Lire Lolita à Téhéran
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France Leroy
France Leroy

7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 avril 2025
Un long-métrage à la fois courageux et d’une grande profondeur. Ce film décrit le régime terrible et repressif qui est instauré en Iran depuis 1979. Un régime qui oppresse le droit des femmes, sans aucune vergogne. Le scénario est bien écrit. On comprend dès le début l’objectif du personnage ainsi que les obstacles qu’il va devoir traverser. Golshifteh Farahani est fabuleuse. Son jeu d’acteur est d’une grande justesse. C’est désormais l’un de mes films préférés. Courrez au cinéma !
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 871 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 avril 2025
Le réalisateur israélien Eran Riklis, à qui l’on doit le fameux petit succès « Les Citronniers » avec Hiam Abbas il y a près de vingt ans maintenant, n’avait pas vraiment convaincu avec ses derniers films. La preuve en est, son dernier opus, « The Spider Web » avec Monica Bellucci et Ben Kingsley, n’avait même pas eu les honneurs d’une sortie cinéma. Il retrouve ici son actrice de l’étrange « Le dossier Mona Lina », Golshifteh Farahani, pour « Lire Lolita à Téhéran », ce qui semble être un choix logique vu la nationalité iranienne de l’actrice. Il nous offre ici un long-métrage qui se déroule en Iran dans le passé et sur plusieurs époques. Et on peut dire qu’il résonne étrangement et fortement aujourd’hui avec la montée des régimes autoritaires partout dans le monde, même dans les démocraties, mais aussi du conservatisme religieux et de l’atteinte des droits aux minorités et à ceux des femmes.

S’il pêche sur pas mal d’aspects, « Lire Lolita à Téhéran » est donc une œuvre bienvenue en cette période trouble, une œuvre qui officie comme une piqure de rappel et qui délivre un message fort et nécessaire. Le scénario montre bien comment l’Iran est passé d’un pays prospère et relativement ouvert à un régime religieux obscurantiste et misogyne où les libertés sont bafouées. Par pléthore de séquences simples mais éloquentes, le film démontre et dénonce les atteintes aux droits des femmes après la Révolution islamique de 1979. Certes, on pourra reprocher un certain didactisme à la démonstration de Riklis mais elle n’en demeure pas moins nécessaire et importante.

Golshifteh Farahani porte admirablement le film sur ses frêles épaules et avec un bel aplomb, sur plus de vingt ans qui plus est. Les seconds rôles sont tout aussi bons mais peut-être pas assez développées car bien trop nombreux. On pense notamment au groupe de lecture (qui figure comme un geste d’opposition fort au régime mais aussi le cœur vibrant du long-métrage) avec ses six participantes qui ressemblent davantage à des silhouettes à peine esquissées que de vrais personnages.

Le chapitrage par le biais d’auteurs ou de titres de livres phares de la littérature anglo-saxonne classique est original mais on ne saisit pas vraiment pourquoi le montage n’est pas chronologique. Un montage d’ailleurs parfois hasardeux et hésitant aux flashbacks semblant être mis n’importe comment. Enfin, comme souvent chez le cinéaste, la mise en scène est très classique, voire paresseuse, et ne tire pas vraiment « Lire Lolita à Téhéran » vers le haut. Dommage donc que ces défauts handicapent sérieusement la qualité d’un film au propos fort et très contemporain.

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Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 avril 2025
Azar Nafisi, auteure et professeur à l’université de Téhéran assiste impuissante au basculement de son pays dans un régime fondamentaliste et répressif. Elle voit ses libertés disparaître mais décide de résister à sa façon en réunissant certaines de ses élèves pour lire des livres devenus interdits. Le film est maladroit, ne parvient pas à restituer l’histoire frontalement, se contentant seulement de décrire des situations. C’est assez plat, ennuyeux. Heureusement, les excellentes actrices Golshifteh Farahani et Zar Amir Ebrahimi parviennent à susciter l’émotion. Bien trop peu pour sauver un film pourtant si politique et essentiel.
Emmanuelle
Emmanuelle

6 abonnés 129 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 avril 2025
très beau film, engagé, qui semble bien restituer l évolution de l intégrisme en Iran. De bons acteurs. un film qui marque.
Shawn Atreides
Shawn Atreides

35 abonnés 52 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2026
Second détour par l'Iran ce mois-ci avec Lire Lolita à Téhéran.

