Note moyenne
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Bêtement renommé 'Jeux dangereux' en français, 'To Be or Not to Be' est une comédie mi-figue mi-raisin qui peine au départ à trouver le rythme et le ton justes. La dernière heure, néanmoins, est un tour de force, car elle est une revanche symbolique pour Lubitsch et le spectateur : on ne rit pas aux éclats, mais on parvient, malgré tout, à se moquer de ces officiers nazis complètement décérébrés.
Grand classique du cinéma hollywoodien, vu pour la troisième fois et toujours du plaisir devant cette comédie intelligente et sacrément gonflée pour l'époque (une farce sur les nazis et la résistance polonaise tournée en 1942 !!). Le scénario est très malin composé de nombreux quiproquos et d'une véritable réflexion sur l'orgueil, l'héroïsme et le jeu d'un acteur. Très bon à voir.
Jeux dangereux est une comédie très loufoque, mais ce qui est impressionnant c'est qu'elle soit sortie en plein conflit mondial. C'est assez bluffant que ce film ait pu sortir à cette période en filmant Hitler de manière comique dès les premiers plans.
On est à la limite avec le théâtre de boulevard de fait de nombreux quiproquos, imbroglio, déguisements et situations rocambolesques.
Jack Benny est hilarant et les dialogues entre son personnage et celui de sa femme et de son amant sont aux petits oignons. Carole Lombard est excellente et sa complicité avec son partenaire d'écran est indéniable.
Les déguisements sont très convaincants. La tirade du Marchand de Venise est excellente.
C'est avant tout drôle, et c'est ça l'essentiel.
On est à la limite avec le théâtre de boulevard de fait de nombreux quiproquos, imbroglio, déguisements et situations rocambolesques.
Jack Benny est hilarant et les dialogues entre son personnage et celui de sa femme et de son amant sont aux petits oignons. Carole Lombard est excellente et sa complicité avec son partenaire d'écran est indéniable.
Les déguisements sont très convaincants. La tirade du Marchand de Venise est excellente.
C'est avant tout drôle, et c'est ça l'essentiel.
Une mise en scène soignée, quelques bons gags et un film qui, dans son ensemble, vieillit bien. La comédie l'emporte sur le sérieux de l'oeuvre et sa crédibilité. Les nazis passent pour des benêts bien moins cruels que ne les traces laissées dans l'histoire. La réalité aura rattrapé le film dont il faut saluer la résistance.
Il est hilarant de penser que ces simples mots fassent une comédie aussi hilarante... Le sujet est évidemment grave mais l'œuvre du cinéaste est aussi de témoigner par diverses voies, et celle de la comédie en est une qui fonctionne bien ici. Les scènes équivoques sont bien entendu les meilleures avec un acteur qui joue Tura vraiment drôle. Une très belle réussite.
Bon, je suis allé voir ce film en ne sachant qu'une chose : qu'il parle d'une troupe de théâtre sous l'occupation nazie. Ayant fait le rapprochement avec Le Dernier Métro, je m'étais préparé à voir des acteurs jouer des personnages qui jouent un rôle pour préserver leur véritable identité. Mais quand j'ai vu les premières minutes du film, je me suis demandé s'il allait passer à côté de son sujet et se contenter d'être une comédie toute simple. Heureusement, les premières blagues n'étaient que des amuse-bouches et l'ensemble prend rapidement son envol. Ce qui se situait avant le retour en Pologne servait principalement à poser les personnages et entamer les premières intrigues, pour mieux en jouer par la suite. Ernst Lubitsch s'amuse en effet à construire et déconstruire les situations de façon si ingénieuse qu'il est difficile d'en parler. Il joue de manière notable sur ce que les personnages ne savent pas (quand une homme se fait passer pour quelqu'un d'autre par exemple), mais aussi sur ce qu'ils savent (quand la personne en face devine qu'elle est en présence d'un imposteur), ce qui surprend plus d'une fois le spectateur. To Be or not to Be est également connu pour sa maîtrise du sous-texte. Le réalisateur savait que son film allait se heurter au code Hays et fait donc passer énormément de choses par les sous-entendus, notamment une sous-intrigue sur un adultère qui aurait fait scandale à l'époque. Les personnages passent donc souvent de l'explicite à l'implicite, générant de nombreux quiproquo. Ces derniers apportent une nouvelle dimension comique, et créent eux aussi de nouveaux malentendus. Cette réaction en chaîne, qui revient quasiment à chaque dialogue, fait enfler la situation de départ jusqu'aux limites de l'explosion. Grâce au rythme soutenu de l'oeuvre, tout ceci s'articule avec beaucoup de naturel. Lubitsch s'autorise alors des petits changements de registre et s'aventure du côté du des films d'espionnage ou des films de guerre, en conservant l'unité du long-métrage et en retombant toujours sur ses pieds à la fin. Ernst Lubitsch orchestre donc un joyeux bazar, où il se permet toutes les folies. Le réalisateur prend plaisir à détourner les scènes ainsi qu'à faire tomber au mauvais moment les masques des personnages, avant de leur en remettre un autre sur le visage. Un bijou.
