliques superbes et autres excellentes mimiques. La mise en scène n’est pas reste, parfaitement maîtrisée. Tout ça est en plus joué par un casting exceptionnel, chaque acteur maîtrisant parfaitement son rôle pour notre plus grand plaisir, Carole Lombard nous enchante de sa sublime présence.
Un pur bonheur qui ne peut que mettre de bonne humeur, en plus d’offrir un pur moment de cinéma et de cinéphile.
"To be or not to be" fait partie de ces films qu'il faut avoir vus au moins une fois dans sa vie, qu'on l'aime ou pas. Pour moi, c'est un bon film, brouillon, hétérogène, multidirectionnel, mais intéressant, instructif, foisonnant, indispensable, avec pour cadre le partage de la Pologne en 1938. Le film date de 1942 et le souvenir en est encore frais. C'est du cinéma tragi-comique. La partie bombardements aériens, destructions, occupation militaire, détresse des populations civiles est largement traitée. Ce qui en fait l'originalité c'est la mise en scène de la troupe de théâtre de Varsovie, capable de jouer alternativement du Shakespeare et une pièce qui brocarde les nazis avec pour les acteurs polonais toute une panoplie d'uniformes ad hoc. Lubitsch joue avec virtuosité du mélange du vrai et du faux, vrais nazis infiltrés par de vrais faux acteurs qui leur ressemblent à s'y méprendre. Comique de situations et de répétitions, réflexes pavloviens, quiproquos à foison, faux-semblants, dialogues à double sens, gaffes, gags et sketches. C'est un mélange de Marx Brothers et de Feydeau. L'acteur masculin principal est bien meilleur en nazi qu'en Hamlet qui fait fuir un spectateur à chacun de ses "to be or not to be", titre du film et mot de reconnaissance pour divers protagonistes. Un acteur secondaire ringardisé déclame la tirade de Shylock : "si vous nous piquez est-ce que nous ne saignons pas ? Si vous nous outragez est-ce que nous ne nous vengerons pas ?" Je mets en exergue la prestation de la belle Carole Lombard, rayon de soleil dans cette sombre histoire, malheureusement disparue dans un crash d'avion peu de temps après. A voir, donc.
"To be or not to be" (Pourquoi Jeux dangereux?) ou comment rire de la barbarie nazie... Il fallait s'appeler Lubitsch (ou Chaplin) pour oser tourner en dérision un système totalitaire ayant fait des millions de victimes, surtout en période de guerre. Alors soit, à sa sortie (en 1942...) le film n'a obtenu un grand succès public, mais avec le recul nécessaire, ce film apparaît tout bonnement comme un chef d'oeuvre. Tout est utilisé pour ridiculiser subtilement les soldats allemands, esclaves de leur propre système. Car Lubitsch (américain d'origine allemande) a bien compris que ce n'est pas en cherchant à en faire des masses que sa morale sera mieux enseignée.
Une troupe d'acteurs polonais arrivant à déjouer un plan de la Gestapo ... Le scénario paraît bien improbable, mais on se laisse séduire par cette bande d'acteurs déjantés mais efficaces. On se prend même à rire franchement parfois. Une comédie réussie dans une période trouble.
Film est tout simplement génial. Tourné en pleine Seconde Guerre mondiale, il dénonce sur le ton de la satire, l'horreur extrême du régime nazi. Une mécanique bien huilée qui, par l'humour, atteint son but à la perfection. A la grande Histoire, Lubitsch mêle aussi le burlesque de la comédie de moeurs (intrigue autour d'un trio amoureux) ainsi qu'une satire envers l'Acteur et son orgueil ! Les situations sont drôles, les répliques font mouche et les comédiens formidables.
C'est juste de la comédie grand siècle...
Entre comédie et film à suspense, To Be or Not To Be ne vieillit pas.
A VOIR, remarquable film de Lubitsh.
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Un bon film avec de l’aventure et de l’humour, l’histoire se passe pendant la seconde guerre mondial quand Hitler était président.
J’ai bien aimé ce film. Bravo au réalisateur !
J’ai bien aimé ce film. Bravo au réalisateur !
