Lire Lolita à Téhéran
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cipesco
cipesco

6 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 mars 2025
J'ai eu l'impression de re-regarder Persepolis ou Tatami. Un film qui aurait pu être beaucoup plus intéressant si les auteurs avaient fait l'effort de le rendre moins cliché.
VILLE.G
VILLE.G

77 abonnés 805 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 avril 2025
Un bon film sur un sujet dramatique: la brutalité des hommes et de certaines femmes dans un régime oppressif. Il semblerait que dans certains pays les hommes aient des problèmes avec leur sexualité et ne l’envisage que sous forme violente. Ça fait peur.
DurandoDan
DurandoDan

2 abonnés 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mars 2025
Lire Lolita à Téhéran m’a profondément touché. Ce n’est pas juste un film sur des femmes qui lisent des livres interdits, c’est un film sur la liberté intérieure, sur le droit de penser, d’aimer, de s’exprimer. La façon dont ces femmes s’emparent de la littérature pour parler d’elles, de leur quotidien sous pression, est d’une justesse bouleversante.

C’est sobre, mais puissant. Pas besoin de grands effets : les silences, les regards, les mots suffisent à créer une tension et une émotion réelles. Golshifteh Farahani est magistrale, mais ce qui m’a le plus marqué, c’est cette force collective, cette solidarité entre elles. Le film dit beaucoup sur ce que résister veut dire, en douceur, mais avec courage.
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 juillet 2025
Une révolution vaine ? Azar rentre en Iran pleine d'espoir, espérant retrouver un pays changé, mais le mal est bien enraciné. Son histoire s'étale sur plusieurs années avec comme fil rouge ce rendez-vous hebdomadaire chez elle pour lire des livres interdits de la littérature mondiale. Les chapitres portent d'ailleurs le nom des titres, mais ça ne s'arrête pas là puisqu'il y a un peu d'elles dans chacune de ces œuvres. Une manière pour Eran Riklis de montrer le pouvoir transformateur de la littérature qui peut être une arme contre la répression et l'obscurantisme. Dans ce cas précis, il s'agit plutôt d'une échappatoire. Des moments à elle peu approfondis au même titre que leurs analyses. Trop souvent, le réalisateur se contente de dépeindre les conflits sans aller plus loin. C'est ce qui me fait douter du bienfait de ces ellipses. Les deux premières parties, qui sont les meilleures pour moi, pouvaient largement être des films à part entière. Il y a le contexte, mais surtout le poids émotionnel. Par la suite, mon intérêt s'est un peu estompé quand ça se la joue "Dead Poets Society". Au final, il y a de superbes actrices, mais le traitement m'a laissé sur ma faim.
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mars 2025
Contrairement aux apparences ce n’est pas du cinéma iranien, lequel attire toujours un public généreux d’un soutien international bien nécessaire. S’il s’agit bien de l’adaptation cinématographique du récit d’une autrice iranienne, le film est italo-israélien. Il n’aura pas eu à se fritter aux interdits culturels, nationalistes et religieux et autres censures du régime iranien puisqu’il est entièrement tourné en Occident. On sait comment les réalisateurs du cru savent ruser. Mais tel n’est pas le propos ici. Pour les spectateurs d’ici, il a valeur d’un message politique et accessoirement leçon de littérature. Certaines scènes sont glaçantes dans la dénonciation du régime théocratique et totalitaire. Un jour, un jour viendra, où ce film et bien d’autres seront programmés à Téhéran. Ce jour-là il sera aussi permis d’y lire Lolita, un roman américain. Se rappelle t’on qu’il fit scandale à sa parution (1955) et fut l’objet de dénonciation et de censure au nom de la morale ? Comme quoi…
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 avril 2025
Malgré toute l’empathie que le spectateur peut éprouver pour la cause des femmes en Iran, en dépit de tout la détestation que l’on ressent face aux sinistres gardiens de la révolution, le film d’Eran Riklis, nous a laissé sur le bord de la route. La quasi-absence de mise en scène cinématographique - on est plutôt face à des huis-clos théâtraux espacés dans le temps -, les dialogues convenus, la faiblesse des moyens engagés peinent à nous faire entrer dans le drame de ces femmes de l’élite Iranienne qui ont eu le malheur de croire que la chute de la dictature du shah aller faire entrer leur pays dans un nouveau cycle de liberté et de prospérité.
Sans trop d’attention au « menu peuple », ces bourgeoises occidentalisées se réunissent en buvant le thé et en se lamentant sur leur sort - peu enviable il est vrai sous le joug d’une religion misogyne - en commentant Nabokov ou Austen.