Certains pointent le classicisme de la construction narrative, en chapitres, et le soin apporté au cadre. Mais c’est à prendre dans le sens le plus noble : tout y est clair, lisible, et l’on se laisse porter avec plaisir.

Aspiré dès les premières minutes, avec cette curiosité de savoir où tout cela allait mener, on s’imprègne peu à peu d’un contexte, d’une époque, d’un style de vie, et des dangers liés à la prise de pouvoir de milices idéologiques qui viennent bouleverser le fragile équilibre social et culturel d’une nation.

J’ai aussi pris un immense plaisir à enfin voir à l’écran la rayonnante Golshifteh Farahani, découverte il y a quelques années par le seul son de sa voix, envoûtant, dans le sublime et nécessaire film d’animation Parvana (qui résonne d’ailleurs parfaitement avec ce film-ci). Son jeu, à la fois juste et puissant, n’a d’égal que sa profonde beauté. Elle se place en avant-poste d’un ensemble d’actrices et d’acteurs impeccables.

La musique, minimaliste, souligne avec finesse les moments clés, sans jamais les surligner.

Et finalement, alors que la fin du métrage approchait, je n’avais tout simplement pas envie de quitter cette femme au parcours remarquable.
florence B.
florence B.

3 abonnés 31 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 avril 2025
Peinture aigre douce et littéraire de la révolution Iranienne de 79 avec les dérives des talibans et la perte de liberté pour les femmes. Un film de combat qui nous fait d’autant mieux réaliser la chance que nous avons d’avoir en France séparé l’église et l’état depuis 1905.
À voir absolument !
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 avril 2025
Film italien, tourné en Italie par un réalisateur israélien et une directrice de la photographie française, interprété en farsi et en anglais par des comédiennes iraniennes exilées un peu partout dans le monde, "Lire Lolita à Téhéran" est l'adaptation cinématographique du livre éponyme et très autobiographique de Azar Nafisi. Dans le film, c'est Golshifteh Farahani qui interprète le rôle de l'écrivaine qu'on voit revenir en 1979 en Iran, pleine d'espoir à la suite de la chute du Shah. Le film est présenté sous forme de 4 chapitres, chacun de ces chapitres étant le titre d'un des romans anglo saxons (Gatsby le magnifique, Lolita, James et Austen.) que Azar, devenue professeure dans le département anglais à l'Université de Téhéran, cherche à faire connaitre à ses étudiants et, plus encore, à ses étudiantes, les considérant comme particulièrement émancipateurs. Le problème, c'est que des étudiants islamistes les considèrent eux comme étant sulfureux et contraires aux "valeurs" de l'Islam.
Ce film raconte donc un combat mené par des femmes dès le début du régime des Mollahs, un combat qui, 40 ans plus tard, a repris de la force avec le mouvement Femme, vie, liberté. À travers le regard de cette professeure, une femme éduquée, intelligente et courageuse, il dénonce les dérives d'un pouvoir religieux qui pèse sur la liberté d'enseigner, voire d'accéder à la culture au sens large.
La question du voile dans la société iranienne est un thème récurrent... Selon Nafisi, le foulard est le symbole de l’oppression au lendemain de la révolution...Refusant de le porter en cours, elle sera exclue de l’université..
Le film couvre une période qui va de la prise de pouvoir de l’iman Khomeini en 1979 au départ vers les USA de Azar Nafisi en 1997...
Si le fond du film est donc particulièrement fort, si l'image réalisée par Hélène Louvart est magnifique, si les comédiennes sont toutes très poignantes dans leur jeu, (même si on peut s’étonner du peu de prise des ans sur leur physique) ...si on apprécie la sororité qui les lie, on ne peut s'empêcher de regretter que le réalisateur se montre beaucoup moins convaincant dans sa mise en scène très classique et assez convenue...Néanmoins, « Lire Lolita à Téhéran » est un film bouleversant.
lericou34
lericou34

