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Très bon jeu d'acteurs, des dialogues mordants, un bon moment de cinéma intemporel. Il en reste une sensation de malaise quant à la légèreté du fond (2nde guerre mondiale) où tant de personne ont trouvé la mort (pour info le film est sorti en 42 aux USA et 47 en France).
« Jeux dangereux » tourné en 1942 valorise l’effort de guerre des métiers du spectacle. Ernst Lubitsch s’y colle sur le fil du rasoir entre drame et comédie. La récupération parodique d’une situation locale désespérée responsabilise la résistance plus ou moins théâtrale d’un peuple conquis dont la moindre habitation est au ras des pâquerettes.
« Jeux Dangereux ” n’est pas un film de propagande ou d’investissement forcé envers une participation plus ou moins exigée en fonction d’un rapport avec un contexte historique guerrier catastrophique mais une œuvre de solidarité entre sourires et larmes offrant la possibilité à des techniciens de l’image de s’exprimer par une ironie évitant une sinistre neutralité.
Malgré quelques escapades comiques, l’œuvre reste grave en montrant la lutte parfois euphorique et farfelue d’un peuple brisé désirant retrouver sa liberté. Quelques frivolités ne s’exécutant envers l’occupant que pour le bien d’une nation.
Ernst Lubitsch a le mérite d’offrir à des contemporains tendus la possibilité de dérider par certains détachements comiques des visages extrêmement préoccupés par les évènements.
Charlie Chaplin préférant en rire avait choisi la même piste avec « Le Dictateur » permettant à un peuple reclu de muscler sa force envers une domination par le courage et la dérision.
Le pouvoir des images ayant pignon sur rues, il est possible de manipuler l’histoire, d’en changer le cours, de ridiculiser des pouvoirs destructeurs et de faire triompher la justice dans une pseudo bonne humeur entretenant les principes d’un réalisateur aux messages festifs mais toujours responsabilisés
« Jeux Dangereux ” n’est pas un film de propagande ou d’investissement forcé envers une participation plus ou moins exigée en fonction d’un rapport avec un contexte historique guerrier catastrophique mais une œuvre de solidarité entre sourires et larmes offrant la possibilité à des techniciens de l’image de s’exprimer par une ironie évitant une sinistre neutralité.
Malgré quelques escapades comiques, l’œuvre reste grave en montrant la lutte parfois euphorique et farfelue d’un peuple brisé désirant retrouver sa liberté. Quelques frivolités ne s’exécutant envers l’occupant que pour le bien d’une nation.
Ernst Lubitsch a le mérite d’offrir à des contemporains tendus la possibilité de dérider par certains détachements comiques des visages extrêmement préoccupés par les évènements.
Charlie Chaplin préférant en rire avait choisi la même piste avec « Le Dictateur » permettant à un peuple reclu de muscler sa force envers une domination par le courage et la dérision.
Le pouvoir des images ayant pignon sur rues, il est possible de manipuler l’histoire, d’en changer le cours, de ridiculiser des pouvoirs destructeurs et de faire triompher la justice dans une pseudo bonne humeur entretenant les principes d’un réalisateur aux messages festifs mais toujours responsabilisés
Excellent! Et quelle coïncidence, car après avoir vu hier «Inglourious Basterds» de Tarantino, sur un sujet similaire, la comparaison avec «To Be or Not to Be» s'avère sans ambages : le premier est l'exact négatif du second. Quand Lubitsch maîtrise à la perfection son scénario, ses acteurs et sa mise en scène, quand son film est une merveille d'humour, drôle et caustique, quand il avait pris le risque à l'époque de rire d'un régime totalitaire meurtier à son apogée pour mieux le ridiculiser (ce qui fut mal compris à sa sortie), Tarantino nous sort un film vulgaire, mal ficelé, racoleur et bête, démonstratif, violent et complètement inutile. Il a peut être (et sans doute) même pompé sur le film de Lubitsch tant certaines séquences de son médiocre long métrage semblent avoir été décalquées sur «To Be or Not to Be». Évidemment il est bien loin d'en avoir retrouvé le génie, peut-être le mot qui sied le mieux pour caractériser cette oeuvre virtuose, réalisée il y a plus d'un demi-siècle dans un contexte fort troublé. Lubitsch avait personnellement une dent contre Hitler, ce dernier n'ayant pas hésiter à qualifier son cinéma, comme celui d'autre réalisateurs juifs allemands des années 30, de dégénéré, et l'ayant déchu de sa nationationalité allemande. Du coup, pour le ridiculiser on peut dire qu'il s'en est donné à coeur joie! Difficile d'imaginer meilleure façon pour tourner en dérision le régime martial nazi. Basée sur de nombreux quiproquos, des dialogues pétillants, une bonne dose de second degré et des acteurs au diapason, l'intrigue parvient en même temps à nous faire rire, à critiquer le régime nazi, à rendre hommage au théâtre et à distiller un suspense prenant, le tout avec une aisance remarquable. Mordant, drôle et intelligent, «To Be or Not to Be» est l'une des plus grandes comédies jamais réalisées, sans compter qu'il s'agit d'une des plus audacieuses. A voir absolument! [2/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Voilà un film qui ne m'a pas fait rire du tout.....
Une heure trente de pur bonheur, de jubilation intellectuelle, de comique de situation, de quiproquos et de dialogues incisifs. Lubitsch utilise toute la panoplie de la comédie pour tourner en dérision une époque et un régime qu'il haïssait plus que tout au monde. Son envie transparaît derrière chaque scène tant il semble transmettre à ses acteurs son amour de la liberté, de ton, d'esprit, de corps et de conscience. Un chef-d’œuvre tout simplement.