Ce film, on m'en a toujours parlé comme LA satire du nazisme avec Le dictateur de Chaplin. Et la scène d'intro est géniale de ce côté là : ça défouraille sans faire de cadeaux. Puis est venue la demi-heure suivante qui je l'avoue a été dure. Les personnages se mélangent, les enjeux sont flous et le rythme est molasson. Au bout de cette demi_heure pourtant, la mécanique se met en place et je suis finalement rentré dedans : les situations délirantes s'enchainent, l'écriture est efficace, apportant, apportant son lot de répliques géniales... J'ai pas mal souri (parce que le film n'a quand-même plus un propos aussi fort et un comique aussi efficace qu'à son époque, maudit temps qui passe !) et j'ai passé un bon moment.
Si on est capable de passer un début un peu longuet, ce To Be or Not To Be peut plaire.
Si on est capable de passer un début un peu longuet, ce To Be or Not To Be peut plaire.
Un bon vieux film a voir en VO! Les acteurs jouent très bien et ça met de bonne humeur malgré que ça se passe pendant la seconde guerre mondiale. Les retournement de situation et les rires ne manquent pas!
Une comédie vraiment originale avec un scénario plaisant. Ici tout n'est que tromperie, les comédiens font les comédiens dans la vraie vie, ce qui crée des situations burlesques et hilarantes, par ailleurs le début démarre en force avec d'excellents! Le casting d'exception et les dialogues savoureux renforcent la qualité de cette oeuvre culte!
Un film de studio à la mise en scène classique et élégante. Des plans impeccables. Bien scénarisé, bien monté et justement interprété. Carole Lombard est sexy. La scène dans laquelle Tura déguisé cherche des informations sur sa femme auprès de Siletzky est excellente.
"To Be or Not To Be" est une comédie réalisée au début de la seconde guerre mondiale sur l'invasion nazie en Pologne. Très drôle, on voit Hitler imité excellent, beaucoup de quiproquo qui mènent à des situations mémorables. Bref un classique du cinéma anglais, très moderne malgré sa date de sortie. Un humour qui critique et qui essaye de faire remonter le moral de la population qui est au plus bas avec Hitler qui envahit l'Europe. Les acteurs sont excellents, interprétant d'autre acteurs comme pour dire que comme une pièce de théâtre, la guerre se finira aussi.
Le film démarre bien, et l'histoire est assez captivante au départ, mais à vouloir trop en faire, tout est progressivement gâché.Mis à part quelques gags bien réussi, le reste frise parfois l'irréalisme.
En 1942, en pleine guerre mondiale, Ernst Lubitsch ose l’impensable : tourner une comédie sur les nazis. Et c’est tout le génie du cinéaste que de transformer un sujet explosif en une satire d’une audace folle, à la fois drôle, cruelle et d’une intelligence redoutable.
To Be or Not to Be incarne parfaitement la fameuse "Lubitsch touch" : un mélange d’élégance et d’ironie, une manière unique de traiter le tragique par la légèreté, sans jamais en amoindrir la portée. Lubitsch ne cherche pas à adoucir son propos, il ridiculise frontalement le régime nazi, en fait une farce grotesque, mais avec une précision d’orfèvre. Sa comédie devient alors une arme : rires et dialogues raffinés y remplacent la haine, et le théâtre se fait terrain de résistance.