5 abonnés 57 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 avril 2025
Un bien beau film d’une tristesse profonde mais amenée avec soin et documentée. Il pourrait aider à expliquer à celles qui revendiquent de porter le voile en France pourquoi nous sommes prudents sans remettre en question les convictions de chacun. Plus qu’un film, un pan d’histoire et un chapitre ouvert sur un sujet d’actualité.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 avril 2025
Adaptation de l’autobiographie d’Azar Nafisi, Lire Lolita à Téhéran est une nouvelle description critique du régime des ayatollahs. Si la réalisation d’Eran Riklis n’est pas particulièrement marquante et si on peut être surpris par le fait que le troisième chapitre se situe entre les deux premiers (pourquoi ne pas avoir gardé un ordre chronologique ?), l’histoire reste intéressante et montre bien la difficulté de vivre en Iran quand on souhaite juste avoir une certaine liberté de penser. Il est clair que le film ne plaira pas, une fois de plus, au régime de Téhéran d’autant plus qu’il est l’œuvre d’un cinéaste israélien et qu’il met en scène les comédiennes Golshifteh Farahani, Zar Amir Ebrahimi (créditée uniquement Zar Amir) et Mina Kavani qui ont toutes trois fuit l’Iran. S’il n’est pas aussi fort que Les Nuits de Mashhad ou Tatami (tous deux interprétés, justement, par Zar Amir Ebrahimi qui avait même coréalisé le second) par exemple, Lire Lolita à Téhéran reste une œuvre intéressante à découvrir notamment pour ne pas oublier la tyrannie qui règne dans ce pays.
SZAC Albert
SZAC Albert

6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 avril 2025
Un double plaisir de participer à ce film, oui, participer quand on souhaite soutenir la lutte des femmes iraniennes pour leur liberté de corps et d'esprit, et quand on est entrainé par le jeu à la fois sobre, intelligent et émouvant des actrices parfaites dans leur eexpression scénique. Je suis sorti ému et conquis par le jeu de ces femmes iraniennes.
nolemma
nolemma

10 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 avril 2025
Vu ce matin .Film qui démontre que la liberté est absolument necessaire . Cette histoire nous entraine dans une spirale étouffante ou des femmes sont privées de nos droits essentiels et confrontées a un nouvel ordre du monde depuis l arrivée au pouvoir du régime iranien qui impose une chappe de plomb sur le peuple sous couvert de la religion A voir pour
ressentir cette atmosphère et les comediens tous excellents
coraly
coraly

19 abonnés 181 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 avril 2025
De nombreux films iraniens évoquent les restrictions des libertés imposées à toute la société et particulièrement aux femmes. Lire Lolita à Téhéran revient en arrière pour montrer l'espoir au moment du changement de régime à la fin des années 1970, puis le glissement lent et effrayant jusqu'à la situation d'aujourd'hui. Le film, adaptation d'un roman et d'une histoire vraie, montre aussi comment s'organise une forme de résistance au travers de la littérature et de la sororité sous la houlette d'une héroïne qui a étudié et travaillé aux États-Unis. La narration, non linéaire, s'organise au travers de trois grandes temporalités (avec quelques temps morts mais aussi plusieurs passages saisissants et émouvants - spoiler: comme la trajectoire du personnage de Zar Amir ou encore la discussion sur le banc lorsque l'héroïne imagine une réalité alternative
) et parvient à donner leur place à ces femmes toutes motivées par des raisons différentes.
Elisabeth Charmot
Elisabeth Charmot

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 avril 2025
Bien sûr il y a les plans fixes, toujours les mêmes, de Téhéran... mais on imagine que c'est dû à l'impossibilité de tourner dans cette ville ? Je ne sais pas. Ce film est un témoignage très fort et je le conseille. On n'en sort pas déprimé... c'était ma crainte.
Martial Bonkoungou
Martial Bonkoungou

12 abonnés 209 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 avril 2025
La littérature comme vecteur de liberté. Nouveau? Bien sûr que non! Le contexte lui donne une force. Trouver les armes pour refuser l'uniformité et l'impossibilité de penser afin de rêver pour s'assumer en tant qu'individu mais aussi en tant que société
Emeelyne
Emeelyne

5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 avril 2025
Beau. Poignant. A voir absolument. Je suis restée sans voix du début à la fin. L’émotion ne m’a quasiment pas quitté.
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