ZION : 14,5/20
Dans une Guadeloupe plongée dans la délinquance, la pauvreté et la violence, un jeune homme va devoir faire face à des responsabilités qui le dépassent lorsqu’un bébé est déposé devant sa porte.
Un film sensoriel et symbolique, bien réalisé, qui pourrait limite être considéré comme une fable moderne, mais qui manquait d’un peu de profondeur selon moi.
La réalisation est maîtrisée : une photographie qui retranscrit parfaitement cette ambiance de ghetto, limite bidonville, ainsi qu’une bande-son vraiment immersive.
Il s’en dégage un côté animal, presque primitif, avec des rapports humains basés sur la classe sociale, la hiérarchie, et le pouvoir.
L’ensemble du casting est convaincant, bien que les rapports entre les personnages soient trop peu développés.
L’accent est vraiment mis sur l’ambiance, malgré quelques scènes d’action bienvenues, mais les enjeux émotionnels auraient gagné à être davantage développés pour plonger encore plus le spectateur dans les émotions du personnage principal, qu’on ne cerne pas toujours.
Enfin, je pense que ce film va faire écho à la population antillaise, qui captera sûrement toute l’essence de cette crise identitaire que traverse ce personnage, loin du confort que nous, habitants de la métropole, connaissons.
La fin du film lève le voile sur son beau message d’espoir et met à jour les intentions du film, qui cache bien son jeu jusqu’à la dernière minute.
ZION est une ode à l’enfance. Un film sensoriel, assez violent dans sa forme, mais qui tente de faire d’un bébé un symbole des futures générations, dans un monde où trouver sa place est compliqué.
Plus de notes sur insta : 22sur20