Le film démarre bien, et l'histoire est assez captivante au départ, mais à vouloir trop en faire, tout est progressivement gâché.Mis à part quelques gags bien réussi, le reste frise parfois l'irréalisme.
C'était un film vraiment très intéressant, j'étais sceptique auparavant mais finalement j'ai put le voir avec joie ! C'est la première fois que je vois un film qui traite le sujet de la guerre sur le ton de l'humour. J'ai vraiment très apprécié !
Quiproquos, déguisements, théâtre, retournements de situations et rires : Une très belle réussite, qui s'est payée le luxe d'être tournée en 42... Faire d'un film sur la 2nde Guerre Mondiale un bon petit boulevard, c'était le plus beau doigt d'honneur qu'on pouvait faire au nazisme!
To be or not to be s'inscrit dans la tradition théâtrale qui consiste à rire des puissants. Là, en l’occurrence, le chef du 3e Reich, Adolf Hitler, accompagné de ses sbires et dévots. Ernst Lubitsch les ridiculise en les montrant stupides, veules, sanguinaires, alors même qu'ils sont en situation de domination puisqu'ils occupent la Pologne.
L'action se passe à Varsovie. Les rares scènes extérieures font carton-pâte, ou décor de théâtre. Les trois autres scènes principales -- le théâtre, le siège du commandement allemand ; l'appartement des deux personnages principaux, les acteurs Maria et Joseph Tura -- s’accommoderaient très bien d'être dans une pièce de théâtre. Tout ça pour dire que le film, dont les principaux protagonistes sont eux-mêmes des comédiens de théâtre, ressemble à une comédie de théâtre.
Ce film a suscité une polémique, qui est récurrente, sur "peut-on rire de tout" ?
Ernst Lubitsch semble bien placé pour faire une satire du régime nazi car il est allemand et juif (né en 1892) mais émigré aux États-Unis pour raisons professionnelles, en 1923, avant l'apparition des nazis. En 1935, le régime nazi le déchoit de sa nationalité allemande.
To be or not to be, sorti en 1942, alors que les États-Unis viennent d'entrer en guerre, ne fait pourtant pas beaucoup rire le public ni les critiques américains. Il lui est reproché d'être de mauvais goût car on ne pourrait pas rire d'une tragédie en cours. Le propre père de Jack Benny, acteur principal du film, serait même sorti de la salle de cinéma, outré que son fils spoiler: porte l'uniforme nazi.
L'actrice principale et grande star de l'époque, Carole Lombard, est morte dans un accident avant la sortie du film. La voir histrionner dans une farce met les spectateurs mal à l'aise. Cet accueil mitigé est aussi en 1940 celui du Dictateur de Charlie Chaplin (mais qui fut un succès commercial). Dans son autobiographie, Chaplin précise que « Si j’avais su ce qui se passait réellement dans les camps de concentration allemands, je n'aurais pas pu faire Le Dictateur. Je n'aurais pas pu rire de la folie homicide des nazis. »
Je n'ai pas vraiment d'avis sur cette question. La comédie qui nous est donnée à voir est plutôt réjouissante, bien rythmée, avec de bonnes scènes assez drôles mâtinées de vaudeville. Je remarque que les comédiens du petit théâtre de Varsovie spoiler: sortent de leur confort pour s'engager dans la résistance, tout en utilisant leur talent dramatique.
La comédie n'exclut un message politique fort, spoiler: porté par Greenberg, l'un des comédiens juif de la troupe. Son rêve de jouer un jour Shylock, le personnage juif du Marchand de Venise de Shakespeare, s'accomplit dans le réel face à de véritables nazis : "Un Juif n'a-t-il pas des yeux ? (...) ne se nourrit-il pas des mêmes aliments ? n'est-il pas blessé des mêmes armes, sujet aux mêmes maladies (...) si vous nous piquez, ne saignons-nous pas ? si vous nous chatouillez, ne rions-nous pas ? si vous nous empoisonnez, ne mourons-nous pas ?"
