Lire Lolita à Téhéran
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tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 avril 2025
Derrière le titre « Lire Lolita à Téhéran », on s’attend à deux choses majeures : montrer au combien la littérature et la lecture en groupe peuvent fédérer et accroitre l’intelligence collective jusqu’à l’émancipation ; et évoquant le roman de Nabokov, voir un film un peu subversif. Et sur ces deux points on sort très frustré du film. Ceux qui espèrent voir un « Cercle des poètes disparus » à Téhéran seront déçus, car le groupe de femmes participant à ces lectures clandestines dans la capitale de la République Islamique d’Iran a du mal à prendre corps. Le chapitrage du film par des grands romans sur la femme devient vite secondaire voire accessoire et finira même par disparaitre. La forme aurait pu être audacieuse, mais elle est plate, convenue et devient et ennuyeuse. Donc ni de subversion ni d’emballement autour de ce groupe un peu fictif visant seulement à démontrer méthodiquement les effets ravageurs des dictats religieux du régime en place. Tout cela reste illustratif ; on peut défendre la dénonciation portée par le film et ses actrices iraniennes en exil, Golshifteh Farahni en tête, on aurait aimé un film moins sage. Cela tient en grande partie à la mise en scène ronronnante de l’israélien Eran Riklis. Lui qui m’avait ému avec « Les citronniers », qui sait si bien filmer la sororité, loupe ce qu’il sait pourtant faire ; et ne présente un contexte politique qu’en mode arrière-plan flou. Rasoulof dans « Les graines du figuier sauvage », moins scolaire et plus frontal pour présenter la brutalité du pouvoir islamiste, se révèle bien plus profond.
Un film très démonstratif où tout ce qui est dit est montré et appuyé. Peu de cinéma, peu de fond : beaucoup d’ennui.
TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
MixMax
MixMax

4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 avril 2025
"Lire Lolita à Téhéran", l'adaptation du roman autobiographique d'Azar Nafisi par un cinéaste israélien, est une production italo-israélienne qui brille par son audace et son authenticité. Tourné en Italie, le film parvient à capturer l'essence de la culture iranienne avec une sensibilité remarquable, évitant les pièges des adaptations historiques souvent superficielles.

Le réalisateur Eran Riklis réussit à transcender les attentes, offrant une œuvre qui se distingue par sa profondeur et son humanité. Les scènes, comme celle du procès de Gatsby, sont magistralement orchestrées, révélant les tensions et les violences d'un régime religieux avec une intensité poignante. Les actrices iraniennes exilées livrent des performances bouleversantes, replongeant dans leurs souvenirs avec une émotion palpable.

La reconstitution de Téhéran est un véritable chef-d'œuvre, évoquant la grandeur et l'aura historique de la capitale perse avec une précision impressionnante. Le film célèbre la résistance et la dignité des femmes iraniennes, qui refusent de se soumettre à l'oppression, incarnant un rêve de civilisation cultivée et égalitaire.

En somme, "Lire Lolita à Téhéran" est un film puissant et émouvant, qui témoigne de la force de l'esprit humain face à l'adversité. Une œuvre incontournable qui marque les esprits par sa beauté et sa profondeur.
SmallHawkeye
SmallHawkeye

1 abonné 11 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 avril 2025
L'émancipation peut subvenir de plusieurs façons, mais il provient assurément d'une lutte collective d'un groupe social. Ici dans Lire Lolita à Téhéran, un cercle de femmes iraniennes décident de passer via la littérature étrangère.

L'Iran, comme le cinéma local le dépeint souvent est un pays aux normes archaïques et aux lois fondamentalement basées sur l'Islam, toutefois remises en question par la jeunesse iranienne, à la mentalité moderne et en quête de liberté.

Le film est porté par Golshifteh Farahani qui interprète Azar Nafisi, cette professeure qui désire apporter une autre vision à ses étudiants, mais se retrouve confronté aux hommes réfractaires quant à l'ouverture à la littérature étrangères, contraire aux écritures du Coran selon eux, tandis que les femmes elles, assez bridées dans cette société, lui apportent son soutien
Eva Karoo
Eva Karoo

1 abonné 29 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 avril 2025
Tout film ayant pour sujet la dictature iranienne est digne d'intérêt.Mais celui-ci souffre de la comparaison avec plusieurs autres : Chroniques de Téhéran, Mon gâteau préféré, Les graines du figuier sauvage, notamment. Dans ce dernier opus, très bavard, l'émotion ne s'installe que par intermittence.
Jean-Luc Macé
Jean-Luc Macé