Golshifteh Farahani qui a la chance de ne pas prendre une ride ni un cheveu blanc en quasiment 40 ans, peut louer la magie du cinéma !
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 avril 2025
Le réalisateur israélien Eran Riklis porte à l’écran le livre autobiographique d’Azar Nafisi, professeure de littérature qui, pendant 15 ans, aura tenté d’enseigner l’amour des livres dans son pays natal avant de devoir y renoncer et repartir en exil. « Lire Lolita à Téhéran » est un film de 1h45 découpé en gros chapitres de longueur assez égales et qui portent le titre de grands classiques de la littérature anglaise ou américaine. « Gatsby le Magnifique », « Orgueil et préjugés » ou bien encore, évidemment, « Lolita ». Le film débute en 1979 mais le réalisateur à décidé de ne pas montrer l’histoire d’Azar dans l’ordre chronologique. 1979, 1980 puis 1995, retour en 1988, puis 1996. Ces dates ne sont pas choisies arbitrairement, elles correspondent à des tournants dans l’histoire récentes de l’Iran (Révolution Islamique, mort de Khomeiny, Guerre Iran-Irak) qui soient aussi des tournants pour Azar : spoiler: reprendre l’enseignement, arrêter, recommencer, re-arrêter, résister puis finalement fuir, devant le manque de perspective.
Le film se déroule sur 15 ans et, à part un peu dans les décors ou les accessoires, on ne voit pas le temps passer, comme si le temps s’était figé dans ce pays peuplé de fantômes en noir et des boutiques laissées à l’abandon. C’est évidemment un parti pris pour appuyer le fond du film. D’ailleurs, à l’occasion d’une sorte d’hallucination, Azar reverra l’Iran des années 70, (jupes courtes, déjeuner en terrasses, amoureux qui se tiennent la main, le tout sous un soleil magnifique). On peut juger, je l’entends, que filmer l’Iran des Mollah sous la grisaille et celle du Shah sous le soleil est un effet un peu (trop) appuyé. Surtout que l’Iran des années 70 était loin d’être un paradis sur terre ! A part cela, je ne vois pas grand-chose à redire à ce film qui a été tourné intégralement à Rome et qui pourtant fait sacrément bien illusion, avec l’aide des images d’archives et d’un travail de décorateur assez bluffant. Golshiteh Farahani, la plus française des comédiennes iranienne, offre ses traits à Azar Nafisi, et elle y met tout son talent et probablement une grande partie de son cœur. Il y a autour d’elle beaucoup de rôle de femmes : Zar Amir Ibrahimi, Mina Kavani ou encore Bahar Beihaghi, et quelques hommes, forcement un peu effacé mais pas tout caricaturaux (il y a beaucoup d’homme opposé viscéralement au régime, surtout dans les milieux universitaires et intellectuels). Dans ce petit groupe de femmes, deux ont des histoires encore plus douloureuses que les autres : spoiler: l’une est battue par son mari mais ne peut pas divorcer sous peine de voir sa fille confiée à sa belle-mère, l’autre a été violée et emprisonnée et donc fouettée parce qu’elle n’est plus vierge.
Au travers de ces deux exemples, ajoutés à l’expérience impossible d’Azar à l’Université, c’est toute la condition féminine iranienne qui est disséquée : prisonnière dans sa vie professionnelle, prisonnière de sa vie familiale, prisonnière de la société en général. On est renseigné aujourd’hui là-dessus, le film ne nous apprends pas réellement quelque chose que nous ignorerions encore sur le sujet, mais ce n’est pas pour cela qu’on ne doit pas en parler, encore et encore… C’est cela que montre le scénario, comment la condition de la femme iranienne semble sans issue, et le film s’arrête en 1996 ! Le pouvoir de la littérature comme outil de réflexion et d’émancipation, cela ne pouvait pas ne pas me parler. Pour ce groupe de jeunes femmes, dont certaines sont encore étudiantes alors que d’autres ont du renoncer, lire Jane Austin ou Vladimir Nabokov c’est déjà faire un geste de libération. Dans d’autres pays, à d’autres époques, réfléchir et évoquer les problématiques d’agression sexuelle, d’émancipation, de recherches de l’épanouissement personnel ailleurs que dans le mariage et les conventions, c’est une preuve que toutes ces notions sont universelles. Le message du film est là, simple, surement même un peu naïf spoiler: (parce que au final, ces femmes ne vont pas en tirer autre chose qu’un puissant désir d’exil)
mais certainement pas sans pertinence ou intérêt.
philhag
philhag

33 abonnés 397 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 avril 2025
Ces derniers temps, j’ai vu comme films iraniens, tatami et le figuier Sauvage.
Ce sont des films forts qui nous bouleversent et nous obligent à réagir.
Lire Lolita à Téhéran, c’est bien joué, mais cela manque de nerfs, de pêche, je me suis ennuyé en attendant la fin du film
mousscoco@aol.com
mousscoco@aol.com