Lubitsch s'en tient là. La suite du texte est "et si vous nous outragez, ne nous vengerons-nous pas ? "
L'action se passe à Varsovie. Les rares scènes extérieures font carton-pâte, ou décor de théâtre. Les trois autres scènes principales -- le théâtre, le siège du commandement allemand ; l'appartement des deux personnages principaux, les acteurs Maria et Joseph Tura -- s’accommoderaient très bien d'être dans une pièce de théâtre. Tout ça pour dire que le film, dont les principaux protagonistes sont eux-mêmes des comédiens de théâtre, ressemble à une comédie de théâtre.
Ce film a suscité une polémique, qui est récurrente, sur "peut-on rire de tout" ?
Ernst Lubitsch semble bien placé pour faire une satire du régime nazi car il est allemand et juif (né en 1892) mais émigré aux États-Unis pour raisons professionnelles, en 1923, avant l'apparition des nazis. En 1935, le régime nazi le déchoit de sa nationalité allemande.
To be or not to be, sorti en 1942, alors que les États-Unis viennent d'entrer en guerre, ne fait pourtant pas beaucoup rire le public ni les critiques américains. Il lui est reproché d'être de mauvais goût car on ne pourrait pas rire d'une tragédie en cours. Le propre père de Jack Benny, acteur principal du film, serait même sorti de la salle de cinéma, outré que son fils spoiler: porte l'uniforme nazi.
L'actrice principale et grande star de l'époque, Carole Lombard, est morte dans un accident avant la sortie du film. La voir histrionner dans une farce met les spectateurs mal à l'aise. Cet accueil mitigé est aussi en 1940 celui du Dictateur de Charlie Chaplin (mais qui fut un succès commercial). Dans son autobiographie, Chaplin précise que « Si j’avais su ce qui se passait réellement dans les camps de concentration allemands, je n'aurais pas pu faire Le Dictateur. Je n'aurais pas pu rire de la folie homicide des nazis. »
Je n'ai pas vraiment d'avis sur cette question. La comédie qui nous est donnée à voir est plutôt réjouissante, bien rythmée, avec de bonnes scènes assez drôles mâtinées de vaudeville. Je remarque que les comédiens du petit théâtre de Varsovie spoiler: sortent de leur confort pour s'engager dans la résistance, tout en utilisant leur talent dramatique.
La comédie n'exclut un message politique fort, spoiler: porté par Greenberg, l'un des comédiens juif de la troupe. Son rêve de jouer un jour Shylock, le personnage juif du Marchand de Venise de Shakespeare, s'accomplit dans le réel face à de véritables nazis : "Un Juif n'a-t-il pas des yeux ? (...) ne se nourrit-il pas des mêmes aliments ? n'est-il pas blessé des mêmes armes, sujet aux mêmes maladies (...) si vous nous piquez, ne saignons-nous pas ? si vous nous chatouillez, ne rions-nous pas ? si vous nous empoisonnez, ne mourons-nous pas ?"
Lubitsch s'en tient là. La suite du texte est "et si vous nous outragez, ne nous vengerons-nous pas ? "
Ernst Lubitsch réalise une brillante comédie qu'il situe en 1939, lors de l'invasion de la Pologne par l'Allemagne nazie. Réalisé en 1942,le film ose aborder le sujet avec une audacieuse légèreté et une apparente désinvolture. Un couple de médiocres comédiens imbus d'eux-mêmes montent une farce résistante contre les nazis afin de leur dérober un dossier confidentiel. Déguisés en ss, commandant nazis ou même en Hitler, ils parviennent à tromper de réels nazis. Le scénario décrédibilise un IIIe Reich qui a traumatisé une population en ridiculisant ses acteurs qui sont imités, singés et qui tombent finalement dans le piège d'une mascarade. Le réalisateur semble en filigranne se jouer de l'absurdité des élucubrations d'un Adolf Hitler plus impuissant que jamais. Le film aborde également le problème du jeu d'acteur et de l'illusion produite par le cinéma: où et quand s'arrête vraiment la mise en abyme? Au début du film, les comédiens jouent une scène entre SS, mais le spectateur ne le réalise que lorsque le metteur en scène intervient pour les corriger: le réalisateur nous montre-t-il seulement la répétition d'une troupe de comédiens? Ne lance-t-il pas plutôt subtilement un clin d'oeil au cinéma qui se targue de dépasser le théâtre par la vraissemblance mais qui est tout autant dans l'illusion et le mensonge?
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