18 abonnés 80 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 avril 2025
Une claque sur la liberté d'expression, de penser, dans notre histoire mondiale contemporaine !
Ce film nous donne à réfléchir sur ce qui pourrait nous arriver si un régime autoritaire parvenait au pouvoir...
À bon entendeur, réveillez-vous !
MAMOU
MAMOU

5 abonnés 86 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 avril 2025
Ce film m'a donné la chair de poule. Les images et dialogues sont excellents. L'actrice principale est convaincante. Bref, un très beau film bouleversant en tous points.
Dakota
Dakota

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 avril 2025
Beaucoup de bruit pour pas grand chose.
C'est plat, convenu, sans émotion
Côté histoire, la gauche iranien a mis au pouvoir les mollahs, c'est pourquoi beaucoup de gens qui étaient en exile et de la gauche, naïvement sont retournés en Iran après la révolution, et d'ailleurs encore aujourd'hui ils persistent et historique se perpétue en France
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 avril 2025
Malgré toute l’empathie que le spectateur peut éprouver pour la cause des femmes en Iran, en dépit de tout la détestation que l’on ressent face aux sinistres gardiens de la révolution, le film d’Eran Riklis, nous a laissé sur le bord de la route. La quasi-absence de mise en scène cinématographique - on est plutôt face à des huis-clos théâtraux espacés dans le temps -, les dialogues convenus, la faiblesse des moyens engagés peinent à nous faire entrer dans le drame de ces femmes de l’élite Iranienne qui ont eu le malheur de croire que la chute de la dictature du shah aller faire entrer leur pays dans un nouveau cycle de liberté et de prospérité.
Sans trop d’attention au « menu peuple », ces bourgeoises occidentalisées se réunissent en buvant le thé et en se lamentant sur leur sort - peu enviable il est vrai sous le joug d’une religion misogyne - en commentant Nabokov ou Austen.
Golshifteh Farahani qui a la chance de ne pas prendre une ride ni un cheveu blanc en quasiment 40 ans, peut louer la magie du cinéma !
Stéphane R
Stéphane R

28 abonnés 487 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2025
Rien que pour ce moment de bascule, en 1979, le retour en arrière, l'obscurité qui envahit, la résistance qui ne peut que se muer en fuite si l'on entend vivre. On pourrait voir l'Amérique en nouvelle Perse.
Au-delà de cette analogie, la chronique d'une résistance féminine qui fait ce qu'elle peut, plongée dans une dystopie du réel annihilant tout espoir, est remarquablement portée par Golshifteh Farahani, magnifique.
dark shadow
dark shadow

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 avril 2025
Film très bien réalisé basé sur des faits qui explique bien l’histoire actuelle. À voir afin de s’informer mais aussi de s’instruire, film prenant avec un cinéma explicite mais aussi prenant.
Clem Lepic
Clem Lepic

