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L.Addouche
10 critiques
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2,0
Publiée le 30 mars 2026
Aucune recherche scénaristique qui pourraient injecter un quelconque charme au film. Des actrices qui n’ont pas grand chose à jouer et un spectateur qui n’a guère plus à regarder.
A voix basse progresse à travers des dialogues explicatifs, où les personnages commentent davantage qu’ils ne vivent. La figure centrale de l’oncle Daly, censée hanter le récit, demeure abstraite et sans véritable impact émotionnel. Le rythme étire artificiellement le temps, transformant un film relativement court en expérience laborieuse. La mise en scène, quant à elle, trahit une véritable absence de regard.
Une mise en scène très maitrisée, un jeu d'acteurs remarquable, un sujet difficile traité avec grande justesse et beaucoup d'intelligence. Ce n'est pas le film dont tout le monde parle, mais le film qui ouvre la discussion et dont il faut parler.
La mise en scène semble avoir confondu sobriété et absence d’idées. Quelques images vaguement artistiques tentent de donner au film un vernis poétique, mais l’ensemble reste d’un ennui abyssal.
« À voix basse » ressemble à ces films qui prennent un ton grave pour se donner de l’importance. Beaucoup de regards lourds de sens, beaucoup de discours, beaucoup de silences appuyés mais derrière cette façade solennelle, pas grand-chose à raconter. Un film qui murmure beaucoup et qui dit finalement très peu.
Le film murmure beaucoup, mais ne pense pas très fort. On évoque le passé d'un personnage décédé, on contemple des photos, il apparaît même dans des rêves, mais jamais le récit ne parvient à lui donner une véritable existence dramatique. On attend que quelque chose surgisse. Rien ne vient.
Les situations donnent souvent l’impression de ne pas exister pour elles-mêmes, mais d’être mises en place pour faire passer un message précis. On ne regarde pas des personnages vivre, mais des figures qui incarnent un propos.
Le point de départ est prometteur : Lilia revient à Tunis pour la veillée mortuaire de son oncle Daly, dont l’homosexualité reste un secret embarrassant pour la famille. Sur le papier, ce mystère pourrait nourrir un drame puissant. À l’écran, il devient surtout un sujet de conversation filandreux. Paradoxalement, tout est si didactique qu’on finit par avoir l’impression que la réalisatrice n’a rien à dire sur le sujet. La mise en scène, elle, semble avoir adopté une règle simple : surtout ne rien risquer.
Cette maison encerclée par la végétation m'a saisie depuis le début. L'atmosphère particulière, les visages de ces femmes, cette matriarche si charismatique, j'ai été prise de bout en bout. Du cinéma poétique et sensoriel, tout en douceur. A voir sur grand écran.
Avec « À voix basse », Leyla Bouzid signe un film qui semble convaincu que le simple fait d’aborder un sujet grave (l’homosexualité étouffée dans une famille tunisienne) suffit à produire une œuvre profonde. Malheureusement, ce qui aurait pu être un drame intime et poignant ressemble surtout à une dissertation filmée.
L’affiche ne donne pas envie, on voit à peine le visage de Hiam Abbass qui est penchée vers l’avant. Ce manque de recherche esthétique se retrouve dans le film qui est très plat sans aucune ambition visuelle. L'actrice n'est d'ailleurs pas plus mise en valeur dans le film. Les deux instants un peu poétiques sont beaucoup trop lourds pour capter. Grande déception.
Magnifique film! Très juste et courageux. On en ressort avec beaucoup d'émotions, envouté par les actrices toutes formidables, et la découverte de Eya Bouterra.