Bradley Cooper est non seulement un bon acteur mais aussi un très bon réal qui sait mettre de l’âme dans ses films. Si vous avez aimé Happyness Therapy vous allez kiffer Is This Thing On? C’est un film qui a du cœur et qui sait parler de la dépression et du divorce avec beaucoup d’amour. Un des rares films qui montre que l’amour c’est un mélange de malheur et de bonheur et qui l’un ne vient pas sans l’autre. J’ai énormément aimé voir le personnage principal se servir du stand up pour exprimer son divorce et son passage difficile. C’est aussi ça le cinéma ! Des films qui parlent de la complexité de l’amour et qui nous font ressentir des émotions devant un écran.
Par conte Bradley Cooper à chaque fois qu’il est à l’écran il fait une masterclass
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3,0
Publiée le 14 février 2026
Il y a différentes formes d'art et différentes façons d'aller mieux et de traverser certaines périodes. C'est quelque chose qui a été exploré dans plusieurs films ces dernières années notamment faire son deuil à travers le théâtre dans "Ghostlight". Ici, pas de deuil et de théâtre, mais une séparation et de l'humour. Alex Novak utilise le stand-up comme exutoire et thérapie. Il ne cherche pas à être drôle, dans un premier temps du moins, mais ses problèmes personnels parlent aux gens. Une innocence et une fraîcheur qui plaît au public, et c'est ce que Bradley Cooper arrive à transmettre également aux spectateurs. Un homme transformé et épanoui parfaitement incarné par un bon Will Arnett. Il brille sur scène et prend un plaisir communicatif même si Alex n'est pas toujours bon dans ce qu'il fait. Ces moments-là sont les meilleures scènes du film pour moi. J'ai largement préféré ça à cette crise conjugale qui retombe dans un schéma classique au cours d'une deuxième partie qui manque cruellement d'humour. Au final, c'est pas mal, car bien incarné et léger, mais il manque un petit quelque chose.
Partant de la situation-type du couple qui explose en « milieu de vie », Bradley Cooper se lance dans l’exploration de ses causes et conséquences dans un milieu petit-bourgeois new-yorkais d’artistes sans grand talent. Où Woody Allen se serait complu dans l’amertume et l’humour noir, le scénario ici, flirte avec la comédie « very bad trip » de remariage dans laquelle chacun reconnaîtra quelques traits pertinents de sa propre expérience. On sourit à ces situations improbables mais on a un peu de mal à maintenir notre attention sur les péripéties imaginées par le scénariste et acteur principal, double (?) du réalisateur, notamment dans les répétitives prestations de stand up. Sur la forme, il faut déplorer la caméra tourbillonnante, les images mal éclairées et les dialogues souvent interminables. En résumé, le film est à demi réussi mais restera mineur dans le début de filmographie de Bradley Cooper qui nous avait bluffé avec « A star is born ».
Le film adopte, dans sa forme, les codes du stand up au delà des scènes de stand up. Écriture ciselée, rythme soutenu, proximité, matérialisé par les gros plans. Et ça marche. Arnett et Dern sont au top et Cooper se fait plaisir avec un petit rôle bien décalé. Le propos est intelligent, touchant sans être tir larme, drôle sans être lourd. Une belle proposition.
Une comédie spoiler: typiquement américaine , de l’ acteur-réalisateur Bradley Cooper, inspirée d’ une histoire vécue, évoquant le « Stand-up » comme thérapie pour couples fatigués à mi-parcours… Avec un arrière-goût de « Quand Harry rencontre Sally » ( oui 35 ans déjà… comme quoi c’ était bien pour le coup, une comédie moderne ), pour des échanges dignes d’ ados attardés, et un montage et des dialogues fatigants… spoiler: Les meilleures scènes sont effectivement celles où Alex Novak ( Will Arnett ) va se découvrir une capacité à s’ épanouir et se faire plaisir en montant sur scène, d’ abord très succinctement et assez maladroitement, puis en se révélant assez doué, tout en racontant les mille et unes péripéties de son propre couple et peut être même en y trouvant une certaine vengeance masculine . Mais les joutes domestiques entre Alex et Tess ( Laura Dern ) sonnent faux, et on ne croit pas une seconde à ce scénario alambiqué, touffus, et somme toute enfantin. Le rythme est perturbant, autant que les dialogues surfant sur des contradictions sans fin. Bref, ça ne décolle pas… !!**
« Is This Thing On? » est un film original par son histoire et par son rythme. Ce n’est pas tous les jours qu’un personnage choisit le stand-up comme exutoire à ses problèmes de couple. Ce n’est pas tous les jours non plus qu’il y a autant de différences de rythme entre des prestations en stand-up, qui se doivent d’être toniques pour emmener les spectateurs vers le rire, et les instants d’une vie de couple longue durée qui sont davantage des introspections que des ébats furtifs. Les acteurs sont parfaits (Will Arnett et Laura Dern en tête). Le film l’est moins sur la durée.