Les Etats-Unis entrent en guerre contre l'Allemagne et sortent plusieurs films de propagande dont beaucoup de comédies, les plus célèbres étant le Dictateur de Chaplin et To be or not to be de Lubitsch. Le réalisateur rend hommage au jeu d'acteur et à l'art oral en transformant le plateau en théâtre : le thème mêle historique, propagande et vaudeville et est brillamment interprété par d'excellents acteurs, dont Lombard et Benny. L'histoire est inventive, travaillée sur les dialogues et pleine d'humour malgré ce qui se passait à cette époque où le film sortit ; aurait-elle inspiré Tarantino pour Inglourious Basterds ? à voir. En tout cas une très bonne comédie américaine, parmi les meilleures.
Très bon film sur fond de Seconde Guerre Mondiale, très drôle et à l'intrigue recherchée !
On appréciera le rythme du récit et les nombreux retournements de situation.
On appréciera le rythme du récit et les nombreux retournements de situation.
Même si l'intérêt cinématographique de cette comédie est limité (c'est plus du théâtre) comparait au dictateur de Chaplin, la carte de l'humour contre l'allemagne nazi fonctionne à plein régime! Notamment grâce à ce jeu de piste et de faux semblants que le scénario et le rythme de Lubitsch font chantonnés sur un air d'avant Monty Python
Un vieux film avec des acteurs qui jouent correctement.
Retournons du côté Outre Atlantique avec cette farce délicieuse sous la direction du père Lubitsch illuminé. Car il faut bien se l'avouer , la réalisation de l'américain d'origine allemande rime ici avec audace monumentale. Il fallait énormément de cran pour réaliser en 1942 une satire sur le nazisme. La guerre n'était pas finie, l'issue finale donc incertaine, comment le grand Ernst a t il pu oser réaliser une pareille comédie? Qui de plus est intelligente sur tout niveau. Je l'avoue j'ai dû, allez, rigoler, au maximum cinq ou six fois , mais j'ai été totalement conquis. Les situations dérisoires s'enchaînent et les scènes de parodies mettant en scène les faux membres de la Gestapo sont irrésistibles. Le scénario mêle habilement l'Histoire donc le conscient à l'ironie, le drame à l'inconstance. Les acteurs sont tout simplement épatants, dont Jack Benny , Carol Lombard (qui mourut peu de temps après le film) mais surtout personnellement Sig Ruman en Colonel Ehrhardt fabuleux (sa dernière scène est un véritable bonheur!). Les dialogues en plus de cela sont raffinés ("J'aime mon pays et mes pantoufles"). Une comédie dérisoire majeure au septième Art.
Délicieuse comédie un petit peu lente a démarrer mais une fois la mécanique lancé , ça devient un véritable bonheur.Une vraie leçon de la part du maître Lubitsch qui utilise le contexte grave et bien réel du conflit en Europe (nous sommes en 1942) afin de tourner en dérision le Nazisme et ses horreurs ,il participe ainsi a sa manière ,tout comme Chaplin et son Dictateur ,a l'effort de guerre Américain.Tous les acteurs sont formidables et s'en donne a cœur joie pour créer cette sorte de pièce de théâtre vivante dont nous sommes les témoins complices.Lombard en épouse/espionne est sexy a souhait ,Benny parfait en mari dont la jalousie est a la base de toute l'histoire et Stack (futur Eliott Ness) joue de son physique avantageux.Dommage que les comédiens incarnant le colonel Ehrhardt et son adjoint le capitaine Schultz ,par ailleurs très bons,ne possèdent pas le physique de "vrais" Allemands.Bon ok ,je pinaille et l'important est que Mr Lubitsch nous prouve que l'on peut rire de tout.
Tourné en pleine seconde guerre mondiale (1942), « To be or not to be » est une satyre forte et audacieuse sur le totalitarisme nazi. Le scénario, ressemblant volontairement à une pièce de théâtre, est original et souvent drôle. Bel éloge également sur le métier d'acteur et le théâtre même, à travers les aventures d'une troupe de joyeux résistants. Lubitsch fait rire avec un thème dur, un thème où il apporte sa touche personnelle, fascinante et unique, un thème qui lui est cher... Du grand art.
A VOIR, remarquable film de Lubitsh.
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Carole Lombard illumine le film de toute sa splendeur délicate mais consistante, virevoltant dans ce vaudeville hollywoodien à la mécanique impeccable, au rythme vif, aux dialogues irrésistibles, dans une mise en scène comique de l’horreur. Et c’est drôle, dramatiquement drôle !
Une troupe d’acteurs polonais s’ingénie à neutraliser un espion de la Gestapo et réussit à regagner Londres… « To be or not to be » est un film militant qui dénonce le nazisme en mettant en évidence son côté théâtral et burlesque, et le théâtre y devient lieu de mise en scène du nazisme et lieu de résistance : le rire est une arme puissante ! Un régal d’intelligence, jubilatoire !!!
Une troupe d’acteurs polonais s’ingénie à neutraliser un espion de la Gestapo et réussit à regagner Londres… « To be or not to be » est un film militant qui dénonce le nazisme en mettant en évidence son côté théâtral et burlesque, et le théâtre y devient lieu de mise en scène du nazisme et lieu de résistance : le rire est une arme puissante ! Un régal d’intelligence, jubilatoire !!!
Un grand film classique, subtile comédie autour du nazisme, deux ans après le "Dictateur" de Chaplin. Plus sérieux néanmoins que ce dernier, "To be or not to be" propose également une réflexion intéressante sur le métier d'acteur et le théâtre en général. Bien interprété, bien réalisé... et peut-être une inspiration certaine pour Tarantino au moment de l'écriture d'Inglorious Basterds... ?
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