63 abonnés 364 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 avril 2025
Film iranien qui présente de façon chronologique et biographique le retour en Iran de cette professeure d'anglais dans les années 1980, pendant que la situation politique s'était apaisée. Or la liberté des femmes a été mise à mal de façon de plus en plus féroce au fil des années. Cette professeure essaie à sa façon de préserver quelques libertés mais le contexte est compliqué.
Comme d'autres films iraniens, ce film dénonce la privation des libertés en Iran.
Un peu comme un documentaire.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 831 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 avril 2025
Le réalisateur israélien Eran Riklis porte à l’écran le livre autobiographique d’Azar Nafisi, professeure de littérature qui, pendant 15 ans, aura tenté d’enseigner l’amour des livres dans son pays natal avant de devoir y renoncer et repartir en exil. « Lire Lolita à Téhéran » est un film de 1h45 découpé en gros chapitres de longueur assez égales et qui portent le titre de grands classiques de la littérature anglaise ou américaine. « Gatsby le Magnifique », « Orgueil et préjugés » ou bien encore, évidemment, « Lolita ». Le film débute en 1979 mais le réalisateur à décidé de ne pas montrer l’histoire d’Azar dans l’ordre chronologique. 1979, 1980 puis 1995, retour en 1988, puis 1996. Ces dates ne sont pas choisies arbitrairement, elles correspondent à des tournants dans l’histoire récentes de l’Iran (Révolution Islamique, mort de Khomeiny, Guerre Iran-Irak) qui soient aussi des tournants pour Azar : spoiler: reprendre l’enseignement, arrêter, recommencer, re-arrêter, résister puis finalement fuir, devant le manque de perspective.
Le film se déroule sur 15 ans et, à part un peu dans les décors ou les accessoires, on ne voit pas le temps passer, comme si le temps s’était figé dans ce pays peuplé de fantômes en noir et des boutiques laissées à l’abandon. C’est évidemment un parti pris pour appuyer le fond du film. D’ailleurs, à l’occasion d’une sorte d’hallucination, Azar reverra l’Iran des années 70, (jupes courtes, déjeuner en terrasses, amoureux qui se tiennent la main, le tout sous un soleil magnifique). On peut juger, je l’entends, que filmer l’Iran des Mollah sous la grisaille et celle du Shah sous le soleil est un effet un peu (trop) appuyé. Surtout que l’Iran des années 70 était loin d’être un paradis sur terre ! A part cela, je ne vois pas grand-chose à redire à ce film qui a été tourné intégralement à Rome et qui pourtant fait sacrément bien illusion, avec l’aide des images d’archives et d’un travail de décorateur assez bluffant. Golshiteh Farahani, la plus française des comédiennes iranienne, offre ses traits à Azar Nafisi, et elle y met tout son talent et probablement une grande partie de son cœur. Il y a autour d’elle beaucoup de rôle de femmes : Zar Amir Ibrahimi, Mina Kavani ou encore Bahar Beihaghi, et quelques hommes, forcement un peu effacé mais pas tout caricaturaux (il y a beaucoup d’homme opposé viscéralement au régime, surtout dans les milieux universitaires et intellectuels). Dans ce petit groupe de femmes, deux ont des histoires encore plus douloureuses que les autres : spoiler: l’une est battue par son mari mais ne peut pas divorcer sous peine de voir sa fille confiée à sa belle-mère, l’autre a été violée et emprisonnée et donc fouettée parce qu’elle n’est plus vierge.
Au travers de ces deux exemples, ajoutés à l’expérience impossible d’Azar à l’Université, c’est toute la condition féminine iranienne qui est disséquée : prisonnière dans sa vie professionnelle, prisonnière de sa vie familiale, prisonnière de la société en général. On est renseigné aujourd’hui là-dessus, le film ne nous apprends pas réellement quelque chose que nous ignorerions encore sur le sujet, mais ce n’est pas pour cela qu’on ne doit pas en parler, encore et encore… C’est cela que montre le scénario, comment la condition de la femme iranienne semble sans issue, et le film s’arrête en 1996 ! Le pouvoir de la littérature comme outil de réflexion et d’émancipation, cela ne pouvait pas ne pas me parler. Pour ce groupe de jeunes femmes, dont certaines sont encore étudiantes alors que d’autres ont du renoncer, lire Jane Austin ou Vladimir Nabokov c’est déjà faire un geste de libération. Dans d’autres pays, à d’autres époques, réfléchir et évoquer les problématiques d’agression sexuelle, d’émancipation, de recherches de l’épanouissement personnel ailleurs que dans le mariage et les conventions, c’est une preuve que toutes ces notions sont universelles. Le message du film est là, simple, surement même un peu naïf spoiler: (parce que au final, ces femmes ne vont pas en tirer autre chose qu’un puissant désir d’exil)
mais certainement pas sans pertinence ou intérêt.
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 221 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 avril 2025
"Lire Lolita à Téhéran" avait tout d’un grand récit : la puissance d’un témoignage, le souffle de la résistance par la littérature. Mais à l’écran, l’émotion affleure plus qu’elle ne submerge, freinée par une mise en scène trop sage, presque académique. Reste Golshifteh Farahani, lumineuse, habitée, qui porte le film à bout de regard. Grâce à elle, on sent battre le cœur d’un combat intime, discret, mais essentiel.
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 avril 2025
la grande leçon de “lire Lolita à Téhéran”, c’est que les femmes, juste après la révolution tout comme maintenant, sont beaucoup moins bien loties que les hommes, et même si on s’en doutait un peu le film l’assène comme une claque, violemment, avec ses formidables actrices
Thierry de Cassan
Thierry de Cassan

19 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 avril 2025
L'oppression des femmes en Iran revient dans quasiment chaque film iranien. A chaque fois avec un angle différent. Pourquoi celui ci manque t il du souffle des Graines du Figuier sauvage ? Peut être à cause d'un scénario plus décousu. Peut être parce qu'on se lasse de l'expression de chien battu de Golshifteh Faharani. Dommage.
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