Ce qui impressionne encore aujourd’hui, c’est la maîtrise du ton. En un plan, Lubitsch passe du burlesque au drame, du rire à l’inquiétude, sans rupture. Le film tient sur ce fil ténu entre le tragique et la légèreté, et il le fait avec une grâce désarmante. On sent derrière chaque gag une conscience aiguë du danger, une humanité immense, et cette croyance dans le pouvoir de l’esprit face à la barbarie.
La mise en scène, faussement simple, est d’une efficacité redoutable : un découpage fluide, des enchaînements rapides, des ellipses parfaites. Lubitsch fait du rythme une arme comique, et du jeu un espace de liberté. La mise en abyme du théâtre, ces acteurs jouant des acteurs pour sauver leur vie, dit tout de sa vision : l’art comme refuge et résistance.
Et puis, il y a Carole Lombard. Dernier rôle avant sa disparition, elle irradie l’écran. Fine, drôle, indépendante, elle incarne à elle seule tout ce que le film défend : la grâce face à la peur, l’intelligence face à la bêtise. Jack Benny, irrésistible en acteur jaloux et cabotin, lui répond avec justesse, et l’ensemble de la troupe donne au film un équilibre rare entre comédie et émotion.
Drôle, vif, audacieux et d’une modernité éclatante, To Be or Not to Be est plus qu’une comédie : c’est un acte de foi dans le pouvoir du rire. Lubitsch y signe un sommet de finesse, où la dérision devient l’arme la plus noble contre la folie des hommes.
To Be or Not to Be incarne parfaitement la fameuse "Lubitsch touch" : un mélange d’élégance et d’ironie, une manière unique de traiter le tragique par la légèreté, sans jamais en amoindrir la portée. Lubitsch ne cherche pas à adoucir son propos, il ridiculise frontalement le régime nazi, en fait une farce grotesque, mais avec une précision d’orfèvre. Sa comédie devient alors une arme : rires et dialogues raffinés y remplacent la haine, et le théâtre se fait terrain de résistance.
Ce qui impressionne encore aujourd’hui, c’est la maîtrise du ton. En un plan, Lubitsch passe du burlesque au drame, du rire à l’inquiétude, sans rupture. Le film tient sur ce fil ténu entre le tragique et la légèreté, et il le fait avec une grâce désarmante. On sent derrière chaque gag une conscience aiguë du danger, une humanité immense, et cette croyance dans le pouvoir de l’esprit face à la barbarie.
La mise en scène, faussement simple, est d’une efficacité redoutable : un découpage fluide, des enchaînements rapides, des ellipses parfaites. Lubitsch fait du rythme une arme comique, et du jeu un espace de liberté. La mise en abyme du théâtre, ces acteurs jouant des acteurs pour sauver leur vie, dit tout de sa vision : l’art comme refuge et résistance.
Et puis, il y a Carole Lombard. Dernier rôle avant sa disparition, elle irradie l’écran. Fine, drôle, indépendante, elle incarne à elle seule tout ce que le film défend : la grâce face à la peur, l’intelligence face à la bêtise. Jack Benny, irrésistible en acteur jaloux et cabotin, lui répond avec justesse, et l’ensemble de la troupe donne au film un équilibre rare entre comédie et émotion.
Drôle, vif, audacieux et d’une modernité éclatante, To Be or Not to Be est plus qu’une comédie : c’est un acte de foi dans le pouvoir du rire. Lubitsch y signe un sommet de finesse, où la dérision devient l’arme la plus noble contre la folie des hommes.
Comédie culte. Immortelle. Du très très très très très grand Lubitsch !!
Un film sublime, fin, intelligent et à l'écriture incroyable. Lubitsch délivre ici un film incroyable, un véritable chef d’œuvre d'acidité, d'ironie et une critique virulente du troisième Reich. Le tout est fait avec énormément de finesse et met en scène une guerre impitoyable entre le monde du spectacle et les nazis. Aussi irrévérencieux que Chaplin, et bourré d'idées de scénario, le film fait mouche constamment.La narration est tout simplement un délice, la mise en scène, classique est parfaite. Lubitsch ne se prend jamais au sérieux et démontre ici toute la stupidité du régime allemand en 40 en plein conflit mondial. Si le propos est léger, parfois lubrique et toujours décalé, il faut vraiment saluer le culot et la justesse dont fait preuve cet incroyable réalisateur. Magnifique !!
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