Avec "Is This Thing On ?", Bradley Cooper lorgne vers les horizons d'un cinéaste accompli.
Le trop peu connu Will Arnett campe son rôle à la perfection, avec la retenue qui lui est propre. C'est également un plaisir de retrouver Laura Dern dans un rôle nuancé et complexe, au sein d’un casting proposant un éventail de caractères et situations.
Le métrage propose une lecture douce-amère de la vie au sein du groupe (famille, couple, amis, communauté artistique, travail) et offre autant de regards croisés, voire déformants, sur ce qui est autant que sur ce qui pourrait être : le temps qui passe, le regard des autres ou encore le poids des conditionnements qui nous empêchent d'exercer pleinement nos aspirations profondes.
La bande originale, foncièrement en retrait, ne fait qu’accompagner l'action en de rares occasions.
Cela ancre le film dans un dispositif compact et insuffle un caractère réaliste où rien ne sombre dans la démesure.
Un film que je n'attendais pas et qui, pourtant, m'a offert un moment de cinéma captivant et qui m'a donné matière à reflechir.
Un bon film, une réflexion sur le couple et la complexité de l'amour, plutôt destiné aux spectateurs à partir de la quarantaine et sensibles aux films introspectifs sur la vie, les passions et les choix. Centré sur la psychologie des relations, il offre une réelle profondeur. Les personnages, incarnés avec justesse par Will Arnett et Laura Dern, sont attachants. Un film qui pousse à se questionner sur le couple, sur le temps qui passe et sur nos rêves.
Une note moyenne pour un film que j'ai trouvé moyen, très bavard, un peu soporifique, sans grande originalité... et sans grand intérêt. J'ai cependant beaucoup aimé Will Arnett, l'acteur principal
Bradley Cooper fait partie de la (très) longue liste des acteurs qui ont décidé de passer derrière la caméra. Chose plutôt rare dans le temps avec des exceptions comme Clint Eastwood ou Mel Gibson, c’est presque devenu un passage obligé pour un comédien sur deux à notre époque. Et le brillant acteur a démarré très fort via son remake de « Une étoile est née » avec Lady Gaga. Film populaire dans le bon sens du terme, « A star is born » a été un énorme carton au box-office en plus d’avoir été majoritairement salué par la critique. Il a ensuite tourné pour Netflix un exercice de style plutôt réussi. Noir et blanc soigné pour un film qui revient sur l’histoire d’amour entre le compositeur et chef d’orchestre Leonard Bernstein et sa femme, « Maestro » avait de la gueule dans son genre. Il semblerait d’ailleurs qu’hormis dans ses propres films, Cooper ne tourne plus beaucoup pour les autres si ce n’est des voix de personnages, son dernier grand rôle remontant à cinq ans dans le Guillermo Del Toro, « Nightmare Alley ».
Avec son troisième essai en tant que réalisateur, on a l’impression que l’acteur continue à faire ses classes de metteur en scène. À s’essayer à différents genres et styles, peut-être pour trouver le sien. Après la - relative - grosse production tous publics et le challenge formel à récompenses, le voilà qui s’essaie au cinéma indépendant pur jus comme le cinéma américain en raffole tant. Et ce « Is this thing on? » affiche toutes les caractéristiques de ce type de films : environnement citadin (New York, forcément), beaucoup de dialogues pour un film très verbeux, une caméra à l’épaule pour être au plus près des personnages, eux-mêmes issus d’un milieu relativement aisé. Rien de bien révolutionnaire là-dedans mais on prend plaisir durant deux heures à voir ce couple apprendre à ne plus s’aimer d’un commun accord, leur relation arrivant à terme.