17 abonnés 254 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mars 2025
Film magnifique tout simplement magnifique l histoire de ces femmes dans la grande histoire de l Iran que nous occidentaux connaissons peu est tout simplement magnifique allez y
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mars 2025
Réalisé par Eran Riklis, le film retrace le portrait de femmes se battant pour leurs droits dans un Téhéran en pleine révolution. En effet, après la révolution de 1979, les règles deviennent de plus strictes, parmi elles, le voile devient obligatoire et les livres considérés comme étant "impropres" sont interdits. Cela concerne donc "Lolita", comme le titre du film l'indique, mais également "Gatsby le magnifique" et "Orgueil et Préjugés". Trois films qui composent les trois chapitres du film. Ce qui est plutôt astucieux puisque cela permet de relier les évènements de l'Histoire de Téhéran aux propos des livres étudiés. Par exemple, les femmes qui se retrouvent en groupe clandestinement dans l'appartement de la professeure comparent leur vie à celles des héroïnes qu'elles étudient. Seulement, le film est une production italo-israélienne, de quoi faire peur pour traiter d'un tel sujet dans un tel pays ! En effet, même si le film est adapté d'un livre, écrit par l'héroïne du film dont c'en est alors l'autobiographie, les propos auraient pu être modifiés, voire complètement déformés pour coller à une certaine idéologie. En réalité, ce n'est pas vraiment le cas ; enfin pour être tout à fait honnête, je n'ai pas lu le livre donc je ne pourrai pas le comparer à ce dernier mais le film est en tout cas, historiquement parlant, très intéressant ! Le portrait de ces femmes est également parfaitement bien dépeint ; on ressent leur colère et on la partage ! Surtout celle de l'héroïne bien-sûr, pointée du doigt car elle ne peut plus enseigner correctement ! Seulement voilà, cinématographiquement parlant, le film est très inégal. Certes, nous avons des plans assez marquants, la colorimétrie est volontairement terne, nous plongeant ainsi plus facilement dans cet univers triste et morose, voire même violent, mais scénaristiquement, le film laisse quelques fois à désirer. Nous avons par exemple quelques problèmes de rythme, surtout dû à ces va-et-vient entre le passé et le présent, rendant la trame assez confuse par moments, ce qui est très dommage ! En dehors de ça, "Lire Lolita à Téhéran" est, je le répète, un film particulièrement intéressant, porté par des actrices vraiment impliquées dans leur personnage.
Ufuk K

617 abonnés 1 721 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mars 2025
"Lire Lolita à Téhéran" adapté du livre Azar Nafisi est un drame italo-israélien pertinent. Le réalisateur Eran Riklis s'est inspiré de la vie de l'écrivaine iranienne Azar Nafisi pour créer une œuvre puissante qui plaide contre le fanatisme religieux, pour la liberté et contre l'oppression des femmes en Iran, tout en défendant la liberté d'expression. Les performances des actrices, notamment Golshifteh Farahani et Zar Amir, sont remarquables et les scènes soulignent de manière forte et sensible l'histoire de l'Iran.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mars 2025
Quand le Shah est chassé par Khomeiny une partie de la diaspora regagne ses terres en rêvant de jour meilleurs.
Mais l’espoir ne dure pas longtemps et une professeure de littérature anglophone contrainte dans ses cours par le voile que pose sur la culture et les femmes la révolution islamique décide de fonder un book club pour ses élèves à son domicile. On y parle de livres désormais bannis mais surtout de leurs liberté vis à vis du régime , vis à vis des hommes.
L’adaptation de cette autobiographie est classique mais le casting est idéal pour illustrer cette sororité asphyxiée.
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 avril 2025
la grande leçon de “lire Lolita à Téhéran”, c’est que les femmes, juste après la révolution tout comme maintenant, sont beaucoup moins bien loties que les hommes, et même si on s’en doutait un peu le film l’assène comme une claque, violemment, avec ses formidables actrices
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 avril 2025
Azar Nafisi, auteure et professeur à l’université de Téhéran assiste impuissante au basculement de son pays dans un régime fondamentaliste et répressif. Elle voit ses libertés disparaître mais décide de résister à sa façon en réunissant certaines de ses élèves pour lire des livres devenus interdits. Le film est maladroit, ne parvient pas à restituer l’histoire frontalement, se contentant seulement de décrire des situations. C’est assez plat, ennuyeux. Heureusement, les excellentes actrices Golshifteh Farahani et Zar Amir Ebrahimi parviennent à susciter l’émotion. Bien trop peu pour sauver un film pourtant si politique et essentiel.
Caro Cinéma
Caro Cinéma

80 abonnés 366 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 mai 2025
Un excellent film,
fort et puissant,
vouloir être libre...
L'actrice principale interprète son rôle avec beaucoup de justesse et de profondeur.
Allez le découvrir en salle !
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