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Zoevaldin
3 abonnés
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5,0
Publiée le 16 décembre 2025
Tout est juste dans ce film. La mise en scène, la photographie, les décors, les costumes, la direction d'acteurs, leur jeu, leurs émotions, le scénario, TOUT. Allez-y !
Très beau film, plein de finesse, décor, costumes, acteurs et actrices délicieux. Une histoire savoureusement interprétée. Mais une bonne partie des dialogues chuchotés, mal articulés, pour les malentendants, un vrai supplice ! Dommage.
Un très bon film. L'immersion dans cette maison du début 20e est parfaite : la femme soumise, le mari tyran (sauf devant les invités), les bonnes qui circulent en silence et beaucoup de non-dits. L'histoire est prenante et les acteurs sont très bons dans leur rôle. Surtout Swann Arlaud que l'on est pas habitué à voir dans ce genre de personnage. spoiler: Les scènes où Céleste et Victoire se retrouvent la nuit avec le bébé sont belles : une complicité interdite mais touchante.
Le scénario et la direction artistique sont très réussis. Les acteurs sont excellents avec Swan Arlaud en tête et Emmanuelle Devos, dans un second rôle étonnant. L’argument est audacieux.
la condition !! oui tout est dans le titre, quelle que soit la condition sociale de la femme, à cette période de l'histoire de France, elle n' a pas d'existence, pas de droit, sauf celui de subir, de plaire et de se conformer à ce qu'on attend d'elle, de ce que les hommes ont prévu pour elle.. Une vie sans beaucoup de choix et de plaisirs mais celle de cette bourgeoise jouée si finement par Louise Chevillotte. Galaeta Belugi que je découvre, est lumineuse dans ce rôle de domestique obéissante qui accepte sa condition et sa vie si monotone et dure. la rencontre de ces 2 femmes que tout devrait opposer mais que leur intelligence de coeur et... Félix va leur permettre de vivre leurs vies ! Mais les femmes seront toujours plus intelligentes que les hommes .. la fin du film en est la preuve..
Dès les premières images, le décor est planté, les personnages charismatiques, l'atmosphere, tout y est pour nous prévenir à tout moment d'un drame imminent. La réalisation nous tient en haleine habilement sans que l'on puisse imaginer le clap de fin cette histoire. Bravo aussi à la réalisation de la B A. qui a bien su nous berner.
L'histoire se passe au 20e siècle, pourtant son contenu est très moderne. La bonne, enceinte du mari bourgeois, se voit transformée en mère porteuse et une sororité forte la relie à la femme du bourgeois, qui lui prend son enfant. Ensemble, elles réussissent à tenir tête au mari alcoolique et violent. Le film traite également la question du consentement, entre une femme qui le fait respecter et l'autre non. Le cinéma de Jérôme Bonnell se fait dans les détails, la dentelle des gants, les bruits qui s'échappent des portes lorsqu'on espionne derrière. De très bons acteurs et bien filmé.
Enfin un film ou le sujet de l'abus sexuel est développé sans tabou, sans orientation sexuelle. Le viol n'est plus genré. Dans le film, André viole Céleste comme son épouse Victoire qui elle-même violera l'intimité de la même gouvernante. Superbe interprétation des acteurs. Un film ou l'on rentre pour le vivre malgré quelques longueurs.
Jolies lumières, décors très soignés, direction d’acteurs assez conventionnelle mais bien adaptée à ce genre de film ( quelques répliques sonnent trop modernes ) et mention spéciale à Swann Arlaud! Hélas, Emmanuelle Devos succombe fans une impasse du scénario., et surtout, même si le cinéma français actuel regorge d’histoires d’amour lesbiennes , la fin n’est pas du tout, du tout crédible, voire bâclée.
En 1908, dans la campagne normande, André (Swann Arlaud), un notaire, a épousé Victoire (Louise Chevillotte). Aucun amour ne soude ce couple sans enfant. André trousse l’une des deux servantes à leur service, Céleste (Galatea Bellugi) qui ne tarde pas à tomber enceinte. La grossesse étant trop avancée pour que son interruption soit encore possible, Victoire propose de se faire passer pour la mère de l’enfant à une double condition : que Céleste renonce à ses droits sur lui et qu’André n’approche plus jamais son lit.
"La Condition" est l’œuvre d’un réalisateur français peu connu, Jérôme Bonnell, qui creuse pourtant depuis "Le Chignon d’Olga" un sillon intéressant. Il avait réalisé en 2013 "Le Temps de l’aventure" avec Gabriel Byrne, qui suscite les pâmoisons de mes amies du dimanche soir. J’avais adoré "À trois on y va" en 2015, délicieux et drolatique trio amoureux – et trouvé en revanche "Chère Léa" bien fade en 2021.
"La Condition" est l’adaptation du roman Amours de Léonor de Recondo sorti en 2015. Jérôme Bonnell a pris quelques libertés avec le livre. Il en a modifié la fin – qu’on peut, non sans motif, trouver guère crédible – et le titre. Le pluriel du roman renvoyait aux différentes amours qui se tissaient à la naissance de Felix : amour congénital de Céleste pour son enfant, amour moins spontané mais tout aussi fort de Victoire pour Felix et enfin amour (saphique ?) des deux femmes entre elles. « La Condition » est un titre singulier et, pour autant, polysémique : il renvoie aux conditions posées par Victoire à son mari et à sa bonne à la découverte de la grossesse de celle-ci. Il renvoie aussi aux conditions sociales qui structurent le récit : opposition de classes entre les patrons et leurs bonnes corvéables à merci, opposition de genres entre l’homme et les femmes qui l’entourent et le servent.