L’originalité de « Is this thing on? » provient en grande partie dans le choix de montrer la rupture d’un couple de manière douce et consentie. Pas de cris, de pleurs et de drames excessifs ici. Juste la vie qui fait son office avec une relation de couple juste gangrénée par la lassitude et l’usure. Le film prend majoritairement le point de vue du protagoniste masculin joué par la découverte (pour nous francophones) de Will Arnett, excellent. Pour son premier grand rôle sur le grand écran, l’acteur habitué aux séries et surtout aux voix de personnages (comme semble le faire Cooper en ce moment) brille par la justesse de son interprétation. Et avec la vétéran Laura Dern en face, ils forment un beau duo, tout à fait crédible. L’idée de la thérapie par le stand-up est originale et apporte un petit truc en plus au film. On ne s’ennuie pas durant deux heures grâce à des dialogues et situations ciselées. Il manque cependant d’un vrai regard et d’un discours plus original pour que ce long-métrage sur le désamour et le « réamour » ressorte davantage du catalogue bien rempli des films indépendants américains de ce genre .
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Bradley Cooper confirme qu’il est vraiment doué passé derrière la caméra. Depuis "A Star Is Born" jusqu’à "Maestro", il n’a cessé de prouver qu’il savait conjuguer profondeur et accessibilité émotionnelle. "Is This Thing On ?" raconte l’histoire d’un couple à un tournant de sa relation. Entre doutes, regrets, élans passionnés et silences pesants, Cooper construit un récit en allers-retours constants. Le scénario touche juste parce qu’il parle à tous les couples. Will Arnett surprend par la finesse de son jeu. Loin de ses rôles purement comiques, il livre ici une performance vibrante, pleine de vulnérabilité et de fougue contenue. Face à lui, Laura Dern est exceptionnelle. Elle insuffle à son personnage une force tranquille, une bienveillance mêlée d’inquiétude qui rend chaque scène profondément humaine. Leur alchimie est évidente, jamais forcée. La grande force du film réside dans sa capacité à rendre universelles des situations intimes.
Très bon film que cette comédie Intime et finalement Universelle que réalise là Bradley Cooper , qui s’accorde pour sa part un rôle secondaire burlesque mais c'est bien Will Arnett , à la mélancolie poignante dans son rôle , qui m'a impressionné et pour lequel on éprouve immédiatement de l’empathie !
Il y a des films qui, mine de rien, vous touchent profondément. C’est le cas de celui-ci. Peu encensé par la critique, peu mis en avant, presque sans promotion, il se présente comme un drame familial intimiste où, en apparence, rien de véritablement dramatique ne se produit. Pas de violence, pas de tragédie spectaculaire : ni viol, ni femmes battues, ni meurtre, ni alcoolisme. Juste un couple d’une cinquantaine d’années, ensemble depuis (trop) longtemps, qui décide de se séparer. Le mari cherche alors une forme d’exutoire inattendue : le stand-up. Il se produit dans ces clubs ouverts à tous, si nombreux à New York, véritable berceau de la scène pour les humoristes en herbe. Au début, il faut accepter de se laisser porter. Le rythme est lent, on ne sait pas très bien où le film veut nous mener. Puis, peu à peu, on entre dans l’intimité de ces deux protagonistes — et surtout dans la tête d’Alex. Il est bouleversant dans sa fragilité, presque toujours filmé en gros plan, parfois de profil, comme pour mieux capter la moindre fissure de son visage. La mise en scène de Bradley Cooper, souvent à la caméra à l’épaule, évoque par moments le cinéma de John Cassavetes, avec cette même sensation de proximité presque documentaire. Je me suis surpris à avoir la larme à l’œil à la fin, sans doute aidé par le magnifique Under Pressure. La performance des acteurs, enfin, est d’une justesse remarquable. De mon point de vue, seuls les Anglo-Saxons savent encore révéler des talents de plus de cinquante ans quasi inconnus hors de leurs frontières, comme Will Arnett, dont je n’avais très honnêtement jamais entendu parler auparavant. À l’inverse, Laura Dern est une grande actrice, discrète mais sublime, qui officie depuis les années 1980, de Smooth Talk à Big Little Lies, en passant par Jurassic Park et Wild at Heart. Au final, une réussite indéniable.
Pour sa troisième réalisation, Bradley Cooper embrasse un peu plus un style personnel avec cette comédie dramatique sur l’usure du temps et l’épreuve de la vocation artistique au sein du couple, thème qui devient récurrent dans sa filmographie. Avec son style plus carré et caméra à l’épaule pour rester au plus près de ses personnages, le cinéaste capte à merveille les regards et silence de ses acteurs. Dommage que la structure narrative, très classique et l’aspect consensuel de son propos ternisse les qualités de mise en scène. Il faut tout de même souligner l’excellence de la direction d’acteurs avec ce couple formé à l’écran par Will Arnett et Laura Dern dont les performances nuancées sont de qualité.