Le débat a été vif entre nous à la sortie de la salle autour de deux personnages. Le premier, secondaire, n’a pas même été évoqué dans mon résumé. Il s’agit de la mère d’André, terrassée par un AVC qui l’a rendue aphasique et muette. Marâtre acariâtre qui fait régner la terreur sur son foyer et a traumatisé son fils en mettant en doute sa filiation ou victime impuissante de la maltraitance de son fils ? L’autre est central. Il s’agit d’André. Pour moi, c’est un salaud absolu qui viole sa femme et sa bonne sans mesurer la gravité de ses actes, un être veule qui sombre dans l’alcoolisme quand la réalité le rattrape. À ma grande surprise, deux amies ont pris sa défense en estimant qu’il était la victime de son éducation et de son temps. Qu’en pensez-vous ?
Tout se joue derrière les murs épais d’une grande maison bourgeoise, où les silences pèsent autant que les mots. "La Condition" s’attache aux corps, aux visages, aux tensions à peine formulées, avec une mise en scène resserrée et attentive aux émotions. Jérôme Bonnell filme au plus près, cherchant la vibration intime plus que l’ampleur historique. Louise Chevillotte, en particulier, impose une présence fragile et habitée dans le rôle de Violette. Mais à force de retenue et de dialogues trop explicatifs, le film finit par se figer. Cette austérité, parfois scolaire, freine l’élan et laisse une impression d’ensemble appliquée mais maladroite.
Une bonne reconstitution de la vie quotidienne et des moeurs au début du siècle dernier, d'un côté un notaire et son épouse, de l'autre les bonnes, où chacun en principe rester à sa place et respecter sa condition. Le mari couche avec la plus jeune des bonnes, cela semble normal à cette époque, mais on voit que cet homme est frustré, sa femme se refusant à lui. Et lorsque la bonne est enceinte, elle lui propose de garder l'enfant et de l'élever comme le sien. Et c'est à partir de là qu'une complicité va naitre entre les deux femmes autour du bébé, alors que le mari boit trop et devient parfois extrêmement violent. Sans oublier sa mère, handicapée après plusieurs attaques, mais qui semble avoir tout compris de la situation. A ce sujet j'ai trouvé que Emmanuelle Devos paraissait un peu trop jeune pour jouer le rôle de cette vieille femme méchante, son visage paraissant tout lisse, malgré le maquillage et les cheveux gris. Mais pour moi le gros défaut de ce film c'est la fin : spoiler: comment peut-on croire une seconde à la fuite de ces deux femmes avec le bébé, surtout dans les années 1900 ? qu'il y ait un amour qui se développe et qui grandit entre ces deux femmes, oui, on le conçoit. Mais il parait plus vraisemblable que malheureusement la jeune bonne soit chassée et l'épouse restée avec son mari et l'enfant. On dirait que le réalisateur a voulu faire "moderne" mais cela ne cadre pas avec cette époque. . Cela dit, les acteurs sont tous excellents et le film est agréable à suivre.
Réalisé et interprété avec délicatesse, l’histoire de ce foyer bourgeois fait le procès sans concession du patriarcat, de ses méfaits mais aussi du fait qu’il n’est pas irrémédiable. Cette délicatesse engendre aussi quelques longueurs qui auraient pu être évitées.
Comédie de Jérôme Bonnell inspiré du roman « Amours » de Léonor de Récondo, qui nous plonge dans une ambiance austère et bourgeoise du début du siècle dernier, et brosse le portrait de deux femmes de conditions si différentes. La première, Céleste ( Galatea Bellugi ) est servante chez la seconde, au sein de ce couple sans enfant : André ( Swann Arlaud ) et Victoire ( Louise Chevillotte ). Nous voilà en présence d’ un triangle, propice aux intrigues, où le père de famille, notaire provincial, va exercer une pression autoritaire et se tromper, parfois, de porte la nuit tombante. Ce dernier, très finement joué par Swann Arlaud, va devoir composer, dans une nouvelle répartition des rôles, avec la maternité affectant la soubrette Céleste. Victoire, telle une femme moderne, va diriger les opérations tout en découvrant les aspects pratiques d’ une maternité via servante interposée. Magnifiques interprétations de ces deux femmes, que la caméra s’ attache à percer les intentions et les ressentis. Au-delà des dialogues, et des non-dits, cette réalisation sculpte avec délicatesse le lien naissant entre ces deux femmes aux antipodes, que l'instinct maternel rapproche et pas seulement….Le casting ajoute la maman acariâtre du notaire, Emmanuelle Devos, et la surprise jouissive qu’ elle confiera à son fils, dans un rôle très effacé. Scénario rigoureux qui réussit à nous surprendre agréablement…. !!**
Un film bien joué avec une mention spéciale pour l’interprétation de l’épouse bourgeoise du début du 20ème siècle de Louise Chevillotte parfaite. De beaux décors et de belles lumières mais l'histoire est simpliste et convenue, presque caricaturale et l'on s'ennuie ferme au fil des dialogues chuchotés à la limite de l'audible